Je sais, je suis absolument désolée de cet inqualifiable retard

Mais j'étais bloquée et j'ai vraiment eu du mal à écrire le fin

Ensuite, j'ai été plus inspirée pour les Harry Potter donc, désolée encore uen fois.

Pour le prochain chapitre, bah, je sais pas, mais pas avant 2 voire 3 semaines désolée

J'espère que vous continuerez à me lire et surtout à Rewiever.


Chapitre 13 :

Qui commence à aimer doit se préparer à souffrir…

J'avais repris les cours en espérant que mon comportement de la dernière fois était passé inaperçu et dans l'ensemble, c'était le cas. Aucun de mes profs ne demanda d'explication ce qui me rassura. Pour le moment, il était midi et je déjeunais avec un groupe d'élèves que j'avais rencontré en Maths. Ils ne se préoccupaient pas vraiment de moi, ce qui m'arrangeait. Je triturais ma nourriture en essayant tant bien que mal d'ignorer les voix qui assaillaient mon esprit. Cela devenait du grand n'importe quoi. Mon cerveau avait visiblement jugé que les théories d'Alice étaient fondées et s'évertuait donc à me faire entendre raison et mon cœur, lui, semblait toujours indécis, balançant entre Alec et Seth, me faisant une longue liste des attributs de chacun. Je soupirais et relevais la tête pour apercevoir que Seth était juste en face de moi et me fixait depuis semble-t-il, un bon moment. Nos regards se croisèrent et je fronçais les sourcils mais il ne se démonta pas. Visiblement, les encouragements d'Alice avait porté leurs fruits et je grommelais contre les idées « lumineuses » d'Alice. Garancia parlait depuis un bon moment à Seth mais ce dernier ne semblait pas l'entendre, toujours occuper à me fixer. Elle suivit alors son regard et me fusilla du regard. Je haussais un sourcil et levais les yeux au ciel. La fille devint rouge et se mit à secouer véhément le bras de Seth. Ce dernier tourna lentement la tête et la regarda avec un air légèrement dégoûté, lui demandant certainement ce qu'elle avait à le secouer comme un sac de patates. Ceux avec qui je déjeunais se levèrent et je les imitais, déposais mon plateau et sortis dans la cour. Je fouillais dans mon sac à la recherche de mon emploi du temps et vérifiais que j'allais bien en Français. Seth et ses deux amis passèrent à côté de moi. Le loup me lança un bref regard tandis que ses amis ricanaient. Il leur donna un coup de coude mais continua son chemin, sans plus de cérémonies. Je fronçais les sourcils. Il était pas un peu bizarre là ? Quoique, il s'agissait peut-être d'un conseil d'Alice, du genre m'ignorer pour mieux m'intriguer. Sauf que ça ne marchait pas du tout. J'allais en Français, eus le droit à un contrôle surprise et feignis la difficulté. Puis, je me posais sur un banc en pierre qui trônait dans la cour et sortis un livre que j'avais emprunté à la bibliothèque. Je relevais la tête quand je sentis qu'on m'épiais et vis qu'à l'autre bout de la cour, Seth était encore là, à me fixer. Exaspérée, je tentais de faire fi de son regard insistant, sans succès. Je me levais, parcourais la cour du regard, cherchant un autre endroit où aller et me décidais pour le parvis du lycée. En marchant vers la sortie, la petite voix du cerveau me fit remarquer qu'il agissait comme ça peut-être parce qu'il était inquiet à propos des Volturi et qu'il voulait garder un œil sur moi. Et moi je faisais remarquer à la petite voix que quand on garde un œil sur quelqu'un, on le fixe seulement quelques instants, pas pendant trois plombes comme lui le faisait ! Néanmoins, je ralentissais pour me poser tout de même sur le parvis. Je repris tranquillement ma lecture quand j'entendis :

- Je t'embête ?

Je levais la tête et dévisageais le loup.

- Non. Me forçais-je à répondre. En fait, même si j'aurais voulu être seule, je ne parvenais pas à lui en vouloir, après tout, j'avais quand même été bien contente de le trouver, la dernière fois. Il s'assit à côté de moi et je remarquais qu'il devenait de plus en plus entreprenant. Maudite Alice !

- Tu lis quoi ? s'enquit-il en étendant ses immenses jambes devant lui.

- Hum… Orgueil et Préjugés…fis-je. Mes joues s'enflammèrent en me disant qu'Alice aurait immédiatement dit que cela me correspondait très bien. Visiblement, cela ne lui passa pas inaperçu car il me jeta un regard en coin.

- Désolé pour Garancia ce midi, elle est assez…voire même très collante.

- Y a pas de mal. Soufflais-je. Il resta silencieux et je me demandais si Alice lui avait tout rapporté de notre discussion.

- Alice m'a dit…commença-t-il. Il s'arrêta, semblant réfléchir à la meilleure façon de me présenter ça.

Je me figeais et marmonnais. Qu'avait-elle bien lui dire ?

- Quoi ? s'inquiéta-t-il.

- Alice à une forte propension à exagérer ce qu'on lui dit alors…

- Tu ne lui as pas dit que tu voulais qu'on t'aime pour ce que tu es et pas pour ce que tu donnes l'impression d'être ? dit-il.

- Si…répondis-je méfiante. Mais…

- Alors pourquoi ne me laisses-tu apprendre à te connaître ? coupa-t-il d'une voix douce. Je restais bouche-bée devant tant de franchise et sentis mes joues me brûler. Il fallait tout de suite que ça s'arrête, je ne devais pas lui donner de faux espoirs, ne pas lui faire croire que j'étais un tant soi peu flattée par ce qu'il venait de dire.

- Je…Attends deux secondes…protestais-je. Cette imprégnation a peut-être une signification démesurée chez vous mais ce genre de chose, je…on ne peut pas tomber amoureux – si tant est qu'il s'agisse vraiment de cela – juste en voyant quelqu'un !

- Si on peut ! rétorqua-t-il. J'en suis la preuve vivante !

- Attends deux secondes ! contrais-je. Qu'est-ce qui te fait dire que toi aussi, tu n'es pas aveuglé par ton esprit ? Peut-être que tu te persuades d'être…amoureux, simplement parce qu'on vous a servi un tintouin pas possible sur l'imprégnation et que…

- Je t'arrête tout de suite. Coupa-t-il, plongeant ses yeux bruns dans les miens. Je le sais parce que je le ressens. Comment t'expliquer…tu sais que l'amour que tu as pour ta mère est sincère, profond, inéluctable, éternel et inconditionnel, tu le sais, tu ne conçois même pas le fait que cela ne puisse pas être , n'est-ce-pas ?

- Oui, mais…

- C'est pareil pour moi avec toi !

- Oui mais l'amour que je ressens pour ma mère s'est forgé au fil du temps, parce qu'elle m'a élevée et que…

- Tu as besoin d'une raison particulière pour aimer ? enchaîna-t-il. Tu as besoin de savoir pourquoi tu aimes ? L'important n'est-il pas le résultat plutôt que le « pourquoi » ?

- Je restais coite, ne sachant pas trop quoi répondre. Je comprenais son raisonnement mais je ne parvenais toujours pas à penser avec son point de vue. Je secouais la tête.

- Alors, c'est que… je ne te plais pas ! Je ne suis pas ton genre, c'est ça ?!

- Non, non ! Ca n'a rien à voir avec ça ! m'exclamais-je. Je veux dire…

- Si je comprends bien, c'est le côté purement théorique de la chose qui te gêne ?

- Euh…

- Le concret n'est-il pas plus important ?

- Je suppose que si mais…

- Mais quoi ? Est-ce que c'est le fait que ce soit moi qui me soit imprégné de toi, est-ce que, si ça avait été Jacob par exemple…

- Ah non, ça aurait été pire ! grommelais-je en fronçant le nez. Puis, je me souvins que j'avais dis ça à voix haute et que Jacob était son ami. Euh, je veux dire que…

- Ca ne me gêne absolument pas que tu penses ça de lui ! dit-il dans un franc sourire. Donc, ce n'est pas moi qui te gêne ?

- Non…

- Tu aurais réagis pareil si cela avait été n'importe quel autre loup ?

- Oui. Affirmais-je car de cela, j'en étais certaine.

- Donc, pour résumé, tu me repousses parce que tu ne me trouves pas de raison rationnelle de t'aimer ?

Je grimaçais. L'emploi du mot « aimer » me gênait toujours autant mais en gros, c'était l'une des raisons pour lesquelles je réfutais l'idée même d'envisager à aimer Seth.

- Donc, tu ramènes l'amour à être une chose banale, avec un pourquoi, un comment et un « pour combien de temps » ? Tu n'es vraiment pas romantique, alors, pour une fille, je veux dire. L'amour n'est-il pas censé être quelque chose, au contraire, d'irrationnel, de fou et d'incommensurable ?

- Ca c'est la passion ! grommelais-je.

- Tu distingues passion et amour ? s'enquit-il. Pourquoi les deux ne pourraient-ils pas être liés ?

- Je ne sais pas…marmonnais-je misérablement en mettant mon visage dans mes mains, comme si j'avais pu échapper à ce tête à tête gênant. Oh, Alice, si je le pouvais, je crois que je t'étranglerais ! grommelais-je en français.

- Est-ce-que tu vas me donner ma chance ou est-ce-que tu campes sur tes positions ? s'enquit-il après avoir brièvement froncé les sourcils en m'entendant parler Français.

Je n'osais relever la tête. J'aurais donné n'importe quoi pour qu'il ne pose pas cette question. J'étais complètement dans le brouillard à présent. Non contente de m'avoir fait comprendre qu'Alec n'était qu'un « syndrome de Stockholm », Alice avait également convaincu Seth de semer le doute en moi et voilà que maintenant, je n'étais plus sûre de rien. Il eut la gentillesse de ne pas attendre de réponse immédiate, conscient qu'il m'avait complètement chamboulée.

- Je suis désolé si j'ai été trop brusque…commença-t-il commençant à redevenir gêné. Il posa une main sur mon avant bras et je fus secouée de frisson.

- Seeeeeeeeeeeeth ! appela la voix « salvatrice » et criarde de Garancia.

- Et merde ! lâcha-t-il en levant les yeux au ciel. Je lui jetais un furtif coup d'œil à travers mes doigts et vis que Garancia se postais devant lui, toujours suivies par ses deux acolytes.

- Pourquoi tu es toujours fourré avec elle ? se plaignit-elle d'une voix geignarde.

Il sembla réfléchir deux secondes à la question et lança :

- Parce que je suis amoureux d'elle et que j'essaye de la convaincre de me laisser une chance. Répondit-il franchement ce qui me fit plonger plus encore mon visage dans mes mains. Je me sentis rougir jusqu'à la racine des cheveux. Je grommelais encore plus contre sa franchise. J'imaginais l'air interloqué de Garancia et l'entendis répliquer d'une voix incrédule, à la limite du rire nerveux :

- Arrête de te moquer de moi !

- Je ne plaisante pas ! Je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux, Garancia, alors s'il te plaît, lâche-moi un peu !

- Non mais qu'est-ce-que tu lui trouves ?!

- Beaucoup de choses que tu n'as pas ! S'il te plaît… grogna-t-il d'une voix menaçante. J'entendis la fille faire rageusement demi-tour. Désolé mais elle me soûlait depuis trop longtemps pour que je me retienne. Ajouta-t-il à mon encontre.

Je ne dis rien si bien qu'il se pencha, peut-être pour voir si je n'étais pas morte.

- Ca va ? s'inquiéta-t-il. J'acquiesçais la tête mais me terrais toujours dans mes bras. J'avais ramené mes genoux contre moi et avait croisé mes bras dessus, y enfouissant mon visage. La main de Seth effleura ma joue et il joua avec une de mes mèches. J'avais conscience d'être passablement ridicule mais je ne pouvais me résoudre à lui faire face. Je suis désolé. Répéta-t-il. Je me doute que ça fait beaucoup à encaisser en pas longtemps et j'en suis…

- J'en ai assez de souffrir. Avouais-je. Je veux juste reprendre une vie normale !

- Et tu penses que je prévois de te faire mal ? dit-il, blessé par le fait que j'ai pu penser ça. Je ne veux pas que tu sois malheureuse, au contraire…Tout ce que je veux, c'est te voir sourire…Tu es tellement belle quand tu souries…

Je me cachais davantage dans mes bras et il rit doucement :

- Tu comptes te cacher encore longtemps ?

J'acquiesçais et il rit de nouveau, légèrement. Il posa ses mains chaudes sur les miennes, m'enveloppant d'une douce chaleur rassurante et défit sans grand effort le carcan dans lequel je m'étais réfugiée. Il posa un doigt sous mon menton et je ne pus que lever les yeux. Pas que j'en avais pas envie mais je n'étais plus totalement maîtresse de moi-même. Nos yeux se croisèrent et il me sourit tendrement. Je fermais les yeux et il murmura :

- Tu triches…

Je ne pus retenir un rire nerveux et il m'imita. Il approcha son visage du mien et je ne pus m'empêcher de reculer. Il n'allait quand même pas… ?!!! Ses lèvres se posèrent sur mon front, juste entre les sourcils et il me sourit, se leva et me tendit une main. Interloquée, je mis plusieurs minutes à accepter son aide et je me relevais, en prenant grand soin de ne pas croiser ses yeux. Il sembla le comprendre et n'insista pas. En silence, nous retournâmes dans l'enceinte du lycée et je laissais vagabonder mes yeux un peu partout en l'évitant ostensiblement. Ce qu'il m'avait dit m'avait trop chamboulée pour que je puisse réfléchir correctement et j'étais encore accrochée à mes anciennes croyances. Et puis, je me sentais mal envers Alec. La petite voix me fit remarquer que le vampire n'avait pas cherché à me retrouver et que je n'avais donc à pas à tenir de vagues promesses qui n'avaient même pas été formulées… Je soupirais et m'arrêtais devant la salle d'Anglais.

- A plus tard. Me lança Seth. J'acquiesçais tandis que toute une stratégie d'évitement se mettait en place dans ma tête. Je devais absolument trouver un moyen de rester seule avec moi-même sans que personne – je parle bien sûr d'Alice ou de Seth – ne vienne tenter de me convaincre. Mon heure d'anglais se déroula sans heurts, tout du moins, je n'étais pas réellement concentrée et manquais peut-être quelque chose d'intéressant. La sonnerie retentit et je me levais d'un bond, priant pour que Seth ne soit pas devant la salle. Heureusement pour moi, soit j'avais été assez rapide pour sortir de cours, soit il me laissait le temps de digérer ses paroles. Je me mis presque à courir pour arriver sur le parvis du lycée et à bout de souffle, j'expirais brièvement de soulagement avant de grimper la légère pente qui menait à l'endroit où m'attendait Alice ou Rosalie – je priais pour que ce soit Rosalie – mais malheureusement, je ne devais pas pouvoir éviter Seth et Alice. J'aurais aperçu son sourire à trois kilomètres et je grommelais. Grimpant dans la voiture, elle me lança, criant presque :

- Comment s'est passée ta journée ?!

- Grmplphr…

Elle éclata de rire et reprit la route et je fixais obstinément le bas-côté de la route.

- Seth a-t-il été convainquant ? s'enquit-elle. Je m'obstinais à ne pas répondre à ses questions et elle soupira. Visiblement, ta stratégie est de nous ignorer, ça ne va pas marcher, tu es courant ? Et puis, si tu es tellement secouée que tu ne sais plus quoi nous répondre, c'est peut-être parce qu'on a raison ?

- Alice…marmonnais-je. Même, si, imaginons que tu aies raison pour les trois-quarts de ta théorie, qu'est-ce qui te fait dire que je suis amoureuse de Seth ? Il est gentil, on pourrait devenir amis mais…

- Je suis certaine que tu ne le vois pas comme un ami mais que…

- Tu vas encore me ressortir l'histoire de mon esprit dérangé ?!

- Aria n'essaye pas de me faire culpabiliser ! Tu ne vas pas me faire croire que Seth ne plaît pas physiquement !

- Alice, je suis Française pas physionomiste ! On dirait que tu me prends pour une écervelée qui…

- Tatata…commença-t-elle. J'ai bien compris que tu attaches beaucoup d'importances aux qualités morales mais je ne pensais pas qu'il était utile de revenir sur les qualités de Seth… Seth est une crème et je ne comprends pas pourquoi tu t'obstines à le rejeter…

- Et moi je ne vois pas pourquoi tu t'obstines à vouloir me faire faire quelque chose que je n'ai pas envie de faire !

Elle me regarda et je m'énervais :

- J'en ai assez que tout le monde choisisse pour moi !

Elle arrêta la voiture et je descendis, agacée par sa manie de vouloir jouer la marieuse. Je soufflais et me mis presque à courir pour lui échapper. Je savais que je n'avais aucune chance face à elle mais je n'en avais cure. J'aurais juste voulu m'enfuir loin d'ici, loin de tous ces problèmes et retrouver ma mère, me jeter dans ses bras et pleurer tout mon soûl. Ma mère…je soupirais et continuais à avancer dans les sous-bois. Je passais des heures, à marcher sans but, grommelant contre tout et rien, y compris contre moi-même. Alice et Seth avaient certainement raison mais je ne me sentais pas amoureuse du loup. Quand on est amoureux, on est pas censé être tout soupir et fleur bleue, et tout ça ? Or je n'étais rien de cela ! Puis, j'en eu marre de marcher et grimpais sur un arbre. J'avais toujours aimé être dans les hauteurs, depuis toute petite. Je scrutais le ciel sombre et me dis que j'aurais peut-être mieux fait de faire demi-tour mais je ne tenais pas à me retrouver une nouvelle fois face à Alice. Je posais ma tête contre le tronc de l'arbre et soupirais. Fermant les yeux, je me laissais emporter dans les bras, en songeant, un peu trop tard qu'ils allaient s'inquiéter.

Je me réveillais en sursaut en entendant une voix scander mon nom.

- Attendez ! Je la sens à nouveau ! s'exclama la voix anxieuse de Seth. Je me figeais et examinais les environs. Je ne voyais personne mais pas étonnant puisque nous étions visiblement en plein milieu de la nuit. J'avais du m'assoupir.

- Aria ? s'inquiéta la voix de Seth.

- J'suis là. Fis-je en descendant précautionneusement de l'arbre sur lequel j'étais perchée. Seth apparut au détour d'un fourré et je vis à sa mine sombre que j'avais du beaucoup les inquiéter. Il se précipita vers moi et sans que je puisse faire un quelconque mouvement, m'enlaça férocement, plongeant sa tête dans le creux de mon épaule.

- J'étais si inquiet ! souffla-t-il. J'ai cru que…j'ai cru que…

Il soupira profondément et je restais là, les bras ballants, trop coite pour bouger ou pour oser dire quelque chose. Alice et Rosalie apparurent à leur tour et je me fondis en excuse. Rosalie me rassura d'un sourire et me dit, me lançant un regard venimeux à Alice :

- Si les gens ne passaient pas leur temps à t'ennuyer avec des idioties, tu n'aurais pas ressenti le besoin de te sentir seule !

Seth se détacha de moi et je le regardais, désolée. Il s'éloigna, l'air malheureux, lança quelques mots à Alice, se transforma et disparut.

- Je suis tellement désolée ! m'excusais-je. Je me suis endormie et je…

- Bah, ça ne fait rien. Sourit la vampire blonde. Et puis, nous avons découvert un autre de tes dons…

- Comment cela ?

- Quand tu n'as vraiment pas envie qu'on te retrouve, tu nous es impossible à localiser, que ce soit par tes pensées, par les visions d'Alice ou par notre odorat, tu « disparais » en quelque sorte, un peu comme un avion furtif…

- Tu crois que ça marche avec les Volturi aussi ?

- Je l'ignore mais c'est drôlement efficace. Sourit Rosalie.

- Je suis désolée, Alice. Fis-je, cherchant le regard de la vampire. Elle me sourit faiblement et dit :

- Ce n'est pas à moi que tu devrais demander pardon !

- Non, c'est toi qui devrait t'excuser de l'ennuyer aussi souvent avec ça !

- Je ne vais pas m'excuser d'avoir raison et de vouloir le meilleur pour ces deux-là. Objecta Alice. Nous retournâmes à la maison et après que je me sois confondue d'excuse devant tout le monde, je m'enfermais et regardais la lune avec désolation. Cependant, je songeais au don que je m'étais découvert – encore un, grimaçais-je. Sauf que celui-ci pourrait m'être plus bénéfique qu'autre chose -. Il était peut-être possible que je retourne voir ma mère et que je la conjure de quitter la France pour je ne sais quel pays…Sauf que, m'objecta la petite voix. Elle n'était sûrement pas insensible au flair des vampires. J'eus une moue triste et soupirais avant de m'allonger sur le lit. Je ne me rendormis pas cette nuit là, songeant à ce que je devais faire. Je devais certainement m'excuser auprès de Seth. Me revint en mémoire, les traits anxieux qu'il avait eu quand il me cherchait. Je grommelais et restais, allongée, fixant le plafond jusqu'en milieu de matinée. Je n'étais pas descendue pour manger et Alice s'inquiétant, avait décidé de venir me voir. Nous étions samedi et je n'avais donc pas cours de la journée. La vampire ne dit pas un mot en me voyant, immobile, fixant le plafond comme s'il allait me permettre de m'évader loin, très loin d'ici. S'asseyant au bout du lit, elle se mordit la lèvre, comme si elle cherchait ses mots. Je décidais de parler la première.

- Désolée, je ne voulais pas créer toute cette panique.

- Et moi je suis navrée de t'avoir fait penser que je te forçais à faire quoique ce soit. C'est simplement que j'aurais trouvé dommage que vous passiez l'un à côté de l'autre juste parce que je n'aurais pas assez insisté.

Je souris brièvement et le silence se réinstalla.

- Je n'ai jamais vu Seth comme ça. Il était réellement terrifié que tu sois partie parce qu'il avait été trop direct. Il craignait de t'avoir tellement secouée que tu aies préféré partir et affronter les Volturi plutôt que de rester ici, près de lui.

- Je suis désolée, je ne voulais vraiment pas lui faire peur. C'est juste que j'avais besoin d'être seule…Ma famille me manque, mes amis me manquent, mon pays me manque. Je n'ai pas l'impression d'être à ma place ici. Ce n'est pas mon monde et même si je sais que je devrais faire avec, ça n'aide pas à se sentir mieux.

- Je comprends. Soupira la vampire. L'après-midi même, je jouais avec Nessie dans la pelouse. Elle s'amusait à courir après les papillons, et riais comme une folle. Moi, pensive, je m'étais allongée dans l'herbe et faisais des couronnes de marguerites. La demi-vampire sembla soudain s'intéresser à ce que je faisais et scruta mes doigts, avant de me demander pourquoi je faisais ça.

- Quand j'étais petite, ma maman m'a appris à faire des couronnes avec des fleurs. M'expliquais-je tandis que Jacob, Leah et Seth apparaissaient. Leah me fusilla du regard et Jacob haussa un sourcil dans notre direction en voyant que la petite ne se précipitait pas vers lui.

- Ben alors, tu dis plus bonjour à ton vieux Jacob ? se plaignit-il, faussement triste.

- Aria m'apprend à faire des couronnes ! rétorqua simplement Nessie. Je gardais obstinément les yeux fixés sur la couronne mais Jacob ne l'entendait visiblement pas de cette oreille.

- Tu nous as drôlement inquiétés, avec cette histoire de fugue…

- Désolée. Fis-je. Ce n'était pas une fugue, qui plus est. J'avais juste envie d'être seule. Seth resta en retrait, même lorsque je vis Alice, du coin de l'œil, essayer de le convaincre d'aller me parler. Il s'obstinait à rester dans son coin, avec sa sœur. La vampire soupira et s'assit à côté de Nessie. Jacob la couvait du regard et gazouillait comme un imbécile. Je levais les yeux au ciel et me levais. Je vis Seth se figer imperceptiblement et me suivre du coin de l'œil. Je me mordais les lèvres. J'aurais voulu m'excuser mais je me voyais mal aller vers lui et lui lancer : « désolée, je voulais pas te faire peur, on s'fait la bise ? » Pfff, n'importe quoi. Je m'écartais du groupe, songeant à la manière de m'excuser, sans que Seth ne sente encouragé ou même seulement blessé. Finalement, il sembla décidé à me suivre. Alors que j'allais m'excuser de mon comportement, il se confondit en excuses et je le regardais, éberluée.

- Je suis désolé, gémit-il. Je n'ai jamais voulu te forcer la main et je…

- Seth…commençais-je Mais il ne s'arrêta pas et continua de s'excuser pour je ne sais quelle raison.

- Vraiment, je ne voulais pas te pousser à de telles extrémités, je…

- Seth ! coupais-je. Il releva la tête, me dévisagea et je repris, plus doucement : C'est à moi de m'excuser. Je suis vraiment navrée de la façon dont j'ai réagi, tu n'en en aucun cas fautif et je…

- Alors promets moi que tu ne recommenceras pas ! supplia-t-il en s'emparant de mes mains. Il les serra dans les siennes, comme pour me persuader de rester ici. J'ai cru mourir quand ils m'ont appelé pour me dire que tu n'étais pas rentrée…

- Je…commençais-je, secouée par son ton misérable. Je n'irais plus aussi loin…promis-je, un peu accablée par son air misérable. J'étais gênée par le fait que ses mains tenaient toujours les miennes mais je n'osais pas les lui retirer, après tout ce que j'avais fait. Seulement, il allait prendre cela comme un encouragement et ce n'était pas ce que je voulais.

- Quelqu'un vient ! dirent subitement Alice et Jacob. Seth se figea et nous tournâmes la tête dans la direction que fixaient la vampire et le loup. Bella prit sa fille et la serra dans ses bras tandis qu'autour de moi se formait un cercle protecteur. Seth m'approcha imperceptiblement de lui et je déglutis.

- Qui sont-ils ? demanda durement Seth.

- Je ne sais pas…souffla Alice. Je ne les ai pas vu venir, je les sens, comme Jacob.

- C'est bizarre ! fit ce dernier. On dirait des…

Plusieurs silhouettes apparurent, ce qui le coupa dans ses réflexions et je commençais à trembler. Les personnes qui s'approchaient étaient massives et ne ressemblaient pas à des vampires mais je ne pouvais que ressentir leur puissance, même d'ici. Seth me serra contre lui et je plongeais le nez dans e creux de son épaule. J'étais égoïste, je lui laissais de l'espoir mais je ne pouvais pas faire autrement. Dans ces moments là, je n'étais plus maîtresse de moi-même. Puis, une voix se détacha du lot, une voix que je connaissais bien mais qui me paraissait si irréelle que cela ne pouvait être qu'un piège.

- ARIA ! hurla cette voix, secouée de sanglots. Je tournais la tête et fronçais les sourcils. Non, ça ne pouvait pas être vrai !

Je me redressais, me détachais de Seth et fixais la silhouette qui s'étendait face à moi. Je la regardais interloquée. C'était elle. Les même cheveux blonds, les mêmes yeux marrons, le même visage, tout y était. Mais était-ce vrai ? N'étais-je pas entrain de rêver ?

- Ma…Maman ? bredouillais-je, incrédule.


Voilà, navrée de m'arrêter là mais je voulais vous mettre le chapitre 13. Reviews ?