Chapitre 13 : « Il y a des gens dans la vie qui n'ont vraiment pas de bol ! » (partie 1)

Mais où était-il ? Bon sang il était parti en laissant un pitoyable mot et voila qu'il ne revenait toujours pas ! Wufei avait lu et relu ce mot où son maître lui disait qu'il sortait pour une mission de la plus haute importance et qu'il ne devait pas chercher à le suivre et attendre les ordres du grand patron : Sûsano-wo.

Mais Wufei devait ronger son frein depuis son arrivée ici et ça il ne pouvait tout simplement pas le supporter. On ne l'avait jamais envoyé comme ça et fait attendre par la suite. L'ordre de départ était clair : tu dois tuer Treize Kushrenada lorsqu'il viendra à Sin City. Or bien que la visite du Président soit prévue il n'était toujours pas là et Wufei n'était pas patient de nature.

Les Yakuzas avaient deux grands ennemis à abattre. Chronos tout d'abord et ce depuis des générations. Cette organisation possédait un grand pouvoir de contrôle sur le monde et depuis toujours les grands patrons Yakuzas luttaient avec acharnement pour l'abattre. Chronos était une menace.

Jusqu'à ce qu'une deuxième apparaisse : Kushrenada, Président des Nouveaux États-Unis d'Amérique. Établie sur son siège par la force de la corruption et de l'oppression, il avait su manoeuvrer la politique à son avantage et s'installer une place prépondérante dans la politique mondiale. Théoriquement il était sensé être sur un pied d'égalité avec les autres chefs d'états mais en réalité il avait su s'imposer et imposer.

Disposant d'un trop grand pouvoir et connaissant certains agissements secrets que son père et son grand père avaient menés avant lui, le grand chef des Yakuzas décida alors de l'éliminer.

Wufei avait été envoyé dans ce but et maître O était chargé de tuer le bras droit de Kushrenada: Lady Une et il devait également faire le ménage parmi les sénateurs américains par la suite. Seulement voilà Maître O était partit depuis maintenant plus d'une journée et il ne donnait toujours pas signe de vie, sachant qui plus est, que les ordres pouvaient tomber d'un instant à l'autre.

- Mais quel idiot, marmonna Wufei.

Se dirigeant vers son sabre pour un énième exercice Wufei entendit alors une sonnerie émanant de son ordinateur portable.

- Ah quand même, c'est pas trop tôt !

Quelqu'un demandait une vidéo-conférence et Wufei vit apparaître Sûsano-Wo en personne sur son écran..

- C'est pas trop tôt !

- Bonjour Wufei . Je vois que tu t'impatientes…

- Sûsano dis moi que je peux enfin y aller …

Si Wufei se permettait une telle familiarité avec la personnalité la plus importante des Yakuzas c'était parce qu'ils avaient grandis ensembles. Wufei avait été choisi pour incarner le Freeman depuis tout petit. Il était devenu l'homme de l'ombre de Sûsano…

- Treize Kushrenada arrivera en toute discrétion à la date prévue, Wufei.

- Alors pourquoi m'avoir envoyé si tôt ?

- Notre service de renseignement n'avait aucune certitude puisqu'il s'agit d'une visite secrète à Lady Une. Vous vous occuperez des deux en même temps. Je ne veux aucun témoin Wufei.

-Évidemment.

-Bien ! Alors dis moi, tout cela mis à part, comment te portes-tu ?

- Pas de problème. Et toi ?

- On fait aller, on fait aller …

- Tu es bien couvert, encore une bronchite ?

Le grand patron des Yakuzas était un jeune homme infiniment respecté par ses hommes mais malheureusement pour lui il avait une santé fragile.

- Non, rassure toi ce n'est rien de grave. Et maître O où est-il ?

-En mission !

-Pardon ?

- Il est partit pendant mon sommeil en me laissant une note sur mon ordinateur me précisant qu'il avait une mission à accomplir.

-Quelle mission ? Je ne suis pas au courant .

-Moi non plus. Il a précisé que je ne devais pas chercher à le suivre…

-C'est étrange ! C'est moi qui vous ai envoyé à Sin City , il n'y a qu'à mes ordres que vous devez obéir. Si une autre mission devait lui être confiée c'est moi qui le lui aurai donné.

-Les dragons auraient-ils demandés des changements Sûsano ?

-Non, votre mission est trop importante pour permettre que vous vous dispersiez dans autre chose. Cela m'inquiète Wufei cela ne lui ressemble pas. Je vais enquêter, toi retrouve le. Si la veille de l'arrivée de Kushrenada tu ne sais toujours pas où il est, privilégie ta mission première.

- Bien compris .

- Je te laisse carte blanche.

-Merci.

-Sois prudent, n'oublie pas que Sin City cache de nombreuses vicissitudes. Je te contacterai

-Bien.

Et la discussion s'acheva ici. Wufei n'était pas inquiet pour son maître. Il savait quel homme il était. Par contre ce qu'il jugeait fâcheux, c'est que quelqu'un ait put lui donner un ordre sans en référer à Sûsano-Wo. Estimant que la faim justifiait les moyens Wufei s'empara alors de l'ordinateur de son maître. Forçant tous les mots de passe il chercha alors les derniers fichiers reçus. Il ouvrit le dernier. C'était un fichier audio. Une voix familière se fit alors entendre: « Maître O. Je m'en remets à vous comme convenu. Toutes ses années n'auront pas été vaines puisque nous l'avons enfin retrouvée. Oui je parle bien d'Elle. »

Une photo apparut progressivement sur l'écran : c'était une jeune femme typée asiatique, aux mèches blondes et vêtue d'un yukata noir. Elle était agenouillée face à ce qui semblait être un petit autel. Elle lui parut familière mais Wufei ne pensait pas la connaître.

« Vous l'avez reconnu je pense.»

Un deuxième photo suivit. Prise d'un peu plus près car elle montrait le visage de la jeune femme en gros plan.

-Attends un minute, murmura Wufei. Je connais cette femme, qui est-ce ?

« Elle est bel et bien vivante. Nous avons la certitude à présent qu'elle a quitté Onogoro il y a quelques mois. J'ignore ce qui l'a conduite à Sin City, mais c'est dans cette ville qu'elle mourra. Vous la trouverez dans la Vieille Ville. Qu'elle soit devenue une femme de cette engeance salie notre nom à tous. Vous savez combien il est important d'en finir. Je compte sur vous Maître O. Pour votre femme, votre honneur et la survie des Yakuzas, finissons-en. Abattez-là. Abattez la Rose Noire des Kushinada une bonne fois pour toute. » Fin du message.

- Impossible… bégaya Wufei. Non c'est impossible.

Il savait évidemment qui était la Rose Noire. Et comme tout le monde il l'avait cru morte. A l'époque tout son clan avait été exterminé parce que les siens avaient refusé de livrer leur « Princesse ». Wufei n'y avait pas participé mais il avait déploré pour sa part la perte de tant de Yakuzas et surtout pour une femme. C'était la vieille sorcière qui était à l'origine de cette boucherie. Il en était certain. Et la voix qu'il venait d'entendre était la sienne. Il ne l'avait pas vu fréquemment au cours de sa vie mais il avait reconnu sa voix.

- Par tous les Dieux. Si cette femme est bien Miho Mamoru il y est sûrement aller.

Wufei attrapa son manteau à la hâte ainsi que son sabre. Que faisait-il ? Il devait prévenir Sûsano en premier. Miho fut sa promise autrefois. Mais à la nouvelle de sa mort il était resté alité durant de nombreux jours. Non. Il devait d'abord vérifier l'authenticité des ces nouvelles informations. Et puis son maître n'était pas faible au point de se laisser tuer par une femme et lui non plus d'ailleurs…

Dans l'enfer des sous-sols de Sin-City, niveau -1 :

Une jeune femme avançait d'un pas décidé vers l'arène des combats à mains nues. Elle savait que les combats de l'homme qu'elle cherchait étaient populaires dans le monde des sous-sols. Rachid L'Invincible, Rachid Le Sanguinaire, Rachid Le Barbare… Autant de surnoms qu'elle avait pu entendre de lui lorsqu'elle avait enquêter sur lui quand elle avait su que sa sœur nourrissait une liaison avec lui.

La réputation de Rachid n'était plus à faire. Il y avait même des rumeurs qui courraient sur son dos disant que Rachid était un rescapé des Bas-fonds ou encore qu'il était l'unique homme à être jamais sortit du pénitencier… En bref cet ours n'était guère quelqu'un de fréquentable. Et pourtant sa sœur en avait dépeint un tout autre tableau. A la pensée de sa sœur, la jeune femme sentit son cœur se tordre et lui faire mal. Mais elle devait continuer afin de trouver la vérité et de venger l'unique être qu'elle pleurerait jamais. Peu lui importait de mourir elle n'avait plus rien en ce monde.

Des clameurs s'élevèrent de l'arène. La jeune femme s'approcha alors de la foule. L'arène en question était en fait une fosse dans laquelle les combats se déroulaient. Les spectateurs assistaient au match en surplomb de la fosse. Les dits spectateurs étaient constitués de personnalités riches et « respectables » de la ville et de mafieux en tout genre. Pour eux ces combats étaient un moyen de divertissement et surtout de rentrée d'argent via les paris.

La jeune femme jeta un coup d'œil dans la fosse et vit l'énorme poing du vainqueur brandit par l'arbitre. « Quel boeuf » songea-t-elle. Massif sous tout les angles, buriné et marqué par un nombre semble-t-il incalculable de cicatrices.

- Et comme d'habitude Rachiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid vainqueur, hurla l'arbitre.

- Bien je t'ai enfin retrouver, murmura la jeune femme.

La suite serait facile. Elle n'aurait qu'a attendre. Un homme aussi massif ne pourrait pas lui échapper. Le plus difficile à la rigueur serait de pouvoir lui parler seule à seul. Sa ressemblance avec sa jumelle lui assurerait l'attention de ce type mais après sa victoire bon nombre de « sponsors » en tout genre manqueraient certainement pas d'aller l'aguicher.

Elle attendit mais pas longtemps en fait. Une fois son argent empoché Rachid envoya balader tous ceux qui le collaient. Cependant malgré son allure si rustre il ne manqua pas de panache dans sa façon de faire. Il évoluait avec tant de facilité que ce milieu était indiscutablement le sien. Elle l'observa à la dérobée tandis qu'un riche homme d'affaire ou quelqu'un du même genre lui faisait une cour des plus grossière. Rachid semblait choisir ceux avec qui il discutait. Il ne leur parlait pas longtemps. Des renseignements, se dit-elle, il cherche des renseignements. Mais visiblement il ne devait pas avoir de chance ce soir car il prit assez tôt le chemin de la sortie. Elle profita de l'occasion et le suivit non sans avoir avant prit soin d'envoyer sur les roses son prétendant et ce, sans aucune douceur.

L'une des entrées de ce niveau était située dans un hangar sur les docks et ce fut là qu'elle put l'intercepter. Ou plutôt qu'il l'intercepta.

Arrivée dans le hangar elle l'avait perdu de vue lorsqu'elle entendit derrière elle :

-On ne m'a jamais prit en traître ma belle !

Surprise elle l'était. L'une des spécialités qu'elle avait développé était la filature et il avait réussi à la coiffer au poteau.

-T'en fais pas je tape jamais sur les dames. Mais je serai curieux de savoir ce que tu me veux.

Elle ne se retourna pas tout de suite. Un silence de mort s'installa bientôt brisé par le soupirant de la soirée de la jeune femme.

- Ah te voilà salope ! Sais-tu seulement qui je suis ? Hein ? On envoie pas chier un homme de mon rang comme ça ! Je vais t'apprendre la politesse chienne !

Elle entendit quelque chose claquée.

« Non ne me dit pas qu'il a défait son ceinturon ce minable » Se dit-elle.

Mais Rachid réagit plus promptement qu'elle.

- Casses-toi gros naze ! Si elle t'a envoyé chier ce n'est certainement pas sans raison. Et je ne tolère pas qu'on parle comme ça à une dame après s'être fait jeter. Dégage avant que je m'énerve !

- Mais pour qui tu te prends toi ? Attends un peu…

- Imbécile, dit elle alors à voix haute.

Rachid n'eut même pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il vit une dague lui passer sous le nez pour aller se planter dans la gorge de l'autre homme.

- Wouoh ! Dîtes donc …

Rachid se figea. Il s'était retourné vers elle et la voyait de face. Il s'attendait certes à trouver une beauté en face de lui mais pas… Goldie.

- C'est pas possible ! Non Goldie est morte. Ce n'est pas possible!

A l'évocation du nom de sa sœur la jeune femme senti la colère l'envahir.

- Alors écoutes bien parce que je ne me répéterai pas.

Elle défit les premiers boutons de son manteau et plongea sa main dans son décolleté pour en extirper sa passagère.

- Je n'ai aucune pitié. Ni pour lui, ni pour toi, ni pour personne. Alors il est préférable que tu ne me mentes pas. Voici Zith, précisa-t-elle en désignant le petit serpent. Elle est minuscule mais son venin tue en quelques secondes seulement, et dans d'atroces souffrances. Et même toi tu ne feras pas exception d'autant que je suis plus rapide que toi.

- Qui es-tu ?

- Je m'appelle Dorothy. Je suis la sœur jumelle de Goldie.

- La sœur jumelle ?

- Maintenant dis moi, est-ce toi qui as tué ma sœur ?

Ouais je sais j'abuse avec mes parties mais c'est plus fort que moi désolééééééééééééééééééée.

Bon je suis comme qui dirais un peu BEAUCOUP en retard de publication.

Je sais? je sais mais si j'ai toujours des fidèles petits lecteurs je m'excuse bien bas au près d'eux: GOMEN, GOMEN, GOMEN, GOMEN, GOMEN, GOMEN ……………………..

Bisoux à tous

Mi-chan