Bonjour !
Je poste un peu plus tard aujourd'hui, je vous avoue que je n'ai pas trop eu le temps ce matin ;)
La bonne nouvelle, c'est que j'ai été super inspirée cette semaine, donc il reste au moins huit chapitres avant la fin !
Heureux ? ;)
Bonne lecture !
La petite heure s'était transformée en une bonne heure et demie lorsque je réussis enfin à m'échapper du laboratoire pour reprendre le chemin de l'ascenseur. Il me mena à la cuisine, où je récupérai le bac de glace à la vanille après avoir demandé à JARVIS de verrouiller l'étage pour que personne d'autre ne me détourne de mon but –aller retrouver mon fiancé le plus rapidement possible–, puis me conduisit à mon étage, où Steve devait m'attendre.
Lorsque je pénétrai dans la chambre, il était installé sur le lit, calé dans les oreillers, son carnet à croquis dans les mains, et dessinait –la vue sur les immeubles de New York, sans doute.
-Steve ?
Il leva les yeux vers moi et m'adressa un sourire ravi :
-Enfin ! J'ai cru que tu n'arriverais jamais.
Je levai les yeux au ciel :
-J'ai cru que Bruce ne me lâcherait jamais. La prochaine fois, je m'éclipse tout de suite en prétextant un mal de crâne ! Il comprendra –j'ai lu quelque part qu'un orgasme était un moyen très efficace pour se débarrasser d'une migraine…
Il rit, ferma son carnet et le posa sur la table de nuit.
Il était toujours habillé de sa chemise à carreaux –il fallait vraiment que je refasse sa garde-robe, c'était vraiment plus possible là les chemises d'agriculteur– et de son jean, mais il avait enlevé sa veste en cuir.
Je sortis le bac de glace et la cuillère de mon dos, un sourire libidineux sur le visage, exact reflet de celui qui se dessinait sur les lèvres de Steve. Qui se leva pour me prendre la glace des mains et la poser sur la table de nuit, avant de m'embrasser à pleine bouche.
-Où en étions-nous ?
Le degré de lubricité dans sa voix me fit gémir, et j'entrepris de défaire les boutons de sa chemise, sans cesser de jouer avec sa langue, mordillant ses lèvres, ravageant sa bouche. Je finis par balancer le vêtement et poussai mon amant sur le lit, où il tomba à la renverse.
D'un seul mouvement, je lui enlevai son pantalon et lui levai les jambes pour l'installer correctement dans le lit, avant de lui attacher les poignets à la tête de lit à l'aide de sa ceinture –évidemment qu'il avait la force de la déchirer s'il le souhaitait, mais il ne le ferait pas.
Bien évidemment, son caleçon –oh, rouge et or, adorable– rejoignit immédiatement le reste de ses vêtements, et je me déshabillai également, mes yeux plantés dans les prunelles de Steve, mordant ma lèvre de manière très suggestive.
Nous allions enfin pouvoir passer aux choses sérieuses !
Et à ce que je voyais, il était plus que prêt.
Je m'installai à califourchon sur son bassin, sentant son érection sous mes fesses, et donnai un coup de hanches lascif, le faisant gémir, avant de m'emparer de la cuillère et de prélever une noix de glace dans le bac.
Je suçai lascivement la crème glacée, toujours en ondulant du bassin, alors que mon fiancé se cambrait de plus en plus, gémissant de manière diablement sexy et tirant doucement sur la ceinture.
Je posai la cuillère dans le bac et vins tracer des arabesques dans son cou du bout de ma langue, refroidie par la glace. Il hoqueta de surprise en sentant le froid sur sa gorge, mais ne tarda pas à demander plus en me donnant à son tour des coups de hanches lascifs.
Je pris une deuxième cuillère et suçai un instant la crème glacée, avant de l'embrasser à pleine bouche pour lui faire goûter la vanille. Il aspira mes lèvres, mordant la chair tendre, quémandant davantage.
Et je ne me fis pas prier pour lui donner plus.
Une noix de glace atterrit dans son nombril, le faisant grogner et se cambrer, puis je jouai avec ma langue et la vanille pour un délicieux effet de chaud-froid, qui devait être à son goût d'après ses gémissements profonds et ses mouvements incontrôlés du bassin.
Une fois que j'eus terminé de lécher la glace dans son nombril, je repris une cuillère et allai titiller son membre dressé de ma langue glacée.
Oh, le gémissement lubrique qu'il poussa à l'instant où ma langue touchait son gland ! Je n'avais rien entendu d'aussi magnifique de toute ma vie. Un véritable appel à la luxure.
-Tony…
OK, peut-être que sa manière de m'appeler d'une voix rauque et pleine de désir était plus belle que son gémissement. Peut-être.
Un sourire libidineux sur le visage, je repris un peu de glace et la promenai sur la longueur de son membre du bout de ma langue, le faisait haleter. Je finis par le prendre en bouche –il était déjà délicieux, et avec la glace, c'était encore mieux– et par imposer de langoureux va-et-vient sur son désir dressé.
-Tony, je… ah ! Je… je vais…
Je le libérai, et retournai jouer un instant dans son nombril avant de remonter vers son visage pour embrasser ses lèvres.
-Alors, que penses-tu de mes expériences avec la glace ? demandai-je sur un ton tout à fait lubrique.
-J'aime bien, j'aime beaucoup même, répondit-il en se cambrant délicieusement. Tu as l'autorisation d'interrompre toutes nos balades en amoureux –tout ce que je fais, de manière plus générale– si c'est pour faire ça.
Un large sourire victorieux –et lubrique– sur le visage, je descendis lentement ma main en effleurant la peau de son ventre pour caresser son membre du bout des doigts, et il se mordit la lèvre pour tenter de retenir un gémissement alors que je murmurai à son oreille :
-Avec ta permission, j'aimerais passer aux choses sérieuses…
Le grognement qu'il poussa en se cambrant davantage me fit sourire contre son cou, et j'attrapai un flacon de lubrifiant dans le tiroir de la table de nuit sans cesser d'aspirer la petite parcelle de peau.
Me tortillant pour m'enduire les doigts sans lâcher la gorge de mon amant, je finis par rentrer un doigt dans son intimité, alors qu'il se cambrait toujours davantage en poussant des gémissements tout à fait magnifiques. Un deuxième doigt rejoignit le premier, avant que je ne débute de lents mouvements de ciseaux à l'intérieur de lui, effleurant sa prostate et lui arrachant des grognements de plaisir.
-Aaaannnhh, Tony… Aaah !
Je rajoutai un troisième doigt avec les deux autres, juste pour le plaisir de le voir succomber au plaisir que je lui procurais avant de me glisser en lui.
Il leva vers mois deux perles bleues brûlantes, et grogna d'une voix délicieusement rauque :
-Tony… prends-moi… maintenant.
Je faillis répliquer qu'il allait devoir patienter encore un peu, mais n'y tenant plus –le degré de lubricité dans sa voix était plus qu'il n'en fallait pour me faire perdre tout contrôle–, j'enduisis mon membre de lubrifiant –sans lâcher un seul instant son regard–, relevai ses jambes pour les placer sur mes épaules et le pénétrai le plus lentement du monde, alors qu'il poussait le râle le plus bandant que j'avais jamais entendu de ma vie.
-Aaannnnh, Tony !
Il m'appela en donnant un coup de bassin, et je commençai les va-et-vient en lui, lascivement d'abord, puis de plus en plus vite. La sensation de ses chairs autour de moi était toujours aussi extatique, et je songeai entre deux halètements que je ne m'en lasserais sans doute jamais.
Je ne laissai pas son membre en reste, puisque je le caressai en rythme avec mes coups de reins.
Il était absolument magnifique comme ça, la tête rejetée en arrière, la gorge offerte, les lèvres légèrement entrouvertes, les paupières closes, le souffle court, une légère pellicule de sueur brillant sur son corps, perdu dans les affres du plaisir, gémissant mon nom.
J'augmentai la cadence de mes coups de hanches, butant contre la tache de plaisir au fond de lui presque à chaque fois, et il ne tarda pas à jouir en criant mon nom. Je le rejoignis quelques secondes plus tard, emporté autant par la sensation de ses chairs se resserrant délicieusement autour de mon membre que par la vision extatique de mon amant terrassé par l'orgasme.
Je me retirai et me laissai tomber sur son torse, haletant, pour reprendre ma respiration.
Steve m'entoura de ses bras avec tendresse.
-J'approuve totalement les petits jeux avec la glace, me glissa mon fiancé d'un ton lubrique –oui, il était déjà prêt à remettre le couvert. Et si tu me détachais, maintenant, que je puisse te faire découvrir les sensations qu'apporte, je cite, « une cuillère de crème glacée au bon endroit » ?
J'eus un petit rire et me redressai pour détacher la ceinture –il aurait pu la déchirer seul, mais c'était sa dernière, et comme il détestait faire du shopping…
Mon amant me bascula sur le dos, sema des baisers dans ma gorge et s'empara du bac de glace :
-Et maintenant, à mon tour !
Nous avions eu à peine deux jours pour nous remettre de notre après-midi à Central Park –et de nos expériences avec la glace toute la nuit qui avait suivi– lorsque les emmerdes nous tombèrent dessus.
Enfin, les emmerdes, c'est un bien grand mot.
En réalité, nous avions un gala de prévu.
Il s'agissait d'une soirée de vente aux enchères d'œuvres d'art, dont les profits seraient reversés à une association qui creusait des puits en Afrique, ou quelque chose du genre –je n'avais écouté qu'à moitié le discours de Pepper. Enfin, j'avais quand même enregistré la partie où elle me disait que cinq des toiles de ma collection d'art contemporain seraient mises aux enchères.
La vérité, c'était que j'achetais ces toiles dans le but de les revendre au profit d'œuvres caritatives –mon côté philanthrope–, donc cette occasion était parfaite.
Ce qui était moins parfait, c'était que les généreux donateurs étaient conviés à la soirée qui se déroulait après la vente.
Et leurs conjoints également.
Le carton d'invitation était adressé à « M. Stark & M. Rogers », et nous priait de venir une demi-heure avant le début de la vente aux enchères pour assister au toast de remerciements à l'encontre des donateurs.
J'y allais donc accompagné de Steve.
C'était notre premier gala depuis l'officialisation de notre relation, quelques semaines plus tôt, et je dois avouer que j'étais assez impatient. Enfin une occasion de rappeler à toutes les femmes qui lui tournaient autour que j'étais le seul et l'unique à avoir la moindre chance de me retrouver seul avec Steve dans une chambre !
Mon amant, au contraire de moi, n'en menait pas large.
Je me doutais qu'il avait noté les regards antipathiques de la conférence de presse, et il devait angoisser un peu à l'idée d'arriver à la soirée avec un milliardaire accroché au bras, fût-il son fiancé.
Une fois ma cravate carmin ajustée, je vérifiai mon costume. Gris anthracite, chemise blanche, sobre et élégant. Je me tournai vers Steve, vêtu d'un costume bleu nuit assorti d'une cravate turquoise, qui devait s'encourager mentalement devant le miroir de la chambre.
-Hé, Stevie, fis-je en lui prenant la main.
Il sursauta, mais coula vers moi un regard tendre en serrant mes doigts dans les siens avec force :
-Oui ?
-Ca va bien se passer.
Il acquiesça vaguement, tendu, mais il n'avait pas l'air convaincu. Je ne pouvais que le comprendre, même si je débordais d'assurance en public –mais j'avais l'habitude de ça, depuis mes vingt-et-un ans en fait, ce qui faisait un sacré paquet d'années maintenant.
-On y va ?
Un hochement de tête me répondit, et je l'entraînai vers l'ascenseur. Happy nous attendait dans la voiture, dans la petite cour qui se trouvait devant la Tour Avengers, prêt à partir.
-Messieurs, nous salua-t-il alors que nous arrivions en bas.
-Bonsoir, Happy, répondis-je.
Il nous ouvrit la porte et nous montâmes dans la voiture, puis nous conduisit à la salle de réception où allait se dérouler la soirée.
J'avais déjà terminé ma deuxième coupe de champagne –sous le regard réprobateur de mon fiancé– lorsque l'organisateur de la soirée monta sur la petite estrade pour le discours d'ouverture :
-Bonsoir et bienvenue à cette vente aux enchères au profit de l'ONG « De l'eau pour tous » qui soutient la construction de puits en Afrique de l'Est. Je tiens à remercier personnellement tous les généreux donateurs, qui ont contribué à la mise en place de cette vente aux enchères en offrant des œuvres d'art. Je voudrais remercier particulièrement monsieur et madame Heagerfield, monsieur et madame Von Hausen, ainsi que monsieur Stark, pour leurs dons d'une valeur estimée à douze millions au total.
Des applaudissements retentirent dans toute la salle, puis le responsable de l'association prit la parole et remercia à son tour l'ensemble des donateurs et des participants, sans qui la vente n'aurait pas lieu.
Nous passâmes dans la pièce où allait se dérouler la vente. Des places réservées aux donateurs se trouvaient sur les côtés, et je m'assis à côté de Steve.
Sans lâcher sa main. Je ne l'avais pas fait depuis le début de la soirée, pourquoi commencer maintenant ?
La vente en elle-même avait duré une petite heure, puisque seulement quatorze œuvres d'art avaient été offertes à l'association. Les recettes avoisinaient les vingt-deux millions, ce qui était énorme, et j'étais ravi d'avoir pu participer à ça –oui, j'avais acheté une sculpture représentant je ne sais trop quoi –de l'art contemporain– pour l'anniversaire de Pepper.
Le maître de cérémonie nous invita, alors que le dernier tableau était vendu, à rejoindre la grande salle pour la suite de la soirée.
Je me levai, toujours en tenant la main de mon fiancé, et suivis le flot de participants vers la pièce principale, où un immense buffet avait été dressé. Des serveurs en chemise blanche et queue de pie slalomaient déjà entre les invités, proposant champagne, vins, petits fours et toasts.
Je m'emparai d'une coupe, imitant mon amant –je lui avais appris à apprécier le goût des vins et du champagne, même s'il ne ressentait pas les effets de l'alcool– mais dus lâcher sa main pour prélever un toast de foie gras sur un autre plateau –je commençais à avoir un peu faim.
Steve ne prit rien –il devait être trop tendu pour avaler quoi que ce soit de solide. Déjà qu'il n'était pas particulièrement à l'aise lors des galas, en plus avec un milliardaire exubérant à son bras, ça ne devait pas être simple pour lui.
Malheureusement, nous fûmes séparés très vite –Heagerfield m'entraîna dans un coin pour me reparler du réacteur ARK, et une demi-douzaine de femmes en robes longues se pressa autour de mon fiancé.
Je discutais depuis une quinzaine de minutes avec le banquier –toujours en surveillant Steve du coin de l'œil, évidemment– lorsque l'une des dindes –pardon, des femmes– qui lui tournaient autour s'enhardit assez pour prendre son bras et se couler contre lui.
Tentant de garder mon calme, je m'excusai auprès de Heagerfield en lui promettant un entretien ultérieurement et me dirigeai d'un pas nonchalant vers mon fiancé. Son bras droit étant pris d'assaut par une blonde en robe verte –stupide, vraiment, Steve aimait les petites brun(e)s, les grandes blond(e)s c'était mon truc–, je me glissai à sa gauche et enroulai mon bras autour de sa taille.
Il posa un regard surpris vers moi, et l'expression de son visage se mua en soulagement lorsqu'il me reconnut. Il entoura mes épaules d'un bras et me serra tendrement contre lui.
Je lui adressai un sourire, et le laissai répondre à la question de la dinde –femme– en vert qui le collait avant de me redresser pour l'embrasser –chastement, mais assez longtemps pour signifier aux pintades qui lui tournaient autour « propriété exclusive d'Anthony Edward Stark ».
Le silence se fit un instant, mais les conversations reprirent presque instantanément. Les seules différences, c'était qu'une distance respectueuse s'était installée entre mon fiancé et ses admiratrices, et qu'elles m'avaient plus ou moins inclus dans la conversation.
Conversation dont je n'avais pas grand-chose à foutre, soit dit en passant.
D'ailleurs, après un nouveau baiser volé à mon amant, je m'éclipsai vers le bar pour prendre un verre de scotch et rejoindre le groupe des hommes, qui discutaient affaires, golf et politique –des sujets qui m'intéressaient bien plus.
Il était près de deux heures du matin lorsque Happy nous ouvrit la portière de la voiture pour nous ramener à la Tour.
Je me calai comme je pouvais dans les bras de mon amant –la banquette arrière d'une voiture, fût-elle une limousine de la meilleure qualité, n'était pas l'endroit le plus pratique au monde pour se faire des câlins–, et il posa un baiser sur le sommet de mon crâne en me serrant tendrement contre lui, avant de me murmurer à l'oreille d'un ton espiègle :
-Dis donc, c'était quoi ce petit manège tout à l'heure ? Je croyais que tu avais confiance en moi pourtant.
-Oh, j'ai parfaitement confiance en toi, répliquai-je d'un ton innocent. C'est en ces fangirls énamourées que je n'ai pas confiance. Non mais, tu les as vues ? Draguer mon fiancé sous mon nez, quel culot ! Il fallait bien que je leur montre qu'on ne flirte pas impunément avec toi en ma présence. Et puis, ça a été efficace non ? La dinde en vert s'est détachée de toi illico.
Steve eut un petit rire, avant de répondre d'une voix tendre :
-C'est vrai que je n'étais pas très à l'aise, en particulier quand celle dont tu parles m'a pris le bras.
-Ha ! m'exclamai-je d'un ton victorieux.
Il fronça les sourcils un instant, avant de m'interroger :
-Mais, tu es arrivé juste après… Tu me surveillais ?
Je haussai les épaules :
-Evidemment. Ou plutôt, je gardais un œil sur tes admiratrices, histoire de les remettre à leur place si l'envie leur prenait de te coller d'un peu trop près.
Un rire franc me répondit, avant que Steve ne relève mon visage vers lui pour m'embrasser tendrement.
Puis il murmura, tout contre mes lèvres :
-Merci, mon chevalier servant.
-Le chevalier servant est ravi d'avoir pu aider son chevalier en détresse, répondis-je d'un ton joueur.
Ben quoi, je n'allais pas le qualifier de princesse quand même ! J'avais eu –et plusieurs fois, d'ailleurs– la preuve –la démonstration– qu'il n'en était pas une…
Happy nous déposa devant la Tour Avengers en nous souhaitant une bonne nuit, et nous rejoignîmes notre chambre sans même penser à faire quoi que ce soit dans l'ascenseur –je voulais mon lit, avec Steve nu dedans évidemment. Nous avions bien mérité un peu de repos, quand même !
Le repos fut de courte durée d'ailleurs, puisque nous dûmes repartir à la chasse aux méchants six jours à peine après la soirée de la vente aux enchères. Ca n'arrêtait décidément jamais !
HYDRA avait attaqué un centre bactériologique du gouvernement, situé en plein cœur de Washington, et tout laissait à croire qu'ils avaient embarqué une fiole contenant un virus mortel.
Fort heureusement, la fiole était équipée d'un microémetteur GPS –merci la paranoïa des scientifiques– qui nous avait indiqué sa position, quelque part dans les Appalaches. Dans un bunker, protégé par un bunker, protégé par un régiment au sol et un héliporteur qui, s'il était plus petit que le 64 du SHIELD, n'avait pas grand-chose à lui envier.
La bataille avait fait rage toute la journée et une partie de la nuit, avant que nous arrivions enfin à pénétrer le second bunker. Fidèle à ma parole, je n'avais pas lâché Captain America d'une semelle –enfin si, mais JARVIS le surveillait en permanence. Et me prévenait dès qu'il pensait que Steve était en difficulté : je filais alors aider mon fiancé, malgré les protestations –pas si énergiques que ça, finalement– des autres membres de l'équipe.
Nous avions réussi à récupérer la fiole –qui heureusement n'avait pas encore été ouverte–, et, pour plus de sécurité, avions scellé le bunker extérieur et fait exploser le bunker intérieur. Hors de question qu'il reste quelque chose à piller pour récupérer quoi que ce soit. La zone serait classée défense, personne ne pourrait plus y accéder, et c'était mieux ainsi.
Je n'avais pas particulièrement envie de mourir –du moins, pas avant les quarante prochaines années–, et encore moins d'être tué par un virus. C'était très peu glorieux comme mort, indigne de ma grandeur Starkienne. Être désintégré pendant une attaque extra-terrestre en sauvant le monde, mouais, à la limite –et encore, si je pouvais devenir immortel, c'était cool aussi–, crever au fond d'un lit à cause d'une maladie inconnue, certainement pas.
Et comme à chaque retour de mission depuis maintenant deux mois –en tous cas, celles qui pouvaient concerner les populations civiles– nous avions convoqué une conférence de presse pour un compte-rendu de mission, par pur souci de transparence, pour nous détacher du SHIELD qui œuvrait dans le secret le plus total et pour conserver la confiance des civils.
Une fois n'est pas coutume, la conférence ne se déroulait pas dans la salle prévue à cet effet dans la Tour Avengers, mais dans une pièce de l'immeuble du New York Times gracieusement mise à notre disposition. Je n'avais pas cherché à comprendre le pourquoi du comment, souhaitant simplement en finir avec ça pour rentrer à la maison et profiter de mon fiancé.
Bien entendu, nous avions révélé à la population qu'un bâtiment en apparence normal était un laboratoire bactériologique, et qu'une arme avait été mise au point sous forme d'un virus.
Et que ladite arme avait été dérobée sans plus de difficultés que ça par une organisation terroriste.
Je parlais, évidemment, puisque j'étais le plus à l'aise de l'équipe devant les journalistes, répondant aux questions, éclairant les points qui me –nous– semblaient importants, précisant certaines choses, rectifiant les affirmations qui me paraissaient inexactes –hors de question que ces reporters aillent raconter n'importe quoi sur les Avengers.
Nous avions rédigé un communiqué de presse en équipe, dans le Quinjet, mais je préférais le bon vieux jeu des questions-réponses à la lecture pure et simple d'un texte pré-écrit. Bien entendu, je me référais quand même au communiqué pour répondre aux questions.
Les autres étaient dans la petite pièce à côté de la salle de conférence, et lorsque je tournai légèrement la tête, je pouvais voir le visage fatigué de Steve qui me surveillait d'un regard tendre. De temps en temps, lorsqu'elle se penchait pour jeter un coup d'œil vers moi, je pouvais apercevoir les boucles rousses de Natasha. Clint devait être à côté d'elle, ou alors Bruce. Thor était reparti sur Asgard, ou bien voir Jane Foster, et il manquait donc à l'appel. Mais les autres étaient prêts à intervenir à tout instant.
En théorie.
Puisque lorsque je levai les yeux de mon communiqué de presse pour répondre à une nouvelle question, je remarquai la femme blonde debout, de l'autre côté de la pièce, un rictus désespéré sur le visage.
Un revolver à la main.
J'esquissai un mouvement mais elle fut plus rapide, et un coup de feu retentit, suivit d'un deuxième.
La douleur me transperça, et je tombai en arrière.
J'entendis vaguement les cris dans la salle, le hurlement de Steve m'appelant, d'autres coups de feu.
J'avais froid.
Le visage totalement paniqué de mon fiancé apparut dans mon champ de vision alors qu'il soulevait délicatement ma tête d'une main, et je tentai de reprendre ma respiration, mais ne pus que cracher du sang.
Très froid.
-Tony ! Tony, reste avec moi ! Tony, s'il te plaît…
La voix de mon amant était suppliante et affolée, et je voulus le rassurer, lui dire que ce n'était rien, faire le dur à cuire comme j'en avais l'habitude, mais la douleur était trop forte.
Trop froid…
Je fermai les yeux et laissai les ténèbres m'emporter.
Voilà voilà, c'est terminé, j'espère que vous aurez pardonné à Bruce, et de mon côté je vais aller me planquer dans mon bunker anti-nucléaire au fin fond de la Sibérie orientale pour que vous n'arriviez pas à me tuer tout de suite !
Une petite review pour me donner votre avis ? :D
