Les leçons se poursuivirent et bientôt tous surent faire apparaître la vapeur argentée. Malgré cela leurs performances étaient des plus aléatoires. Luna par exemple pouvait parvenir à un très bon résultat puis se désintéresser totalement de son enseignement. Emma et Zane étaient les plus doués. Emma parce qu'elle réussissait à faire tenir ses lambeaux aussi longtemps qu'elle, Zane parce que si l'endurance ne lui avait pas manqué il aurait pu réussir son patronus corporel dont on découvrait un détail de plus à chaque séance. De l'avis d'Etaine il ressemblait à un oiseau, mais on ne savait pas lequel. Mais il fallait à Zane plusieurs minutes pour se concentrer sur son souvenir. Des minutes qui pourraient bien lui coûter son âme en situation réelle. Anne et Scott progressaient lentement. Ils n'avaient de toute évidence aucun don particulier pour les patronus et leurs résultats étaient plutôt médiocres si on les comparait à ceux d'Etaine, Zane et Emma. Chaque séance voyait s'allonger le temps où la Fourchelang voyait se maintenir la brume argentée et elle atteignait maintenant les deux minutes. Même Swan réussissait. Inexplicablement il se figeait, se laissait investir de son souvenir et murmurant telle une chanson la formule. Son patronus apparaissait lentement et les volutes semblaient déjà s'enrouler les unes autour des autres, signe d'un patronus corporel. Une fois la manière qui lui convenait apprise il n'avait plus eut aucune difficulté, mais il était peu rodé à cet exercice et il fallait l'arrêter avant qu'il ne s'évanouisse tant il se perdait dans sa mémoire.
Dans l'ensemble les progrès avaient été spectaculaires mais Etaine ne pouvait se départir d'un sentiment qu'elle ne pouvait identifier. En discutant avec Saernel elle s'aperçut qu'elle les jalousait de parvenir à progresser là où elle restait bloquée. Elle rejetait ce sentiment mais il revenait aussitôt à la charge pour l'assaillir.
Elle faisait attention à taire cette querelle interne en présence des légilimens et il semblait que nul ne s'en douta pour l'instant. Flitwick avait parlé de leurs résultats dans la salle des professeurs ainsi qu'elle l'apprit de la fine remarque de Rogue sur un nouveau membre du corps enseignant.
-Un nouveau professeur ? Qui ? demanda-t-elle innocemment.
-Vous, à ce qu'on m'a dit.
-Le professeur Flitwick l'a dit à tout le monde ?
-Tous les professeurs, assura le Maître des potions qui semblait s'amuser. Passe-moi les chrysopes.
Etaine tendit les insectes et recommença à piler l'aconit.
-Il paraît que vous avez un réel talent d'enseignant.
-Je connais le sujet des détraqueurs et des patronus, à défaut de parvenir à les matérialiser.
-Vous n'y arrivez toujours pas ? s'étonna-t-il en tâtonnant la table à la recherche d'une fiole qu'Etaine lui mit dans la main.
-Pas de souvenir assez heureux.
Rogue délaissa la potion qui avait besoin d'un temps de pause pour se tourner vers elle.
-Vous avez essayé avec autre chose ?
-Quoi ?
-Autre chose qu'un souvenir.
-J'avais compris, mais aucun des livres que j'ai consulté ne parlait de cette possibilité.
-Généralement un souvenir suffit mais je ne crois pas que ce soit le souvenir en lui-même qui agisse mais plutôt les émotions qui y sont reliées. Il s'agit de projeter en avant une émotion dont les détraqueurs peuvent se nourrir, mais suffisamment forte pour qu'ils la perçoivent comme un coup.
-Des émotions positives ?
Rogue acquiesça d'un signe de tête.
-Cette potion a besoin d'une semaine pour mûrir, murmura-t-il.
Etaine comprit que par cette formulation il demandait à voir son sortilège. La jeune fille passa en revue ses sentiments et se décida pour la relation qu'elle entretenait avec Saernel.
« Spero Patronum » pensa-t-elle. Le halo se reforma autour de sa baguette, plus puissant encore que les fois précédentes. Mais elle ne tint pas aussi longtemps. Des dizaines de souvenirs ou d'émotions venaient la déconcentrer. De la haine car les premières années qu'ils avaient passées ensemble avaient été un combat permanant contre le monde entier. Des dizaines de petites disputes qui les avaient opposées. De la colère car ils s'étaient parfois contredit alors qu'elle jugeait avoir raison. Le halo s'éteignit au bout de sa baguette. Saernel n'était pas le souvenir qu'il lui fallait. Trop d'émotions négatives y étaient liées malgré leur amitié. Pourtant la vipère avait toujours été là pour elle depuis qu'elle l'avait sauvé des flammes quand elle avait neuf ans.
Mais Saernel, pourquoi était-il resté ? Il n'avait personne et elle non plus. Etaient-ils demeurés ensemble par peur d'être seul ? Mais ils avaient été seuls, elle en tout cas. Etaine comprit alors qu'ils n'étaient pas amis comme elle avait longtemps voulu le croire : ils avaient été rassemblés par la vie et étaient resté ensemble parce que ça les arrangeait.
-Excusez-moi, dit-elle au Maître des potions avant d'attraper son sac et de quitter précipitamment les cachots.
-Qu'est-ce qu'il y a ? questionna le serpent en sentant son malaise.
-Rien, ça va.
-Tu mens mal, siffla-t-il.
-Je ne devrais même pas avoir besoin de le faire ! explosa Etaine en entendant ce reproche. Excuse-moi, Saernel, se reprit-elle, j'ai besoin d'être un peu seule.
-Je comprends, finit par dire la vipère.
La jeune fille se sentit mal à l'aise devant son ton peiné mais dissimula son expression et le posa sur un muret de pierre, au bord du cloître. Elle avait besoin de réfléchir avant le cours de sortilège. Comme à l'habitude ses pas se perdirent dans le bâtiment sans qu'elle croise quelqu'un d'autre que le Baron Sanglant, les autres étant en cours. La sorcière continua son chemin devant la bibliothèque elle n'était pas d'humeur à lire. Elle retrouva finalement les pièces désaffectées et entra dans la dernière à avoir été clôturée.
Le bric-à-brac était impressionnant : une armoire à disparaître, une autre comprenant de vieilles robes de bal défraichies des années cinquante, une table à sept pieds, une malle de bois exotique à moitié rongée par le temps, de vieux chandeliers en forme de Gryffons qui avaient surement ornés la salle commune des Gryffondor, des piles entière de cahier encore vierges qui s'effritaient sous les doigts, un plein carton de bougies violettes, des bocaux remplis d'échantillons morts depuis longtemps, des jeux de bavboules auxquels manquaient la moitié des pièces, des échecs version sorcier si désagréables qu'on les y avait abandonnés, un miroir brisé en plusieurs parties qu'on avait pas pris la peine de réparer dans lequel Etaine pouvait se voir en entier, une collection de bustes, une grande cage, de vastes tentures dont on distinguait à peine les couleurs originelles et un grand drap blanc qui semblait couvrir quelque chose.
La Fourchelang s'approcha du miroir et observa son reflet. Elle était grande pour son âge, le visage pâle et sans la moindre imperfection. Ses traits étaient d'une beauté classique et commençaient à perdre les rondeurs de l'enfance. On aurait en effet pu dire qu'elle était belle si l'on ne voyait pas ses yeux en cet instant. Ils avaient la couleur des nuages d'orage, un gris sombre presque noir et insondable de cette profondeur qui était habituelle aux occulmens bien qu'elle n'ait pas ce talent. En cela ils étaient mystérieux et auraient pu lui valoir des attentions des garçons si on n'y avait pas vu une telle froideur. On avait l'impression qu'elle ne se réjouissait jamais de rien. Ses cheveux d'un brun sombre lui atteignaient désormais la taille et étaient lisses et propres, laissés libres parce que Saernel s'y cachait la plupart du temps. L'uniforme scolaire qu'elle portait, la robe boutonnée jusqu'au col à cause du froid des cachots et de l'hiver, Noël approchait, laissait deviner sa silhouette fine et musclée par des années d'entraînement pour se défendre à l'orphelinat. Des rondeurs féminines commençaient à apparaître. Ses mains ressemblaient toujours autant à celles des pianistes et certaines veines y apparaissait légèrement en transparence, lui donnant un air de fragilité qu'elle n'avait pas. Ses articulations étaient également fines mais là encore c'était une illusion que connaissaient ceux auxquels elle avait brisé des bras dans le passé.
La jeune fille se regardait comme on voyait une étrangère ou quelqu'un qui revenait après plusieurs années d'absences. Finalement Anne avait raison on pouvait dire qu'elle était belle. Belle et froide. Elle testa quelques expressions et parvint à faire disparaître cet air de froideur de ses yeux.
Elle se tourna ensuite vers le drap et tira dessus, curieuse de voir ce qu'il cachait. Un autre miroir. Un miroir gigantesque qui montait jusqu'au plafond de la salle. Et son reflet qui lui faisait face de nouveau. Elle sursauta. Elle n'était pas seule dans le cadre, son père se tenait à côté d'elle avec ses cheveux bruns dont elle avait hérité et ses yeux bleus, bien plus grand que la personne qui se tenait à côté de lui. La femme avait les cheveux roux sombres et de grands yeux bruns. Elle tenait fermement à sa main une baguette magique. Etaine reconnut Rose McKinnon dont elle avait déjà vu des photographies avant son entrée à l'orphelinat. Il y avait toute une foule autour d'eux et tous arboraient les yeux bruns sauf une vieille femme qui lui ressemblait trait pour trait. Surement sa grand-mère. Alfred Knightley avait toujours dit qu'elle était son portrait. Une larme coula silencieusement des yeux de la Fourchelang tandis que la foule lui adressait des sourires ou des signes de mains. La foule était placée sur le quai de la gare de King Cross où le train s'apprêtait à partir. Une enfant se détachait légèrement, au centre de la foule, se tenant exactement dans la même position qu'elle mais un sourire illuminait son visage et son teint était bronzé. Elle riait et respirait la joie de vivre. Mais à part cela elle lui ressemblait en tout point.
« C'est moi » comprit Etaine « Et autour ce sont les McKinnon et les Knightley, toute ma famille ». Mais ils étaient tous morts aujourd'hui. Cette information tempéra la joie que ressentait la jeune fille à se voir ainsi entourée. Elle détacha son regard de ce que lui montrait le miroir et observa l'inscription placée en haut « Risèd Elrue Ocnot Edsi Amega Siv Notsap Ert Nometen Ej ». Ça ne ressemblait pas à des runes mais ce n'était certainement pas de l'anglais. Son regard alla vers l'autre miroir placé presque en face. L'inscription avait changé, dans ce reflet on pouvait lire « Je ne te montre pas ton visage mais de ton cœur le désir ». Etait-ce cela qu'elle voulait vraiment ? Avoir une famille ? Oui, sans aucun doute mais elle n'avait pas vu Saernel dans la foule. Son désir n'était pas d'avoir une famille mais d'être normale et heureuse, finit-elle par comprendre.
A travers le miroir cassé elle regarda une fois de plus celui de Risèd. La famille était toujours là et souhaitait leurs meilleurs vœux de bonheur à sa copie qui s'apprêtait à monter dans le train. Etaine se retourna brusquement, cette fois-ci non plus emplie de joie mais de colère. Ce n'était pas elle que félicitait sa famille, c'était une étrangère qui avait pris sa place. Elle empoigna la vieille malle et la projeta contre le miroir. L'image se brisa et les morceaux de verre tombèrent en cascade autour d'elle.
-Peeves ! retentit la voix furieuse de Rusard.
La sorcière s'appliqua un sortilège de désillusion et fila quand le concierge ouvrit la porte. Il ne fallait pas qu'elle arrive en retard au cours de sortilège sinon Dumbledore serait bien capable de la soupçonner de la destruction de cet objet surement de grande valeur.
-Excellent, déclara Rogue. Tu es prête à passer aux patronus corporels.
Etaine se tourna vers lui. Elle était parvenue à persuader le professeur de potion de passer des potions aux patronus. Ce n'avait pas été facile mais elle y était finalement arrivée. Elle avait une réputation qui mêlait le mensonge par omission et le mensonge effronté à la franchise la plus absolue et la fierté. Pendant un instant elle avait cru qu'elle ne parviendrait pas à le rallier à son avis mais elle avait soigneusement avancé ses pions et sa stratégie avait payée.
De tous les membres du corps enseignant Rogue était celui avec lequel elle entretenait le plus de relations. De plus il postulait depuis plus d'une décennie à la Défense contre les forces du Mal et il était certain qu'il s'y connaissait en patronus. Deux raisons pour lesquels il était la personne idéale pour l'aider à maitriser ce sortilège.
-Tu as l'endurance nécessaire, il ne manque plus que la pensée positive. Tu l'as trouvée ?
-Oui, répondit Etaine. Je crois que j'ai quelque chose qui pourrait fonctionner.
En réalité elle l'avait depuis deux semaines, depuis qu'elle avait brisé le miroir de Risèd mais elle pensait qu'il était utile de lui faire croire qu'elle avait besoin de lui plutôt que de réussir de but en blanc. C'est pourquoi elle avait sciemment dissimulé ce souvenir au creux de sa conscience pour que le légilimens ne puisse pas le trouver. Et échoué la semaine précédente mais en faisant suffisamment de progrès pour qu'il puisse la juger capable de réussir avec son aide.
Je suis manipulatrice, ces temps-ci, constata la jeune fille. Elle avait commencé avec Flitwick, continué avec Saernel et fini avec Rogue. Le Maître des potions ne semblait pas se douter de son double jeu. Et elle s'était excusé et réconciliée avec la vipère, prétextant les séances passées à créer des patronus qui l'épuisaient et la mettait sur les nerfs. Ce n'était pas totalement faux et le serpent n'y avait vu que du feu, d'autant que ses sentiments étaient sincères.
Mais les cours et les recherches menées à la bibliothèque la distrayaient. Le cours de potion particulièrement les deuxièmes années de Serdaigle tenaient à réussir en cette matière car, même si Etaine avait été chargé du message et l'avait communiqué, ils pensaient que cela ne suffisait pas à montrer leur gratitude. Et voir Swan se tenir une heure sans faire de chahut n'arrivait pas tous les jours. Seule Etaine qui connaissait mieux la gestuelle de Rogue que les autres avait pu voir l'air de surprise sur ses traits quand l'hyperactif avait demandé une précision sur la façon de mélanger une potion. Il avait même donné un point à Emma la semaine précédente alors qu'il avait pris la classe à témoin sur les différences entre deux plantes presque semblables mais aux effets radicalement opposés. Le brillant exposé de la née-moldue ne pouvait qu'être récompensé mais les Serdaigle étaient restés muets de voir Rogue concéder ne serait-ce qu'un point à une personne autre qu'Etaine qui raflait toutes les faibles mises possible en potion.
Les cours qu'elle-même donnait aux deuxièmes années de Serdaigle se révélaient efficaces. Lorsque, la semaine précédant les vacances de Noël, le professeur Lupin avait voulu traiter les détraqueurs il avait à peine eut le temps de dire leur nom que six mains s'étaient levées pour réciter les hypothèses sur leur apparition, leurs caractéristiques et leur histoire. Etaine s'était abstenue et avait été heureuse de voir l'attention que lui avaient portée ses condisciples lors des pauses entre deux séances pratiques. Lupin avait été plus que surpris et une fois encore Swan puis Scott, quand l'hyperactif avait commencé à se perdre en digressions, avaient expliqués qu'elle était « un prof génial » et à qu'elle point elle était douée pour enseigner. Cette fois elle n'avait pas eu besoin de mimer, le rouge lui était naturellement monté aux joues mais le discours des deux garçons et les connaissances qu'elle leur avait transmises avaient permis de faire gagner trente-cinq points à Serdaigle.
Dans l'ensemble la récolte de points de leur classe avait brusquement augmentée et l'effet avait été visible sur les sabliers du hall qui faisaient le décompte. Si Serpentard mené toujours largement, les Gryffondor étaient désormais loin derrière et les Poufsouffle toujours en quatrième position.
Le Maître des potions s'éloigna et plutôt que de ressasser ses souvenirs la jeune fille se concentra sur l'image qu'elle avait vue dans le miroir de Risèd avant que la colère ne l'envahisse. Revoyant la foule qui lui souriait et lui adressait des signes de main, elle dit la formule :
-Spero Patronum, d'une voix calme.
La lueur argentée s'alluma au bout de sa baguette et le halo se forma. Mais cette fois le souvenir était assez fort et la forme argenté se détacha de l'instrument pour aller rebondir sur tous les murs de la pièce. Les volutes se solidifiaient petit à petit mais Etaine choisit de mettre fin au sortilège pour ne pas s'épuiser avant que le patronus ne prenne sa forme corporelle. Mais la raison était aussi qu'elle préférait voir elle-même à quoi il ressemblait avant qu'un autre le voit.
-Bien, ce que vous avez choisi semble excellent, déclara Rogue avec un léger sourire aux lèvres. Refaites, que nous voyons à quoi ressemble votre patronus.
Plutôt que de prétendre qu'elle était fatiguée la Fourchelang choisit d'obéir.
« Spero Patronum » pensa-t-elle et le patronus jaillit aussitôt.
Cette fois elle devait tenir et regardait les volutes s'assembler en une forme pour l'instant indiscernable.
-Dis-lui de ralentir, conseilla Rogue.
Etaine le fit mentalement et le patronus s'immobilisa avec un cri qui semblait tenir dans un premier lieu à l'aigle puis au sifflement d'un serpent. Et le patronus tenait un peu des deux. Il avait la tête et les ailes d'un oiseau, la queue d'un serpent et aucune patte. La jeune fille resta figée, ne savant pas si elle devait se réjouir ou pas. Les serpents avaient sa faveur mais la compromettait auprès de Dumbledore et si elle n'avait rien contre les volatiles elle ne pensait pas que cela symbolisa son caractère.
-Une belle hybridation, observa Rogue. Un serpent et un phénix, deux ennemis traditionnels.
-Un phénix ?
-Oui, le phénix symbole du courage, de la renaissance et accessoirement de Gryffondor à travers Dumbledore.
Etaine loucha sur sa baguette, sachant pertinemment qu'un animal de ce genre n'existait pas, et soupçonnant que cela eut un rapport avec sa baguette au cœur double et la raison pour laquelle Ollivander la lui avait vendue.
-Et le serpent symbole de Serpentard, des Fourchelang et de Voldemort, dit-elle.
-En effet, et cessez de prononcer ce nom.
-Je suppose que ça a un rapport avec ça, monsieur le mangemort ? demanda-t-elle en montrant sa baguette.
Rogue soupira.
-Vous êtes parfois plus agaçante encore que miss Stevens.
-Je me demandais si vous étiez au courant, quand en avez-vous entendu parler ?
-Après le match de quidditch, je dois admettre que c'est la première fois qu'on juge un élève capable de me supporter, déclara-t-il avec humour.
-Je suis sûre qu'on peut faire pire que vous, sourit Etaine.
-Ramenez vos ingrédients la prochaine fois, nous continuerons la tue-loup.
La sorcière acquiesça puis quitta la salle en pensant que le Maître des potions avait évité et sa remarque et sa question.
