Salut à tous, merci pour vos dernières reviews, je suis de retour après un petit interlude pour aider à écrire la suite de la fiction When the Past Goes Back, la partie que j'ai écrite n'est pas encore publiée mais je vous invite à la lire car elle est super. Dans ce chapitre, vous ferrez la connaissance de deux nouveaux personnages qui auront de l'importance pour la suite de l'histoire, je ne vous en dis pas plus.

Bonne lecture!

« ...Prenons la foi et l'amour comme cuirasse, et l'espérance du salut comme casque » 1 Thess 5.8

Quand je me réveille, une infirmière est en train de remplacer ma perfusion. Elle me sourit et je le lui rends. Encore une fois, c'est Hoyt qui m'a réveillée mais cette fois-ci, c'était le jeune. Des bribes de son discours me sont parvenues, alors que tout mes rêves restaient muets. « Tu ne te remettras jamais de ton acte, tu ne pourras plus jamais voir un psychologue sans voir mon visage. Tu vas plonger dans une tourmente sans fin. » Ce sont les seules paroles que j'ai entendues mais elle me font froid dans le dos. L'infirmière est en train de changer mes draps-il faut que je lui demande comment elle fait pour changer des draps dans un lit occupé-quand ma mère arrive .

-Jane!

-Bonjour maman.

-Bonjour Angela, s'il vous plaît, baissez le ton.

-Oh oui, excusez moi Kate.

-Il n'y a pas de quoi. Je vais vous laisser entre mère et fille. Je reviendrai plus tard, d'accord Jane?

-Oui, merci.

Une fois la dénommée Kate sortie, j'interroge ma mère surprise qu'une infirmière connaisse ma mère et mon nom.

-Tu la connais?

-Bien sûr, elle s'est occupée de toi depuis le début. Et surtout c'est la nouvelle amie de Frankie.

-Quoi!?

-Suis-je bête, on ne t'a pas raconté ce qu'il s'est passé pendant ces deux mois. Alors, laisse moi le faire...

Je subis donc ma mère et toutes ses histoires pendant deux bonnes heures. J'apprends que Hoyt Jr a été abattu par Frankie que Maura avait appelé pendant que Hoyt était occupé à sa tâche. Je sens la fierté me remplir quand Ma' me raconte que Maura expliquait que je lui avais appris ça un jour où on s'ennuyait. J'ai vraiment de la chance de la connaître. Enfin, Kate revient, expliquant à maman que j'ai besoin de sommeil. Ma' est dure à sortir de la chambre mais à deux nous y arrivons. Une fois le calme revenu, je décide de tester la nouvelle petite amie de mon petit frère, j'ai promis de toujours les protéger.

-Alors, comme ça, vous sortez avec Franscesco?

-Oui, mais tutoyez moi Jane.

-A condition que vous fassiez de même Kate.

-Accordé.

-Comment ça c'est passé avec mon frère?

-Le soir où il vous amenait aux urgences, j'étais de garde. J'ai été la première personne que les pompiers ont croisé, votre amie le Docteur Isles était debout sur le chariot en train de faire pression sur votre blessure pour empêcher l'hémorragie. Tout en avançant, elle expliquait au médecin tout vos antécédents médicaux, je n'ai jamais vu quelqu'un qui enregistre tant d'informations et qui reste professionnel dans les pires moments comme celui-ci. Elle n'a pas été acceptér au bloc même si je pense qu'elle avait plus le droit que n'importe qui d'y être. Mais bon, je ne suis pas responsable. J'allais rentrer à la suite du chariot quand j'ai senti une main se refermer sur mon bras. Une main grande et forte mais qui semblait ne pas vouloir faire plus de mal que ce qu'elle avait fait.

-Je reconnais bien Frankie dans cette définition. Il est policier car il pense que c'est le seul moyen de faire le bien et protéger ceux qu'on aime mais il déteste dégainer son arme, même quand c'est la seule solution.

-Oui, c'était bien Frankie, il voulait vous protéger plus que tout mais il voulait aussi être tenu au courant alors j'ai décidé de bafouer toutes les règles pour l'informer de l'avancée de votre opération. Il faut dire que son regard empli de peur était un argument de choc. Après l'opération, il m'a invitée à boire un vrai café, quinze heures au bloc a quelque chose d'épuisant même quand ça se finit bien. Il m'a aidé à me rassurer que j'avais fait le plus que je pouvais et que désormais il te restait à te battre contre l'inconscience.

-Un simple café t'a suffi pour aimer mon frère?

-Oh, non, son histoire et la façon dont il veut faire ses preuves tout en gardant un œil protecteur sur toi...

-Un peu trop.

-J'ai compris qu'il n'était pas un de ces mecs qui sortent avec vous pour votre plastique ou le sexe.

-Oh non, jamais Frankie n'a fait ça.

-Je n'en doute pas. Mais le plus drôle c'est qu'il avait les mêmes goûts que moi, le base-ball et le football. A la fin de notre rendez-vous, il m'a offert ta place de match des Red-Sox contre les Giants.

-Ah oui, je lui dirai deux mots.

-Il a longtemps hésité mais il savait que tu ne serais jamais en état d'y aller et surtout il disait que tu n'accepterais jamais que le monde s'arrête pour toi.

-Il a raison.

-Le match fut magnifique, on a gagné. Et il s'était débrouillé pour avoir accès au terrain après le match. On a fait quelques échanges et Quitin Berry a même frappé quelques unes de nos balles.

-Comment il a fait pour avoir la présence de Berry?

-Je ne sais pas, il faut lui demander.

-Il était en train de me donner des conseils pour battre un home run et quand j'ai réussi, je me suis retournée et naturellement on s'est embrassé.

-C'est mignon...

-Je sais que c'est banal mais tu m'as demandé l'histoire, je te dis la vérité.

-Et j'apprécie, en tout cas je suis heureuse que Frankie est trouvé une si belle fille.

-Merci. Excuse moi mais il faut que j'y aille.

-Je t'en prie. Dis moi y a-t-il un numéro pour joindre l'aumônier?

-Oui. Attends je te le note.

-Merci. A bientôt.

-A plus.

Je ne sais pas pourquoi j'ai demandé ce numéro peut-être que le fait d'entendre toujours la voix de Hoyt au fond de moi répéter « Tu ne te remettras jamais de ton acte, tu ne pourras plus jamais voir un psychologue sans voir mon visage. Tu vas plonger dans une tourmente sans fin. » m'a poussé à demander de l'aide. Je tourne entre mes mains le bout de carton avec le numéro et le pose à côté du téléphone. Ma matinée a été chargée et maman m'a fatiguée, je vais dormir un peu.

Quand je me réveille, ma décision est prise, je vais appeler ce prêtre. Il est clair que je veux protéger Maura, Frankie, TJ Jr, Tommy, Ma' et même Kate mais je m'en sens tout à fait incapable. J'ai besoin d'être aidée et un psychologue ne m'aidera pas. Dieu seul comprendra ma solitude. Alors j'attrape le combiné mes doigts tremblent légèrement quand je compose le numéro. Je n'ai pas l'habitude de demander de l'aide mais j'ai besoin de me sortir de là. Le kinésithérapeute m'a dit que je pouvais rapidement sortir si je soignais mon SSPT, mais je ne verrais plus jamais un psychologue comme un ami.

Quelques minutes plus tard, de légers coups sont frappés sur le bois de ma porte. Après avoir reçu ma réponse, le battant est ouvert et je vois entrer un jeune homme avec un crâne qui se dégarnit, il a le sourire aux lèvres et je ne reconnais sa vocation qu'à la simple croix en or qu'il porte en pins sur le pull. Il me serre la main et il s'assoit quand je lui fais signe, il me donne l'impression d'être avec un ami d'enfance et je sens qu'il va m'être d'une grande aide.

-Salut, moi c'est Père Philip mais tutoie moi et appelle moi simplement Philip.

-D'accord, moi c'est Jane Rizzoli mais pour toi ça sera Jane.

-Très bien , tu voulais me parler de quelque choses

-Oui, mais il faut que tu saches que ça fait une éternité que je ne suis pas aller à la messe et une double éternité que je ne me suis pas confessée. Autant dire que je suis une mauvaise catholique.

-D'accord alors pourquoi m'avoir appelé?

Je lui raconte mon histoire et surtout la phrase de Hoyt Jr qui tourne en boucle comme un mauvais disque dans ma tête. Au fur et à mesure de l'histoire, il laisse apparaître un discret sourire sur son visage.

-Qu'est-ce qui te plait comme ça?

-Je suis heureux que tu fasses appel au Seigneur après tant de temps, c'est rare, généralement, les croyants perdent la foi dans de tels cas mais toi tu t'en approches.

-Je vois, mais ce n'est pas un acte de foi que je veux accomplir, j'ai besoin de quelqu'un qui m'aide à tenir la promesse que j'ai faite de toujours protéger Maura et ma famille.

-Je suis la bonne personne, ne t'inquiète pas pour ça. Mais parle moi de cette Maura, elle te semble chère.

-Et elle l'est. Mais je ne suis pas sûre que le Seigneur apprécie que je l'aime.

-Je crois que le Seigneur aime les gens qui s'aiment d'un amour véritable, même si je risque de me faire taper sur les doigts si on m'entend, je le dis. Le Seigneur Dieu est Amour, il ne juge pas les hommes qui s'aiment parce qu'ils aiment quelqu'un du même sexe.

-Alors, ça ne te gêne pas que je sois homosexuelle?

-Non, car quand je te vois parler de Maura, tes yeux pétilles d'un espoir nouveau et d'une envie de te battre comme lorsque tu parles de ton enfant encore au chaud. Mais décris la moi s'il te plaît.

-C'est la femme la plus belle que je connaisse, la plus intelligente aussi, elle lit une chose et hop, c'est enregistré dans sa mémoire. Elle a souvent besoin de se sentir protéger mais elle est forte et courageuse sans elle je ne serais pas là et lui non plus. Elle a toujours été à mes côtés même quand j'ai tiré sur son père. J'ai horreur qu'on se fasse la gueule et je voudrais toujours la protéger. J'ai un souvenir ou un rêve qui m'est revenu durant mon coma où l'on s'embrasse et c'est ce qui m'a permis de tenir. J'ai peur de la voir partir.

-Tu lui as dit tout ça?

-Non.

-Pourquoi?

-Je n'ose pas, j'ai le souvenir d'une lettre qui expliquait mon incompréhension face à mes propres sentiments mais je sais désormais que je l'aime et plus que ma propre vie.

-Alors, dis-lui.

-Tu es sûr?

-Oui, tu ne la protégeras pas en lui cachant ce que tu ressens et si il y a bien une personne qui peut te dire si tu as rêvé d'un baiser ou pas, c'est elle.

-Merci du conseil.

-De rien, je dois y aller. Appelle moi si tu veux poursuivre cette conversation.

-C'est avec plaisir, tu n'as qu'à passer demain quand tu as le temps.

-Compris.

Il se lève et me serre la main, j'ai le cœur un peu plus léger, je me sens reprendre le chemin de la vie. Quand il passe la porte, je l'entends dire.

-Désolé de l'avoir monopolisé, je vous la rends.

Je regarde Maura passer la porte et je décide qu'il est temps de lui dire à quel point je l'aime.