Avant-propos :
Il n'est pas simple de faire cette Note du Traducteur. Pas parce que je ne sais pas quoi mettre dedans. Bien au contraire ! La question était plutôt de savoir si un avant-propos n'était pas plus judicieux, pour que vous, lecteur, puissiez apprécier cette histoire en toute connaissance de cause.
Mais pas qu'un peu, une vraie conscience de la nature des écrits qui suivent.
Mon état d'esprit est le suivant …
Je suis un peu saoulé en fait. Un peu marre de répéter certaines choses et de voir certains comportements perdurer. Pas que les miens soient exemplaires loin de là et mon ego n'est pas encore trop démesurer pour que je puisse me croire bien bien supérieur aux autres.
Mais bon, lorsqu'un auteur prend le temps de préciser que son rating est M voir M+ à tendance relations homosexuelles (quelque soit le sexe décrit), pourquoi continuer à lire si vous savez que vous n'aimerez pas ?
Et d'abord, pourquoi avoir cherché des couples et/ou histoires qui vous dégoutent ? Un petit côté masochiste en vous ? Attention parce que ça aussi c'est du M ou M+ …
Et pour couronner le tout, vous allez pleurer auprès des grandes instances dudit site parce que votre esprit est tout tournebouler … Ben fallait pas aller lire un truc qui vous répugne autant sinon faut assumer ! Ses choix, ses actions, ses sombres pensées, ses désirs … inconscient, refouler ?
Trop facile après de dire que ce n'est pas de votre faute ! Les auteurs qui écrivent des fics à ne pas faire lire par tout le monde le précisent, TOUS !
Si ça, ce n'est pas de l'hypocrisie …
Donc l'histoire que j'ai traduis parlent de gens qui se détestent, puis qui s'aiment après avoir découvert qu'elles avaient beaucoup plus en commun qu'elles ne le pensaient et comme tout un chacun tente l'expérience de la vie à deux …
Vous voyez rien de bien compliqué à cela. Oh excusez moi j'ai oublié de préciser une petite chose … LORSQUE CE COUPLE VA AU RESTAURANT OU AUTRE LIEU PUBLIC SI LE BESOIN S'EN FAIT SENTIR, ILS UTILISERONT TOUS LES DEUX LES TOILETTES POUR HOMMES !
Parce que oui cette traduction parlent d'un couple du même sexe qui s'aiment … Donc également de leurs relations sexuelles … Et, pour le coup, l'un des protagonistes aiment vraiment ça et l'autre est plus que bien pourvu. Oui, la nature a été extrêmement généreuse avec lui. Donc c'est … EXPLOSIF, EXPLICITE, DECRIT, PRECIS … pour que nous n'en perdions pas une miette et, ce qui ne gâche rien, c'est très bien écrit (là je ne parle pas de moi mais de Calanthe, vous l'aurez compris ^^).
J'arrive à la fin de ce que je voulais vous dire.
A encore une chose … Agatha a foi en l'espèce humaine et pense que vous serez suffisamment intelligents pour rebrousser chemin après avoir lu cette mise en garde si vous savez que cela ne vous plaira pas … moi pas … et je le prendrais très très mal si quelqu'un venait à dénoncer ces écrits parce qu'ils trouvent ça sales, dégoûtants, dégradants et que sais-je encore. Si nous prenons le temps de vous prévenir, la moindre des corrections est de prendre le temps de nous lire.
Alors, à tous ceux qui partent, bonne continuation et à tous ceux qui restent, merci et bonne lecture !
Auteur : Calanthe
Traducteur : Severus Snape
Correctrice : Agatha Brume
Warning : Lire l'avant-propos !
Pairing : Mon pairing est un HP/DM totalement … OOC. ^^ HARRY POTTER et DRACO MALFOY. Le premier est un garçon et le second est aussi un garçon. Vous pouvez donc en conclure très facilement que leur relation dépassera le stade de la simple camaraderie. ^^
Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à nous.
Information informative : C'est la traduction que nous faisons pour le TO, le Troisième Oeil. Ceci en est la première partie. Elle comprend 9 chapitres, mais compte tenu de la longueur de certains, nous avons décidé d'un commun accord avec nous-mêmes de les couper en deux. A voir dans un temps certains mais surtout dans un certain temps les 11 autres … sinon l'update sera hebdomadaire … normalement, llooll
NdT: (Et oui comme certains auront pu le constaté mon avant-propos est aussi sur ce chapitre. Il le sera également sur les suivants; Pour ces mêmes raisons qui lui ont donné naissance…)
Bonjour à tous,
Non, vous n'aurez pas une NdT très longue ni explicite sur le pourquoi de mon Auguste retard. Sachez juste que je n'abandonne pas, ni celle-ci ni les autres. J'ai bien trop peur d'Agatha …
En revanche, je suis très fatigué au sens propre comme au figuré et n'ai aucune info à vous donner quand au postage d'un prochain chapitre, quelque soit l'histoire.
Ne prenez pas cela comme une marque de snobisme ou autre de ma part ... loin sans faut … je suis juste vraiment très très fatigué.
Profitez à fond … comme nos deux protagonistes … de ces quelques lignes …
Chapitre 14
Ayant mangé tranquillement son petit-déjeuner, Harry aida Draco à préparer un sac avec quelques affaires. Ils le déposèrent à l'appartement de Harry avant de se diriger vers le Londres Moldu pour faire du shopping. Harry était inflexible sur le fait de trouver à Draco des vêtements plus décontractés. En plus d'une visite sur Savile Row pour voir les couturiers, il insista pour qu'ils aillent voir les boutiques de Bond Street. Draco feignit l'irritation devant le grand enthousiasme de Harry mais secrètement il adorait ça quand le brun se baladait entre les rayons et les étagères, ramassant des brassées d'achats potentiels et le poussait dans une cabine, lui demandant un mini-défilé une fois changé pour pouvoir choisir les vêtements qui lui allaient le mieux.
En fin d'après-midi, ils avaient dépensé une petite fortune et Draco avait cédé devant tous les choix de Harry. Le blond avait plus de crampes et était plus fatigué que s'il avait passé ces cinq dernières heures à la gym mais il se sentait bien dans sa nouvelle relation avec Harry, flottant tranquillement sur un nuage de pure félicité.
Ils terminèrent la journée chez le Traiteur du Chemin de Traverse où ils remplirent deux paniers de nourriture et de boisson pour le thé que Harry avait prévu de faire à leur retour à l'appartement. Tandis qu'ils emballaient leurs derniers achats, Draco prit conscience du plaisir qu'il retirait à faire les petites choses quotidiennes et anodines de la vie à deux. Il avait un partenaire ! Un petit ami ! Quelqu'un avec qui il avait envie de faire tout et n'importe quoi, du ménage, du bricolage en passant par la préparation du repas, du moment qu'il était avec l'être aimé, et si là, tout de suite, il avait eu un bras libéré de tous sacs de courses, il aurait tendu la main pour saisir celle de Harry. Et ça, ce n'était définitivement pas l'ancien Draco qui parlait.
Marchant dans le Chemin de Traverse vers leur point de Transplanage, ils rencontrèrent Molly Weasley qui, de façon plutôt surprenante, fit un énorme sourire à Draco et lui tapota le bras avec affection. Elle leur fit un résumé à la vitesse de l'éclair sur l'excellent rétablissement d'Hermione et son assurance que Ron pourrait la ramener à la maison incessamment sous peu bien que les bébés allaient devoir rester encore un peu à Ste Mangouste. Draco vit le soulagement se peindre sur le visage de Harry et se demanda si Mr et Mme Weasnul savaient à quel point leur ami les aimait.
Lorsqu'elle dit au revoir, Molly caressa le bras de Draco et l'invita pour un déjeuner en famille quand il voudrait venir. Avec un air de total perplexité sur le visage, Harry rit et dit, "Je crois que tu es officiellement accepté par ma famille d'adoption."
Draco lui jeta un regard en coin en répondant, "Hmm. Je ne suis pas sûre de ce que je dois en penser. J'ai trop faim pour y réfléchir sérieusement."
"Alors arrête de trainer les pieds et je te préparerais un encas pour te réconforter," lui dit Harry en scrutant le visage de Draco à la recherche de quelque chose de plus que de la lassitude. Le blond prit conscience de ce que ça faisait d'avoir quelqu'un qui s'occupait de vous. Non que sa mère ne le fasse pas mais ce n'était pas pareil. Heureusement. "Viens ma princesse," rigola Harry. "Il est temps d'y aller."
Ils repartirent à pas lents. Au point de Transplanage, Draco se tourna vers Harry et dit, "Je ne suis pas ta princesse, Potter. J'ai une bite, tu sais."
Le brun fit un pas en avant, ce qui amena leurs fronts à pratiquement se toucher. Il enroula un bras autour du dos de son amant en le regardant avec un regard de connaisseur. "Hmm, je sais," soupira-t-il. "J'espérais te séduire avec mes qualités de cuisinier pour pouvoir la regarder encore une fois."
Draco se pencha et embrassa Harry. "J'ai goûté ta cuisine," dit-il. "Elle vaut plus qu'un coup d'œil."
Le Gryffondor lui rendit son baiser, glissant sa langue entre ses lèvres jusque dans sa bouche et ils Transplanèrent.
Une fois le repas terminé, Ils s'assirent autour du reste de la bouteille de vin, ressassant les vieilles blessures et partageant quelques secrets de leur passé.
"Comment savais-tu que celui sur qui tu avais jeté ton dévolu était bien gay ?" demanda Harry mine de rien.
Draco le regarda avec un sourire effronté avant de se pencher vers lui pour répondre. "Chez Serpentard, il y a deux Répartitions pour les premières années." Harry avait l'air interrogateur et très intéressé. Draco le fit attendre un petit peu, en sirotant son vin avant de poursuivre. "Il est de coutume que toute la Maison se regroupe dans la Salle Commune après le banquet de début d'année. Directeur inclus." Draco haussa les épaules devant l'air inquiet qui grandissait sur le visage de Harry. "Les premières années sont séparées des autres. Ils doivent essayer de grimper dans le dortoir du sexe opposé tandis que tout le monde les regarde faire." Son visage était sans expression et il se rassit, attendant que Harry remplisse les blancs.
"Oh, Merlin, non," murmura ce dernier en secouant la tête d'un air choqué. "Les escaliers…"
"… se transforment en toboggan," termina Draco en acquiesçant de la tête. "Mais pas si tu es gay," ajouta-t-il en reprenant son verre.
Harry fit la moue. "Donc tu me dis que si le château sait qu'il n'y a aucune chance pour que tu emballes une fille un jour, tu peux utiliser les escaliers pour monter dans leurs chambres sans risquer de te blesser ?" Il semblait incrédule et Draco était plutôt surpris de constater que Harry n'avait pas découvert ça tout seul pendant ses sept années à Gryffondor. Cela confirma cependant son opinion sur les Serpentards. Ils étaient vraiment les étudiants les plus futés de Poudlard.
"C'est à peu près ça," dit-il avec un petit sourire.
Harry s'adossa à sa chaise. Ou plutôt il y tomba. "Mais c'est terrible !" s'exclama-t-il. "Exposer ainsi de jeunes enfants dès leur premier jour d'école ! Et Snape était de mèche ?"
Draco rit doucement. "Ne sois pas si mélodramatique, Harry. Cela peut te sembler dur mais c'est la coutume de la Maison. Un rite de passage pour tous les Serpentards, d'aussi loin qu'on s'en souvienne. Snape y est passé, mes parents, Jedusor," dit-il en fronçant le nez de dégoût à imaginer Voldemort comme un être sexué. "De plus, que tout le monde sache tout de suite qui est quoi évite de tourner autour de la mauvaise personne." Il leva les yeux vers Harry qui le regardait presque d'un air compatissant. Draco ne comprit pas pourquoi. Il avait été plutôt soulagé que sa sexualité soit ainsi connue et reconnue. Les Serpentards semblaient avoir une attitude beaucoup plus détendue vis-à-vis du sexe que les autres Maisons. Et une fois les tendances de chacun identifiées, le Directeur de la Maison et les préfets s'assuraient d'apporter toute l'aide nécessaire pour surmonter d'éventuelles difficultés.
"Evidemment," ajouta-t-il en reprenant le ton suffisant et l'air supérieur qu'il arborait pendant leurs années poudlardienne, "J'ai été le seul uraniste (1) cette année là. Quel dommage, vraiment," rigola-t-il en abandonnant son ancien lui. "Je me serais occupé de Blaise si l'opportunité c'était présentée. Ce qui, malheureusement, ne se produisit jamais compte tenu de son repoussant penchant pour les conquêtes hétérosexuelles." Cette déclaration fit sourire Harry. Draco se pencha un peu plus par-dessus la table et agita ses sourcils de façon suggestive. "Mais certains des élèves plus âgés eurent un enseignement très pédagogique," sourit-il, tirant un rire de connivence de Harry.
"Je parie qu'ils n'ont pas pu attendre pour mettre la main sur un garçon aussi mignon que toi, non ?" répondit Harry d'une voix basse et suggestive avant de se détourner et de fixer le vide. "Hmm. J'imagine bien la scène," ajouta-t-il. "Des duels à l'aube ou au coucher du soleil pour avoir l'opportunité de te déflorer, n'est-ce pas ?"
Draco rit de bon cœur. "Tu n'es pas loin de la vérité," dit-il à Harry. Ce dernier voulait en savoir plus. Cela se lisait sur son visage. Le Serpentard se renfonça dans son siège, s'étirant le haut du corps. Il entremêla ses doigts au niveau de sa poitrine et les fit descendre, paumes vers l'intérieur en se caressant, observant le regard affamé de son amant. Il appuya à dessein ses index sur ses tétons. Il prit plaisir à voir les yeux du brun s'assombrir en les voyant se durcir et pointer de façon séduisante à travers son fin pull-over.
Ils se sourirent, de petits sourires, bordés de défis non prononcés. Draco se lécha les lèvres avant de poursuivre. "J'étais en troisième année lorsque j'ai réalisé que les douches restaient bizarrement pleines après le Quidditch. Le temps que je mettais à me déshabiller semblait n'avoir aucune importance. Je n'étais jamais seul sous la douche. Evidemment," rigola-t-il, "je pensais au début que c'était parce que j'étais Moi, Draco Malfoy, Seul et unique héritier de Lucius Malfoy, grand partisan devant lui-même du Seigneur des Ténèbres, et qu'ils me protégeaient, tu vois ?" Harry acquiesça pour qu'il continue, apparemment fasciné par son histoire. "Mais vers la fin de la troisième année, je suis tombé sur une dispute à voix basse entre Cochrane et Warner." Il remarqua la perplexité de Harry et précisa, "Cinquième et sixième année, tous deux Batteurs." Harry marqua son assentiment d'un mouvement du menton et lui enjoignit de poursuivre d'un petit geste de la main. "Ces bâtards étaient en train de parier pour savoir lequel des deux découvriraient le premier si mon collier et mes menottes allaient bien ensemble !"
Ils éclatèrent de rire avec un parfait synchronisme, Harry mettant sa main devant sa bouche sous le choc, son visage virant au rose puis au rouge.
"Et qui des deux a gagné le pari ?" rigola Harry.
Draco pencha coquettement la tête sur le côté avant de répondre. "Oh, allez, Harry. Avec un nom comme Cochrane, avais-je vraiment le choix ? De plus, il décrocha un spectaculaire crochet du gauche à Warner avant que je laisse tomber ma serviette et les sorte tous deux de leur misère."
Harry eut l'air horrifié. "Alors tu as perdu ta virginité en troisième année ?"
Draco secouait déjà la tête alors que le brun n'avait pas encore fini sa phrase "Ne sois pas un stupide Gryffondor, Potter," le sermonna-t-il. "Ce ne fut pas avant la fin de ma quatrième année que Warner eu droit à ma mansuétude–"
"Mais tu viens de dire Cochrane !" l'interrompit Harry. Draco se contenta de le regarder d'un air de dire, Par le diable, arrêtes d'être aussi prude. "Oh," ajouta-t-il piteusement.
"As-tu fini de m'interrompre ?" demanda-t-il sarcastiquement. Harry acquiesça "Bien. Masturbation et fellation avec Cochrane," dit-il en comptant sur ses doigts. "La première fois au-dessus avec Warner, la première fois en dessous quand j'avais dix-neuf ans. Je ne connaissais pas son nom," termina-t-il en haussant les épaules comme pour dire, Vas-y, dis-moi que je suis une pute.
Harry n'en fit rien. Il se contenta de dire, "Alors ça t'a pris cinq ans pour la prendre dans le cul ?" Draco acquiesça, satisfait d'avoir surpris Harry. "Mais tout ton être crie que tu aimes être dessous, Draco," continua-t-il avec un manque de tact évident. La mâchoire de Draco se décrocha. Il était sans voix. Etait-ce si évident ? Il ne l'aurait jamais cru. Draco avait toujours été le dominant dans ses relations précédentes.
Harry tendit la main par-dessus la table, soudain conscient de son faux-pas. "Merde, Draco, je suis désolé. Je ne voulais pas le dire comme ça," marmonna-t-il.
Draco ronchonna. Il exhala ses illusions brisées et cela fit à peine mal. "Ne t'inquiète pas," répondit-il calmement. "J'aime être dessous, peu importe que j'ai essayé de me convaincre du contraire toutes ses années. J'ai toujours dit à Blaise qu'être dessous avait quelque chose de pervers, comme une faiblesse." Sa poitrine se serra lorsqu'il dit cela, se sentant mal à l'aise devant cette révélation. Son pincement s'intensifia lorsqu'il vit l'expression de Harry montrant qu'il aurait aimé pouvoir retirer ce qu'il avait dit. Draco saisit la main tendue de son amant et sourit, essayant d'alléger l'atmosphère. "Ce n'est rien, Harry," dit-il honnêtement. "En fait, maintenant que j'y pense, il se trouve que j'aime l'idée d'être ta chienne…" C'était maintenant au tour de Harry d'être sans voix. Draco savait, au seul éclat de son œil, que son sexe venait de commencer à durcir et Draco trouva que c'était une pensée très excitante. Sexe et Pouvoir, symbiose parfaite, se dit-il, autorisant le Serpentard qui était en lui à sourire aussi largement que le Chat de Chester (2).
"Passons. Que s'est-il passé entre Ginny et toi ?" demanda Draco pour ramener la conversation vers un sujet plus marginale. Il se souvenait de la fougue de sa romance scolaire et le regain soudain de rumeurs à propos des deux Gryffondor. Mais maintenant, cela faisait naître en lui un curieux sentiment de jalousie.
Harry renifla de résignation. "Plus ou moins ce à quoi on pouvait s'attendre en fait," commença-t-il en fixant le contenu de son verre. "Tu vois, un garçon rencontre une fille complètement obsédée. La fille dit exactement ce qu'il faut pour démarrer une relation et le garçon pense qu'il peut enterrer tous les étranges sentiments qu'il a chaque matin sous la douche."
"Ah," répondit Draco, ayant deviné que ça s'était passé à peu près comme ça. "Et quand est-ce parti en eau de boudin ?"
Harry se gratta la tête en réfléchissant à la question. Il leva les yeux vers Draco et répondit, "Et bien, la fin de tout fut le mariage de Bill et Fleur mais ça faisait un moment que ça battait de l'aile." Il y eut un moment de silence mais le Serpentard savait que son amant allait poursuivre. "Nous nous sommes tripoter un peu, tu vois, comme on fait à cet âge là. Elle pensait que ma bite était la plus incroyable pièce du karma universel…"
Draco observa le visage de Harry et la façon qu'il avait de passer de vaguement amusé à celui de plein de regrets en quelques secondes.
"Il ne lui a pas fallut très longtemps pour dire à la plupart de ses copines quelles proportions elle avait et je peux te dire que cela n'a pas été une expérience agréable que de me retrouver assis dans la tour de Gryffondor à faire mes devoirs alors qu'une bande d'écolières essayait à tout instant d'en avoir un aperçu."
Quelle salope ingrate, pensa Draco avec colère.
Harry poursuivit, "Nous avons essayé de coucher ensemble et tout le toutim' mais elle se plaignait tout le temps. Elle disait que je lui faisais mal, que je n'étais pas assez doux. Ca m'a poursuivit pendant des années." Il regarda Draco un moment et ce dernier pouvait lire toute son histoire dans ses yeux. Toute la souffrance, le dégoût de soi, les ratés. "Peut importait ce que nous essayions, elle disait simplement que je ne serais jamais capable d'y arriver. Je suis passé du sentiment d'être béni à celui d'être maudit, et tout cela en à peine cinq petits mois," rigola-t-il amèrement.
Draco voulait tendre la main pour toucher Harry, pour lui offrir l'assurance qu'il n'y avait absolument rien de mal chez lui. Il parvint à faire la moitié du chemin puis la posa sur la table, étirant ses doigts en direction de Harry mais ne put se résoudre à finir son geste.
Celui-ci soupira puis rit doucement. "Tu sais, elle n'a jamais voulut me branler, alors une pipe, tu imagines. Elle désirait juste que je m'occupe d'elle, systématiquement mais refusait de me toucher. Et tu peux imaginer ce que j'ai ressentis sachant que les filles n'étaient pas vraiment mon premier choix." Draco le regarda rire de lui-même, émerveillé par sa résistance. "Peu importe. Au mariage de Bill et Fleur, j'ai bu un peu plus que de raison. Ginny a entendu le petit discours décousu que j'ai tenu à Hermione sur le fait que je fantasmais à mort sur Bill. Elle a pété un plomb. J'aurai aimé assister à ça en temps que spectateur et non comme acteur principal," dit-il. "Je parie que c'était hilarant."
Draco secoua la tête, à moitié par empathie et à moitié par pitié.
"Evidemment, elle énerva tout le monde en disant que Bill était moche avec toutes ses cicatrices et que je devais être malade pour avoir envie de lui, sans parler du fait que j'étais un pervers pour désirer un homme."
Draco n'avait jamais autant détesté un Weasley que maintenant. "Je doute que tu ais vraiment remarqué les cicatrices," dit-il doucement, sûr de lui mais nerveux de l'interrompre. Il regarda Harry lever les yeux vers lui. Ils partagèrent un moment de pure lucidité. Tant de choses prenaient leur place, des choses dont ils n'avaient pas besoin de parler car elles allaient de soi.
"Effectivement," répondit Harry sur le même ton en lui faisant un grand sourire. "Elles faisaient simplement parti de lui. Je ne m'en préoccupais pas du tout. Je pensais qu'il était merveilleux, peu m'importait son aspect extérieur. Il n'avait pas besoin d'être parfait pour être lui. Ginny voulait toujours que je sois parfait. Je n'aurais jamais pu répondre à ses attentes, peu importe ce que j'aurai fait ma vie durant."
Le sang de Draco pulsait dans sa gorge. Son estomac vibrait sous les soubresauts de papillons très agités. Il regarda sa main se tendre vers Harry, comme si elle était détachée de lui, comme si elle appartenait à quelqu'un d'autre.
Harry restait parfaitement immobile pendant que Draco se penchait par-dessus la table de la cuisine et repoussait sa mèche, révélant sa cicatrice.
Le bond déglutit avec peine tandis qu'il traçait précautionneusement du doigt la marque en forme d'éclair sur son front. Elle l'avait toujours fascinée. Effrayée également, comme si le simple fait de la toucher allait le mettre directement en contact avec Voldemort. Un genre de lien direct pour l'enfer. Il était extrêmement conscient des pressions continues qu'avait subies Harry durant toute son adolescence. Il les ressentait comme un poids écrasant, apprenant pour la première fois ce que ce devait être d'être à sa place. C'était incroyable. Cela rendait humble.
Il prit quelques inspirations tremblantes et dit, "Elle ne te définit pas, tu sais." Ils s'entreregardèrent et Draco aurait juré qu'il y avait des larmes dans les yeux de Harry mais, si c'était le cas, elles disparurent aussi vite qu'elles étaient venues. Il laissa son regard errer sur son visage, révélant son plaisir à le regarder. Cette petite singularité rend tout le reste si douloureusement parfait, pensa-t-il. Il aurait aimé trouver les mots pour le lui dire.
"Pas à tes yeux," dit Harry. Il tendit la main et étreignit celle de Draco, la tirant, pour poser sa paume sur sa joue. Le brun enfonça son visage dedans, aspirant sa chaleur et la couvrant de sa propre main, la maintenant en place, sans doute de peur qu'il ne la retire. Mais il n'en fit rien.
Ils restèrent assis à se regarder pendant un bon moment avant que Draco décide qu'il en avait assez. Il poussa son verre et se leva de sa chaise. Il se pencha lentement par-dessus la table en direction de Harry, voyant son propre désir reflété par le visage de son amant. Il fit glisser sa main qui était posée sur sa joue en direction de sa nuque et le tira gentiment à lui. Lorsqu'ils s'embrassèrent enfin, ce fut paradisiaque. Tellement plein de sécurité et d'acceptation, avec une pointe de passion et le désir à nu de toucher l'autre. Lorsqu'ils se séparèrent, Harry murmura, "Viens," et il prit Draco par la main et l'emmena hors de la cuisine.
Ils atterrirent sur le sofa le plus mou du monde dans l'immense salon de Harry. Ils ne le choisirent pas vraiment en fait. Ils semblaient y avoir été attirés. Draco regarda Harry s'enfoncer dans les coussins et l'autorisa à le tirer sur ses genoux. Il se plaça de façon à se mettre à califourchon sur lui, ne le quittant jamais des yeux. Le baiser était inévitable, depuis le moment où ils avaient quitté la table de la cuisine. Ils reprirent exactement là où s'ils s'étaient arrêtés.
Alors qu'il l'embrassait en prenant son temps, se réjouissant de la douce pression de la bouche de son amant sur la sienne, Draco jouait inconsciemment avec les cheveux de Harry. Les mains du Gryffondor caressaient son dos de haut en bas, juste assez fort pour froisser son pull. Il pouvait sentir le cachemire chatouiller sa peau et, même s'il adorait ça, il voulait les mains de Harry directement sur elle. Il se déhancha pour s'approcher, provoquant un gémissement satisfait dans la gorge de son ami.
Draco appuya un peu plus son baiser, pinçant Harry et faisant moins attention avec sa langue. Il obtint gain de cause lorsqu'il sentit les mains du Gryffondor se glisser sous son pull et le repousser vers le haut, faisant courir ses ongles sur son derme, provoquant des frissons dans tout son corps. Puis Harry remonta complètement le pull et le fit passer par-dessus sa tête, cessant le baiser juste assez longtemps pour finir son geste et le jeter de côté avant de reprendre avec fougue la bouche de Draco. La température augmentait mais pas aussi vite que le sexe du Serpentard. Son caleçon était depuis longtemps inconfortable et frisait la torture génitale.
Il était chaud mais pas autant que les mains de Harry. Elles s'incrustaient dans sa chair, laissant des marques sur sa peau pâle et la massant avec presqu'assez de force pour lui faire mal. Draco renversa la tête en arrière et gémit à plein poumon, sentant les lèvres de Harry se presser sur sa gorge. Ce dernier lui tenait la tête pour que jamais ne cesse le baiser à cet endroit où sa peau était si sensible à la moindre caresse. "Oh," soupira Draco, faisant rouler le son dans sa gorge jusqu'à ce que Harry geigne en réponse, soufflant de l'air chaud sur son épaule dénudée.
Lorsqu'Harry se tortilla sous lui, Draco suivit le mouvement, l'autorisant à l'allonger sur le dos dans le sofa. Le brun le cloua d'un regard noir qui ne contenait rien d'autre qu'un besoin vorace de le posséder. Le blond essaya de le tirer à lui, pour être écrasé sous son poids mais Harry ne se laissa pas faire. A la place, il se redressa puis s'agenouilla. Il tendit la main et pris son temps pour défaire un à un les boutons de son pantalon. Il le fit tellement lentement, agrémentant son effeuillage de caresses par ci par là, que Draco finit par vouloir écarter ses mains et se le retirer lui-même. Il souleva les hanches lorsque Harry saisit les élastiques de son pantalon et de son caleçon. Il les tira vers le bas, exposant ainsi son érection puis ses cuisses avant que ses vêtements ne disparaissent. Il était nu.
Il pouvait sentir les yeux de Harry sur lui. C'était comme s'ils traçaient un chemin brûlant en lui. Ses yeux suppliaient le Gryffondor de venir à lui et il le fit, mais avec une lenteur malicieuse. Lorsque Harry l'écrasa sur le sofa, Draco enroula ses bras et ses jambes autour de lui, collant sa bouche sur celle de son amant car il ne pouvait supporter de ne pas l'embrasser. La texture des vêtements du brun, sa peau, ses cheveux le rendait fou. Il se demandait comment il faisait pour ne pas pleurer tant ses sensations étaient intenses.
Lorsqu'il se dit que la pression de l'érection de Harry sur son estomac allait briser son self-control, Draco planta, presqu'avec colère, ses ongles dans le dos du brun, ayant simplement besoin de faire quelque chose pour se relaxer. Harry se contracta sous la douleur et fit cesser le baiser, se tortillant jusqu'à descendre plus bas, embrassant Draco du menton à l'épaule puis vers les tétons où sa bouche s'arrêta pour jouer avec un moment.
Des années de traitements vicieux avaient rendu les tétons de Draco incroyablement sensibles. Il adorait tout simplement qu'on les lui mordille, les lui tiraille et les torde. Le blond ressentait chaque mouvement de la langue de Harry le taquiner, le lécher durement avant de sucer de pleines bouchées de la peau alentour, plantant ses dents dedans, la mâchant implacablement. Draco cria sous le choc de la morsure mais il appuya la tête de Harry sur sa poitrine et poussa celle-ci vers lui, se demandant comment il avait appris à faire ça. Peu importait l'explication, sa libido lui en était reconnaissante et ses gémissements et ses grognements lui faisaient savoir.
Harry ne s'arrêta que lorsque la peau fut violacée et meurtrie. Puis il continua sa descente, léchant sa peau ou l'embrassant doucement, n'épargnant ni creux ni vallon jusqu'à ce qu'il atteigne la limite de son os iliaque. Baissant les yeux vers sa taille, Draco observa avec satisfaction la grande balafre sur sa poitrine avant que son regard ne rencontre celui de Harry. Il regarda le bout de langue pointer entre ses dents et appuyer sur sa peau. Cette vision le fit se tortiller, montrant à quel point la bouche de son amant était proche de son érection.
Oh Merlin ! Il ne l'avait jamais touché comme ça et la simple pensée qu'il puisse connaître les joies de cette langue sur son sexe provoqua la sortie d'une bonne quantité de liquide clair qui resta suspendu quelques instants avant de tomber sur son ventre. Le petit rire de Harry lui fit détourner les yeux. Il le regarda avec impatience s'approcher lentement, écarter doucement les lèvres et souffler de l'air chaud sur sa verge. Lorsqu'il embrassa finalement son gland, Draco grogna si fort qu'on eut pu croire qu'il avait mal. Il sentit les mains de son amant s'enrouler autour de son érection et l'écarter de son ventre. Il observa sa bouche s'étirer autour de lui et l'entourer jusqu'à ce qu'il ne fut plus conscient que de l'incroyable chaleur de la gorge qui l'enserrait et faisait vibrer chaque nerf de son corps.
La bouche de Harry resta immobile de longs moments mais il suçait et suçait encore. Draco sentait la contrition très excitante sur le haut de son sexe. Il vit les lèvres de son ami blanchirent sous l'effort. Il semblait essayer d'imprimer les contours du gland et du haut du sexe dans l'intérieur de ses joues. Les fessiers de Draco se contractèrent sous le délicieux assaut. Il s'arc-bouta douloureusement sur le sofa, essayant de faire pénétrer un autre centimètre dans la bouche de Harry. Ses dents grincèrent sous la tension. La pression ne diminua que lorsque Harry relâcha la succion et glissa sa bouche plus avant.
Merlin ! Draco n'avait jamais rien ressenti d'aussi bon que Harry l'aspirant. Et le voir faire ? Merde ! C'était encore plus chaud qu'en plein soleil à midi au milieu du désert. Draco avait eu droit à beaucoup de fellation mais Harry était bien au-dessus du lot. Sa main accompagnait parfaitement sa bouche, le taquinant par des contacts légers sur ses testicules et entre ses jambes largement écartées, appuyant ses doigts jusqu'à ce que Draco ait l'impression qu'ils faisaient parti de son corps. Il ne put s'empêcher de crier pendant que la bouche de Harry s'occupait de lui sans pitié, montant et descendant parfois rapidement, parfois lentement, lui arrachant gémissements et halètements. Draco regardait autant qu'il pouvait, heureux de savourer cette expérience. Mais parfois c'était simplement trop et sa tête retombait contre le bras du sofa. Il lançait ses hanches vers le haut, se noyant dans ses sensations car il n'arrivait pas à gérer la vue et le toucher en même temps.
A un moment, Harry cessa ses douces tortures buccales mais garda sa verge au chaud et Draco prit l'initiative de la faire entrer et sortir de la bouche Gryffondorienne. Il ne réalisa qu'il abusait durement de cette dernière que quand il ne fut plus qu'à quelques mouvements de l'orgasme mais il était déjà trop tard pour être doux. Cependant, d'après les bruits que faisait Harry, il ne semblait pas se formaliser d'être ainsi utiliser. Ce fut sa dernière pensée avant que son orgasme ne traverse son corps, crispant ses orteils sous l'intensité. Il traça son chemin dans la bouche de Harry jusque dans sa gorge. Il sentit le sperme couler le long de sa peau trop sensible. Le Gryffondor n'en perdit pas une goutte et avala le tout avec avidité.
Draco hurla jusqu'à ce que sa voix se brise. Il expulsa les dernières gouttes, amplifiant la sensation. Harry gémissait et continuait à avaler. Le Serpentard sentit sa langue s'enrouler autour de son gland, plonger à l'entrée de l'urètre pour récolter les dernières gouttes. Draco n'avait plus assez d'énergie pour bouger. Ses muscles ne lui obéissaient plus. Il resta étendu là, tremblant de fatigue, se sentant mollir dans la bouche de son amant. Puis il glissa hors de la cavité chaude et humide. Harry posa sa tête sur ses hanches, reprenant son souffle et traçant des arabesques sur son ventre.
Après un moment, Draco parvint à marmonner, "Oh… oh Merlin." Il termina son exclamation par un petit rire satisfait. Il sentit la tête de Harry rebondir doucement sur son ventre.
Harry bougeait lentement, comme s'il avait des courbatures. Draco le regarda se rassoir. Il le vit saisir le bord de son t-shirt et le passer par-dessus sa tête, dénudant son torse. Le corps du Gryffondor était magnifique. Draco aimait chaque détail dont il pouvait se souvenir. Il prévoyait de passer des heures et des heures à en explorer chaque centimètre carré de ses yeux, de ses mains et de sa bouche. Mais malgré toute son attirance pour son corps, son envie immédiate se limitait aux vingt-cinq glorieux centimètres de son sexe dur dont la moitié semblait pointer au-delà de l'élastique de son boxer, criant 'Regardes-moi. Goûtes-moi. Montes-moi.' L'anus de Draco se contracta sous l'effet de l'anticipation, même après leur activité de la nuit dernière. Il laissa son envie de sexe façonnée son expression lorsqu'il regarda Harry dans les yeux.
Ce dernier se débarrassa sans grâce de son jean jusqu'à se retrouver nu entre les jambes écartées de Draco. Il tendit le bras pour le faire remonter. Tout en bougeant, ils s'embrassaient. Draco pouvait gouter son sperme dans la bouche de son amant. Cette réalisation le fit frissonner. Ils se retrouvèrent dans la position dans laquelle ils avaient commencé, Draco assis sur les genoux de Harry, ses genoux de part et d'autre de ses hanches mais c'était tellement mieux maintenant car il n'y avait plus rien entre eux. Plus de vêtements, juste leur peau.
Lorsqu'ils se séparèrent pour respirer un peu, Draco posa son front sur celui de Harry et regarda entre leur deux corps. Il ne pensait pas être capable de se remettre de la taille de son sexe. Ses proportions étaient presque obscènes. C'était tellement beau à regarder. Il savait qu'il pourrait passer des heures à en étudier chaque courbe et chaque recoin mais pas maintenant. Car en cet instant, tout ce que Draco voulait était de s'empaler sur Harry et sentir son corps combattre l'intrusion. Il regardait, fasciné, son petit trou produire un peu de liquide, et il savait que Harry regardait également.
Trop impatients pour attendre plus longtemps, Draco se mit à sucer deux de ses doigts pour les humidifier autant que possible. Harry le vit les ressortir avec un regard étourdi mais il se pencha et lécha la trainée de salive laissée par les doigts du Serpentard lorsqu'il les retira de sa bouche.
Draco tendit la main sous lui, se hissant au-dessus des hanches de Harry. Il baissa les yeux vers le visage désespéré de son amant. Il soupira en se glissant un premier doigt. Le second suivit rapidement. Mais il n'avait pas le bon angle pour faire plus qu'écarter son anneau de muscles alors il se contenta de ça. Il vit Harry dire quelque chose mais ne sut pas ce que c'était jusqu'à ce qu'il entende le petit bruit caractéristique marquant l'ouverture du tube de lubrifiant. Quelques instants plus tard, Draco sentit un autre doigt se glisser en lui, s'insinuant bien plus loin que les siens. Il s'empala dessus, essayant d'en avoir encore plus jusqu'à ce qu'il sente les autres doigts contre ses fesses. Il enleva sa main pour faire plus de place à Harry. Il se saisit du tube et en tira une généreuse portion avant de le transférer avec amour sur la totalité de l'érection du Gryffondor, l'étalant juste ce qu'il fallait pour que la crème devienne glissante. Harry souriait maintenant mais c'était un sourire presqu'ivre. Son visage était rose et sa verge s'agitait beaucoup dans le poing de Draco, suppliant pour avoir de l'attention d'une autre sorte.
Lorsque Draco se pencha pour embrasser Harry, son corps se déplaça, provoquant la sortie des doigts qui étaient en lui. Il resta là, agenouillé, plongeant sa langue dans la bouche entrouverte. Il ressentait les doux spasmes de son anus, lui indiquant qu'il était prêt pour plus. Mais il fit attendre son amant, adorant le taquiner, sentant l'énergie se répandre dans le corps sous lui quand ce dernier se trémoussait pour augmenter les points de contact.
Lorsque Harry souffla, "Draco," dans sa bouche d'une voix brisée par le désir, le Serpentard se prépara. Ils se regardèrent droit dans les yeux tout le temps où Draco se mit en place. Le Gryffondor tenait les fesses de son amant bien écartées pour que tout ce qu'il est à faire soit de gigoter son arrière-train jusqu'à ce qu'il sente le dôme contre son petit trou. Quand ce fut le cas, il s'enfonça dessus, avalant plusieurs centimètres de Harry en une seule longue poussée. Draco vit les yeux de son ami se voiler tandis qu'il grognait de plaisir en ressentant la pression sur son sexe. Cela le fit sourire de voir son plaisir, si visible, si honnête et totalement désinhibé.
Draco fit des ronds avec ses hanches pour détendre suffisamment ses muscles afin de faciliter la suite de la pénétration. Il joua avec le sexe de Harry, le faisant glisser en lui, le serrant fort puis le relâchant, gémissant sous les incroyables sensations qui traversaient son corps, lui donnant envie d'en avoir plus.
Harry regarda l'érection ressuscitée de son amant pendant que ce dernier s'asseyait sur son énorme verge, bougeant ses hanches sur un rythme plus régulier maintenant, augmentant la cadence de façon à ce que son propre sexe gigote et batte contre leur peau. Il prit son temps pour s'accommoder à la taille de Harry et y trouver l'extase plutôt que l'agonie. Durant tout ce temps, Harry le regardait dans les yeux comme s'il était une espèce de dieu. Il avait une expression de perpétuel émerveillement autant que d'amour sur le visage. Le doute n'était plus permis. Harry l'aimait autant que lui l'aimait. Cette constatation l'emplit de gratitude. Cela augmenta encore la passion qu'il ressentait jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'une masse de terminaisons nerveuses, multipliant son plaisir et l'accroissant tant qu'il n'était plus que sensation. Tout était transformé en impression physique. Il pouvait cartographier chaque mouvement de chacun de ses muscles. Il savait qu'il restait moins de deux centimètres de Harry hors de lui et il les voulait ardemment. Le tendre endroit loin en lui qui ne réagissait qu'à l'intrusion de Harry pulsait et grossissait, exigeant cette dernière poussée qui l'amènerait en contact avec l'objet de son désir. Merlin que Draco en avait envie ! Il était avide du jour où il pourrait chevaucher Harry avec abandon, tout en sachant pertinemment que cela ne viendrait qu'avec de la pratique. Il était d'avis de s'entraîner très régulièrement pour que ce jour arrive très vite.
Pendant que Draco s'installait sur le sexe de Harry, toute la longueur de son pénis enfouit en lui. Il se pencha pour l'embrasser et le Gryffondor le lui rendit comme si c'était quelque chose de fragile et de grande valeur, quelque chose à vénérer, à chérir et dont on devait s'occuper avec un soin infini. C'était de l'amour. Pur et simple. Juste de l'amour.
Le Serpentard s'agitait lentement sur les genoux de Harry, s'installant, savourant la chaleur qui irradiait de lui. Le corps du Gryffondor semblait se liquéfier sous lui, faisant des bruits de succion à chaque contact, rebondissant sur le canapé que pour mieux remonter à sa rencontre, ses doigts caressant la peau tendue en cercles langoureux
"Oh Draco," soupira Harry. "C'est si bon…" Après quelques secondes, il haleta, "N'arrête pas. N'arrête jamais."
"Jamais," murmura-t-il honnêtement, le plus doux des sourires étirant ses lèvres.
Plaçant ses mains de chaque côté de la tête de Harry, Draco utilisa le canapé pour garder son équilibre pendant qu'ils faisaient l'amour. Il mit en place un mouvement rythmé et alangui, réagissant à chaque petit rebond et frottement sur toute la longueur qui était en lui, créant vague après vague des frissons dans sa colonne vertébrale. Tout son corps ressentait son plaisir. A chaque fois qu'il s'asseyait, ses testicules reposaient confortablement sur l'os pubien de Harry. Il sentait le chatouillis que suscitaient ses poils contre sa peau hypersensible.
Après de longues minutes, Harry commença à monter ses hanches à la rencontre de celles de son amant, autorisant une pénétration plus profonde chaque fois que leurs corps se heurtaient gentiment. Draco était presque à côté de ses pompes sous le poids de l'émotion. Il bascula la tête en arrière et ferma les yeux, absorbant le subtil impact, sentant son sexe devenir tellement rigide qu'il en était douloureux. Il chevaucha Harry ainsi pendant une éternité jusqu'à ce que de douces lèvres contre sa gorge le ramène de son expérience de quasi-décorporation. Après tout, son esprit était autant aimé que son corps et il était difficile de ne pas se laisser aller sous ce tendre assaut. Il mit ses mains derrière la tête de Harry, entremêlant ses doigts avec ses cheveux, le tirant en avant pour mettre leurs bouches en contact car il avait besoin de faire quelque chose pour s'empêcher de se perdre de nouveau. Ils firent à peine plus que de presser leurs lèvres sur la joue de l'autre mais cela semblait bien plus intime que ça. Les mains de Harry lui caressaient le dos de haut en bas, agrippant ses fesses avant de remonter le long de sa colonne vertébrale jusqu'à ses épaules.
Draco perdit la notion du temps. Il n'avait pas la moindre idée du temps qu'ils avaient passé ainsi, s'embrassant, se caressant et se balançant ensemble. Ca aurait pu être quelques minutes ou plusieurs heures. Lorsque son corps fut détendu et accueillant, il rendit ses poussées un peu plus dur, suscitant des grognements plus appuyés de la part de Harry.
Il fallut un long moment au Survivant pour jouir et ce, parce que Draco ne voulait pas se presser. Le Gryffondor colla son torse à celui de son amant et le maintint en place tandis qu'il faisait les derniers mouvements le conduisant à l'orgasme, grognant et geignant son plaisir dans le cou de Draco répétant son prénom encore et encore. Ils restèrent ainsi serrés pendant un moment. Draco sentait leur poitrine se coller l'une à l'autre pendant que les dernières gouttes de leur transpiration coulaient et séchaient. Il commença à ressentir des choses différentes dans son anus tandis que l'érection de Harry mollissait et que le liquide crémeux et épais de sa semence commençait à couler, apaisant son intérieur. Draco prêta à peine attention à son propre sexe pendant qu'il regardait le Gryffondor se détendre, entouré d'une sorte d'aura imaginaire qui transpirait la complète satiété.
Alors qu'il retirait des mèches de cheveux posé sur la joue de Harry, Draco vit deux grands yeux verts qui le regardaient.
"Je n'ai jamais rien ressenti de tel avant," murmura Harry, semblant réticent à parler plus fort et à briser l'atmosphère enivrante. "Le sexe avec toi est incroyable, Draco," dit-il avec un sourire timide. "Tu es incroyable," termina-t-il en reposant sa tête sur l'oreiller et fermant les yeux. Draco imagina qu'il pouvait sentir son cœur pomper le sang dans son corps, lui insufflant l'amour dans lequel il était en train de se noyer.
Il sourit mais ce n'était que pour lui car il se délectait de l'affection de Harry. Il sentit la main de son amant bouger sur sa hanche pour venir entourer son érection mais Draco chassa sa main en secouant la tête lorsque Harry rouvrit les yeux et fronça les sourcils. Draco se saisit du tube de lubrifiant en en fit couler une noisette dans sa paume avant de se prendre en main et de commencer à se masturber. Il était déjà dur. La peau de son gland semblait distendue. Il savait que s'il le touchait, il jouirait en quelques secondes. Alors il laissa sa main sur le bas de la hampe, près de ses testicules. Il observa le lubrifiant rendre sa peau brillante et humide. Son souffle se bloqua dans sa gorge lorsque l'expression physique de sa jouissance s'exprima.
Harry soupira son approbation en regardant Draco, enfonçant plus fort ses doigts dans ses fesses tant il appréciait le spectacle.
Sous le poids du regard de son amant, le Serpentard se trouva dans l'incapacité de se retenir. Il fit courir sa main sur toute la longueur de son sexe, serrant son extrémité entre son pouce et son index à chaque passage. Son orgasme était imminent. Lorsque la main de Harry couvrit la sienne, Draco jouit. Il sentit ses bourses se rétracter puis le sperme jaillit de lui mais, au lieu de se répandre sur leurs poitrines, il tomba dans la main en coupe de Harry, la couvrant en un instant alors même qu'il en sortait encore et qu'il coulait entre ses doigts. Draco rejeta la tête en arrière. Il retira sa main et laissa Harry le toucher pendant qu'il finissait de se vider complètement. Tout ce qu'il ressentait était les vibrations dans son gland pendant que la substance laiteuse et visqueuse coulait dessus. Il était épuisé. Heureux, certes, mais totalement brisé. Il se pencha pour venir se reposer contre la poitrine de Harry, se demandant où il allait trouver l'énergie de se soulever de ses cuisses ou de faire autre chose que de tomber raide endormi à l'endroit où il se trouvait.
Harry le berça doucement, caressant son dos de façon apaisante jusqu'à ce que ses yeux se ferment et qu'il s'endorme
"Tu veux que je te portes jusqu'à ton lit ?" murmura Harry dans son oreille en lui baisant le lobe de l'oreille. La seule réponse que Draco put lui donner fut un grognement affirmatif qui fit rire le Gryffondor. Il se laissa manipuler et placer dans diverses position, l'aidant un peu mais pas trop. Puis il se sentit soulever, sa poitrine reposant contre le dos de Harry, deux bras puissants tenant ses cuisses. Reposant sa tête sur son épaule, il enroula ses bras autour de son cou et suivit le mouvement lorsqu'il se mit à marcher.
La chose suivante que Draco sentit fut les draps frais qui le couvrirent et le creux du matelas lorsque Harry grimpa à côté de lui et s'installa. "Désolé," marmonna-t-il d'une voix ensommeillée.
"Ne le sois pas," murmura Harry. "Tu as eu une dure semaine. Aujourd'hui a été la meilleure journée, Draco."
"Suis content," parvint-il à dire avant de s'écrouler.
(1) Uraniste : Homosexuel
(2) Chat de Chester (Cheshire Cat) : C'est le rrrhho minet avec un sourire de déjanté dans Alice aux Pays des Merveilles.
