Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation de la traduire.
Auteur:Helena Dax
Titre : Harry Potter y el secreto del monasterio
Rating/ Paring :M Slash HD
Disclaimer : Malheureusement tous les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'histoire à Helena Dax
Chapitre 13 Regards
-Haaaaarryyyy, tu nous fais faire un tour en moto ?
-S'iiiil te plaaaaît…
Harry observa avec un sourire les visages expectatifs des jumelles, de Victor et de Altair.
-Et si vos parents me tuent après?
-Non, non, on a la permission, on le jure –assura Altair.
-Oui, on l'a. Harry, s'il te plaît…
L'une des jumelles, Diana, lui fit des yeux de petit chiot abandonné.
-Ca nous ferait trop plaisir…
Harry savait bien que les enfants n'avaient pas la permission de leurs parents mais ça l'amusait plus de les aider dans leur espièglerie plutôt que d'agir comme un adulte responsable, puisqu'il accepta et alla chercher la moto. Il n'y eu aucune lutte pour savoir qui monterait en premier. Altair Malfoy considérait comme acquis le fait que ce fût lui et les autres l'acceptèrent sans broncher. Harry secoua la tête, exaspéré mais en même temps amusé et il l'aida à monter avant de faire démarrer la moto.
-Tu es prêt ?
-Oui.
-Accroche-toi bien.
Harry appuya sur l'accélérateur et la moto s'envola dans les airs. Après avoir fait quelques tours autour du monastère il atterrit et changea de passager. Pendant ce temps là, le bruit de la moto avait attirait l'attention de quelques curieux mais personne ne prit mal le fait qu'il distrayait les enfants et il continua ses petits tours. Quand il atterrit après le dernier voyage, il vit que Draco était là aussi. Il portait des vêtements Moldus, un jean et une grosse veste en laine bleue, car il était allé à Londres cette après-midi.
Il ne pouvait pas être plus beau qu'en ce moment.
Draco lui sourit et s'approcha. Harry lui rendit son sourire.
-Tu veux faire un tour toi aussi ? dit-il très significatif.
Il s'en repentit immédiatement il ne voulait pas flirter avec lui. Il devait apprendre à se contrôler. Draco le regarda avec une expression bizarre, comme s'il se demandait à quoi il jouait mais il dut très certainement se dire que c'était son imagination.
-Je préférerais que tu m'apprennes à la conduire.
Bon, il aurait dû s'y attendre.
-Maintenant ?
-Tu as autre chose à faire ?
Harry acquiesça.
-D'accord... Regarde, ce n'est pas bien difficile. Là, ce sont les freins. Si tu tourne la poignée droite, tu lui donne de la vitesse et avec celle à gauche, tu la fais voler. Mais tu ne peux utiliser la poignée gauche tant que la lumière ici ne s'est pas éteinte. Ca, ça mesure la vitesse et ça, l'altitude. Ah, là c'est pour allumer les phares.
-Freins, accélérateur, vol, lumière de décollage, vitesse, altitude et les phares –récita Malfoy, en lui montrant toutes les commandes et les indicateurs de mesure qu'il lui avait nommée.
-Exact. Et pour la mettre en marche, tu dis d'abord le sort, après tu appuis sur le levier ici avec le pied et tu tournes les deux poignées à la fois. Fais attention. –Harry arrêta la moto et la remit en marche. Après il l'arrêta une seconde fois et descendit. –A ton tour maintenant.
Draco enjamba la moto et la visa de sa baguette.
-Semper raudum.
Il réussit à mettre la moto en marche. Harry monta derrière lui, baguette en main.
-Avant de la faire voler, tu devrais plutôt apprendre à la faire rouler. Allez, accélère petit à petit.
La moto commença à rouler lentement. Harry remarqua que Draco essayait de dominer le poids et la puissance de la machine mais sa torpeur ne dura pas longtemps car il réussit finalement à la tenir fermement. Après un premier tour prudent, il accéléra un peu plus au second.
-C'est assez facile.
-N'en sois pas si sûr. Et ne va pas aussi vite, il y a plein de gamins ici.
-Rabat-joie.
Mais il n'accéléra pas trop et après plusieurs tours supplémentaires, Harry lui suggéra de prendre la route qui reliait le monastère à la civilisation. Draco prit donc cette direction et ils se retrouvèrent sans aucun incident sur la route. Il n'allait qu'à soixante dix à l'heure et il était clair qu'il ne se sentait pas assez en confiance pour faire des folies, ainsi Harry se détendit un peu. Malheureusement, quand il ne fut plus préoccuper par l'idée d'avoir un accident, il prit conscience des parties de son corps en contact avec celui de Draco. Ses mains se trouvaient sur ses hanches, la serrant doucement et il sentit son sang affluer vers le bas quand il se dit qu'il pourrait très bien les déplacer vers sa braguette. La fin logique de son fantasme était une moto au sol et un Draco indigné, il sortit donc cette idée de sa tête. Il devait arrêter de penser à ces choses.
Mais ses yeux se posèrent sur sa nuque. Ces cheveux étaient attachés par une petite natte qui s'agitait sous le vent et Harry dû faire de sérieux efforts pour ne pas céder à l'envie de les toucher. Ils avaient l'air si doux, si délicat… Et la peau de sa nuque avait l'air aussi incroyablement douce. Sans penser à ce qu'il faisait, il rapprocha son nez et ferma les yeux avec plaisir quand il les sentit. Depuis qu'il avait senti cette odeur, il n'arrivait pas à se l'enlever de la tête.
-Harry, Harry, qu'est-ce que je fais ? s'exclama Draco, soudain paniqué.
Il sortit de sa transe et vit le véhicule qui s'approchait dans le sens contraire.
-C'est un tracteur. Ne t'inquiètes pas et écartes-toi un peu à gauche pour lui laisser de la place.
Draco obéit, pas décontracté pour un sous et il ne respira enfin que lorsque le risque de collision fut passé. Ils ne croisèrent aucun autre véhicule. Quand ils virent au loin la l'entrée sur la route qui conduisait à Portsmouth, beaucoup plus utilisée, Harry lui dit de faire demi-tour.
-Comment ?
A vrai dire, il n'y avait pas beaucoup d'espace et sa manœuvre faillit les faire tomber. Harry le fit alors s'arrêter et ils retournèrent la moto comme si c'était un vélo. Draco remonta dessus afin de la remettre en marche mais il en redescendit.
-On revient en volant.
Harry acquiesça, attendit que Draco fût bien installé derrière lui et il accéléra. La moto s'élança et quelques secondes après, ils s'envolaient. Le rire de Draco, joyeux et libre de ceux qui s'amusaient en volant, le fit délicieusement frissonner de la tête aux pieds et il déglutit, conscient que son corps réagissait encore une fois à sa proximité. Il n'arrivait pas à ignorer le désir croissant qu'il ressentait pour lui. Il lui plaisait de plus en plus chaque jour et il avait du mal à rester loin de lui.
Quand ils furent au monastère, Harry le regarda discrètement descendre de la moto. Comment ne pouvait-il pas l'attirer ? Il était comme de la glace : froid oui, mais tellement doux, tellement délicieux… Et c'était bien connu que la glace était froide mais qu'elle fondait.
Il se rendit alors compte que Draco le regardait d'un air suspicieux et se sachant prit la main dans le sac encore une fois, il fit comme si de rien n'était.
-On pourra essayer d'aller sur la route demain quand il y aura peu de trafic.
Draco pétillèrent fugacement.
-Bien sûr, génial. Et quand pourrai-je la faire voler ?
-Dans quelques jours. Je veux que tu t'habitues d'abord au poids de la moto. En volant, l'air peut nous faire dévier facilement.
-D'accord, c'est toi l'expert.
-Eh, Draco ! –Daphné s'approcha d'eux d'un pas rapide, un peu agitée. –Draco !
Draco roula des yeux.
-Crie plus fort, Daphné. Les astronautes Moldus en orbites de l'autre côté de la terre ne t'ont pas entendu.
Harry rigola en la voyant rire presque contre sa volonté parce que c'était aussi sa réaction quand Draco s'en prenait à lui.
-Oui, si tu le dis. Céleste et Abigail ont essayé de s'empoisonner mutuellement à cause de Pollux. –Draco émit un petit bruit qui pouvait exprimer mille choses, aucunes d'elles bonne, tandis que Harry fronçait les sourcils de surprise. –Ta mère leur a donné l'antidote avant de leur passer un savon mais apparemment Pollux leur aurait juré un amour éternel. La mère de Celeste a essayé de tuer Pollux et la mère de Pollux…
-Oui, oui, j'imagine le reste. –Il regarda Harry avec une expression comiquement résignée. –On se voit au dîner.
Quelques jours après, Harry, caché sous la Cape d'Invisibilité, transplana chez Remus Lupin. Il n'y avait personne dans la salle à manger mais il entendit du bruit provenant de la cuisine. Son ami était là, en train de préparer du thé. Harry attendit patiemment qu'il pose le couteau avec lequel il tartinait son pain au cas où tout en se disant qu'il faisait une erreur.
-Remus, c'est moi Harry –dit-il en murmurant.
Le professeur sursauta.
-Harry… -dit-il en regardant autour de lui avec une expression confuse.
-J'enlève la Cape. Il n'y a personne d'autre dans la maison, n'est-ce pas ?
-Non. Tonks ne sera pas là avant sept heures. –Harry enleva la Cape. – Que se passe-t-il ? Pourquoi es-tu venu ?
Il devait sûrement penser qu'il s'était passé quelque chose de mauvais. Et Harry savait que c'était l'unique raison justifiant le risque qu'il venait de prendre.
-Il ne s'est rien passé. Rien de grave, je veux dire. –Il fit une pause. –J'ai besoin de te parler.
Remus le regarda un moment d'un air inquisiteur avant d'acquiescer.
-C'est bon. Veux-tu un thé ?
-Oui, merci.
Harry garda le silence pendant que Remus préparait une autre tasse et les pâtisseries présentes sur la table. Il était venu jusqu'ici en lui disant qu'il avait besoin de parler et il ne savait plus que dire. Mais il devenait complètement fou. Il avait vu Adrian Pucey filtrer avec Draco et il avait eu envie de le tuer, ce qui le mettait au niveau de Céleste et Abigail. Il avait rêvé de lui cette nuit et il s'était réveillé tout collant comme un gamin de quinze ans. Il avait observé Malfoy toute la journée, prendre son petit-déjeuner, sourire, froncer les sourcils, marcher vers sa classe de Potions et faire une multitude de choses complètement banale qui ne justifiait en rien son envie de l'embrasser, le dépeigner ou de le noyer sous le plaisir.
Mais ce n'était pas que sexuel. Si ça avait été le cas, il aurait eu plus de facilité à gérer tout ça. Il voulait effacer son inquiétude par des caresses, le voir rire ou l'emmener dîner et aller au cinéma.
-Bon Harry, de quoi voulais-tu me parler ?
Ils étaient allés dans le bureau de Lupin –la salle à manger étant peu sûre à cause de la cheminée–, les tasses de thé posées sur la table. Harry savait qu'il ne pouvait pas reporter cette conversation même s'il était horriblement gêné.
-Je…Tu…Je peux te poser une question ?
Il se rappela inévitablement ce que lui avait dit Draco quand il lui avait posé la même question. Lupin, cependant, acquiesça.
-Bien sûr.
-Tu…tu savais déjà que tu aimais les…les garçons quand tu es tombé amoureux de Sirius ?
Remus fronça les sourcils, un peu surpris mais il lui répondit avec naturel.
-On a tous les deux grandi parmi les sorciers, Harry. On ne sait pas arrêté sur ça.
-Je… -Il se racla la gorge avant de passer une main dans ses cheveux désordonnés. –Je crois que…je crois que je commence à aimer un garçon.
Oh, ça avait l'air tellement pathétique… Pourquoi devait-il avoir cette conversation ?
-Un garçon ? répéta Lupin, pour qu'il continuât à parler.
-Draco, admit-il, avec le cœur battant à cent à l'heure.
-Draco Malfoy ? s'exclama-t-il, comme s'ils connaissaient un autre Draco.
Mais il ne courut pas se mettre la tête dans le four, le monde continua à tourner et Harry se dit que tout allait bien.
-Ce n'est pas comme les garçons ne n'avaient jamais attiré à Poudlard mais là… c'est différent. C'est plus fort. Je ne sais pas comment s'est arrivé et au pire moment en plus tout ce que je sais c'est qu'il me plait de plus en plus.
-Malfoy est attirant mais…
-Quoi ?
-Je ne sais pas… Peut-être que ce n'est que de la reconnaissance, Harry.
-J'ai déjà ressenti de la reconnaissance avant et ce n'est pas ça du tout, crois-moi.
-Bon, je ne suis pas dans ta tête. C'est que…vous vous êtes toujours détesté.
-Et bien je ne le hais plus. A Poudlard, il était affreux mais maintenant… Il a changé, Luny. Il a…grandi. Tu ne t'imagines pas comme il est génial maintenant. –« J'admire la façon dont il protège ses gens. Je suis encore étonné qu'il m'ait aidé, après le traitement qu'il a reçu de notre camp. Et mon Dieu, à chaque fois que je le regarde, je meurs de lui enlever tous ses vêtements, de l'embrasser, de le sucer et de le lécher jusqu'à ce qu'il ne soit plus que gémissement avant de me supplier de le laisser jouir. » Harry grogna pour s'enlever cette image de la tête. –Et je deviens complètement fou à force de penser tout le temps à lui.
Remus lâcha un petit soupir entre résigné et amusé.
-D'accord, Harry…Il est évident que Draco Malfoy te plaît. Et je n'aurais jamais cru dire cette phrase un jour. Mais quel le problème alors ? Tu ne lui plais pas ?
Harry se releva et marcha nerveusement dans la pièce.
-Je ne sais pas. Mais ce n'est pas ça. On est au milieu d'une situation très dangereuse. Et on sait bien que les personnes qui courent le plus de risque sont celles qui restent auprès de moi. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose par ma faute. Je ne le supporterais pas.
-Harry…
-On ne doit pas chercher bien loin, Remus. Regarde Ginny et Ian Tennant.
-Ce n'est pas de ta faute s'ils sont morts.
-Non, je ne les ai pas assassiné. Mais…pour une raison ou une autre je suis toujours le point de mire et les balles frappent les gens qui m'entourent. J'ai peur que quelqu'un le découvre, que ça arrive aux oreilles des Mangemorts et qu'ils ne l'utilisent contre moi, comme ça s'est passé avec Sirius. C'est déjà assez mauvais de vous avoir mêlé à tout ça…
Remus l'interrompit.
-Harry, il faudrait que tu comprennes que tu n'es pas le seul à te battre en cas de danger afin de protéger les personnes qui t'entourent. Si on s'est battu contre Voldemort et contre ces fous aujourd'hui, ce n'est pas pour toi mais parce que c'est dans notre nature. J'ai quarante-huit ans, mon garçon –dit-il d'une voix ferme et affectueuse-, j'affronte des mages noirs depuis bien avant ta naissance. Je ne te permets pas de te sentir responsable de moi.
Harry baissa les yeux de honte devant ses mots et face à sa prétentieux. Remus avait raison, il n'était pas le seul à avoir le droit et le devoir de lutter. Et même s'il ne lui avait pas dit, il savait qu'il était paternaliste. Mais ça ne changeait rien au sujet de Draco. C'était une chose de respecter son pouvoir et une autre de faire de lui une plus grande cible pour les Mangemorts.
Mais il avait du mal à ignorer ses sentiments. On aurait dit que Draco criait « accio Harry » tout le temps et il mourait d'envie de se laisser emporter par ce sort. Ses yeux déviaient vers lui chaque fois qu'il le voyait et quand ce n'était pas le cas, il passait son temps à penser à lui, maître absolu de tous ses fantasmes sexuels. Les deux nuits suivantes, il alla directement se coucher après les séances de Doloris pour l'éviter. Après, il fut de garde. Son humeur ne pouvait pas être plus lamentable. Une après-midi, Draco avait fait voler la moto pour la première fois et il avait ri avec tellement de joie et d'enthousiasme, que Harry avait faillit l'embrasser, risquant soit qu'il lui rendît son baiser ou qu'il le fît tomber de la moto d'un coup de poing. Il campait toujours sur ses positions mais il avait certains signes de révolte. Il avait déjà pensé par deux fois que, après tout, Draco était puissant et qu'il savait se protéger tout seul. Il avait étouffé ses instincts de rébellion, s'accusant d'être égoïste et un dépravé sexuel mais il savait qu'ils pouvaient réapparaître à tout moment
Et pendant ce temps, il atteignait de nouveaux quotas de douleur au niveau de son sexe, quelque chose qu'il aurait préféré éviter.
La vie puait vraiment.
A six heures du matin, se fut la relève de sa garde. Harry dormait presque à moitié mais il avait tellement faim qu'il ne craignit qu'il ait du mal à s'endormir ou qu'il ne se réveillât tôt, ainsi il passa d'abord par la cuisine. Deux des elfes de maison, celui des Malfoy et des Nott, étaient déjà en train de préparer le petit-déjeuner l'autre devait être en train de dormir. A cette heure, deux suffisaient amplement.
-Salut, Dipsy. Salut, Timps. Je pourrais avoir quelque chose à manger ?
-Bien sûr, monsieur Harry Potter –s'exclama Dipsy, l'elfe de Draco. C'est un honneur pour Dipsy de préparer quelque chose à l'ami du maître. Harry Potter peut manger ces pâtisseries pendant que Dipsy lui prépare un thé et des tartines.
Vingt minutes plus tard, un Harry repu sortait de la cuisine et se dirigeait vers sa chambre. Le monastère était encore silencieux, l'activité ne commençait qu'à sept heures voir sept heures et demie. Etouffant un bâillement, il alla dans sa chambre prendre une serviette, un tee-shirt et un caleçon et il se dirigea vers la salle de bain. Il avait les muscles engourdis par le froid à cause de toutes ces heures passaient sur le balai et il voulait prendre une douche chaude avant de se coucher.
Quand il entra dans la salle de bain, il entendit de l'eau couler d'une douche –il y avait quelqu'un d'autre –, et un espèce de tambourinement rythmique qui, à moitié endormi, il ne réussit pas à identifier. Baillant de nouveau, il se dirigea vers une douche, séparée des lavabos par un mur. Ce qu'il vit lui coupa son bâillement et il resta cloué sur place.
Adrian et Draco étaient dans une des douches, complètement nus. Le premier avait les mains sur le mur et les jambes écartées. Derrière lui, Malfoy le pénétrait lentement et en rythme tandis qu'il l'embrassait dans la nuque et le masturbait d'une main. Il devait faire demi-tour mais Harry n'arrivait pas à bouger. Il regardait la scène les yeux écarquillés et la bouche asséchée par le désir. Il ne n'était même pas jaloux de Adrian parce qu'il ne le voyait pas, il n'existait pas : tous ses sens étaient focalisaient sur Draco, ses halètements, le mouvement hypnotique de ses fesses, la sensualité de ses caresses et l'eau qui coulait sur sa peau. Il voulait cette main sur son sexe, ce pénis dans ses fesses et cette bouche dans son cou. Il voulait l'acculer contre le mur et le baiser avec tellement de force que tout ce maudit monastère en tremblerait. Il voulait tout. Harry rugit de désespoir en son fort intérieur et il ressentit une faim, qui n'avait rien à voir avec la nourriture. Il entendit Adrian dire quelque chose qu'il ne comprit pas puis Draco murmurer. Le rythme augmenta, les gémissements et les halétements furent plus audibles et Harry serra les poings, pensant qu'il allait exploser.
-Plus vite –demanda Adrian d'une voix étouffée. –Plus vite.
Harry sentit son membre se tendre à un tel point qu'il dû se mordre la lèvre pour ne pas crier de douleur et se laisser tomber contre le mur. Tout à coup, Draco se retourna vers lui et son cœur faillit s'arrêter de battre. Pendant une seconde, ses yeux reflétèrent la surprise après ils se tinrent de rage, de mépris et de déception.
Ca le fit enfin réagir. Subitement conscient de ce qu'il faisait, il recula et sortit de son champ de vision. Il les entendait encore, chaque fois plus excités. Presque plié en deux, peiné, nauséeux et très, très honteux, il sortit de la salle de bain et s'enferma à toute hâte dans sa chambre.
A suivre…
