Chapitre 13 : Changement
Malgré la nuit agitée que j'avais passée, je me réveillai tôt ce matin là. Probablement parce que Bella était une véritable anguille, le moindre de mes mouvements était automatiquement suivit d'un des siens, et elle avait bien faillit me mettre en bas du lit à plusieurs reprises.
Cette fille qui s'évertuait la plupart du temps à garder une distance physique avec moi, était lovée au plus près de mon corps, ses jambes nouées aux miennes, un bras glissé autour de mon cou, son visage enfouit contre mon torse tandis que sa main reposait sous mon nombril.
Autant avouer qu'en d'autres circonstances cette situation aurait difficilement été supportable, mais aujourd'hui je n'avais pas réellement la tête à fantasmer sur les formes douces et arrondies de Bella.
J'étais perdu, un peu déconnecté de la réalité, comme si je venais de me réveiller en sursaut d'un mauvais cauchemar. Et pourtant, je n'avais jamais eu autant conscience d'être éveillé. Les images de la nuit tournaient dans ma tête, les mots de Bella s'entrechoquaient en moi et perçaient autant de petits trous douloureux dans mon cœur.
J'étais à la fois soulagé d'enfin comprendre quel poids pesait sur les épaules de Bella et d'avoir pu l'en décharger un peu, mais d'un autre côté de la colère, du dégoût et de l'incompréhension coulaient dans mes veines, enflammaient mon système nerveux et pesaient lourdement sur mon estomac.
Je savais que je ne pourrais pas me sentir continuellement en colère, que j'allais devoir ravaler tout ça pour Bella. Ma colère ne servait à rien, elle ne l'aiderait en rien, ce n'était pas en me laissant aller à ce sentiment là que je pourrais l'aider à mettre cette histoire de côté pour continuer d'avancer.
Les minutes tournaient sur le radio-réveille et le moment où ce dernier braillerait pour réveiller Bella se profilait tout doucement. J'appréhendai ce moment, je ne savais pas comment je devrai me comporter quand elle se réveillerait. Est-ce que je devais continuer d'agir normalement, comme je l'avais toujours fait ? Est-ce que je devais parler de cette nuit avec elle ? Que devrai-je lui dire ? Qu'est-ce qu'elle attendait de moi désormais ?
Mes pensées se dirigèrent vers Rose. Rosalie que je considérais comme ma sœur, au même titre qu'Alice et qui avait également vécu cette horreur. Elle était tellement forte, tellement drôle, sa vision de l'avenir était si paisible malgré ça. J'aurai eu envie qu'elle soit là, c'était là seule personne à qui j'aurai pu confier une petite part de mes angoisses sans trahir Bella. Mon regard se porta sur mon portable posé sur la table de nuit, mais j'y renonçai. Je voulais pas avoir cette conversation par téléphone, c'était trop personnel, trop intime, trop tragique pour pouvoir être confié de cette manière.
Viva la vida de Coldplay résonna dans la pièce et Bella s'agita doucement contre moi. Elle bailla doucement et jeta un œil mauvais au réveille-matin avant de reposer sa tête sur mon torse et de fermer plus fermement les paupières. Mes doigts se glissèrent dans ses cheveux et les caressèrent doucement pour l'aider à émerger.
- Bien dormi, me demanda-t-elle d'une voix endormie.
- Hum... J'ai faillit valser en bas du lit quelque fois... Je n'aurais jamais cru qu'une si petit chose pouvait prendre autant de place...
Son corps se tendit et ses joues rougirent. Elle semblait prendre conscience de la position dans laquelle nous étions, c'est-à-dire complètement enchevêtré l'un avec l'autre.
- Pas d'ma faute si tu fais un plutôt bon oreiller...
- Quoi ?! « Plutôt bon »? Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Je suis un excellent oreiller...
Notre relation semblait reprendre son cours normal, même si je savais qu'elle ne serait plus exactement la même, néanmoins cela me rassurait.
- Exagère pas, tout ça est beaucoup trop dur pour être si confortable, sourit-elle en appuyant du bout du doigt sur mes pectoraux.
- Les filles ne savent décidément pas ce qu'elles veulent, soupirai-je.
Elle rit doucement et les sentiments si désagréables qui pesaient sur moi s'estompèrent un peu. La faire rire était décidément la meilleure chose que je pouvais faire.
- Si, nous le savons très bien, nous éprouvons juste beaucoup de plaisir à vous faire tourner en bourrique, expliqua-t-elle comme nous nous séparions.
Je récupérai mes jambes et mes bras, toutes les parties de mon corps qu'elle s'était appropriée avant de me lever.
- J'ai l'impression d'entendre Alice parler. Tu passes trop de temps avec ma sœur, toi...
Je frottai le visage afin de me réveiller complètement avant d'enfiler un t-shirt et d'annoncer que j'allais prendre une douche.
- Dépêche-toi, je voudrai y aller aussi...
- Bien, madame, dis-je un brin cynique en me dirigeant vers la porte.
- Hey, Edward, attends!
Je me retournai pour voir qu'elle s'était redressée sur ses coudes et que son visage abordait une expression sérieuse.
- Je... Je voulais te dire... Merci... Pour cette nuit...
- Euh, je... De rien...
- Tu ne m'as pas jugée.... J'en suis reconnaissante... Ça m'a fait du bien de te parler... Merci.
- Pas de problème, c'est normal.
Elle hocha doucement la tête et ses joues s'empourprèrent un peu quand elle demanda :
- J'espère que ça ne va rien changer...
- Je te l'ai déjà dit, ça ne change rien... Tu n'es pas responsable de ce qui t'es arrivé cette nuit là, et tu as peut-être l'impression d'avoir fait des erreurs, mais tout le monde en fait, c'est humain. Tu n'es pas responsable de la cruauté de ce salopard...
Elle resta silencieuse un instant et se mordit la lèvre avant de dire :
- Merci... Je... Est-ce qu'on pourrait ne plus parler de ça désormais ? Je voudrais essayer de fermer la porte sur cette partie de ma vie...
- Bien sûr, je comprends...
Elle m'offrit un sourire un peu triste avant de se reprendre et de dire :
- Allez, ouste ! Sinon, j'arriverai jamais à la prendre cette douche.
Je la contemplai un instant, me régalant de cette petite silhouette menue perdue entre ses draps. Elle se laissa retomber sur le matelas avant de dire :
- J'aimerai réellement prendre une douche, Edward, et je ne compte pas la prendre avec toi.
J'imaginai que c'était sa manière de dire « ne nous apitoyons pas sur mon sort, j'ai assez pleuré cette nuit, pas la peine de la jouer mélodramatique » alors je tournai les talons pour aller prendre ma douche, l'humeur un peu plus légère.
Bella me retrouva alors que je faisais la file au self-service pour le petit-déjeuner. J'avais déjà commencé à empiler ce qu'elle mangeait d'habitude sur mon plateau, autant dire pas grand chose.
- Tu me mets à la diète, se plaignit-elle. Tu me trouves si ronde ?
- Euh, Bella, dis-moi, est-ce que tu t'es déjà vue manger d'ordinaire ? Je me demande plutôt comment tu arrives à avoir quelques formes...
- Hé bien, aujourd'hui, j'ai faim... Je ne me sens pas... nerveuse...
Comme de fait, elle semblait même rayonner. Depuis son arrivée ici, j'avais pu la voir devenir plus enjoué, plus spontanée, plus gaie au fil des jours, mais aujourd'hui elle semblait particulièrement de bonne humeur.
- Pain ? Confiture ? Céréales ?
- Pain, deux tranches, et de la confiture de fraises, non, attends ! D'abricots. Et une pomme. Une tasse de café, aussi.
- T'as décidé de ruiner la cantine, ricanai-je.
Elle me tira la langue en guise de réponse et nous nous installâmes à une table à côté de Jamie, Will et Paul.
- Oh, un revenant, s'exclama Paul en me voyant.
- Ouais, si vous pensiez être débarrassé de moi, c'est raté...
- C'est trop nul, on espérait avoir la paix jusqu'à la fin du camp, marmonna Will faussement ennuyé.
- Sincèrement désolé de te décevoir, ris-je. Néanmoins, une rechute n'est pas impossible, tu sais.
- Ouais, à ce propos, gardez vos microbes bien loin, vous deux, annonça Jamie en nous désignant Bella et moi. Je vais en Floride avec mes parents après le camp et je ne tiens pas à rester dans mon lit pendant qu'ils s'amuseront sans moi.
- C'est chouette que toi et tes microbes se joignent à nous pour une fois, Bella, dit Paul sur un ton aimable.
- C'est vrai t'es une des seules animatrices qu'on à pas encore fait tourner en bourrique, remarqua Jamie.
Bella rit doucement et je jetai un regard noir aux garçons.
- Jamie, ça c'est exactement le genre de chose à ne pas dire, sauf si tu veux que Edward t'arrache la tête, rit Will.
- Mais je n'ai pas dit qu'on comptait le faire, n'est-ce pas les gars ?
- Certain, c'est qu'on a un code d'honneur, nous.
- Voyez-vous ça, dis-je en haussant les sourcils.
- On touche pas aux copines des copains...
- Bella n'est pas ma copine, dis-je sur un ton décontracté avant de croquer dans ma pomme.
- Ça veut dire qu'on peut la rendre chèvre?
- Non !
Ils éclatèrent de rire, Bella ne put s'empêcher de pouffer et je compris qu'ils étaient entrain de se foutre de ma poire.
- Vous ne payez rien pour attendre...
- Hey! Bella, Edward !
- Coucou, Alice !
- Bella, il faut que je te parle, j'ai pas prévu d'activité sportive pour ce matin, et je n'ai pas d'idées...
- Les filles ont réclamé un tournoi de volley, il y a quelques jours...
- On n'est pas assez, soupire Alice.
- Proposons aux garçons de jouer avec nous!
Elles se tournèrent vers moi comme pour avoir mon approbation.
- Si Jasper n'y voit pas d'inconvénient...
- Je m'en charge, s'exclama Alice en tapant dans ses mains. Tu viens m'aider à installer les filets, Bella ?
Bella avala son café d'une traite avant de se lever. Elle m'adressa un petit signe de la main et un sourire avant de s'éloigner avec Alice. Une fois qu'elles eurent disparus, les garçons se mirent à ricaner comme des hyènes.
- Un problème, demandai-je en haussant un sourcil.
- Non aucun, répondirent-ils en cœur avec des sourires d'anges.
- Je sens que c'est pas encore aujourd'hui qu'on va battre les filles en sport, marmonna Will avant de pouffer.
- Et pourquoi ça, demandai-je en sachant parfaitement que la réponse ne risquait pas de me plaire.
- Hé bien, toute l'équipe va encore avoir les yeux rivés sur Alice, et quelque chose me dit que la seule personne immunisée contre ses jambes diaboliques risque d'avoir... la tête ailleurs...
Ils éclatèrent de rire et mes joues s'empourprèrent. Je me levai et ramassai mon plateau avant de me diriger vers la poubelle.
- Allez, te fâche pas, Edward !
- Ouais, on plaisante...
- Fais pas la tête !
Je me tournai vers eux et pointai un doigt dans leur direction.
- Vous avez de la chance, je vais mettre ça sur le compte de votre âge bête... Sinon, je vous botterais les fesses...
- Ouuuouoouuh ! On tremble !
- Dans cinq minutes sur le terrain, et que ça saute.
Bella était une véritable catastrophe en sport. Elle était non seulement dangereuse pour elle-même mais également pour les autres. Elle avait réussi à assommer Jasper durant quelques secondes d'un de ses smashes et je ne comptais plus les fois où elle s'était prise la balle dans la tête.
- Arrête de regarder Bella comme ça, elle est pas en sucre, me souffla Jasper.
- T'as déjà regardé cette fille ? Elle attire les catastrophes et les coups comme un aimant.
- Edward, elle a survécu pendant vingt années sans toi... Je pense qu'elle y arrivera encore sans que tu la couves du regard...
Comme il terminait sa phrase, Bella réceptionna la balle en manchette et s'emmêla les pinceaux avec ses pieds, si bien que ses genoux cognèrent durement le béton quand elle tomba.
- Qu'est-ce que je te disais, marmonnai-je en passant sous le filet pour la relever.
Je l'aidai à se redresser et remarquai que le sang coulait déjà abondamment sur ses genoux, la peau était toute écorchée et salie.
- Je vais aller à l'infirmerie...
- Je t'accompagne...
- Ce n'est pas la peine, reste là...
- Non, je viens avec toi...
- OK, dit-elle en entendant que j'étais déterminé.
Je posai ma main dans le creux de ses reins et la poussai doucement en direction bungalow où était installée l'infirmerie.
- Papa ? Il y a quelqu'un ?
Personne ne répondit à mon appel.
- Je crois qu'on va devoir arranger ça comme des grands...
Je fouillai l'armoire à pharmacie à la recherche de mercurochrome et de compresses stériles tandis qu'elle se hissait sur la table. Quand j'eus trouvé ce dont j'avais besoin je m'assis sur le tabouret pour avoir ses genoux à hauteur des yeux.
- Alors, Docteur Cullen, est-ce que je vais survivre ?
- Docteur Cullen, c'est mon père, râlai-je.
- C'est pour ça que c'est drôle!
J'imbibai une compresse de désinfectant avant de la poser précautionneusement sur son genoux droit pour nettoyer délicatement la plaie.
- Tu es si concentré, me taquina-t-elle comme je m'appliquai à ne pas lui faire mal.
- J'essaye juste de ne pas te faire trop mal.
- Tu fais ça très bien...
Je levai les yeux vers elle et une expression indescriptible était peinte sur son visage.
- J'en fais trop ?
- Non... Enfin... J'aurai pu le faire moi-même... Mais c'est dans ta nature...
- Qu'est-ce que tu entends par là, demandai-je en fixant un pansement sur son genou droit.
- Tu a besoin de prendre soin des gens qui t'entourent...
- Pas de tout les gens qui m'entourent, murmurai-je en m'appliquant à soigner son genou gauche.
- Si, tu le fais peut-être sans te rendre compte, mais tu es plutôt protecteur envers Alice, et tu devrais te voir agir avec les enfants, avec Lucy ou les garçons par exemple, tu veilles constamment sur eux à ta manière.
J'haussai les épaules et elle rit doucement.
- Même avec moi...
- Surtout avec toi...
Je pris une grande inspiration avant de dire :
- J'ai besoin de ça, Bella. J'ai besoin de m'occuper de toi, et c'est plus fort que moi. Alors tu peux trouver ça chiant, et dans ce cas je vais essayer de me calmer... Ou alors, tu peux juste me laisser faire, et je tenterai tout de même de ne pas être trop étouffant...
Elle rougit et se mordit la lèvre jusqu'au moment où j'annonçai que j'avais fini de la soigner. Elle resta assise sur la table, perdue dans ses pensées, tandis que je jetai les compresses usagées aux ordures et que je lavai mes mains tremblantes pour tenter de faire disparaître le rouge qui marquait le bout de mes doigts.
- Ça ne disparaît jamais du premier coup, dis Bella dans mon dos.
Je frissonnai en constatant qu'elle était vraiment très près de moi.
- Tu sais, souffla-t-elle, j'aime bien que tu prennes soin de moi de cette manière... Personne n'a jamais réellement fait ça pour moi... J'ai toujours été un peu la mère de ma mère... Enfin, bref, c'est un peu étrange pour moi, mais j'aime ça... Je ne veux juste pas... Je ne veux pas que tu te sentes obligés de le faire.
- Ça n'est pas le cas, répondis-je en continuant de frotter mes mains.
Elle étais toujours derrière moi et je vis son reflet me sourire dans le miroir.
- Bien, alors, je crois que j'ai une pâtée à te mettre au volley !
- Sincèrement, tu t'es vue jouer ? Tu es cuite d'avance, ma belle, répondis-je en m'essuyant les mains.
- Hé, mon équipe gagnait !
- Oui, mais pas grâce à toi !
- Mauvais perdant !
J'éclatai de rire alors qu'elle me tirait la langue.
Ce soir là, je laissai Jasper mettre les garçons au lit, j'étais vraiment crevé, je me sentais encore un peu faible, et ce fut avec délectation que je retrouvai mon oreiller ainsi que mon matelas.
J'étais un peu déçu de ne pas avoir retrouvé Bella dans le bungalow quand j'étais rentré, mais nous n'étions plus réellement malade, et il n'y avait plus de raison que nous continuions de partager la même chambre, j'imaginais donc qu'elle avait rejoint Alice. Pourtant, quelques unes de ses affaires continuaient à traîner dans la pièce, mais Bella était plutôt du genre fouillis, je ne m'en souciait donc pas.
Néanmoins, quand la porte du bungalow s'ouvrit, les pas de la personne qui y pénétra étaient trop précautionneux et trop légers pour être ceux de Jasper. Mes doigts cherchèrent l'interrupteur de la lampe de chevet et appuyèrent dessus.
- Bella ?
- Edward ?
Elle fonçait les sourcils, ne comprenant pas pourquoi j'étais étonné de la voir.
- Je m'attendais à ce que Jasper revienne dormir ici...
- Euh... Tu veux que je retourne avec Alice ?
- Non! Non ! Enfin, c'est comme tu le souhaites, je pensais juste que tu préférerais dormir dans ton lit.
- Écoute, il est tard et je suis fatiguée... Je déménagerai demain... Ça te vas ?
- Tu peux rester... Tu ne me dérange pas et j'imagine que Jasper et Alice apprécient de se retrouver à deux...
Et j'adore t'avoir auprès de moi, mais c'est tout à fait accessoire...
- Hum, vu l'empressement qu'Alice avait à se mettre au lit, je pense que oui, sourit-elle en retirant ses chaussures.
Je me retournai dans mon lit pour donner à Bella l'intimité dont elle avait besoin pour se déshabiller.
- Jasper part pour le Texas juste après le camp, il rend visite à sa famille à Houston. Il ne rentrera qu'en septembre, Alice a certainement envie de passer un maximum de temps avec lui avant son départ.
- C'est compréhensible... Je suis visible!
Elle portait de nouveau son minuscule short de pyjama vert pomme qui dévoilait tout de ses jambes fuselées ainsi qu'un t-shirt blanc qui moulait sa poitrine ronde dont les tétons transparaissaient sous le tissu. Je détournai le regard, les joues légèrement rouges.
Elle de dandinait entre nos deux lit, s'appuyant sur un pied puis sur l'autre et je voyais qu'elle hésitait à me dire quelque chose.
- Il y a quelque chose que tu voudrais me demander, Bella ?
- Il y a quelque chose que tu voudrais me proposer, Edward, murmura-t-elle avec une moue timide sans me regarder dans les yeux.
J'eus besoin de quelques secondes pour réaliser ce qu'elle était entrain de me demander.
- Tu es sûre ?
- Je me sens rassurée près de toi, avoua-t-elle si bas que j'eus du mal à l'entendre.
- Je.... D'accord...
- Tu me fais une place ?
Je me déplaçai sur le matelas et écartai l'édredon pour qu'elle prenne place à côté de moi. Elle s'allongea sur le côté, face à moi, et je recouvris nos corps de la couverture.
- Tourne-moi le dos, demandai-je doucement.
Elle s'exécuta sans poser de questions et je passai mon bras autour de ses hanches pour la caler contre moi.
- Ça ne te dérange pas ?
Elle pris sa place contre mon corps et poussa un soupire de contentement.
- Non... Je me sens bien comme ça...
Je tendis la main pour éteindre la lampe avant de nicher mon visage contre son épaule. Ses petits pieds froids vinrent se coller contre mes mollets et je grognai de mécontentement, elle rit doucement, mais ne bougea d'un pouce pour autant. Le bout d'un de ses pieds se mit à caresser doucement ma cheville et je soupirai.
Cette fille voulait ma mort.
- J'ai vraiment passé une bonne journée aujourd'hui... Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie si... libre.
- Vraiment?
- Je sais que je t'ai dis que je ne voulais plus en parler, mais... Ça m'a vraiment fait du bien de te parler, même si ça a été très douloureux sur l'instant... Le fait d'avoir raconté toutes ces choses, et de me dire qu'Alice et Rosalie sont également au courant même si elles ne connaissent pas les détails de mon histoire, ça me fait du bien, je me sens moins seule.
- J'en suis vraiment heureux, Bella...
Elle glissa sa main sur mon bras qui reposait sur son ventre et le caressa doucement.
- C'est toujours là en moi, et ça fait toujours mal, mais c'est moins douloureux...
- Je ne pense pas que cette douleur disparaîtra jamais, mais elle va s'estomper de jour en jour, tu verras, murmurai-je avant de poser un baiser tendre sur la peau douce et délicieuse de son cou.
- J'espère que tu as raison, souffla-t-elle.
Ses yeux se fermèrent, et comme tous les soirs, j'écoutai la musique de sa respiration tandis que confiante et remplie d'espoir, elle tombait dans le sommeil.
Fin du chapitre 13
Voilà, bon je vous le poste parce que je n'aime pas vous faire attendre et puis, je ne vois pas pourquoi le faire puisqu'il est écrit...
J'avais quelques chapitres écrit à l'avance ou en partie puisque j'ai eu un très long week-end et que je n'avais plus qu'un tout petit examen de psycho cette semaine, mais là j'ai un peu grillé mes cartouches, donc il faudra peut-être attendre.
Mais, le fait est que je prends pas mal de plaisir à écrire cette fiction (même si ce chapitre me plait pas tant, il fait « transition », non ?), donc je m'y mets dès que je peux, je vais avoir certainement quelques soirées de libres durant le mois prochain, donc...
De plus, j'ai une nouvelle idée qui me trotte dans la tête, mais je ne peux pas m'y mettre si je n'ai pas terminé cette fiction, lol !
Un grand merci pour avoir été une fois de plus au rendez-vous. Donc, j'attends... Qu'en pensez-vous ? Est-ce cohérent ?
SHEZ
PS : Butterfield, un grand merci pour tes reviews, elles me font toujours très plaisir, mais je ne peux jamais y répondre, dommage que tu ne sois pas enregistré. Je vois que ce que j'écrit est vraiment disséqué avec toi, lol. Je suis contente que tu ais approuvés mes choix, un grand merci.
