N/A: j'avais prévu encore du fluff avec le mariage d'Oberyn et Arya mais j'ai passé deux jours absolument terrible, émotionellement, je suis au 36ème dessus et si l'écriture m'aide à passer le cap, j'étais proprement incapable d'écrire quelque chose de joyeux et vous aurez ce chapitre certes court mais qui met en bouche pour le prochain qui arrivera bientôt. Merci à toutes de me suivre depuis le début et de me laisser ces commentaires qui me remontent vraiment le moral en ce moment. Je vous aime :)
La soirée prenait un tour des plus agréables quand le roi ordonna aux musiciens de la Cour de prendre place au centre des convives et les divertit durant toute la nuit. La quiétude de ce moment fut rompue quand un Dornien n'appartenant pas à la suite de Doran et d'Oberyn arriva pour quérir les princes. A l'air du messager, les deux princes bondirent à sa suite et Arya ne put rien faire d'autre que voir son fiancé partir rapidement à la suite de son frère et souverain. Mais l'inquiétude gagna tous les convives quand les principaux lords furent convoqué par le roi, mis au courant des évènements qui avaient forcé un Dornien à effectuer le voyage jusqu'à King's Landing. Arya et Ariane n'en pouvaient plus d'être mises à l'écart et quand Arya aperçut son fiancé, elle le pressa pour des réponses. Mais au moment même où Oberyn se retourna vers elle, la jeune fille comprit que quelque chose de terrible était arrivé à Dorne. Oberyn était dévasté, ses yeux rouges et gonflés témoignaient de son déchirement intérieur et Arya se sentit impuissante à le consoler, son futur mari n'ayant toujours pas prononcé un mot. Mais quand Doran vint à leur rencontre, il supplia sa future belle-sœur de garder un œil sur son jeune frère. Le prince de Dorne paraissait également secoué mais les responsabilités qui lui incombaient en tant que dirigeant de la principauté le forçaient à garder un certain sang-froid. Immédiatement Arya et Oberyn s'écartèrent des regards indiscrets des convives rassemblés qui se demandaient également ce qui troublait les divertissements. La citadelle de Maegor étant le centre névralgique de Doran et de son père, Arya préféra se retirer dans ses appartements. Elle traînait un poids mort avec Oberyn qui ne semblait réagir à aucun bruit extérieur. Arya n'avait toujours pas compris l'exact teneur de la tragédie et espérait qu'Oberyn serait assez lucide pour lui expliquer au moins les généralités. Elle assit son futur mari sur le lit et commença à déboutonner son costume qui le gênait. Pas un seul mot n'avait été prononcé jusqu'à ce qu'Arya caresse doucement le front d'Oberyn. La vipère Rouge explosa en sanglots une nouvelle fois et Arya ne put rien faire d'autre que tenter de consoler son prince. Elle le cajola pendant un long moment avant que celui-ci ne se calme.
-Elia, Bella, Dorea, Loza …
-Tes filles sont malades ? Oberyn parles moi ! Je t'en supplie, dis-moi ce qu'il se passe !
-Viserys et Dorne …
-Viserys est à Dorne et tient tes filles ? Mais pourquoi, mon dieu, pourquoi fait-il cela ?
-Il sait que je vais t'épouser et veut punir Dorne. Il a incendié avec un de ses dragons la moitié de Sunspear et tué des milliers de gens. Les hommes de ce Targaryen de malheur ont orchestré un raid dans les Jardins Aquatiques et ont capturé mes quatre trésors, mes quatre plus jeunes filles. Il les a emmenés à Essos et exige que je te livre en échange de mes enfants. Je ne sais que faire …
-C'est simple, tu me mets sur un bateau pour Essos ! Il n'y a pas de questionnement à avoir, je ne permettrais pas que des enfants souffrent parce qu'un dégénéré les utilisent pour m'atteindre.
-Es-tu sérieuse ? Arya, te perdre me tuerait autant que de retrouver mes filles mortes. Ce roi de pacotille veut me forcer à faire un choix qui est infaisable. Il mérite qu'on le retrouve et qu'il soir puni pour les affreux crimes qu'il a commis à Dorne. Tout le monde a décidé de s'unir pour le mettre à terre ainsi que ses trois dragons. Nous ne survivrons pas à une autre conquête Targaryen. Westeros se remet à peine de la dernière guerre dans certaines régions des sept Royaumes.
-Calmes-toi, Oberyn. Tente de te reposer et je vais voir Doran à la citadelle pour connaître ses plans.
-Avant de partir, pourrais-tu m'apporter du vin, je … j'ai la gorge sèche.
-Bien sûr, mon amour. Allonges toi et je reviens à l'instant avec une coupe. Le vin est dans le salon.
Arya partit en direction du meuble contenant quelques liqueurs gardées ici par les enfants les plus âgés du roi de Westeros. Arya servit une coupe pleine à Oberyn et lui apporta. Elle l'aida à boire étant donné qu'il était allongé et totalement dévasté par l'avalanche de tragédies qui le touchait. Il s'endormit très rapidement après avoir redonné à Arya sa coupe. La jeune fille l'embrassa sur le front et sortit le plus doucement de sa chambre. Arya se rendit par la voie des passages secrets jusqu'à la salle la plus grande de la Citadelle pour entendre ce qui se disait et choisir son mode d'opération.
Elle arrivait aux passages secrets quand quelqu'un la prit de vitesse et se posta à l'entrée du passage. Elle vit un garde de Dorne et le maudit entre ses dents. Son plan était contrecarré, il faudrait aller à une pèche de renseignements officielle. Arya se décida à monter à la Citadelle pour retrouver Doran et son père. Elle échappa aux regards des gardes et se glissa dans la Citadelle de Maegor et interrompit une réunion des plus puissants seigneurs des Sept Royaumes.
-Arya …
-Doran, je t'en supplie. Je dois savoir. Je n'ai eu que des fragments de phrases d'Oberyn et je …
- Mes nièces sont en route pour Essos ou même arrivées accompagnées de mercenaires à la solde de Viserys. Sunspear a succombé au feu du dragon et je repars demain pour mon royaume qui a trop longtemps souffert sans moi.
-Je sais que Viserys m'a demandé. Ne pourrions-nous pas lui tendre un piège ?
-Et te risquer d'être emporté par ce fou, sommes- nous surs qu'il relâcherait les petites ! Je ne peux exiger cela de toi.
-Tu es prêt à risquer une autre attaque sur Dorne ou même tout le royaume ainsi que la vie de quatre enfants innocentes ? Mais, vous êtes aveuglé par les dieux ! Je suis prête à me livrer à Viserys. JE ne pourrais jamais vivre si je savais que la terre que j'aime et les gens qui l'habitent y meurent à cause de moi. Ne crois-tu aps que le fardeau des victimes de Sunspear est effroyable à porter ? Tu es leur prince certes et tu connaissais beaucoup des personnes qui sont mortes mais j'en suis la responsable ! Père, aidez-moi ! Je vous en supplie. Je ne supporterai pas d'être marié à Oberyn si j'étais la cause de la mort d'une de ses filles et je ne pourrai vivre sachant que des centaines de personnes meurent car je n'ai pas eu le courage de me livrer. Vous entendez JE REFUSE ! Après tout, je ne suis pas mariée à Oberyn, il trouvera le bonheur avec quelqu'un d'autre et je pourrais sans doute tempérer les folies de cet homme.
-Arya, comment tu peux y penser. Tu es ma fille, ma petite opale adorée. Je ne peux y penser. Te livrer à ce sadique ? Tu connais pourtant les terribles actions de son père. Il a brûlé ton grand-père et ton oncle vifs ! Il a tué et massacré d'innombrables gens pour le plaisir ! Tu veux subir un pareil sort, enchaîné à ce fou ? Je ne l'autorise pas. GARDES ! Accompagnez la princesse dans ses quartiers et ne la quittez pas d'un œil.
Arya hurla et tempêta quand les gardes royaux la prirent de force et la remmenèrent dans ses appartements. Doran et Eddard étaient effondrés. Arya était prête à se sacrifier pour eux. Ils ne pouvaient laisser faire cela.
Arya se débattait sauvagement contre la prise de fer des gardes qui la tenaient par les deux bras et la traînaient jusqu'aux appartements royaux. Elle se tut brusquement à l'entrée du salon au grand désarroi des gardes.
-Je ne peux entrer dans ma chambre, Oberyn l'occupe. Je me contenterais du salon.
-Le roi a expressément donné l'ordre que vous soyez dans notre champ de vision à tout moment.
-Et bien, vous prendrez place au salon également. Il y a des rafraîchissements et de quoi vous sustentez : je dormirais sur le sofa pour ma part. Ne faites aucun bruit.
-A vos ordres, votre Altesse.
Et Arya, écroulée de fatigue ne perdit pas de temps et tomba dans un sommeil profond sur le sofa du salon.
