Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA – Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide pour sa correction et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.

Saori, merci beaucoup pour ton com. Non Shiryu et Shun ne sont pas encore majeurs .Mais tu as raison, Kiki va être perturbé quand il va apprendre que Shion est son père. Ça réaction? À voir par la suite... ^^.

Marine, merci pour ton review. Pour Kanon et Rhadamanthe la réponse dans ce chapitre. Quant au bébé d'Amista ce sera dans le prochain.

Malaca17 merci à toi de suivre et de commenter cette histoire^^.

Bonne lecture.

Chapitre 14

Mercredi matin à Sounion

Julian regardait son amant avec amour, croyant rêver de le voir enfin dans son lit. Il laissa errer sa main sur son corps, quand il vit deux yeux bleu de Prusse s'ouvrir et le regarder avec confusion.Le Grec sourit de cette vision adorable. Il attira son amour dans ses bras, arrachant un cri de surprise à Camus, maintenant bien réveillé.

"Julian..."Le Grec le fit taire d'un baiser profond auquel le Français répondit, les deux amants se séparèrent à bout de souffle. Julian laissa errer de nouveau son regard sur Camus, qui rougissait sous les prunelles bleu océan remplies de désir. Sans le quitter des yeux, il posa ses lèvres sur le cou laiteux de son amour qui essayait de se reprendre." N...non, je dois rejoindre ma chambre..."

Julian releva son visage vers le Français et le regard chargé de malice et susurra : "J'ai adoré te voir fondre mon petit glaçon... j'ai encore envie de te faire l'amour... "Camus détourna le regard gêné par son attitude de la veille. Julian en profita pour descendre sa main qui était sur son ventre bien plus bas, se posant sur son entrejambe, lui arrachant un hoquet de surprise. Le Français tenta de le repousser, mais le Grec ne l'entendit pas de cette oreille et il commença à caresser son membre arrachant à sa victime des gémissements involontaires.

"A...arrête... Julian... arrête... ! Je...je...stop!...j'ai dit stop!

Julian s'arrêta d'un coup, regardant Camus surpris de par sa réaction.

"Pourquoi mon amour ...?"demanda Julian, visiblement déconcerté

"Je... il est déjà neuf heure."

Le Français se leva pour se rendre dans sa chambre cherchant du regard ses vêtements qu'il avait abandonnés la veille par terre. Dieu qu'il se sentait abject, comment allait-il pouvoir regarder Milo en face maintenant ?...

"Tu pourrais peut-être rester encore un peu... promis, je serai sage..." Ajouta Julian d'une voix sensuelle.

"..."

"Tu regrettes notre nuit d'amour?!"

"Non... non je ne peux regretter cette nuit..."

"Mais?"

"Mais il y a Milo et...je suis perdu... je ne sais plus où j'en suis..."

"C'est pourtant pas compliqué lui ou moi...tu dois choisir trésor."

"Je le sais bien...écoute, je dois aller le voir. Je...je dois lui dire pour nous...tu comprends?" ajouta Camus d'une voix où perça un peu de froideur.

Ressentant le malaise de Camus, Julian le prit dans ses bras lui caressant d'une main les cheveux, il murmura:

"Je t'aime et je ne veux que ton bonheur. Fait ce que tu dois faire...sache seulement que je suis là. Je ne te demande qu'une chose...ne reste pas avec lui par pitié, ce ne serait pas lui rendre service, ni à toi. Il finira par s'en apercevoir et ce n'en sera que plus dur pour vous deux."

Camus se rhabilla en pensant à ce que venait de lui dire Julian. Ressentait-il de la pitié pour Milo ? Non, ça il en était sûr.

"Attends..." Camus se retourna, une main déjà posée sur la poignée. "Tu vas revenir n'est ce pas?"

Un petit sourire triste apparu sur les lèvres du Français:

"Oui..."

Il sortit en refermant la porte derrière lui, laissant son vis-à-vis qui se leva songeur face aux incertitudes du Français.

Sur une petite ile de Grèce

Dans une chambre d'hôtel, on entendait deux voix d'hommes en désaccord. Dohko ne comprenait pas que Shion ne lui ait pas parlé de ses agissements.

"C'est quoi ce message dont a parlé Mü! Il venait d'un centre de recherche ? Tu m'avais promis d'en discuter avec Angelo avant de faire le test...et puis comment as-tu fait pour l'ADN de Kiki?"

" Un jour où on revenait de chez Milo pour prendre une douche à la villa d'Angelo avec Saga et Aioria. Kiki était avec nous et il est tombé de son vélo. Je suis monté avec lui dans la salle de bains, j'ai frotté avec un coton son genou avant de le nettoyer et j'en ai profité pour prendre un cheveu sur sa brosse...je les ai donnés à mon avocat ...ne me regarde pas avec cet air là!"

" Ton avocat est en Grèce?! Tu avais l'intention de me le dire quand? "

Shion qui s'était remis à ranger, non...jeter ses vêtements dans sa valise, se retourna vers Dohko d'un mouvement furieux, fixant son amant.

"Tu devrais être heureux pour moi!"

"Je le suis...tu ne peux pas savoir à quel point...je t'aime Shion et ton bonheur fait ma joie. Mais ...tu as pensé au petit? Il se sent en sécurité avec ses frères et Angelo. Tu l'as regardé... il est heureux! Il a enfin trouvé la stabilité dont il avait besoin. Et toi ...que vas-tu faire? Tu vas l'emmener en Amérique? Tu te doutes qu'il ne voudra pas y aller..."

Shion ne répondit pas, mais se renfrogna, il se leva et se dirigea dans la salle de bains sans un mot ni un regard pour son amant.

Après quelques minutes d'hésitation le détective alla le rejoindre et le trouva assis sur le rebord de la baignoire la tête entre ses mains, ses longs cheveux tombant de chaque côté de son visage .Dohko s'accroupit devant lui et releva son visage le regardant avec sollicitude.

" On m'a volé mon enfant...pendant des années je l'ai recherché et maintenant que j'ai enfin retrouvé mon fils, tu voudrais que je laisse tomber..."

"Non ...mon amour, je te demande seulement de ne pas te précipiter. Tu dois parler avec Angelo avant toute chose et essayer de trouver le meilleur pour Kiki...je sais ce que tu vas me dire. Mais si tu le forces, vous serez malheureux tous les deux..."

Shion soupira et posa son front sur celui de Dohko

" C'est l'un des plus beaux jours de ma vie et pourtant j'ai envie de pleurer, ce n'était pas le scénario que j'avais m'imaginé ...que dois-je faire?"

" Tu n'es pas seul mon amour, je serai à tes côtés. Tu veux vraiment repartir aujourd'hui?"

"Oui...non...je pense qu'il vaudrait mieux repartir demain matin. J'ai besoin de réfléchir..."

"Bien... je m'occupe des billets d'avion ..."

Chez Milo

Milo gara sa voiture devant la maison, il descendit du véhicule satisfait de son rendez-vous avec le propriétaire du local pour la signature du bail. Il alla s'asseoir sur un banc, les jambes étendues devant lui et regarda le ciel. Il était bleu azur sans aucun nuage. Il se mit à songer à Camus, c'était aujourd'hui qu'il devait revenir et il espérait ne pas devoir se rendre chez Julian. Il baissa vivement la tête en entendant des bruits et vit un homme. Il vit l'homme de ses pensées devant lui, à seulement quelques mètres. Un grand sourire illumina son visage et son cœur se mit à battre la chamade.

Les yeux de Camus s'accrochèrent aux billes bleu ciel. Si Camus ne savait pas se contrôler, il aurait rougit. Mais il réussit à se retenir, et surtout à retenir ses larmes qu'il sentait poindre au bord de ses paupières. Aucuns mots ne voulaient sortir de sa bouche et portant, il avait tellement à lui dire. Milo prit les devants. Il se leva et se mit face à lui.

"...Je te demande pardon...j'ai compris ..."

"Non! Le coupa Camus brusquement, non... C'est moi qui doit te demander pardon... je... j'ai décidé que je ne pouvais plus continuer comme ça "

Déstabilisé Milo ne réagit pas tout de suite, il resta planté comme une statue en pierre pendant quelques instants, puis il assimila ce que son amant venait de dire.

"Quoi? Qu'est-ce-qui ne peut continuer ainsi "

"Moi...Nous...Je vais partir Milo, mais avant je dois t'avouer ma trahison... non laisse-moi finir s'il te plait, ajouta-t-il, voyant que son amant ouvrait la bouche pour parler. J'ai tellement honte, si tu savais à quel point ...je...j'ai couché avec Julian, il n'y est pour rien ...c'est moi Milo qui ne sait plus où j'en suis. Je ne te demande pas de me pardonner, car ce que j'ai fait ne l'est pas ...je suis tellement désolé ... "

Milo était planté devant lui sentant son cœur s'emplir de colère, il s'écria.

" Presque deux ans que nous partageons notre vie, des années que je t'aime, que je te fais confiance et voilà ce que je récolte! "

"..."

"Tu vas vivre chez lui?!"

"Non...oui...je ne sais pas...Milo je ne voulais pas que cela se passe ainsi... "

"Ah non ? Dis moi tu as pris ton pied avec lui? Il est meilleur amant que moi?"

Camus sursauta légèrement en entendant le ton cassant du Grec, il le regarda en secouant doucement la tête de tristesse, ses yeux se remplirent de larmes. Il baissa son visage ne voulant pas que Milo s'en aperçoive. Il murmura avant de partir :

"Je sais que je t'ai fait mal ...que j'ai bafoué ton amour et que tu dois me haïr. Mais rassure-toi, je me hais déjà pour deux et surtout ne te remets pas en cause, tu n'y es pour rien. C'est moi le fautif, moi et moi seul... pas toi, ni Julian...peut-être un jour tu pourras me pardonner...Milo..."

Le Français tendit la main pour caressait le visage du Grec, mais quand il vit son geste de recul, il la laissa tomber, il tourna les talons et alla à sa voiture. La colère de Milo se transforma en douleur profonde.

" Je ne te hais pas Camus... je t'en veux, j'ai mal, mais je ne te hais pas ...Mais... je ne peux te pardonner. "

Malheureux, le Français lança un dernier regard à son vis-à-vis, démarra le moteur et s'éloigna de la maison, de Milo.

Début d'après-midi chez Shura.

L'Espagnol avait demandé à Angelo de passer chez lui, avant qu'ils ne se rendent à leur rendez- vous avec le juge Regulus. Shaka occupait Kiki pendant que Shura renseignait ses frères et l'Italien.

"Aujourd'hui le juge va te remettre une autre autorisation de garde, en entendant que Shiryu soit apte à pouvoir être son tuteur .Tu n'as pas oublié l'autorisation de garde provisoire?"

" Je l'ai..."

"Bon... Kiki tu peux venir?"

Voyant le petit garçon accourir vers eux, il lui demanda de s'asseoir près de lui.

"Tu as bien compris qu'on va chez le juge pour ta garde?"

"Oui...comme ça Hadès ne pourra plus être mon beau père et ce sera Angelo mon papa de cœur et Shiryu lui aussi il reste avec moi. Shun a dit qu'il serait là une semaine sur deux "

"Oui ...Kiki, tu n'as rien à dire ... c'est bien ce que tu veux? "

"Bah oui...c'est ce que je veux ...tant que Shiryu reste aussi et que Shun est souvent là... je suis heureux de vivre chez Angelo ... "

"Bon alors on peut y aller"

Kiki se leva et alla se mettre entre ses frères, leur donnant la main, geste qu'il ne faisait plus depuis un moment se trouvant trop grand. Mais aujourd'hui, il en avait eu besoin. Ils sortirent suivis de l'Espagnol et d'Angelo.

"Tu vois que j'avais raison ...c'était dans la logique des choses que cela soit Shiryu qui puisse l'adopter par la suite."

"Oui ...le juge est complètement en accord avec cette proposition. Pour lui ce qui compte le plus, c'est que l'enfant soit le moins perturbé. Je sais que vous auriez préféré que Shiryu soit son tuteur légal tout de suite. Mais ce n'était pas possible et je vous ai déjà expliqué pourquoi...Regulus ne peut pas passer au dessus des lois et tu peux me croire il en a déjà fait beaucoup... "

Après-midi villa d'Angelo

Aioros et Angelo étaient tranquillement assis suçant une glace à l'eau à la fraise pour l'un et au citron pour l'autre. Ils parlaient des éventuels travaux à faire dans la maison que venait d'acheter le Grec.

"Aussitôt que Minos sera revenu, si tu as le temps on pourrait y aller, tu auras un aperçu des futurs travaux à effectuer."

L'Italien regarda sa montre "Oui... mais cela dépend de l'heure à laquelle va rentrer Minos..."

" Il a pris le bus avec son ami Eaque ce matin pour le port Raffina et il m'a dit qu'il le reprendrait pour revenir ici. Je vais l'appeler ..."

" Hum je te laisse un instant ..."

Angelo se leva décidant d'aller voir Shiryu. Il ne comprenait pas pourquoi il lui faisait la tête! Bon d'accord, hier il était rentré plus tard que prévu. D'accord, il avait été au restaurant avec Queen, mais ce dernier tenait tellement à le remercier, qu'il n'a pas eu le cœur à refuser cette invitation. Bon d'accord, il avait encore passé du temps ce matin au téléphone avec l'Allemand, mais c'était pour son travail. D'accord aussi, il s'était rendu chez Milo, mais c'était pour parler des quelques petits travaux de son futur salon de thé. Alors oui, il ne comprenait pas le mécontentement du gamin et de ce fait, il ne voyait plus pourquoi il le cherchait pour faire la paix. Il n'avait absolument rien à se reprocher et c'est fort de ces résolutions, qu'il fit demi-tour pour rejoindre Aioros.

Quand le Grec vit venir son vis-à-vis, il lui dit qu'ils pouvaient se rendre à la vieille maison. Minos était dans le bus et descendait à l'arrêt qui se trouve prés de la maison.

" Au cas où tu chercherais Shiryu, il vient de partir à sa rencontre avec Kiki et Johann.


Un véritable taudis.

Nos amis restèrent sans voix face aux dégâts. Enjambant les débris, Angelo contempla les fenêtres dont deux trois étaient brisées. La partie du premier étage s'effondrait tout comme le toit.

"La charpente est saine? " demanda Aioros

"Ça devrait aller, à condition de l'étayer avant de refaire l'étage." répondit l'architecte

L'escalier paraissait en bon état, même s'il manquait quelques marches... Angelo monta en appuyant de tout son poids sur chaqu'une pour les tester, à la troisième, on entendit un craquement inquiétant.

"Attention! s'écria Shiryu en faisant un pas vers lui.

En le voyant sourire d'un air narquois, le jeune homme leva les yeux au ciel. Angelo reprit son ascension vers le premier étage, testant chaque marche avant de la gravir suivi d'Aioros.

"Si vous vous cassez le cou, on fera en sorte que la mention [stupidité indécrottable] soit portée sur l'acte indiquant la cause de votre décès" leur cria Minos

"En cas de malheur, n'oubliez surtout pas le bouche-à-bouche!" Répondit Angelo, faisant sourire Aioros ...

Une demi-heure plus tard, Ils se dirigeaient tous vers la villa d'Angelo, L'architecte discutait avec Aioros et Minos des travaux à effectuer dans la vieille maison. Shiryu les écoutait d'une oreille discrète songeant à la petite dispute qu'il avait eu avec l'Italien, enfin dispute était un bien grand mot, non...il lui avait dit son mécontentement, du fait qu'Angelo lui avait téléphoné hier soir, lui demandant d'aller récupérer Kiki chez les parents de son ami, car monsieur allait rentrer plus tard que prévu .Et comme à son habitude, il avait tourné en dérision leur dispute. Angelo ne le comprenait pas et cette constatation lui faisait mal.

Il prit un élastique dans sa poche de pantalon et il leva les bras vers ses longs cheveux noirs pour les attacher dégageant sa nuque perlée de sueur. Un sourire apparut sur ses lèvres en voyant son petit frère courir le ballon au pied faisant des passes à Johann.

Minos ralentit un peu l'allure et ils discutèrent joyeusement le reste de la route, allant même rejoindre les enfants en courant pour leur voler la balle, sous les cris de joie des petits qui se prirent au jeu.

Une fois à la villa, ils dégustèrent une boisson fraîche tandis que les deux petits étaient partis mettre leurs maillots de bain. Arrivèrent quasiment en même temps Aiolia, Shun, Saga, Mü, Ikki et Aphrodite. L'Italien ne voyant aucun bagage, regarda le Suédois surpris.

"Tu comptes rester combien de jours? "

"Deux jours comme convenu...pourquoi?"

"Étonnant je ne vois pas de bagages!"

"Non...J'ai décidé de faire du nu intégral pendant deux jours. Après tout je suis là pour ta jolie crypte et on est entre hommes."

Un grand sourire illumina le visage d'Aphrodite quand il vit certains regards interloqués. Ikki leva les yeux au ciel en secouant la tête. Angelo se prêtant au jeu affirma à son tour :

"Tu as tout à fait raison, je vais en faire autant. Il n'y a rien de plus délicieux que de se sentir libre comme l'air... mais ... J' veux pas vous infliger ça ...vous allez complexer," ajouta-t-il coquin en leur faisant avec un clin d'œil.

"Je ne voudrais pas te contredire, mais Ikki en a un plus gros..."

" Ne me faites pas rire, les coupa Aiolia en se levant... vous voulez que je vous montre...aie" ? Il stoppa net en grommelant quand Shun lui mit une petite claque derrière la tête sous les rires des autres et néanmoins un regard menaçant de Ikki .

"C'était pour rire mon ange, il n'y a que toi qui a le droit à voir mon... anatomie intime"

" Quelle bande de vantards... et Kiki! Il n'est pas là?" ajouta Saga

"Si ...je suis là...bonjour! leur cria la voix du petit rouquin qui arrivait vers eux en courant, vêtu simplement d'un maillot de bain et de sa casquette fétiche. Il s'arrêta à leur hauteur le visage illuminé de joie, une petite toile dans les mains ainsi que ses gouaches. Je vais peindre la mer ... "

Kiki alla se chercher deux petites bouteilles d'eau dans le réfrigérateur et des abricots, montrant le tout à Angelo, il lui dit:

" J'en ai pris aussi pour Johann..." ils partirent, suivit de peu par Aphrodite qui décréta vouloir regarder un grand peintre en plein travail, entrainant derrière lui ikki.

Discrètement, Angelo observait Shiryu qui tournait sur lui-même, cherchant du regard quelque chose. Curieux il demanda :

"Qu'est ce que t'as perdu?"

" J'ai du oublié mon portable chez Marcus tout à l'heure... il ne me reste plus qu'à y retourner."

"Attend je vais te conduire "

"Non... ce n'est pas loin, je vais y aller à pieds" répondit Shiryu en lui adressant un petit sourire forcé.

" Je vais avec toi...un peu de marche ne peut pas faire de mal" déclara Shun

"Nous aussi... " S'écrièrent Minos et Mü. Laissant leur vis-à-vis discuter encore des futurs travaux de la maison d'Aioros.

Le Tibétain était mal à l'aise du fait qu'il ne pouvait rien dire à propos de la paternité de Shion et surtout que Kiki était son fils. Combien de fois avait-il failli le dire à Saga aujourd'hui. Mais cela n'aurait fait que mettre son amant dans une situation impossible. Et il ne voulait pas gâcher cette journée, il serait bien temps quand son frère et Dohko seront là, demain matin.

Ex restaurant de Milo

Milo était assis sur un banc à l'ombre d'un olivier perdu dans ses pensées les plus profondes. Aiolia lui adressa un léger sourire avant de s'asseoir près de lui. Ils restèrent ainsi un moment sans qu'aucun des deux ne disent un mot, puis Milo se leva en lui demandant:

"Tu veux une bière?"

"Hum..."

Il se dirigea vers la cuisine trainant les pieds l'air morose. Il revint et en tendit une à son ami se rasseyant à ses côtés. Aiolia but une gorgée et lâcha:

"C'est quoi cette tête de zombie?"

"Fais pas chier... ". Proféra-t-il en lui lançant un regard noir. "Pourquoi t'es venu...si c'est pour poser des questions aussi connes. Tu peux partir!"

" Super ...je vois que tu n'as pas perdu de ton mordant...Tu l'aimes toujours, n'est ce pas ?"

" Que je l'aime encore ou pas ça n'a pas d'importance Aiolia. Lui ne m'aime plus et c'est ça qui importe. Il a couché avec ce type et il est parti le rejoindre. Quand je pense qu'il a réussi à me le prendre... qu'en ce moment, ils font peut être l'amour, ça me fout la nausée!"

Dans son énervement, il s'était levé donnant un coup de pieds dans un caillou, l'envoyant rouler plus loin, faisant s'envoler un oiseau. Il resta ainsi un moment tournant le dos à son ami, campé sur ses deux jambes légèrement écartées, les mains dans les poches de son pantalon, la tête levée vers le ciel. Une larme descendit le long de sa mâchoire et d'un geste rageur, il l'essuya du dos de la main droite.

Aiolia s'était levé à son tour et regardait tristement son ami. néanmoins, il insista:

"Milo...tu ne m'as pas répondu...tu l'aimes encore?"

"Putain, oui je l'aime! Mais tout à une fin. Bonne ? Mauvaise ? Je ne sais pas... ça fait juste mal. Un mal de chien..."

"Et s'il revenait ... tu pourrais lui pardonner? S'il se rendait compte, qu'il avait fait la plus grosse connerie qu'il n'avait jamais faite ...qu'il t'aimait toi et pas Julian..."

Milo resta un moment fixant le bout de ses chaussures réfléchissant à ce que venait de lui demander son ami. La question qu'il devait se poser, était, est ce qu'il pouvait vivre sans Camus ? Est ce que, le vide qu'il a en lui se comblerait un jour? Non ...de cela, il était sûr. Est ce qu'il donnerait tout pour qu'il revienne ? Oui de cela aussi il était sûr. Était-il prêt à lui pardonner?

"Je ne sais pas ... oui...peut être...mais il y a beaucoup de si et la vrai question serait plutôt est ce que lui pourrait se pardonner ? Je connais Camus et sa foutue fierté, même s'il venait à se rendre compte de son erreur, il ne reviendrait pas. "

Aiolia ne répondit pas restant simplement à ses côtés. Se rasseyant tous les deux, ils finirent leurs bières pensivement.

Vravrona maison du vieux Marcus

Ils étaient assis autour de la table ronde recouverte une nappe à carreaux bleus et blancs, placée au milieu d'une sorte de séjour. Les meubles étaient vieux, mais en bon état, par contre les murs en chaux blancs venaient d'être refait .Ils apprirent par Marcus que c'était Angelo qui était venu faire ses travaux.

"Tenez les jeunes, je vais vous faire goutter un de mes crus personnels"

Ils virent le vieux monsieur poser une bouteille sur la table et aller chercher des verres. Ils se regardèrent se demandant des yeux ce qu'il pouvait bien y avoir dedans? Pharaon qui était descendu fit une grimace écœurée.

"Il y a un truc bizarre dedans ?!"

" Je vais demander un verre d'eau" chuchota Shun

Marcus posa les verres et versa le liquide.

"Vous en avez déjà bu? Vous allez voir ça vous déboucherait un chiotte..."

"Vous n'auriez pas de l'eau s'il vous..."

"Taratata...vous êtes pas des femmelettes, non! Allez buvez cul sec ...allez! S'écria le vieux, j' vais en chercher une autre que vous donnerez à Angelo " Ajouta-t'il

Shiryu, comme ses compagnons, regardait son verre ne se décidant pas à le boire, puis il prit son courage à deux mains, avala sa salive et décréta:

"Bon... je me lance, après tout c'est offert de bon cœur"

"Oui et de toute façon, je ne crois pas qu'on ait le choix" ajouta le Norvégien

Ils se regardèrent pour se soutenir et burent en même temps le liquide jaune paille claire.

"Whaouuuu c'est cos...taud " articula Shun les yeux brillant de larmes

"Il y a quoi dedans?!" S'écria Shiryu dont la bouche était en feu.

"Que du bon! D'l'eau de vie, d'l' échalotes, d'l'ail et un crapaud... il est séché avant d'être mit dans la bouteille, ensuite il gonfle avec l'alcool... allez un petit deuxième pour la route"

À ces mots nos amis devinrent blancs ...

Retour chez Angelo

"Dites vous ne trouvez pas qu'ils sont longs?" demanda Saga levant les yeux des photos que l'Italien lui montrait de la vieille maison.

Angelo regarda sa montre et remarqua que cela faisait quand même une heure trente qu'ils étaient partis. C'est vrai que normalement en passant par le petit chemin, il leur fallait seulement trente minutes aller-retour.

"J'appelle le portable de Minos ...il ne répond pas?!" s'inquiéta Aioros

"J'essaie Shiryu...ah il répond... vous êtes ... ? J'y crois pas...il m'a raccroché au nez..."

"Angelo tu as quelqu'un pour toi "annonça Aiolia qui revenait de chez Milo, montrant Quenn du menton... "Qui t'a raccroché au nez?"

"C'est quand même bizarre... ? " S'étonna l'Italien, ne se préoccupant nullement de l'Allemand qui n'avait rien à faire là.


Justement sur ce fameux chemin quatre personnes soules arrivaient aux abords de la maison d'Angelo. Shun s'amusait à faire le toréador et Minos le taureau. Le dit taureau qui ne voyait plus très clair, pas étonnant vu qu'ils avaient entamés la deuxième bouteille, fonça tête baissée dans un chêne à la place du jeune Japonais, qui mort de rire, essaya de le relever.

" Ahahahah...". Il tomba assis par terre se tenant les côtes, tellement cela lui faisait mal à force de rire.

"Tins bois un coup sec ...l'cra...craaapaud va t'don...ner forces" Baragouina Shiryu en tendant la bouteille à son frère.

"NON non non l'faut l'mériter moi... moi, j'peux parce que A Aios ya pas couché aveec moi "Se lamenta Minos

"NONONO Moi paque Ange...lo l'y est tou...jour vec l'au tre qui ya lfeu au cul..." Se plaignit à son tour le jeune Japonais.

"Moiii... parce que Saga il aiiimee un mort plus qu'moi " pleurnicha Mü

Trois paires d'yeux vaseux le regardèrent avec pitié, Shiryu lui mit l'alcool d'office dans les mains

"T'as gagnéééé ah ah ah ah... "

Et c'est dans cet état d'ivresse qu'ils arrivèrent sur la terrasse de l'architecte sous les yeux effarés de leurs alter-égos qui se préparaient à partir à leur recherche.

"Nous vla!"s'exclama Shiryu éclatant de rire à nouveau. Shun lâcha son bras pour rejoindre son lion quand il partit en avant s'écroulant de tout son long. Tandis que son frère et Mü étaient écroulés par terre et se tenaient les côtes à force de rire.

"Ce n'est pas vrai..."souffla Saga, un sourire aux lèvres qu'il essayé vainement de retenir en voyant Mü à quatre pattes qui essayait de se relever.

Aioros se précipita d'un coup vers un chêne d'où Minos était grimpé et voulait sauter de la branche se prenant pour un oiseau .Il arriva à temps pour réceptionner le Norvégien qui s'écroula avec lui par terre, le Grec amortissant la chute, sous les rires tonitruant des jeunes ivrognes.

'C'est pas vrai..." s'exclama Angelo qui n'arrivait pas à attraper Shiryu qui buvait au goulot de la bouteille, poursuivit par les comparses qui la voulait, oubliant le crapaud qui les avait tant écœuré. Quand le dit Shiryu s'arrêta net en voyant Queen. Ses copains de beuveries derrière lui.

"Vla le cul en feu ...t'es venu faire quoi...? T'arrête de de l'appeler... j'te dis po la peine de de sniffer An... gelo paqu'il est à moi...po à toi com...Compris!"

"Ouais si si...non ..." maugréa Shun se mettant en position de combat.

Minos voulu envoyer son poing dans la figure de Queen, mais il ne rencontra que de l'air. Emporté par son geste, il s'écroula lamentablement par terre.

"Maintenant cela suffit vous vous calmez ! "

Pendant un instant nos jeunes ivrognes regardèrent l'Italien qui avait élevé la voix, puis recommencèrent à hurler de rire. Angelo soupira, prit Queen par l'épaule et le reconduisit à sa voiture.

" Ils sont complètement cinglés... tu diras demain à Shiryu quand il sera dessoulé, qu'il fasse attention comment il me parle...pour qui il se prend ce petit crétin! Enfin bref, Angelo... je te vois demain pour les..."

"Queen... le coupa l'architecte, non demain on ne se voit pas, ni après demain...ces papiers que tu es venu chercher. Je suis certain de les avoir posés sur ta table hier et bizarrement, ils se retrouvent dans mon dossier! Écoute-moi bien...je ne te le redirai plus...c'est fini Queen... terminé. Cette fois ci c'est sérieux."

"Oui, tu m'avais dit ça aussi pour Aphrodite et pourtant peu de temps après tu étais dans mon lit..."

"Pas cette fois ..."


Revenu sur la terrasse, il prit Shiryu de force, le positionnant sur son épaule comme un sac à patate

" Je le ramène dans sa chambre, occupez-vous de vos moitiés, "

" Lâ...lâche-moi !"cria Shiryu donnant des coups de poing dans son dos,essayant de se libérer de son étreinte.

"Reste tranquille !"S'énerva l'Italien

" T'as cas me...me lâcher..."

"Tais-toi" lui intima-t-il

Tout au long du trajet, il n'avait pas arrêté de brailler, essayant en vain de se débattre et lorsqu'Angelo ouvrit la porte de sa chambre, il gigota le forçant à le reposer à terre. Bien sûr, à peine eut-il posé les pieds sur la terre ferme qu'il faillit tomber sur le sol, ce fut sans compter sur Angelo qui le rattrapa.

" Lâche-moi j' te dis ! J' peux me débrouiller tout seul !s'écria-t-il. "

Complètement saouler de son comportement, il exécuta les ordres du jeune qui s'étala sur les fesses par terre à ses pieds.

" Aieuhhh...se plaignit il... t'es méchant "

Il afficha une mine boudeuse qui tira un sourire à l'Italien, finalement amusé et trouvant sa moue plus que craquante. Il passa l'un de ses bras sous ses genoux et l'autre derrière son dos, le soulevant du sol sans grande difficulté. Shiryu se laissa faire sans broncher agrippant ses mains à ses épaules et collant sa tête contre son torse. Sentir ses mains s'accrocher à son tee-shirt de cette manière lança à Angelo un léger frisson qu'il ignora immédiatement, l'emmenant vers le lit.

Il le déposa doucement, lorsqu'il posa son regard sur Shiryu, il eut l'occasion d'admirer la couleur si fascinante de ses yeux. Il s'attarda encore quelques secondes à le contempler avant de se redresser, néanmoins le jeune Japonais agrippa son col soudainement le ramenant jusqu'à lui. Ne s'attendant pas à une réaction si vive, Angelo ne riposta pas et Shiryu en profita pour emprisonner ses lèvres contre les siennes dans un simple baiser rapide.

"T'es à moi hein An...gelo? Po à lui..."

"Oui chaton rien qu'à toi..." À cette réponse rassurante le jeune homme se mit sur le côté et ferma les yeux. L'Italien émit un soupir silencieux et sortit refermant la porte doucement.

En bas, tout était revenu à l'état normal, enfin presque. Ikki lui apprit qu'Aphrodite était parti reconduire avec Kiki le petit Johann ...Aiolia était monté avec Shun. Mü, lui était en train de vomir ses tripes aux toilettes soutenu par Saga... quant à Aioros ajouta-il avec un sourire,

"Il vient d'ouvrir le canapé lit dans le bureau avec un Minos déchainé qui lui saute dessus enthousiasmé, pensant qu'ils allaient enfin s'envoyer en l'air. Textuellement ce sont ses mots et la façon dont il lui a sauté dessus ...je crois bien qu'il se prends toujours pour un oiseau..."

Angelo et Ikki entendirent une voix grondante venant du bureau :

" Minos?! Tu vas te rhabiller oui! Et laisse ma ceinture de pantalon... j'ai dis non..."

Les deux acolytes éclatèrent de rire.

Le lendemain Hôtel Domus à Rhodes

Kanon se dirigeait dans la salle de bains avec l'intention de prendre une bonne douche. Après s'être glissé dans la cabine, il tourna le robinet, l'eau coulait sur sa peau bronzée. Après plusieurs minutes, il sortit de cette dernière et alla dans la pièce juste à côté muni seulement d'une serviette autour de sa taille. Une fois dans sa chambre, il prit des vêtements légers et sobres, il s'habilla et enfila une paire de baskets basses noires en cuir. Il regarda par la fenêtre et vit la rue inondées de monde .Ce qui était normal pour une fin d'août.

Par miracle, il avait réussi à avoir une chambre dans le même hôtel que son frère et Shura. Ils s'étaient donnés rendez vous dans le hall à onze heures pour se rendre à l'enterrement d'Amista et de sa femme. Il se repositionna devant la fenêtre se demandant malgré lui ce que pouvait faire ce fourbe de Rhadamanthe. Il entendit taper à la porte, il regarda sa montre et vit qu'il n'était que huit-heures quinze. Kanon se demanda qui cela pouvait être à cette heure-ci. On frappa une nouvelle fois.

"J'arrive!" cria-t-il en allant ouvrir la porte et vit la personne en face de lui...

Il essaya de claquer la porte au nez de celui-ci, mais au dernier moment, un pied bloqua le panneau. Pendant un instant Kanon résista en appuyant sur la poignée, mais l'homme fut plus fort et réussit à la pousser.

"Je dois te parler..."

Kanon le laissa entrer en émettant aucun son la main toujours sur la poignée. Puis il ferma la porte et lui fit face étonné:

"Comment m'as-tu trouvé? Je suis sûr que ce n'est pas mes frères ni Angelo qui te l'a dit!"

"Non ...j'ai été au magasin de Shaka et il m'a envoyé paître … aussi bizarre que cela puisse paraître c'est Shiryu qui m'a rattrapé une fois dehors et m'a donné l'adresse de l'hôtel de Shaka et Shura. Il supposait que tu serais certainement au même.

" Bon, si il faut en passer par là...dis ce que tu as à dire et dégage"

Sentant la colère grondait en lui l'Anglais s'obligea à rester calme.

"Je ne t'ai pas trahi...je sais... j'aurai dû te dire que j'étais en instance de divorce et je m'en veux, tu ne peux pas savoir à quel point. Mais j'avais tellement peur de te perdre

"Que tu as préféré me mentir. Si c'est pour me raconter ces conneries tu peux partir" le coupa Kanon

"Tu es sérieux là"

"Ouais...tu sais ce que j'ai ressenti quand cette femme m'a prouvé quelle portait bien ton nom?! Est-ce que tu peux seulement entrevoir le mal que cela m'a fait...tout ça, parce que monsieur avait peur de me perdre. Tu t'fous de ma gueule?! Quand on s'est rencontré tu étais encore marié. Quand tu m'as déclaré ta flamme, tu étais encore marié. Quand tu m'as demandé de vivre avec toi, tu étais encore marié. Quand tu m'as dit qu'il n'y avait que moi dans ta vie et que j'étais le seul... que tu m'aimais...tu étais encore marié..."

Le cerveau de Rhadamanthe marchait à plein régime. Il était dans la merde là, il fallait qu'il arrive à s'expliquer. Il devait lui faire comprendre qu'il ne l'avait pas trahi, qu'il ne voulait pas le perdre, qu'il l'aimait, que Pandore ne comptait plus depuis très longtemps.

"Oui Kanon tu as raison ...par ma faute, par ma peur de te perdre, je t'ai fait mal. Je ne veux pas me trouver d'excuse, mais sache que je m'en veux terriblement de ne t'avoir rien dit à son sujet. La vérité c'est que je me suis marié avec elle pensant l'aimer. Je me suis rendu compte peu de temps après, qu'en fait ce n'était que de l'attirance. Et pour être honnête, elle ne m'aimait pas tant que cela non plus. On a commencé à avoir des amants, amantes. On est resté ensemble par arrangement, vivant chaqu'un de son côté. Puis je me suis décidé à demander le divorce, bien entendu elle a refusé de signer les papiers. Et tu peux me croire, j'ai dû me battre pour qu'elle signe et que le divorce soit enfin prononcé. Sa visite à l'appartement était une dernière tentative de vengeance pour lui avoir forcé la main..."

"..."

"Je te demande pardon, jamais plus je ne te cacherai rien ... laisse-moi une chance mon amour... je t'aime "

"Non..."cria Le Grec

Rhadamanthe, il fit un pas vers lui, l'attrapa par les épaules en le reculant contre le mur.

"Je ne peux pas vivre sans toi!"

"Va te faire..."

Brusquement il fut coupé dans son insulte par un vigoureux baiser de son partenaire et Kanon ne sut plus en quelques instants ce qu'il voulait dire. Toutes ses pensées s'étaient égarées dans les méandres de son esprit.

"Je t'aime idiot... laisse-moi te le prouver..."Souffla l'Anglais

Il y eut un instant de silence total où les deux protagonistes se sondaient du regard, puis :

"Alors prouve-le moi maintenant, aime-moi... fais-moi l'amour"

Kanon l'avait dit d'une voix tellement sensuelle, qu'il en avait fait frissonner l'Anglais. Il s'approcha, leurs lèvres étaient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre. Il regarda Rhadamanthe dans les yeux et avec un petit sourire scella sa bouche à la sienne dans une douce pression.

L'avocat répondit à ce baiser avec tellement d'envie et d'ardeur, il voulait montrer tout son amour à son fougueux amant. Il entrouvrit sa bouche enfin de laisser entrer la langue du Grec, qui se mit à explorer l'intérieur de celle de son compagnon. Leurs langues s'emmêlèrent, tournoyèrent autour de l'une et de l'autre. Ils collèrent leurs corps l'un à l'autre, tous deux mettant leurs mains sur la taille de son partenaire.

Rhadamanthe remonta ses mains sur le torse du médecin et passa l'une d'entre elles dans la chevelure de Kanon. Ce dernier était aux anges et, là maintenant, il en voulait plus, beaucoup plus.

Maison d'Angelo

Angelo, assis à la table du salon de jardin, avait laissé de côté un instant les ébauches sur lesquelles ils travaillaient. Il fronça les sourcils, se remémorant la scène de la veille, s'amusant à faire un rond avec la fumée de sa cigarette quand Aiolia la lui piqua des doigts, le faisant râler.

" Arrête de fumer, ça va finir par te tuer, marmonna-t-il tout en portant le mégot à ses lèvres, le faisant rire. Ils sont où?"

"Aphrodite, Ikki et Kiki font bronzettes, ton frère est au téléphone et Saga vient de monter le petit déjeuné à Mü. Quant à Minos il doit cuver! Et Shun? "

"Il m'a fait passer une nuit d'enfer...je ne sais pas ce qu'il y avait comme alcool dans cette bouteille, mais ça devait être costaud. "

"Ouais... j'ai passé la nuit dans le lit de Shiryu, pour laisser ma chambre à Saga...et de temps en temps, je l'entendais rire dans son sommeil. Je suis sûr qu'il n'a même pas senti que quelqu'un dormait à côté de lui..."

Appartement d'Hadès

L'avocat entendant la sonnette de la porte d'entrée alla ouvrir faisant entrer Ares qui venait chercher sa valise. Le photographe s'apprêtait à partir quand il demanda:

"C'était aujourd'hui le rendez vous de Eaque pour son stage?"

"Oui il vient de partir...je descends avec toi, je dois voir mon avocat"

Une fois dans la rue, ils se saluèrent, Hadès alla chercher sa voiture sous les yeux d'Ares qui se dirigea vers son véhicule de location. Il ouvrit le coffre et y mit sa valise, il s'installa au volant et démarra. Il fit semblant de partir mais se gara dans l'autre rue. Quand il vit la voiture de l'avocat disparaître .Il descendit et remonta à l'appartement. Il tapa le code secret désactivant l'alarme. Son idiot de frère ayant composé par deux fois, les numéros devant lui, il les avait mémorisés facilement.

Il mit ses gants et se dirigea dans le bureau où il trafiqua une prise près de la fenêtre pour faire croire à un court circuit. Glissant la main dans la poche de son pantalon, il prit son briquet pour mettre le feu quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir... Merde!

Ares se dirigea discrètement vers la chambre d'Hadès où le bruit le conduisit et furtivement, il entra voyant le jeune Népalais debout regarder des papiers qu'il avait posés sur le lit. En un instant, le tueur se matérialisa dans son dos en mettant ses mains autour du cou d'Eaque, qui n'eut pas le temps de réagir. Arès l'étrangla, en serrant bien tout autour du cou. En quelques secondes, le jeune homme tomba inconscient, son cerveau privé d'oxygène.

"Désolé...tu t'es trouvé au mauvais moment au mauvais endroit"

Ares retourna dans le bureau, il reprit son briquet et mit le feu aux rideaux, il regarda un instant fasciné les flammes grandir et il sortit aussi discrètement qu'il était entré...

À suivre

PS: Pour la scène de beuverie, vous allez trouver une référence avec les bronzés font de ski. Cela a été plus fort que moi. J'adore ce film surtout la scène chez les paysans savoyards^^.

Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.

Bisous