Léon arrivait en tête suivi de plusieurs autres chevaliers, ils avaient galopé toute la nuit, scrutant le ciel à la recherche du grand dragon. Bien que toujours très méfiant, ils s'approchèrent quand même, la vue d'une forme humaine perché sur le cou de la grande bête les soulagea momentanément.

-Sire ?

-C'est moi Léon !

-Ou est Merlin ? Cette voix était celle de Gauvain !

-Ici avec moi !

A ce moment les chevaliers se rendirent compte que le jeune sorcier reposait contre le torse du roi, mais ne faisait aucun mouvement. Malgré la crainte que lui inspirait l'énorme animal, Gauvain fut le premier à approcher ! Arthur avait toujours su que si le chevalier lui était fidèle, l'amitié qu'il avait pour le jeune sorcier était sans limite.

-Que s'est-il passer sire ? Pourquoi avez-vous mis autant de temps pour rejoindre Camelot ?

-Je répondrai à vos questions plus tard, pour l'instant il faut transporter Merlin chez Gaius !

Plusieurs chevaliers tendirent les mains pour réceptionner le corps du sorcier que le roi fit glisser le long du coup du grand dragon. Gauvain était remonté sur son cheval, Merlin assis devant lui en amazone, le dos calé contre son torse, un bras autour de lui afin de le sécuriser au maximum.

Le roi se retourna vers le grand dragon-.

-Ne vous inquiéter pas sire, nous aurons bien d'autres occasions de nous revoir et de parler ! Sur cel'énorme animal déploya ses ailes et pris son envole

Arthur monta derrière Léon, et donna le signal du départ. A peine arrivé dans la cour ils virent plusieurs personnes accourir vers eux, le roi se dépêcha de récupérer son sorcier et de monter les escaliers pour se diriger vers le cabinet du médecin.

-Sire ! Dieu merci vous l'avez ramené !

-Oui !, mais malheureusement pas en aussi bon état que je l'aurai souhaité !

Le cabinet du médecin était bondé, entre les domestiques, et les chevaliers, Guenièvre, et Arthur, Gaius n'arrivait pas à bouger.

-Navré de vous demander cela, mais veuillez tous sortir d'ici ! Tout le monde !

Si les domestiques obtempérèrent assez vite, ce ne fut pas le cas des chevaliers, ces derniers voulaient restés près de Merlin afin de savoir si son état n'était pas trop grave. Arthur du leur donner l'ordre d'évacuer la pièce afin de laisser le vieux médecin travailler. Pour finir seul le roi et Genièvre restait encore dans la salle. Cette dernière avait été soulagée de voir qu'Arthur n'avait rien, mais sa joie avait été de courte durée lorsqu'elle avait aperçu le corps inanimé dans les bras du roi. Gwen aimait profondément Arthur, mais elle aimait le jeune sorcier tout autant, de manière différente mais tout aussi intensément. Si le roi était devenu ce qu'il était à présent, c'est à dire quelqu'un de juste, à l'écoute de son peuple, compréhensif et bienveillant, c'était à Merlin qu'il le devait ! La jeune femme savait qu'une partie du cœur d'Arthur ne lui appartiendrait jamais, cette partie-là était au jeune sorcier à jamais, mais c'était quelque chose qu'elle acceptait totalement, car Merlin leur avait donné tellement plus ! Il suffisait de voir les chevaliers, ils avaient quittés le cabinet du médecin à contre cœur, et étaient tous assis dans le couloir à attendre des nouvelles.

-Sire vous devriez aller vous reposer, Gwen va m'aider à soigner Merlin !

-Non Gaius, je préfère rester ici, je sais que de toute façon je n'arriverai pas à dormir !

Avec l'aide de Gwen et Arthur, Gaius s'attela à soigner les différentes plaies du jeune sorcier, à les désinfecter et les bander correctement. Le vieux médecin avait pris la peine de faire boire à Merlin une potion qui le ferait dormir pour les 10 prochaines heures, inutile de le faire souffrir gratuitement. Lorsque tout fut terminer, Gaius ne put s'empêcher de demander au roi ce qui c'était passé.

-Le grand dragon est venu nous aidé à la demande de Merlin. Mais ce dernier lui a intimer l'ordre d'allé combattre l'armée de Cernred au mont Freyorg, Vortigern tenait toujours Merlin quand un autre dragon est apparu, beaucoup plus petit et tout blanc, il a précipité Vortigern et Merlin au sol, nous permettant d'approcher. Ensuite, il s'est positionné en partie au-dessus de notre ami pour le protégé ! Vortigern a tenté de tuer Merlin avec un poignard mais le jeune dragon l'a poussé pour lui éviter de recevoir celui-ci en plein cœur, ensuite Kilgharrah est revenu et au vue de l'état de Merlin il a proposé de nous ramener à Camelot en volant. Peu après de départ, le grand dragon a senti que quelque chose n'allait pas avec Merlin et nous a transporté dans une grotte, Merlin avait une hémorragie interne, sans l'intervention de Kilgharrah il serait mort !

- Comment va-t-il Gaius ? Cette question avait été posée par Gwen, inquiète de la pâleur extrême du jeune sorcier

-Aussi bien que possible vu les circonstances ! Il lui faut maintenant beaucoup de calme et de repos !

-J'aimerais le faire revenir à sa chambre, j'ai déjà donné des ordres afin que celle-ci soit chauffée et il pourra se reposer plus confortablement dans son lit, sans vouloir vous vexer Gaius !

-Je suis tout à fait d'accord avec vous sire, penser vous que vos chevaliers accepterait de le transporter ?

Arthur n'avait pas eu le temps de finir sa demande que tous ses hommes c'était lever d'un bond !

Après avoir transporté Merlin chez lui les chevaliers se retirèrent l'un après l'autre en promettant de revenir à l'aube afin prendre des nouvelles du jeune sorcier. Gwen voulu rester auprès de Merlin mais Arthur refusa,

-Aller vous reposer Guenièvre, je promets de venir vous chercher si il y a quoique ce soit !

-Promis !

-Promis Gwen ! Sur ce, Arthur l'embrassa, puis la regarda s'éloigné dans le couloir. Gwen savait que le roi resterait avec Merlin toute la nuit, il en avait besoin, c'était sa manière à lui pour exorciser ses peurs, pouvoir le regarder dormir, regarder sa poitrine monter et descendre, preuve que son cœur battait encore ! Elle connaissait si bien le roi, elle avait eu l'occasion d'observer Arthur pendant qu'ils soignaient Merlin, elle avait vu ses mains tremblé, et les larmes qu'il se refusait à laisser couler, il n'avait semblé apaiser que lorsqu'il tenait le jeune sorcier dans ses bras pendant que Gaius soignait les plaies de son dos. Mais il lui faudrait encore beaucoup de temps pour admettre tout cela, l'éducation que lui avait inculqué Uther pendant des années ne pouvait s'effacer si facilement. Arthur retourna dans la chambre s'installa près du feu dans un fauteuil et se mis à somnoler, cet alors qu'une phrase qu'Uther se plaisait à rappeler à Arthur régulièrement lui revint en tête. Aucuns hommes ne méritent des larmes ! Dieu mon père ! Vous ne pouvez imaginer à quel point vous aviez tort ! Merlin valait toutes les larmes, et bien plus !