Tsukiyo2894 : Waw, j'ai regardé le deux et pour moi c'était le meilleur, aussi, surement parce que j'ai maté le 1 en hiver et le 2 en plein été alors... Etrange xD Ah ? Effectivement, étrange O.o lol ! Je vois pas le rapport été/hiver... Je dois être un peu blonde sur les bords lol... Ca me fait me rappeler plein de trucs, halala ~ Super chapitre =) Merciiiii =3 Tsuki'

Lollie Lovegood : Ah ! :D Ca pour une bonne surprise, c'est même une excellente surprise ! Un nouveau chapitre après seulement un jour d'attente ! Et oui !! j'avais trop de peine à vous laisser en plan comme ça avec la mort de Boromir sur la conscience. Faut dire aussi que moi-même, j'avais tellement mal au cœur que je n'ai pas pu résister à l'envie d'écrire le chapitre 13 Eh bien, pour faire dans l'originalité : Ton chapitre est vraiment génial ! Merciiiii J'ai beaucoup aimé toutes les scènes à vrai dire. Merci encore. Bisous, Lollie.

EloBlack : J'aime bien ce chapitre!! On y voit enfin Eomer !! Oh wiii les cavaliers du Rohan !!! *o* Je verrais bien une petite histoire d'amour entre Lyra et Eomer ou bien avec Faramir! Ahah !!! Tu verras !!!! En tout cas je le redis, ton chapitre est super. T_T j'ai hâte de lire la suite car ta fiction est très prenante. Merciiii !!!!

Elodie : Le retour de gandalf le blanc. Ah ! Mais spoile pas tout !!! lol Superbe passage dans le film et dans ta fic. Merciii Comme d'habitude, tes suites sont géniales et pour tout t'avouer, j'appréhende le passage de la bataille du Gouffre de Helm. Ah mais non ! Faut pas !! Y'a encore quelques chapitres avant la bataille du Gouffre ! Tu peux respirer. Je ne veux pas voir, plutôt pas lire la mort de notre Haldir. Ainsi va la vie Mais c'est pas pour ça que je vais arrêter de lire ta fic. Ah bah c'est cool tout ça ! Non sérieux faut pas s'arrêter à là, sinon, à quoi bon aimer le Seigneur des Anneaux si on s'arrête avec le malheur décédé de Didir ? Vivement le prochain chapitre et repose toi bien. Merciiiiii !

Aeris de Lothlorien : Bon chapitre !! Wow ! C'est clair, net et précis ! Mais merci ^^

Melior : Je me demande si les filles ne sont pas un peu… lassées du fait qu'elles connaissent les dialogues à l'avance et qu'elles entendent les autres les répéter ? Mmmh ! Question très pertinente ma chère. Honnêtement je ne pense pas. Et puis, il y a des choses qu'on ne voit pas dans les films ! ;-) Oh, moi ça me gêne pas, mais je me demande pour elles, qui connaissent si bien les films… Et quand ce sera fini, elles pourront rester en Terre du Milieu, dis ? Je l'espère pour elles… Ah ça ! C'est un secret solidement enfermé dans mon coffre fort lol !

Amis du soir, bonsoir ! Amis du jour, bonjour !

Me revoila donc avec le quatorzième chapitre ! Tatatadam !! Et oui, et oui ! Ca fait un peu plus d'une semaine maintenant non que j'ai posté le chapitre 13 ? Entre temps, j'ai pu bien me reposer... Quoi que, avec les cours, c'est pas évident. De plus, je vais essayer de maintenir un rythme plus ou moins régulier, mais je ne garantis pas que les chapitres précédents le soient. Tous les soirs, j'essaye de continuer un peu. Y'a même un soir où, je l'avoue, j'ai écris qu'une seule ligne ! Mais cette ligne, cette ligne innocente, à fait que le lendemain, j'ai écrit deux pages !

Bref, laissons de côté mes malheureux exploits lol ! Je vous laisse lire le fameux chapitre 14 en espérant de tout cœur qu'il vous plaise autant qu'il nous a plut !

Gros bisous à tous !

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Chapitre 14

A la cours d'Edoras

- Vous êtes sur les traces de deux jeunes hobbits, tonna la voix grave du magicien blanc.

- Où sont-ils ? demanda Aragorn la main devant les yeux tant la lumière blanche était aveuglante.

- Ils sont passés par ici, avant-hier, leur répondit le magicien. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure ?

- Qui êtes-vous ? demanda le rôdeur.

Il commençait à avoir des doutes sur l'identité du magicien blanc. Ce dernier n'avait rien du méchant mage qu'on lui avait décrit. Celui-là paraissait trop sage pour être Saroumane.

- Montrez-vous ! continua Aragorn.

La lumière s'atténua, révélant tout d'abord une silhouette. A mesure que la lumière diminuait, les traits du magicien se formaient. Et quand tout redevint normal, l'identité du mage blanc ne fut plus un mystère pour personne. Aragorn, Gimli et Legolas le regardaient avec des yeux aussi ronds que des balles de tennis. Il s'agissait bien de...

- GANDALF ! s'écrièrent les deux jeunes filles.

Elles se précipitèrent dans les bras du magicien qui les accueillit en riant. Lui aussi était heureux de les revoir.

Aragorn retrouva ses esprits et détailla Gandalf de la tête aux pieds avant de réussir à parler de nouveau.

- Cela ne se peut.

Legolas et Gimli s'agenouillèrent. Eux non plus n'arrivaient pas à y croire.

- Vous êtes tombé, continua le rôdeur.

Il l'avait vu basculer dans le gouffre et pourtant, il était bien là.

- Racontez-nous, Gandalf, demanda Lyra.

Le vieillard lui jeta un regard bienveillant et hocha la tête.

- A travers le feu et l'eau. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattis le Balrog de Morgoth. Jusqu'à ce qu'enfin je pus jeter à bas mon ennemi qui alla se briser sur le flanc de la montagne. Les ténèbres m'entourèrent, et je m'égarai hors de la pensée et du temps. Les étoiles tournaient au dessus de moi, et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la Terre. Mais ce n'était pas la fin. Je sentis la vie revenir en moi. Je fus renvoyé jusqu'à ce que ma tache soit accomplit.

Tout le monde l'écouta sans dire le moindre mot. Gandalf était bien passé par la mort. C'était donc une épreuve essentielle pour passer de magicien gris à magicien blanc. Aragorn murmura le prénom de ce dernier. Le vieillard sourit et regarda les deux jeunes filles, prêts de lui qui lui souriaient.

- Oui... C'est ainsi que l'on m'appelait. Gandalf le Gris. C'était mon nom.

Le rôdeur lui fit un bref sourire. Personne ne pouvait imaginer combien il était heureux que Gandalf, son ami, soit de retour. Cela lui retirait une immense peine au cœur.

- Je suis Gandalf le Blanc. Et je reviens vers vous en ce moment décisif.

Aragorn se tourna vers Legolas et Gimli qui souriaient.

- Sortons de cette forêt. Nous n'avons plus rien d'autre à trouver ici, dit-il.

- Mais, et les hobbits ? demanda le maître Nain.

- Si Gandalf dit qu'ils sont en sécurité, nous avons toutes les raisons du monde de le croire, répondit Anhya.

Ils se mirent en route, rebroussant le chemin qu'ils venaient d'emprunter, avec Gandalf en tête de groupe.

- Une étape de votre voyage est terminée, une autre commence. Le Rohan est en guerre. Nous devons aller à Edoras à grande allure, dit-il.

- On dit que l'esprit du roi a été empoisonné par Saroumane, l'informa Lyra.

- Vraiment ? Cela nous donne donc une raison de plus pour nous hâter, conclut le magicien.

Il semblait que Gandalf connaissait plutôt bien la forêt de Fangorn car ils sortirent beaucoup plus rapidement qu'ils n'étaient entrés. Les chevaux n'avaient pas bougé, ils étaient toujours attachés et broutaient tranquillement l'herbe. A l'approche de leurs nouveaux maîtres, ils levèrent la tête. Tylia hennit lorsque Lyra vint la détacher. Aragorn proposa à Gandalf de partager sa monture mais le magicien blanc déclina l'offre poliment.

- En revanche, si vous avez une cape de voyage en plus, je l'accepterais volontiers.

Le rôdeur lui donna celle qu'il possédait auparavant, avant que Galadriel ne lui offre une cape elfique. Gandalf la revêtit, cachant ainsi ses nouveaux vêtements d'une blancheur incroyable. Il se tourna ensuite vers la plaine qui s'offrait à eux et siffla. Ce n'était pas un sifflement ordinaire, il était doux et mélodieux. Un hennissement lointain répondit à Gandalf. Tout le monde regardait la magnifique bête approcher au galop.

- C'est un des Mearas, à moins que mes yeux ne soient abusés par quelques sorcelleries, dit Legolas.

Le cheval vint à Gandalf d'une démarche élégante. Tout dans cette bête inspirait le respect, sans parler de sa magnifique robe blanche.

- Gripoil, annonça le magicien. C'est le seigneur de tous les chevaux et ce fut mon ami lors de maints dangers.

On sentait bien qu'il respectait Gripoil et ne le considérait guère comme une simple monture.

Ils se mirent rapidement en route en direction d'Edoras, la capitale du Rohan où régnait le roi Théoden. C'était la première fois qu'Anhya et Lyra montaient à cheval et on pouvait dire qu'elles se débrouillaient plutôt bien pour des débutantes. Monter à cheval était une expérience unique. Les sensations qu'on y éprouvait, on ne les trouverait jamais nulle part ailleurs. Et ce n'était surement pas chez elles, qu'elles ressentiraient ce genre de choses étant donné le prix exorbitant de l'équitation.

Ils arrivèrent à Edoras le lendemain, une heure après le levé du soleil. C'était une ville construite sur une sorte de mont avec au sommet, le château d'or de Medused. Gandalf les prévint qu'ils n'étaient pas forcément les bienvenus. Quand ils arrivèrent aux portes de la cité, on leur ouvrit sans poser de questions. Les petites maisons faisaient penser à celle que l'on pouvait trouver dans les campagnes au temps du Moyen-âge, chez Anhya et Lyra. C'était à la fois rustique et majestueux. Comme quoi, il ne fallait pas forcément avoir de la brique pour avoir de jolies maisons.

Le plus choquant était les habitants d'Edoras. Personne ne parlait, tous étaient occuper par leurs tâches quotidiennes. Les enfants étaient assis, chacun de leur côté. Eux non plus ne parlaient pas. Quand les six compagnons passaient devant eux, la population les dévisagea, comme s'ils étaient annonciateur de mauvaises augures.

- Et bien, c'est plus gai dans un cimetière, dit Gimli.

- Et encore, vous êtes généreux, lui répondit Lyra.

Bientôt, ils arrivèrent au château où un écuyer vint prendre leurs chevaux pour les mener à l'écurie. Cela fit penser, aux deux jeunes filles, aux films américains où un brave homme allait garer la voiture des clients qui arrivaient. Les six compagnons gravirent les marches menant au château quand Gamelin vint les accueillir suivit de cinq soldats.

- Vous ne pouvez pas voir le roi Théoden ainsi armé, Gandalf Maisongrise, dit-il. Par ordre de Grima Langue de Serpent.

Il avait pratiquement craché le nom de celui qui avait donné les ordres. Apparemment, il ne l'aimait pas beaucoup. Gandalf opina de la tête et tout le monde se débarrassa de ses armes, les donnant aux soldats prévus à cet effet. Lorsque toutes armes furent données, Gamelin regarda le sceptre du magicien et lui demanda de le laisser également.

- Vous n'allez pas priver un vieillard de son appui ? demanda le magicien.

Gamelin secoua légèrement la tête résigné. Il se retourna et entra dans le château suivit des six compagnons. Les soldats, qui avaient pris leurs armes, fermèrent la marche.

Pour faire croire à tout le monde qu'il n'était qu'un simple vieillard, fatigué avec le temps, Gandalf s'appuya au bras de Legolas qui jouait le jeu. Mieux valait ne pas éveiller les soupçons.

Sur le trône se trouvait Théoden ; tout du moins, ce qu'il en restait. Ce qu'ils avaient face à eux était si vieux qu'on aurait pu croire que le roi était un vieux sénile qui perdait la tête à la moindre occasion. Un homme à la peau blafarde et aux yeux vitreux était assis à côté de lui. Il s'agissait du fameux Grima. Quand il les vit franchir les portes du château, il se pencha à l'oreille de Théoden et lui murmura quelques paroles.

Les gardes, qui fermaient la marche, restèrent légèrement sur le côté au cas où quelque chose tournerait mal. Mais en voyant Gandalf arriver, ils avaient plutôt l'espoir que ce dernier rompe le sortilège et fasse revenir leur véritable souverain. Derrière eux apparurent des mercenaires étranges qui regardaient les six compagnons. Aragorn ne se priva pas de les dévisager. Le magicien lâcha le bras de Legolas qui resta légèrement en arrière avec le rôdeur

- La courtoisie de votre demeure a quelque peu diminué ces temps-ci, roi Théoden, dit Gandalf.

- Pourquoi vous ferais-je bonne accueil, Gandalf, Corbeau de Tempête ?

La voix du roi était faible et rauque. Saroumane le tenait complètement entre ses mains. Il avait fait de Théoden une veille carcasse vide avec pour seul esprit, le sien. Grima murmura quelques paroles et se leva pour prendre la parole.

- L'heure est tardive où ce magicien choisit de réapparaitre.

Il s'avançait vers Gandalf la tête haute comme s'il eu été normal et qu'il avait un grade beaucoup plus élevé qu'un magicien.

Lyra et Anhya marchaient derrière Aragorn, Gimli et Legolas et ne cessaient de jeter des coups d'œil sur les côtés. Décidément, ces mercenaires n'étaient pas normaux.

- « Mauvaises Nouvelles » comme je le nomme car ces nouvelles font mauvais hôte.

- Fais silence ! tonna la voix de Gandalf. Garde ta langue fourchue derrière tes dents. Je n'ai pas passé par le feu et la mort pour échanger des paroles malhonnête avec un vil serpent.

Il brandit son sceptre sous le nez de Grima dont les yeux s'écarquillèrent autant qu'ils purent.

- Son bâton ! Je vous avais ordonné de prendre son bâton !

Les mercenaires passèrent entre les soldats qui les regardèrent passer surpris. Ils se ruèrent sur les six compagnons. La majorité se précipita sur Gandalf mais Aragorn et Legolas les repoussèrent. Lyra, Anhya et Gimli s'occupèrent des autres. Pour les deux jeunes filles, c'était le moment de constater que les techniques de combat d'Haldir étaient efficaces et pas qu'un peu. Elles étaient vives et fluides, comme les elfes. Ce surtout cela qui permit aux deux amies de bien amocher leurs assaillants.

Le magicien blanc continuait d'avancer vers le roi, sans ce préoccupé de ce qu'il se passait autour de lui.

- Théoden, fils de Thengel. Depuis trop longtemps vous êtes restés dans les ombres.

Les mercenaires furent bientôt tous mis à terre et plus aucun ne bougeaient. Grima avait trébuché dans la cohue et tentait de s'éloigner mais c'était sans compter l'intervention de Gimli qui lui mit son pied sur le torse tout en lui conseillant de rester tranquille. Anhya et Lyra se rapprochèrent d'Aragorn et Legolas, les bras croisés.

- Ecoutez-moi ! gronda Gandalf tandis que le roi fuyait son regard. Je vous libère de l'envoutement.

Le rire fossilisé de Théoden retentit dans toute la salle ce qui déstabilisa le magicien blanc. Dans la salle du trône, tout le monde se regardait, se demandant si leur roi allait bien ou pas ? Cela aurait du être une bonne nouvelle pour le roi d'être libéré de l'emprise de Saroumane. Alors pourquoi riait-il ?

- Vous n'avez aucun pouvoir ici, Gandalf le Gris, dit Saroumane à travers le corps de Théoden.

Gandalf le prit mal ; il arracha sa cape grise faisant voir sa robe blanche étincelante. Le visage du roi se décomposa et la peur se lisait dans ses yeux. Le magicien blanc positionna son sceptre devant lui et monta les marches qui le séparaient du trône.

- Je vous aspirerais, Saroumane, comme on aspire le poison d'une plaie.

L'impact du pouvoir de Gandalf contre l'esprit de Saroumane scotcha le corps du roi à son trône. Le magicien traitre semblait lutter contre l'emprise du magicien blanc mais son pouvoir était trop grand pour lui qui était à des lieux de-là.

Eowyn apparut. Elle fut horrifiée à la vue du traitement que l'on faisait subir à son oncle. Elle s'élança vers Gandalf mais Aragorn la retint, lui demandant d'attendre.

- Si je sors, Théoden meurt ! menaça Saroumane.

Le magicien blanc fit appelle à une nouvelle vague de pouvoir et percuta de nouveau le corps du roi.

- Vous ne m'avez pas tué moi, alors vous ne le tuerez pas ! répondit Gandalf.

Le traitre était plutôt résistant car il avait encore la force de clamer haut et fort que le Rohan lui appartenait. Gandalf en eut assez et de fit plus violent.

- Partez !

Dans un dernier élan, le corps d'emprunt de Saroumane s'élança vers le magicien blanc mais ce dernier le plaqua à nouveau contre son trône. L'esprit s'en était allé. Le roi Théoden bascula en avant hors de son trône par tant de fatigue. Eowyn se précipita vers lui et le retint avant qu'il ne tombe. Le visage du monarque rajeunissait chaque secondes qui passaient, à vue d'œil. C'était bon signe ; l'envoutement était entrain de disparaitre. Sa nièce l'aida à se relever, un sourire ému aux lèvres.

- Respirez de nouveau l'air libre, mon ami, dit Gandalf.

Théoden se redressa de toute sa hauteur et les quelques gens de la Cour, qui étaient, présent, se courbèrent, saluant ainsi le retour de leur roi bien-aimé.

- Sombres ont été mes rêves ces temps-ci, dit-il.

- Vos doigts se souviendraient mieux de leur ancienne force s'ils empoignaient votre épée, suggéra le magicien.

Gamelin s'avança et tendit au roi une épée. Celle du roi. Théoden considéra l'arme avec attention avant de la retirer de son fourreau.

Parmi la foule, Grima était à quatre pattes et tremblait. Il tenta de s'en aller mais Anhya lui mit son pied à la figure, l'empêchant d'aller plus loin.

- Reste là Coco si tu ne veux pas plus de problèmes.

C'est au même moment que Théoden lui porta un regard foudroyant. Le seul mot qu'il prononça fut « vous » à son égard. Il venait de comprendre que c'était lui qui était à l'origine de son état. Le roi ordonna à ce qu'on le jette dehors. Gimli le donna aux soldats avec plaisir. On le jeta hors du château. Théoden était furieux, il descendait les marches pour accomplir son envie de meurtre.

- Je n'ai jamais fait que vous servir mon seigneur, dit Grima pour plaider sa cause.

- Votre science médicale m'aurait réduit à marcher à quatre pattes comme une bête ! vociféra le roi.

- Laissez-moi rester à vos côtés.

Théoden leva son épée, prêt à l'abattre sur le traitre mais Aragorn l'en empêcha, le suppliant de le laisser partir. Grima en profita pour s'enfuir, ordonnant à ce que l'on s'écarte de son chemin.

Le peuple d'Edoras s'inclina face au roi, heureux qu'il soit de retour.

Anhya et Lyra étaient à côté d'Eowyn et observaient la scène. C'est à ce moment là que la nièce du roi remarqua les deux jeunes filles. Elle les détailla quelques secondes.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle.

Les deux amies se tournèrent vers elle, un sourire aux lèvres.

- Je me nomme Lyra, et voici Anhya, mon amie d'enfance. Nous venons des Terres du Nord.

- Vous faites route avec ces quatre hommes ? demanda Eowyn.

- Oui, répondit la brunette. Cela vous étonne ?

- Et bien... Les Dames, ou même les jeunes filles, n'ont pas pour habitude de faire ce genre de voyage.

- Disons que, nous sommes des exceptions. Nous nous sommes engagés auprès du Seigneur Elrond de Fondcombe, dit Anhya.

La Demoiselle du Rohan sourit. Ces deux jeunes filles promettaient d'être intéressantes.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-le moi savoir, dit-elle.

Anhya tiqua à ces paroles. Elle s'approcha d'Eowyn et lui prit les mains. Cette dernière fut surprise de la réaction de la jeune fille. Dans ses yeux, elle lisait de la reconnaissance, comme si Eowyn avait fait quelque chose de fabuleux pour elle, alors qu'elle n'avait que proposer ses services.

- Vous avez une salle de bain ?

Lyra éclata de rire. Elle porta une main à son ventre tant son fou rire était grand. Des larmes vinrent rouler sur ses joues.

- Non parce que, c'est bien de voyager mais niveau hygiène...

Eowyn sourit.

- Je vous y conduis immédiatement.

- Merci, répondit Anhya.

Un bon bain chaud. Il n'y avait rien de tel pour se remettre d'un long voyage épuisant et pour soulager les pauvres muscles ankylosés par l'effort. Contrairement aux autres fois, elles avaient essayé de faire vite pour se préparer car c'était tout de même des femmes, jeunes certes, mais elles faisaient tout de même parti de la gente féminine.

Malgré ce que l'on pouvait croire, le château était grand et il était facile de s'y perdre quand on ne connaissait pas le chemin. Anhya et Lyra durent demander trois fois le chemin qui menait à la salle du trône.

Quand elles y arrivèrent, elle était vide. Il n'y avait personne.

- Bah ? Où sont-ils tous passés ? demanda Lyra.

- Il y a eu un enlèvement pendant qu'on se lavait ou quoi ? renchérit Anhya.

C'est alors qu'Aragorn apparut par une porte qu'elles n'avaient pas remarqué. Il s'avança vers elles avec leurs épées à la main. Il leur tendit et elles les prirent.

- Où sont-ils tous ? demanda Anhya.

- Ils préparent l'enterrement de Théodred, le fils de Théoden, lui répondit le rôdeur. Venez, la cérémonie va commencer.

- Nous y sommes conviés ? demanda Lyra surprise.

C'est vrai qu'il y avait de quoi. Ils étaient des inconnus pour assister à l'enterrement du fils du roi.

- Théoden nous a demandé d'assister à la cérémonie car il nous est reconnaissant de ce que nous avons fait. Sans notre arriver, le cadavre de son fils auraient pourrit dans son lit et il n'aurait pas eu d'enterrement. Venez.

Lyra et Anhya suivirent Aragorn sans rien dire. Ils rejoignirent le groupe tout de noir vêtu. Ils marchèrent dans toute la ville et bientôt les habitants d'Edoras se joignirent à eux. Le silence était lourd et pesant. Personne ne parlait. Les seuls murmurent qu'on pouvait entendre étaient ceux qui prononçaient des prières pour Théodred afin qu'il repose en paix.

Quand ils le mirent en terre, Eowyn lui adressa un discours magnifique où elle y mit son cœur et son âme. Ses paroles étaient si belles qu'elles ravivèrent un souvenir douloureux dans la mémoire d'Anhya qui ne put s'empêcher de pleurer à nouveau Boromir, mort il y a quelques jours maintenant. Legolas qui se trouvait derrière elle lui prit la main et Lyra lui posa une main sur l'épaule.

Une fois le cercueil recouvert, tout le monde se dispersa. Seul Théoden resta en compagnie de Gandalf.

Les « cinq marcheurs » retournèrent au château où on leur servit à manger. Ils s'assirent à une table en silence et mangèrent ce qu'on leur avait apporté.

Théoden ne fut pas long à revenir en compagnie de Gandalf et de deux autres enfants. En les voyant arriver, Eowyn se précipita sur les deux enfants. On pouvait lire l'épuisement sur leur visage. La nièce du roi les accompagna à une table et leur fit apporter deux assiettes de soupe. Théoden s'était assis sur son trône, toujours pas remis de l'enterrement de son enfant. A ses côtés, Gandalf s'était assis à l'ancienne place qu'occupait Grima.

Le silence était pesant. Seuls les murmures d'Eowyn étaient audibles. Et encore, on ne distinguait aucun mot distinct. Au bout d'un moment, elle se leva.

- Ils ont été surpris, dit-elle. Ils étaient désarmés. Aujourd'hui des sauvages traversent l'Ouestfolde et brûlant tout sur leur passage. Les arbres, le foin, les paillasses.

La fillette releva la tête et demanda après sa mère. Eowyn lui mit une couverture sur le dos. Tout le monde attendait la décision du roi. Voyant qu'il ne disait rien, Gandalf décida de parler :

- Ce n'est qu'un avant-goût de la terreur que Saroumane peut rependre. Toujours plus puissant car il est mû, à présent, par la peur de Sauron. Chevauchez et attaquez-le de front. Eloignez-le de vos femmes et de vos enfants.

Théoden réagit à la dernière phrase du magicien.

- Vous devez combattre, continua ce dernier.

- Vous avez deux mille hommes qui chevauchent à l'heure où nous parlons, dit Aragorn. Eomer vous est loyal. Ses hommes vont revenir et se bâteront pour leur roi.

Théoden se leva, ne supportant pas d'en entendre d'avantage. C'était en parti sa faute si Eomer n'était plus là, et il s'en voulait, même si c'était inconsciemment qu'il avait agi de la sorte.

- Ils doivent être à trois cents lieues d'ici à présent, dit-il. Eomer ne peut rien pour nous. Je sais ce que vous voulez de moi, mais je ne ferais pas subir de nouvelles pertes à mon peuple. Je ne risquerai pas une guerre ouverte.

- Elle est pourtant déclarée que vous le vouliez ou non, dit le rôdeur.

Anhya lui posa une main sur le bras. Mieux valait ne pas énerver le roi. Pas maintenant en tout cas. Le malheureux venait de faire ses adieux à son fils, la chair de sa chair, le sang de son sang. Cette perte avait été un choque pour lui et il ne voulait pas faire subir les mêmes pertes aux autres parents car comme il l'avait si bien dit : « Nuls parents ne devraient à avoir à enterrer son enfant. »

Théoden n'avait pas apprécié la remarque d'Aragorn, aussi vrai soit-elle. Il se tourna vers lui et s'avança.

- Aux dernières nouvelles, c'était Théoden, et non Aragorn, le roi du Rohan.

Le rôdeur et le roi se fixèrent. Un lourd silence s'installa mais il fut rapidement rompu par Gimli qui rota sans retenue, ce qui eu don de faire lever les yeux au ciel à Legolas qui se demandait comment les Nains pouvaient être aussi... dégoutant. Lyra nicha un coup de coude dans le bras de Gimli qui la regarda aussitôt.

- Oh... Pardon, dit-il.

On entendait bien dans le son de sa voix qu'il n'avait pas pour habitude de s'excuser pour ce genre de chose. Mais il l'avait quand même fait, ce n'était déjà pas si mal.

- Alors quelle est la décision du roi ? demanda Gandalf.

Théoden se tourna vers lui, rompant ainsi le contact visuel avec Aragorn.

- Faites évacuer Edoras. Demain nous partirons nous réfugier au Gouffre de Helm.

- Waouh ! Il va y avoir de l'ambiance ! déclara Anhya.

Tout le monde la regarda les yeux ronds. Elle se figea quelques instants craignant d'avoir dit une bêtise mais quand elle vit Legolas porter une main à sa bouche pour cacher un sourire, elle sourit à son tour.

- On peut dire ça comme ça, dit le roi. Qu'on prépare le stricte nécessaire, nous voyagerons léger. Gamelin, prévenez les habitants d'Edoras. Qu'ils soient prêts à partir à l'aube.

Gamelin se courba légérement et s'en alla. Eowyn et son oncle s'excusèrent puis prirent congé, laissant les six compagnons dans la salle du trône. Gandalf s'approcha des autres.

- Venez avec moi, dit-il.

Dans les rues d'Edoras, la foule s'activait de tous les côtés pendant que la garde royale annonçait les ordres du roi. Gandalf emmenait ses compagnons aux écuries.

- Le Gouffre de Helm ! s'exclama Gimli. Ils fuient vers les montagnes alors qu'ils devraient rester et se battre. Qui les défendra si ce n'est leur roi ?

- Il fait ce qu'il croit être le mieux pour son peuple, lui répondit Aragorn. Le Gouffre de Helm les a sauvés par le passé.

- Il n'y a aucun moyen de sortir de ce ravin. Théoden fonce dans un piège. Il croit les mettre en sécurité alors qu'ils vont droit au massacre. Théoden a une volonté de fer mais j'ai peur pour lui, dit Gandalf en s'adressant tout particulièrement à Aragorn. J'ai peur pour la survie du Rohan. Il aura besoin de vous avant la fin, Aragorn. Le peuple du Rohan aura besoin de vous. Leurs défenses doivent tenir.

- Elles tiendront, promit le rôdeur.

Gandalf s'approcha de Gripoil et lui caressa l'encolure.

- Le pèlerin Gris. C'est ainsi qu'on m'appelait. Depuis trois cents vies d'hommes, je foule cette terre et aujourd'hui le temps me manque. Avec de la chance, ma quête ne sera pas vaine.

Il monta Gripoil et annonça ses dernières consignes.

- Attendez ma venue aux premières lueurs du cinquième jour. A l'aube, regardez à l'Est.

- Partez, dit Aragorn.

Gandalf talonna le Mearas qui s'élança. Les « cinq marcheurs » le regardèrent passer sans un mot.