Salutations !
Cette suite a été longue à venir, bien qu'elle soit écrite depuis fin septembre. Je m'explique, je voulais prendre de l'avance parce que j'arrive bientôt au bout de cette fiction et j'espérais pouvoir poster les chapitres à quelques semaines d'intervalles. Mais il semblerait qu'à partir du moment où je n'ai le retour que de ma correctrice (et de Chessou XD) ça ne suffit pas, je tape, je tape, mais j'efface à chaque fois. Donc je suis parvenue à la conclusion que j'ai besoin de savoir ce que vous en pensez pour pouvoir écrire quelque chose de potable =)
En tout cas, j'espère que cette suite vous plaira !
Et avant ça, vu que l'idée des dédicaces est appréciée, je dédicace ce chapitre à (roulement de tambours pour faire durer le suspens...)... Slytherin Kay' ! (et j'en profite pour lui faire un p'tit coup d'pub, parce qu'elle le vaut bien XD *s'enfuit creuser sa tombe à cause de sa blague pourrie*)
Bref... Enjoy ! =D
Chapitre 13 : Diamonds are a girl's best friends… Ou pas !
Je referme la couverture du livre dans un claquement sec.
Rien ! Nada ! Niet !!
Je le ramène dans le rayon « pour fille » où je l'ai pris, en grognant. Et dire que c'était le dernier qui aurait pu m'aider avec cette triple buse de Sirius ! Ah ce mec, il est canon peut-être, mais qu'est-ce qu'il m'emmerde ! C'est fou ça… Vas-y que je te drague celle-là, et puis après celle-ci, et pourquoi pas ces trois-là… et puis le soir ça balance des « je t'adore plus que tout » et des « nan, mais elles, elles ne comptent pas, c'est pour conserver notre couverture par rapport à Remus » ! Argh !!!
Je me passe une main sur le visage, hargneuse. Nan mais vraiment, quel enfoiré ! Et dire que ça fait deux jours que je lis tous les bouquins sur l'amour qui passent entre mes mains et que je les ai tous lut, soit dit en passant. Donc cela signifie que je n'ai pas mis le nez dehors depuis deux jours, et que la bibliothèque est devenue ma deuxième maison… Que c'est pathétique. Non, que je suis pathétique plutôt… Bon, le point positif dans tout ça, c'est que je me rends bien compte que je suis une fille comme les autres, qui pleure quand son « mec » va voir ailleurs. Notez dans cette phrase les guillemets qui sont très importants ! Nan parce que franchement, je sors avec Sirius ? Ou au contraire je ne sors pas avec Sirius ? Je n'en peux plus de cette situation… Deux jours que c'est comme ça et je pète déjà les plombs… C'est pas normal tout ça, je suis plus forte comme fille ! Je suis… Attendez que je réfléchisse plus en profondeur à ma situation sentimentale actuelle… Mouais, bof… Finalement, y repenser serait signe de crises de larmes hystériques et d'un mal de crâne terrible.
Je cligne frénétiquement des paupières. Ah non ! Pas d'eau salée ! Je m'y refuse, parce que là en plus c'est l'heure du dîner de la Veille de Noël. Mrs Pince s'approche de moi sans sourire. De sa voix dure, elle me vire en bonne et due forme de sa bibliothèque, fermant à double tour la Réserve, puis la porte à double battant juste derrière moi. Je me retrouve à me diriger en sa compagnie peu conviviale vers la Grande Salle. Lorsque j'y entre enfin, je vois que la salle a été tout spécialement aménagée pour la soirée. J'entrouvre la bouche, catastrophée, en scrutant les tables prévues pour de petits groupes d'élèves, avec, sur un côté, des tables réservées aux professeurs. La bibliothécaire s'avance vers l'une d'elles en accélérant le pas. Je referme la bouche, même elle, elle a quelqu'un à rejoindre… Je suis déprimée. De brusques mouvements dans le coin droit de mon champ de vision attirent mon attention. Je tourne la tête au ralenti et vois Sirius faisant de grands signes. Je jette un œil derrière moi, comprenant que je suis visée par ses signaux plus que visibles. Un sourire dépité vint habiter mes lèvres en même temps que j'hoche vaguement de la tête, m'exhortant à m'approcher de lui. Mes premiers pas vers lui sont incertains, mais lorsque je vois une unique chaise à côté de lui, mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Des scénarios de dîner en chandelle défilent dans mon esprit, chaque pas me montrant un scénario toujours plus élaboré… Un sourire franc et authentique étire mes lèvres avec épanouissement. Mon beau ténébreux me retourne son sourire si particulier dont il a le secret, me détaillant d'un regard brûlant. Je réalise que ces deux jours de séparation étaient trop long… J'imagine un instant tout ce qu'on a manqué tous les deux, chacun dans notre coin, c'est du gâchis ! D'un coup, une silhouette féminine s'installe sur la chaise que je visais. Je me fige net. Le teint de Sirius vire au vert. L'a-t-il invité pour ce dîner et puis il l'a oublié ? Ou bien, c'est une ex qui s'accroche ? Ou une future ex qui attaque ? Est-ce que je dois me méfier d'elle ? C'est évident, c'est une fille d'à peu près mon âge, à vu de nez. Est-ce qu'en fait il m'a fait signe seulement parce que ça fait deux jours qu'on ne s'est ni vu, ni adressé la parole ? Et qu'il a réellement rendez-vous avec cette fille ? Je pose mon regard sur elle, interrogatrice face à son visage qui, décidément, ne me revient pas. Puis sur lui, la déception affluant sur tous mes traits. Je suis trop près d'eux pour m'éloigner furtivement et m'installer à une autre table. Je sais que si je tends mon bras, je peux toucher le dossier de la chaise. La fille, une blonde aux cheveux soyeux, aux lèvres pulpeuses figées en une moue boudeuse, tourne son visage vers moi puis braque longuement ses yeux bleus clairs sur les miens. Elle glissa une main dans ses cheveux pour les secouer et leur donner plus de volume, tout en pointant les seins vers le haut, donc vers Sirius, puisque son visage est tourné vers moi. Cette fille est une véritable pimbêche prête à tout pour être avec mon Gryffondor ! Je secoue mentalement la tête, je deviens possessive dis donc ! Sirius ne me voit plus, comme obnubilé par la Barbie assise à une quarantaine de centimètres de son corps bourré d'hormones en feu. Je vois qu'il s'est repris lorsqu'il referme sa bouche. Puis, il déglutit difficilement avant de lâcher d'une voix rauque :
"Sonja… Quelle surprise…"
QUOI ? Je suis sous le choc. Je reste sans voix, incapable d'articuler le moindre mot, même pour l'incendier ce net bœuf de Sirius ! Crétin de sac-à-puce va ! Ha si seulement ma bouche et mes cordes vocales n'étaient pas en grève, j'aurais pu la lui balancer à la figure cette réplique ! Pour sûr qu'il l'aurait mal vécut celle-là ! Il semble prendre une décision afin d'avoir la possibilité de contrôler les évènements à venir. Il se lève avec brutalité et vivacité, sa chaise, raclant bruyamment sur le sol, à un millimètre de basculer en arrière et de se renverser. Il n'y fait pas plus attention, me proposant avec urgence sa chaise. Il m'y attire (mes jambes, elles aussi en grève), et me force à m'y assoir, avant de filer en murmurant qu'il allait s'en chercher une. Avec Sonja, nous nous fixons en chien de faïence, chacune voyant en l'autre une véritable rivale. Et le pire dans cette histoire, c'est que je sens que je vais perdre. Nan mais vraiment, comment voulez-vous que je survive à ce combat ? C'est courut d'avance. Je suis banale. Elle est parfaite… En temps normal j'aurais lâché l'affaire, favorisant mes études à mes petits-amis, mais là c'est différent. C'est compliqué. C'est nouveau. Il réapparait dans la minute qui suit, essoufflé. Il pose sa chaise, qui lévitait, à côté de moi, non pas entre Sonja et moi, mais plus du côté droit. C'est le principe des tables rondes pour les couples, les deux personnes ne se font pas face, mais seul un tiers de la table les sépare. C'est ainsi que, contre toute attente, j'ai gagné la première manche. Je me redresse avec une certaine suffisance. Tient ! Prends ça espèce de sale pin-up gourgandine stupide voleuse de petit-ami ! Mais ma rivale n'en reste pas là, elle profite de ce remaniement de places pour décaler sa chaise jusqu'à lui, le plaçant au centre. Je serre les dents à m'en faire blanchir les mâchoires, Je me force à respirer profondément pour essayer de trouver des bribes de mon self-control légendaire.
Score actuel : 1-1.
Tout le repas se déroule dans la même veine, sauf que j'ai perdu 1-4 (parce qu'il y a eut le coup de la coupe de champagne qu'elle a tenu à boire avec lui face à face en croisant son bras tenant la coupe, avec celui de Sirius. Puis il y eut le coup de la glace au dessert quand elle lui a essuyé le coin des lèvres avec ses doigts alors qu'il n'avait même pas de glace sur la bouche. Et puis, là, elle vient de l'embarquer avec elle. Et pour terminer en beauté, ils s'approchent de la branche de gui près de la porte où ils vont probablement s'embrasser, mais je détourne les yeux, ne souhaitant pas avoir plus mal que ce n'est déjà le cas…). Je vous laisse imaginer de mon état de nervosité interne. Je commence même à m'inquiéter pour ma santé mentale, je pense donc pouvoir qualifier cette soirée comme étant la pire de toute ma vie. Je soupire douloureusement, mais en restant étonnée de prendre aussi bien les choses. C'est vrai, j'aurais pu laisser éclater ma fureur et faire une scène. Mais non. C'est surprenant, non ? Moi en tout cas ça me surprend. Est-ce que je suis constituée normalement ? Je dois être comme une de ces hystériques névrotiques, ou si ça se trouve je suis une psychotique instable doublée d'une hyper mélancolie due à mon psychisme désorganisé… Mais comment je peux penser des trucs pareils ? Sans m'en rendre compte je passe une main sur mon visage comme pour effacer mes dernières divagations.
Un bruit régulier et rapide de pas vient troubler mes pensées. Quelqu'un me contourne avant de s'accroupir en face de moi. Je sais que c'est lui. Je m'oblige à le regarder, me répétant dans ma tête que je suis forte et que ce n'est qu'un bon à rien qui ne mérite pas toute l'attention que je lui porte. Sa main plonge vers la mienne puis il l'emprisonne entre ses doigts. Il me tire sans ménagement, me soulevant de ma chaise comme si je ne pesais rien. Il m'embarque dans son sillage, nous nous retrouvons dans le couloir menant à notre salle commune sans que je n'y fasse réellement attention. Il hurle de loin le mot de passe, le portrait tourne sur ses gonds sans poser de questions. Le décor de la salle rouge et or se confond dans mon champ de vision. Il m'entraine à sa suite dans les escaliers, ouvre une porte à la volée, nous y entrons, il la referme magiquement. J'observe son dortoir avec un mélange d'ébahissement et d'incompréhension. Jamais… Jamais un garçon ne m'a fait ça… Il s'éclaircit la gorge, il est tendu, raide, les bras croisés dans le dos et il se balance d'avant en arrière en jaugeant ma réaction.
"Je ne pouvais rien faire dans ton dortoir," marmonna-t-il comme pour se justifier.
J'étudie à nouveau la pièce. Un seul mot me vient à l'esprit pour la décrire : roses. Des roses partout. Des roses blanches, roses, rouges, bordeaux, orange, noires, bleues… Les fleurs ont cette texture magique qui me fait comprendre que c'est un enchantement qui est ici. Une pluie de paillettes à la brillance des étoiles tombe avec douceur sur nous, accompagnée de plumes blanches et duveteuses. C'est tellement romantique. Encore mieux que tous les scénarios que j'avais en tête en allant le rejoindre à la table pour deux de toute à l'heure. J'ai l'impression de rêver. Mais comment a-t-il su ce qui me plait pour que je pardonne tout et n'importe quoi ? J'avoue qu'une mise en scène comme celle-ci m'irait parfaitement pour une demande en mariage ! Oh ! Nom d'un crapaud à furoncles ! Je pense déjà mariage, ça ne va plus moi… ! Faut que je me reprenne sérieusement là. Inspiration. Expiration. Inspiration…
"Je voulais m'excuser pour heu… pour tout…" continua-t-il d'un ton légèrement plus assuré.
Je me tourne vers lui, j'ai envie de voir son visage, de le laisser se débrouiller tout seul avec les mots pour… pour quoi d'ailleurs ? Pour tant de choses que les énumérer prendrait trop de temps et briserait l'intimité de ce moment. C'est assez égoïste de réagir ainsi mais ça me plait de le voir se mettre dans un tel état rien que pour et à cause de moi. Il s'humecte les lèvres, fixe un court instant le sol, se balance dans un dernier va-et-vient puis tend lentement sa main. D'un geste doux, il me caresse le dos de la main avant de s'en saisir avec une délicieuse lenteur. Je ne parviens pas à réagir. Mon cerveau semble fonctionner avec un temps de retard (si ce n'est plus). J'observe avec stupeur nos mains enlacées. Je n'ose y croire. Sa voix m'interpelant me sort de ma rêverie. Je lève lentement mon visage vers le sien. Mes yeux se posent sur ses lèvres. Je les vois remuer au ralenti, le son ne parvenant pas à mes oreilles, les battements désordonnés de mon cœur assourdissant beaucoup trop mes tympans. J'entrouvre la bouche, comme mue par un besoin vital de l'embrasser à pleine bouche. Je me décide à le fixer droit dans les yeux. Une fois fait, je me sens mieux, moins obnubilée par ses lèvres rosées et douces… Stop ! Je l'entends à nouveau. Il se tut.
Son visage fondit dangereusement vers le mien. Nos lèvres s'entrechoquent avec bestialité. Il me plaque contre la porte en un demi-tour brusque. J'ai mal au dos, mais la douleur n'est rien comparée à mon désir grandissant. Il glisse sa main agile sous ma jupe, caressant ma cuisse en remontant vers ma culotte. Je frissonne de plaisir. Sa bouche s'active à couvrir de baisers brûlant mon cou, marquant celui-ci d'un suçon. Je rejette la tête en arrière, les yeux fermés, pour mieux en profiter, exaltée. Son indexe et son pouce se faufilent sous ma culotte qui glisse de quelques centimètres. Ses baisers deviennent plus insistants, plus sûrs aussi. Il s'attaque à ma poitrine, tirant vers le bas le col V de mon pull sans manche. Il devient fébrile pour dégrafer le premier bouton de mon chemisier qui lui barre le chemin vers mes seins. Pendant ce temps, ses doigts titillent mon clitoris. Je ne peux retenir un halètement.
Quatre coups puissants secouèrent la porte derrière nous. Nous nous figeons. Trois coups supplémentaires.
"Sirius !" hurla une voix masculine.
Des rires se font entendre, ainsi que d'autres appels plus faibles, ou moins forts… Sirius me dévisage, aussi pommé que moi. Je ne suis pas la seule à ne pas les avoir entendus courir dans les escaliers.
"Sirius c'est nous ! Vas-y, ouvre !" continua la voix tonitruante de l'adolescent de l'autre côté.
"C'est qui « nous » ?" articulai-je à voix basse.
"Des gars de 6ème et de 5ème qui sont aussi restés ici. On se fait une petite fête demain soir pour Noël… Je crois qu'ils veulent entrer…"
Il avait ajouté la dernière phrase une longue minute après les précédentes. J'arrondis les yeux en secouant la tête. En quelques gestes experts, il me rhabille, restant le geôlier de mes lèvres. Il me fait une claque sur les fesses en m'ordonnant de ma cacher un peu plus loin sous une « mystérieuse » Cape d'invisibilité. Je me mordille les lèvres en le reluquant sans vergogne, me surprenant moi-même par mon audace. Il secoue la tête avec cet air coquin peint sur le visage. D'un geste ample, sa baguette au creux de sa main fermée, le majestueux décor paradisiaque disparaît. Une pointe d'amertume vient m'envahir une seconde. Il inspire un grand coup avant d'ouvrir la porte... Sept énergumènes de quatorze à seize ans s'engouffrent dans le dortoir des garçons de septième année dans un brouhaha digne d'un match de Quidditch. Sirius laisse la porte ouverte le temps suffisant pour que je m'éclipse de la pièce. Je ne tarde pas à rentrer dans mon propre dortoir que je ferme à clé, partagée entre une excitation totale et une déception due à une soirée de rêve écourtée, bien qu'à bien y réfléchir, si personne n'était venu, je pense que… Oui je pense que j'aurais perdu ma virginité. L'excitation prend largement le dessus. La Cape vole au-dessus de ma tête en même temps que je me mets à hurler de joie et à sautiller spasmodiquement dans tous les sens. D'un coup de baguette je lance un « assurdiato » sans scrupule contre la porte, et mets en marche ma chaîne stéréo. Je me mets à chanter sur la chanson :
"Wooooawww !!! I feel good !! Ta na na na naaaoooww !"
Je roule des hanches en balançant la tête.
" I Knew that I would now ! Ta na na na naaaoooww ! I feel good ! Ta na na na naaaoooww ! I knew that I Would now !"
J'avançai en même temps, tout mon corps frémissant en rythme avec cette musique qui, décidément, correspond parfaitement avec mon état d'esprit.
"So good !"
Deux coups de trompette et de saxo, un coup de hanche à gauche, un coup de hanche à droite pour moi.
"So good !"
Rebelote, cette fois-ci je levai mes bras au-dessus de ma tête avec un minimum de sensualité, me mordillant la lèvre inférieure et les yeux clos.
" I got you !"
Cinq coups de saxo et de trompette. Cinq positions différentes pour moi où je me déhanche de plus en plus, sans oublier le "Aooowww !" en même temps que le quatrième coup. James Brown continue à s'égosiller alors que je commence à me déshabiller petit à petit. Mon pull sans manche vola dans les airs. Je déboutonne lentement mon chemisier avant de l'envoyer apprendre à voler comme son prédécesseur. Ma jupe est la suivante sur la liste, puis je me retrouve assez vite en sous-vêtements. Je m'amuse secouer mes seins en rythme et à me déplacer d'une démarche tantôt féline, tantôt aguicheuse sur la pointe des pieds, gestes qui auraient beaucoup plu à mon Sac-à-puce préféré. Lorsque la chanson prend fin, j'enfile un débardeur en lycra ainsi qu'un pantalon de gym en stretch blanc. Je me fige soudain en reconnaissant les notes de guitare qui envahissent le dortoir. C'est pas la première fois que j'écoute cette chanson en pensant à Sirius. Je me mets à sautiller frénétiquement. J'étudie un quart de seconde ma brosse à dent dans ma main, puis je la tiens comme un micro et je me mets à chanter avec un faux air important. Je me sens si bien que j'en oublie tous mes soucis avec Sirius et le harem de filles qui l'entoure quotidiennement. Je finis par m'allonger dans mon lit en effleurant du bout des doigts le cercle brun au creux de mon cou et de mon épaule, ma marque d'appartenance, parce que c'est ainsi que je le considère. Je m'endors ainsi, un sourire béat peint sur le visage, une main sur mon cou, l'autre au-dessus de ma tête…
Je m'étire tel un chat dans mon lit, mon sourire épanoui ne me quittant plus. Réalisant que c'est le 25 décembre, je me lève d'un bond, toute excitée à l'idée de découvrir les cadeaux de mes amis. Etrangement, je ne pensai pas à Harry et les autres… Ron aussi m'est sorti de la tête. Seuls les visages rayonnant des Maraudeurs me viennent à l'esprit. J'hausse les épaules, inutile de se triturer l'esprit en ce matin de Noël. Je jette un œil rapide au petit mot qu'un elfe de maison avait laissé au milieu de la nuit sur ma table de chevet pour me prévenir que les cadeaux que j'avais préparé avaient bien été envoyés à leurs destinataires respectifs. Je traverse le dortoir d'un pas rapide puis ouvre la porte à la volée. Je heurte quelqu'un de plein fouet. Je me sens partir en arrière, j'agite avec acharnement mes mains devant moi, bien décidée à me raccrocher à quelque chose. Mes doigts accrochent un tissu épais. Il y eut un cri. Puis un autre, de moi cette fois-ci. On se scratche au sol. Je ferme les yeux de toutes mes forces.
"Ouch !" marmonnai-je.
J'entends un borborygme passablement identique au mien. Je reconnaît la voix de Sirius. Mon cœur fait un bond derrière ma cage thoracique au point que j'en viens à me demander si le jeune homme sur moi l'a senti. A peine je me fais cette réflexion, que j'ai l'impression de glisser. Nous basculons comme si nos pieds étaient attirés comme des aimants à la salle commune. Je crie à nouveau, m'arrêtant qu'une fois que je suis bien certaine qu'on ne bougera plus. Sirius s'élève prestement. J'ose ouvrir un œil, puis l'autre. C'est simple, tout le monde nous observe. Je me demande si j'ai déjà eut autant honte de toute ma vie… ? Réponse : Non… On dit que le ridicule ne tue pas, mais je suis à peu près sûre qu'il y travaille quand même. Je me mets debout à côté de mon Apollon. Celui-ci frappa dans ses mains d'un air gêné, il se frotta les mains, visiblement à la recherche d'un excuse.
"Tout ça c'est de sa faute !" m'exclamai-je en le pointant de l'indexe.
Il sursaute.
"Quoi ? Mais pas du tout !" rétorqua-t-il.
"C'est pas à cause de moi que les escaliers se sont transformés en toboggan," répliquai-je avec le ton de la Raison, les poings sur les hanches.
"Oui, mais…"
Je secoue la tête avec fatalité d'un air de dire « cherche pas, t'as tord ». Ses traits expriment tant d'étonnement et un petit quelque chose que je ne parviens pas à définir. Il se gratte l'arrière du crâne. Mes lèvres s'étirent en un sourire moqueur. J'entends de nombreux rire venant de devant l'âtre rougeoyant.
"Bon on va déjeuner ?"demanda un garçon qui enfilait un pull que sa mère avait du lui confectionner.
Les autres approuvent, nous laissant seuls ici. Lorsque le tableau de La Grosse Dame se referme sur eux, Sirius reprend la parole.
"Mais quel soutien ! Tu t'es surpassée, j'te remercie !"
J'ouvre la bouche pour répliquer, mais il place mon menton entre son pouce et son indexe, relevant mon visage, puis il m'embrasse avec douceur en comparaison avec hier soir. Je me cambre contre lui. Il met fin au baiser à mon grand dam.
"Tu vois, c'est mieux quand tu te tais."
J'agrandis les yeux, arrondis ma bouche, vexée. Je lui donne un petit coup de poing contre son épaule musclée. Il éclate de rire. Puis il me traine vers les cadeaux qu'ils restaient devant le petit sapin : les nôtres. Nous nous asseyons à même le sol, en tailleur. De la part de James, j'ai un livre sur les Animagi. J'en suis surprise, mais surtout flattée, Sirius m'explique que c'est la preuve que tous me font confiance par rapport à la condition de Remus. Il m'embrasse le haut de la tête. Je tends ma main vers une petite boite sans fioritures. Mon amant me stoppe en me suppliant de l'ouvrir en dernier car c'est le cadeau qu'il m'offre. Je me raidis en réalisant que je n'ai pas de cadeau pour lui… D'un coup, l'image de deux billets pour un tournoi de Quidditch flashe dans mon cerveau. Je me détends aussi sec. De Lily j'ai un manuel de conseils de beautés et de drague. J'éclate de rire en le voyant, essayant vainement de le cacher de Sirius. Après une lutte acharnée que je perds (j'ai pas eut le temps d'attraper autant de coussins que Sirius, alors c'est normal !), il se moque copieusement de moi et de mes amies, mais il a la gentillesse d'ajouter à mon oreille :
"T'as pas besoin de ça !"
Il profite de ce rapprochement inopiné pour vérifier que la marque brune qu'il m'avait faite hier soir était toujours présente. La voir illumine son visage comme un ange. C'est bien, il n'est pas difficile à combler pour le moment ! Maria et Laura m'ont offert un nécessaire à maquillage et d'autres produits de beautés. Je les reconnais bien là-dedans. De Peter, à mon instar, j'ai des bonbons. Il ne reste plus que deux cadeaux devant moi. Et ils sont sensiblement identiques. Je me racle la gorge. Sirius comprend. D'un geste peu sympathique il place un minuscule coffret rouge sang sous mon nez : le cadeau de Remus. C'est les mains moites que j'ouvre la petite boîte, priant pour que ça ne soit pas une bague, mon côté fleur bleu réapparaissant au galop. Nous nous penchons tout deux pour observer le bijou. Sirius se lève d'un bond, furieux, ses yeux lançant des éclairs, puis il marcha de long en large derrière le vieux sofa. Je n'aime pas le voir ainsi, si blessé… si écorché…
"Bon… J'en déduis que tu ignorais quel cadeau il allait m'offrir…" murmurai-je.
"Non…" finit-il par cracher, sa mâchoire se gonflant tant il serre les dents. "On ne se parle plus vraiment depuis quelques temps."
"Oh… je vois…"
Enfin, je vois surtout que c'est de ma faute…
"Non tu ne vois pas !" me coupa-t-il douloureusement. "Regarde bien ce pendentif, il n'y a pas un truc frappant ?"
Je détaille l'objet. Le pendentif s'organise ainsi : un croissant de lune entrecroisé avec des étoiles, le tout en argent, avec une chaine fine. Venant de Remus, cela me faisait penser à sa lycanthropie. Sirius, qui est revenu prendre sa place, comprend que j'ai la clé à mon regard éberlué. Il secoue la tête, puis s'explique d'une voix morne :
"C'est un symbole de ton appartenance à notre « communauté » qui vise à protéger le secret de Lun… Remus. On en a tous un légèrement différent les uns des autres, James a une chevalière, Lilly une paire de boucle d'oreille, offerte par James, et Peter un bracelet épais…"
"Et toi ?"
Le regard qu'il me jette me brise. Il enlève son sweet, se retrouvant torse-nu, me laissant admirer son torse tatoué. J'hoche la tête. Je rampe à genoux vers lui, m'étire jusqu'à lui et pose délicatement mes lèvres sur les siennes. Il n'y répond pas vraiment, trop triste. Il désigne son cadeau d'un mouvement de tête. Je me cale contre lui, puis l'ouvre avec un en train non feinté. Sans étonnement, je découvre un second pendentif, cette fois-ci en or jaune avec de l'ambre à l'intérieur. J'incite mon amoureux à me l'attacher, ce qu'il fait sans se départir de son regard triste. Pour détendre l'atmosphère, je me décide à aller chercher son « cadeau ».
"Attends-moi rien qu'une seconde !" intimai-je.
Je m'enfuis dans ma chambre (ouais quand on a un dortoir à soi seul, ça devient sa chambre), me ruant vers mon lit où je récupère ma baguette que j'ai dissimulé dans ma taie d'oreiller. Grâce au sortilège d'Attraction, les deux places atterrissent dans ma main tendue. Je crée une boîte où je les y place, puis fait apparaître du bolduc entortillé que je colle dessus. Je claque la porte et fonce vers lui avec un grand sourire.
"Moi, je t'offre des souvenirs pour tous les deux !" m'écriai-je en tendant mon cadeau de fortune, à genoux devant lui.
"Tu n'aurais pas du… Je m'en fous des cadeaux tu sais…"
Il va devant le fauteuil dans lequel il s'écrase de toute sa hauteur. Je ne me laisse pas faire. Je lui saute dessus, ignorant superbement ses protestations.
"Laisse-moi," grogna-t-il.
"C'que t'es lunatique !" m'énervai-je. "Tu veux pas l'ouvrir ? Même pas si je te regarde comme ça ?"
Je lui lance un regard suppliant typiquement Chat Potté. Il me jette un regard réfrigérant, nullement attendrit par ma mine implorante. Je roule sur le côté pour me retrouver assise à ses côtés.
"D'accord, puisque tu le prends comme ça, je vais l'ouvrir ce cadeau. Tu vois, je soulève le couvercle. Je jette le couvercle dans le feu. Et Oh !! Que vois-je ? Des places pour quelque chose… Mais qu'est-ce que ça peut bien être un 26 décembre ?"
Je surveille ses réactions du coin de l'œil. Je le vois se redresser, intéresser par mes paroles.
"Oh… C'est quoi ce dessin dessus ? Des balais ? Est-ce que ce…"
Il me prend les billets des mains en hurlant. Il se met debout sur le canapé.
"Le Tournoi des Légendes !!"
Il saute au sol, me soulève d'une main et me fait tourner dans ses bras, excité comme un gosse. Quand j'disais qu'il était lunatique.
"J't'adore ! J't'adore vraiment !" s'écria-t-il avec une pointe de sérieux et ce regard incandescent.
Je me sens un peu gênée, je pique un fard en baissant la tête. Mais la fierté que je ressens au fond de moi me plait. J'ai réussit à lui remonter le moral alors qu'on ne se connait pas tant que ça. Je lui sourie. La soirée du 26 avec le Tournoi réunissant les anciennes stars du Quidditch fut un excellent moment. Je me lâche complètement sur les photos, le mitraillant, nous mitraillant, mitraillant les joueurs… Bref, avec ces deux semaines de vacances, j'ai de quoi faire un album de photos souvenir maintenant ! La nouvelle année frappa à notre porte sans que Sirius ni moi ne s'y attendent. Une fête fut mise en place dans la Grande Salle pour la nuit du 31 décembre au 1er janvier. On a réussit à s'éclipser avec Sirius et il m'a conduit à la Tour d'Astronomie. Là on est resté debout à regarder la nuit étoilée, il a passé ses bras autour de ma taille et a posé sa tête contre la mienne. Minuit a raisonné alors dans tout le château et on s'est embrassé, avant de fixer à nouveau la même direction. Je ferme les yeux en revivant la scène :
"Je te promets que je ne te blesserais pas."
"C'est ta bonne résolution ?" interrogeai-je d'une voix chevrotante.
"C'est l'une d'elle," précisa-t-il.
Je ne réponds rien, émue. Je me cale plus confortablement contre lui. Parfois, les gestes parlent d'eux-mêmes, et les mots se montrent inefficaces. Le souffle régulier de sa respiration vient chatouiller mon cou. Il ajoute calmement :
"Je te promets par là, fidélité…"
Ma respiration reste coincée dans ma gorge. A mes yeux il vient de s'engager réellement dans notre relation. Est-ce qu'il… m'aimerait ? Je voudrais l'entendre me le dire… Pour être sûre… Je ne veux pas le lui dire pour qu'il me le dise après parce que je le lui ai dit en premier. Et puis de toute manière, je ne suis pas prête à nommer ce que je ressens pour lui… C'est trop tôt. Il retire un bras de mes hanches. Serait-il vexé parce que je reste muette ? Il tend son bras devant nous, pointant le vide devant nous de sa baguette. Le mot Fidélité s'embrase dans le ciel. Je me mordille la lèvre inférieure. Sans réfléchir, je me saisis de ma baguette et pointe le même endroit. Le mot Tendresse rejoint le précédent. Nous rangeons nos armes magiques d'un même mouvement.
"Tendresse et Fidélité…" lut-il dans un murmure.
Je me tourne à demi et embrasse le coin de ses lèvres. Il baisse son visage vers le mien pour qu'on puisse s'embrasser plus en profondeur. Puis nous regardons les lettres se consumer lentement. Je n'oublierai jamais ce moment. Jamais…
Le trois janvier fut là trop vite à mon goût. A neuf heure, la masse des élèves absents envahit l'enceinte de l'école, à nouveau les quatre tables des quatre maisons sont réapparus dans la Grande Salle, Peeves s'amuse comme un petit fou avec tout ce petit monde qui grouille dans tous les coins du château. Sirius m'attend dans la salle commune. C'est nos derniers instants privilégiés à tous les deux. J'ai dans l'intention de l'embrasser rapidement, de lui souhaiter bon courage et de descendre dans le Hall d'Entrée accueillir nos amis. Lorsqu'il me voit, ses lèvres se dessinent en ce sourire qui me promet tant de belles choses. Il fronce soudain les sourcils, son sourire s'efface, il se tient droit me scrutant d'un regard dur et déçu. Je ne comprends pas.
"Qu'est-ce qui se passe ?"
"Quoi ? Tu me demandes ce qui se passe ! Mais regarde-toi, tu auras la réponse !" cracha-t-il d'un ton réfrigérant.
Je me précipite devant un tableau que je métamorphose en miroir pour l'occasion. Rien ne me frappe. Je suis vêtue d'un blue jeans et d'un pull-over mauve, mes cheveux sont relevés, je ne suis pas maquillée outrageusement, seulement un coup de crayon noir pour souligner mes yeux et du mascara. Je n'ai même pas mis de fard à paupière, sans parler du blush et du rouge à lèvre qui sont aux abonnés absents. Mes yeux se posent sur le collier qui pend à mon cou. Je me fige. C'est ça le problème. J'ai retiré le collier de Sirius hier soir, et ce matin, pour faire plaisir à Remus, j'ai décidé de porter celui qu'il m'a offert à Noël. Pas la peine de préciser que c'est la première fois que je le mets. D'un coup de baguette, le tableau redevient ce qu'il était à l'origine. Je me retourne, Sirius est à quelques centimètres de moi. J'ai l'impression de rapetisser devant son irritation palpable. Je voulus prendre sa main, mais il la retire hors de portée. Aïe, c'est mauvais ça… Pourquoi il y a fallut qu'ils m'offrent tous les deux un pendentif ? Quelle galère, vraiment ! En plus je n'ai pas lut grand-chose sur ce problème dans les livres appropriés de la bibliothèque. Qui va pouvoir m'aider ? Merlin merci, Lily est rentrée !
"On a dit qu'on n'annonçait pas tout de suite aux autres qu'on est ensemble… Il faut bien que Remus voit que je me sens concernée par sa… maladie…"
Je tente un sourire pas franchement convainquant. Ca va être difficile pour tous les deux de vivre notre histoire officieusement, d'apprendre à se connaître sans attirer l'attention sur nous, ne pas être trop proche en publique. Il hocha la tête. Je lui ai fait mal. Je me mets sur la pointe des pieds, me blottissant contre lui, nichant mon nez dans son cou.
"Pardonne-moi…" murmurai-je.
Une larme perla au coin de mon œil gauche, mouillant l'arrête de la mâchoire de mon amant.
"Non… Ne pleure pas voyons… Je te pardonne, je te pardonne…"
Je me recule légèrement, cherchant des yeux son regard, mais celui-ci me fuit. Je sais qu'il est brassé par toute cette histoire et qu'il ne m'a pardonné qu'en partie. Je l'ai déçue. Je ne serais pas complètement pardonnée tant que je n'aurais pas trouvé les mots et actes qu'il faut… Mais en même temps, il me semble être jaloux de Remus à cause de son statut de lycan à qui on consacre toute notre attention. Je dis « notre attention » pour parler de celles de Lily, James, Peter, Sirius et moi. Comme si Sirius se sentait mis à l'écart, avec un rôle banal et peu intéressant… Du moins, c'est l'impression qu'il me donne. Bref, j'étudierai ce phénomène plus tard, si ça se trouve, je me fais des idées…
"Allez, on s'arrache !" ordonna-t-il.
Nous descendons côte à côte jusque dans le Hall. La chevelure auburn de Lily flamboie entre les têtes. Je leur fais de grands signes, Sirius quant à lui, m'observe m'époumoner et m'étirer dans tous les sens avec ce regard étrange. Il paraît calme et serein. J'aimerais être comme lui en cet instant, parvenir à prendre sur moi, avoir un meilleur self-control. Les trois Maraudeurs, Lily, Maria et Laura apparaissent. Je saute dans les bras de mes amies. Je sens le regard insistant de Remus sur moi. Je me décide à aller le saluer aussi.
"Ha ! Tu aimes ?" demanda-t-il joyeusement en désignant le pendentif en argent.
J'hoche vigoureusement de la tête en le remerciant le plus chaleureusement possible. Je commence à devenir une professionnelle en matière de sentiments parfaitement étudiés. En me tournant un peu, je peux voir Sirius se renfrogner un instant avant de redevenir maître de lui et de commencer à délirer avec son meilleur ami, des « Patmol » et « Cornedrue » hurlés à tout va. Je suis rassurée de le voir ainsi. Mais je ne peux m'empêcher de penser que si on ne s'offrait pas de cadeaux pour Noël, je n'aurais pas eut tous ces soucis sentimentaux liés à ces bijoux sensiblement ressemblants...
Alors ? Vos réactions ? J'suis trop au taquet pour savoir c'que vous pensez de The Moment !! =P
Pensez à Mister Review =)
Et maintenant... Attention mesdames et messieurs, dans un instant ça va être les RaRs !!
Ange ou Démon : Merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir ! =)
"La frappée" : Salut, salut ! =) Merci pour ta super review ! Et contente qu'il t'ai plu ce chapitre ! Et en effet, c'est une relation pleine de "fougue" et de "passion" (copyright momo) XD Mais c'est trop amusant à décrire ! =P Et t'as vu Mumus is back et Sirius ça lui plaît pas franchement... Baston ? Pas baston ? bon j'dis rien, mais c'est certain que tout ça ne va pas se régler "à l'amiable" loin de là même... ! Bon j'me tais... Affaire à suivre au prochain chapitre ! XP A la prochaine ! =)
Bazous à toutes ! =)
