Chapitre 14
Arrêtez les violons
" Aaaaaaaah. " je me lamente en faisant semblant de pleurnicher. Je suis lessivé, courbaturé, prête à tomber de cheval dès que Gandalf me lâche.
Depuis notre départ, il y a une dizaine de jours, j'ai posé pied à terre qu'une à deux fois par jour. Pour dormir, m'étirer, faire les besoins de la nature que personne ne peut faire à ma place et boire aux ruisseaux et remplir nos gourdes. Je me sens sale, crevé, j'ai mal au bide, j'ai mal à tous mes muscles, je manque sérieusement de sommeil, mais j'me sens en vie. Étrangement.
Étant crevée et ayant le cerveau qui tourne à mille à l'heure, je n'ai aucun filet de secours au niveau des réactions et sans hésiter mes cordes vocales s'empressent de rire sans ma permission.
Ce qui bien sûr, attire Gandalf.
" Qui y a-t-il de drôle ?
- Je suis en vie ! " je m'exclame avec plus d'énergie que je n'en ai, levant un bras au ciel.
Dix jours à chevaucher sur le même cheval avec le mage gris, ça nous a rapproché. J'dirais pas que c'est un pote, mais pas loin. Avant, il avait ma toute confiance. Maintenant que j'ai eut l'occasion à de nombreuses reprises de dormir dans ses bras sur un cheval, j'lui confierais ma vie sans l'ombre d'un doute. Je finis de rire en m'étouffant presque. Alors que soyons honnête, c'est pas drôle ce que je viens de dire. Quand je dis que j'suis crevée.
" Quelques heures de sommeils de plus ne seraient pas de trop … " je finis par lâcher en baillant.
" Tu viens tout juste de te réveiller.
- C'était une erreur de ma part. "
En fait, c'est surtout que dormir assise, sur un cheval qui trotte, n'est sans surprise aucune, pas la meilleure façon de dormir ou même de se reposer. Si j'arrive à dormir une heure ou deux d'affilés parce que je suis vraiment en gros manque de sommeil, c'est déjà un miracle.
" On est bientôt arrivé. " m'encourage Gandalf alors que je tente de me ré-installer contre lui pour me rendormir.
À ces mots, je lève franchement la tête et me force à observer devant moi.
En effet au loin en plissant des yeux, j'observe un genre de village normand entouré d'une palissade et des fanions rouges que je reconnais vaguement.
" Bree … " je murmure avant de bâiller.
" Ce soir, tu dormiras dans un vrai lit. " continue Gandalf.
Cette annonce me fait pratiquement sauter assise.
" Quand est-ce qu'on arrive ?! " je m'empresse de demander, faisant rire le magicien. Un lit, un vrai ! Et pas un sac de couchage par terre ! Quelqu'un d'autres pour s'occuper des chevaux ! Bree ! On a jamais été aussi près de Bilbo ! Et okay, on a pas prévu de s'éterniser ici, mais Gandalf m'a promit une bonne nuit de sommeil de neuf heures et pas de six !
J'récupérerais pas, mais ça me permettra de saluer demain soir Bilbo en relative bonne forme sans m'écrouler endormit sur lui. Ce qui est plus que ce que j'espérais ces derniers temps.
Heureusement pour nous, la route a été sans surprise et sans accroc. On a pas croisé un seul vilain pas beau, nos chevaux sont encore en relative bonne forme même si des vacances seraient pas de trop pour eux et on a encore plein de nourritures. Genre trois tonnes. J'ai même pas entamé ma collection de Lembas. Bilbo et la future Communauté de l'anneau me remercieront plus tard.
Je manque de tomber en avant et me raccroche au dernier moment aux crins de Gripoil qui ne réagit pas. On vient de repasser au pas.
Sans que je m'en rende compte (j'ai encore dû m'endormir debout sans le savoir) on est arrivé à la porte sud de Bree.
Le ciel s'est assombri et les étoiles commencent doucement à sortir le bout de leur nez dans le ciel bleu nuit avec un dégradé d'orange près de l'horizon. Je me secoue la tête en inspirant profondément pour tenter de me réveiller. Sans trop de succès, mais ça me permet au moins de surveiller du coin de l'œil le garde qui vient à notre rencontre.
" Bonsoir, qui êtes-vous et que voulez-vous ?
- Bonsoir, je suis Gandalf le gris et voilà Charlotte Devoe, ma protégée. Nous désirons aller au Poney fringant, nous sommes des voyageurs de passages.
- Vous arrivez au bon moment, j'allais bientôt fermer les portes. Entrez. "
Et avec ça, on entre dans la ville. Il y a encore des gens dans les rues, il est pas si tard que ça. J'observe avec des grands yeux les gens se déplacer dans la ville. Les chevaux sont ralentis par la population, même si elle s'éloigne pour nous laisser passer.
Sans encombre, on arrive au marché, puis on remonte enfin vers l'auberge du Poney Fringuant.
Un bon repas, chaud j'espère et un lit. Je gémis de bonheur à l'idée, faisant rire dans sa barbe Gandalf. Barbecendre semble de mon avis puisque je l'entends s'ébrouer longuement, sans s'arrêter.
" Oui, nous aurons tous un bon lit et un bon repas ce soir. " nous encourage Gandalf. Les chevaux allongent sensiblement l'allure à cette annonce, pendant que je vibre presque sur la selle.
Enfin, on s'arrête devant l'escalier menant à l'intérieur de l'auberge.
" Bienvenue à l'auberge du Poney Fringant. " nous salue ce qui doit être un écuyer.
La dernière fois qu'on était là, j'étais avec Bilbo, on venait à peine de partir à l'aventure, on découvrait encore la compagnie. C'était il y a … bien trop longtemps. À l'époque, il n'y avait encore que nous deux, Bilbo et moi, une famille de choix, on se connaissait encore peu. Cela fait bizarre d'être ici sans lui et sans la compagnie. Je doute que Gandalf dorme avec moi, j'espère que j'aurais une chambre rien que pour moi. J'adorerais me laver avant de voir Bilbo, Nori et Ori. J'espère qu'ils vont bien …
" Tu comptes descendre un jour ? " m'interromps dans mes pensées Gandalf.
J'écarquille les yeux. Il est devant moi, à côté de l'épaule de Gripoil. Quand est-il descendu ?
" Tu sembles perdue dans tes pensées. Descend, qu'on puisse rapidement confier Gripoil à ce jeune homme et t'emmener dormir, tu en as bien besoin. " continue le magicien. Je cligne des yeux. Oui, clairement, j'ai besoin de sommeil si j'ai pas senti le mage descendre de cheval alors qu'on était sur la même monture.
Je me secoue une nouvelle fois, tentant de me réveiller, sans trop de succès et enfin, retire ma capuche pour me permettre de voir confortablement autour de moi.
" Je pourrais avoir ma propre chambre ?
- Oui, tu as bien besoin d'un bain et moi d'un peu de calme et de repos. "
Je roule des yeux en entendant la réponse du magicien qui s'éloigne sans demander son reste aidé l'écuyer à décharger nos montures.
L'auberge n'a pas changé. J'ai hâte de revoir Bilbo. Et Nori. Et la compagnie entière, en fait. Ils me manquent tous et ici, pas de messageries instantanées pour supporter leur absence physique.
Je tapote l'encolure de Gripoil pour le remercier silencieusement de m'avoir supporté jusque-là et enfin, me laisse glisser au sol. La hauteur est telle que je manque de m'exploser par terre, mais je me redresse aussi dignement que je peux, en grimaçant cependant. J'ai oublié de m'étirer convenablement mes chevilles encore endormies et j'me suis fait mal. Au moins, je suis maintenant totalement réveillée.
Je n'ai pas le temps de me retourner pour aider à décharger nos deux chevaux qu'on m'agrippe soudainement par le dos.
J'ai beau être crevée, le mouvement me panique et sans réfléchir, je me cambre pour tenter de me libérer de mon agresseur cherchant sans succès à lui donner un coup de tête, ma main gauche trouvant la garde de mon couteau elfique.
" Mamahmalâna " pleure contre ma nuque la personne et alors que j'ai mon couteau près à s'abattre, je m'immobilise. La personne semble presque psalmodier des mots en khuzdul que je ne reconnais pas, entrecouper de sanglot. Si je ne reconnais pas un mot, je reconnais par contre la voix.
" Nori … ? " je m'entends demander en m'étranglant. Mon cerveau rattrapant mes autres sens. La personne lovée dans mon dos est certainement un nain, la voix est celle de Nori. Il m'enserre encore plus fort et sans réfléchir, je lâche au sol mon épée sans me soucier d'elle. Ma priorité est soudainement de mettre mes bras sur les siens et de les serrer contre moi. Je me sens me recroqueviller sur moi-même, serrant contre moi les bras de Nori qui ne me lâche pas plus que je ne le fais. Je reconnais ses mains, elles n'ont pas changé malgré mes mois d'absence. Je sais que je pleure désormais, ma respiration est aussi hachée, je n'arrive pas à me retourner pour prendre Nori dans mes bras correctement. Il pleure contre moi en continuant de parler dans la langue que je ne connais pas, je lui caresse maladroitement les bras du pouce.
" Tout va bien, je suis là. Je suis vivante … " je commence en tentant de me calmer sensiblement, pendant qu'on se retrouve agenouillée tous les deux au sol. Je sais que j'essaye de sourire derrière mes larmes, tellement je suis heureuse et soulagée de le revoir enfin.
Et encore pour moi, notre séparation n'a été que d'une dizaine de jours. Plusieurs mois ont passé en Arda et donc pour Nori depuis ma mort.
Je continue de murmurer je ne sais quel non-sens à Nori pour le rassurer en tentant de calmer mes larmes, pendant que Gandalf et l'écuyer s'occupe des chevaux autour de nous. Gandalf s'occupant bien plus de disperser les passants que de s'occuper de nos montures, d'ailleurs. Je me doute que quand la tension sera retombée, je m'en voudrais de ne pas m'être occupé correctement de ceux sans qui on aurait jamais pu arriver jusqu'ici, mais pour le moment, la quasi-intégralité de mon attention est portée vers celui que j'aime, celui que je viens de retrouver. Ou plutôt, celui qui vient de me retrouver.
Enfin, j'arrive à me desserrer de l'étreinte de Nori et je me retourne, pour le coller contre moi, enfouissant ma tête dans son cou. Je n'ai jamais était aussi proche de lui et j'ai mon nez collé contre son cou. Mon cœur semble bondir librement dans ma poitrine pendant que je décompose l'odeur qui fait Nori. C'est indescriptible, mais je sais que maintenant je connaîtrais son odeur autant que j'ai retenu celle de ma mère, de ma sœur, de mon grand-père, de mes animaux de compagnie et de Bilbo.
" Tu m'as manqué … " je murmure, toujours serrer contre lui.
Je n'ai pas vraiment envie de bouger, mais je sais qu'on est quand même au bout milieu de la rue, qu'on fait une scène et Gandalf vient juste de se racler la gorge pour nous rappeler sa présence.
Je relève la tête vers lui, Nori fait de même et j'observe quelques secondes le sourire de Gandalf avant de sourire à Nori. Ses pleurs se sont également calmés et on pleure désormais silencieusement, dans les bras l'un de l'autre.
" Nos affaires sont déjà dans nos chambres et si nous allions les découvrir ? Je crois qu'un endroit calme pour que vous parliez ne serait pas trop mal venu. " propose Gandalf. Je hoche positivement la tête et colle mon front quelques instants à celui de Nori, fermant les yeux pour profiter de sa présence quelques instants de plus, avant de me relever en m'essuyant rapidement les joues. Je garde cependant sa main dans la mienne. Je suis sur le point de lui demander si c'est okay, quand je le sens enlacer ses doigts dans les miens. Je souris bêtement en le regardant, en reniflant.
Je dois être ridicule. Nori a un rire mouillé.
" Gandalf, bonsoir.
- Bonsoir Nori. "
Se salue les deux hommes en souriant.
On suit Gandalf dans l'auberge sans que nos mains ne se lâchent, on s'échange de nombreux coup d'œil, comme pour s'assurer que l'autre est bien là.
J'écoute pas Gandalf et l'aubergiste s'expliquait, trop heureuse de pouvoir détailler celui qui fait battre mon cœur. Il a l'air d'avoir perdu un peu de poids, mais ses vêtements sont plus propres et riches que je ne l'ai jamais vu. Sa coiffure est tirée à quatre épingles et je suis persuadée qu'avant de pleurer, son visage était propre. D'une main, j'essuie maladroitement sa joue, il me sourit maladroitement. Je sens mes joues rougir. Je sais que ce genre de marque d'affection est difficilement acceptable par les gens d'Arda, mais avec lui, c'est naturel et je sais qu'il ne m'en voudra pas. On a vécu plusieurs mois proches l'un de l'autre, même si on limitait nos contacts à cause de la quête.
On ne se dit rien. Je ne sais pas trop quoi dire, mais visiblement, lui non plus. Il me détaille aussi. J'ose pas imaginer ce qu'il voit. J'ai pleuré, donc j'ai le nez qui a coulé, j'ai pas vu un bain depuis dix jours et avec Gandalf j'ai même pas eut l'occasion de me laver dans des rivières ou que sais-je, je suis couverte de poussière et de sueurs, bref, j'suis pas belle à voir et je le sais bien.
Finalement, Gandalf et une serveuse nous mènent à une chambre.
" Je repasserais d'ici une heure ou deux avec vos repas. Vous avez beaucoup à vous dire. " annonce Gandalf en nous ouvrant la porte.
" Merci Gandalf. " je murmure avant d'entrer dans la chambre. Il y a deux lits tailles hobbits. Je sais pas si Nori reste dormir avec moi, mais je suis contente de savoir qu'il a l'option s'il veut.
Je referme la porte derrière nous et fait fasse à Nori. Je prends sa seconde main dans la mienne et observe nos mains liées. Comment expliquer ce que je fais là ? J'ai pas arrêté de penser que j'avais hâte de les revoir, de savoir comment ils se portaient tous, mais maintenant que je suis fasse à Nori, les mots me manquent. Il porte nos mains contre son torse et je fais un pas en avant.
Il me sourit et j'observe ses yeux briller.
On est seul. Dans une chambre. Je sais que j'ai été longtemps absente de sa vie, mais pour moi, il n'a été absent que quinze jours. Mes sentiments envers lui n'ont pas bougé. Et lui ? Est-ce que la bienséance s'applique ? Je me mordille rapidement la lèvre inférieure et en profite pour m'humidifier les lèvres. Est-ce que c'est bien sérieux ? J'ai confiance. Il m'a manqué. Mon cœur danse son propre pogo comme s'il était à un concert, sans se soucier de moi. Je m'approche doucement de lui, lui laissant le temps s'il le désire de s'éloigner. Il m'a manqué. J'en ai envie. Doucement, mes lèvres trouvent les siennes et je ferme les yeux, le sentant se crisper contre moi une fraction de seconde avant que je ne l'entende grogner.
C'est la première fois que je laisse parler mes sentiments en fasse de lui, je rouvre les yeux en le voyant s'éloigner quelques secondes. Il semble m'observer et chercher quelque chose sur mon visage. Quoi ? Aucune idée. Je sens son souffle contre ma bouche. Il est légèrement plus grand que moi de quelques centimètres. Chose que j'avais déjà remarquée sans vraiment le remarquer jusqu'ici.
Il m'a laissé l'embrasser.
C'était un baiser chaste.
Mais il ne m'a pas repoussé.
Le veut-il ?
Je déloge l'une de mes mains des siennes et la pose sur sa joue. Il ferme les yeux et je parcours sa joue, sa barbe recouvrant sa mâchoire, avant de glisser ma seconde main le long de son torse, trouvant sa nuque. Ses mains bougent sur mes hanches et me collent à lui.
Oui.
Lui aussi, il le veut.
Je ferme également mes yeux et revient poser mes lèvres sur les siennes. Mon ventre se tortille gaiement et mon sang boue dans l'intégralité de mon anatomie pendant que doucement, nos lèvres bougent.
Il a les lèvres humides et je pouique de bonheur, me collant contre lui et mes mains sur sa nuque le pousse à approfondir le baiser. Bien vite, je parcours sa lèvre inférieure de ma langue. C'est salé.
C'est son tour de gémir.
Je recule ma tête pour l'observer. On se sourit béatement. Plus aucun doute ne subsiste dans mon esprit. Entre nous, il y a quelque chose.
D'un regard rapide, je jauge la distance nous séparant du lit et reprends nos baisers. Doucement, sa langue parcourt mes lèvres et je le manœuvre jusqu'au lit maladroitement. Il me repousse quelques instants lorsque ses chevilles tapent le lit.
" Charlotte ? " s'étrangle-t-il doucement.
" Arrête-moi dès que tu n'es plus à l'aise. Le mot magique pour tout arrêter, c'est Tartempion. Dis ça et j'arrête tout sans rechigner." je réponds, avant de le forcer de mes mains sur ses épaules à s'asseoir. Je reprends nos baisers là où il s'était arrêté, tout en m'asseyant à califourchon sur ses cuisses, mon bassin contre le sien.
Définitivement quelque chose entre nous qui vient de s'agiter en grandissant sensiblement de minutes en minutes.
TW. TRIGGER WARNING.
À partir de là, Charlotte et Nori font snousnou. Pour résumer.
Si les scènes de sexes vous dérangent, vous pouvez arrêter de lire ici pour ce chapitre, inutiles de vous mettre mal à l'aise, vous ne raterez rien de l'histoire, promis, j'ai prévu ce chapitre et les prochains exprès pour ça ^^.
Mes mains parcourent ses épaules. J'ai mis plusieurs jours à réussir à enlever relativement sans encombre mes vêtements hobbits, comment je vais réussir à retirer son haut à Nori avec tous les lacets et autres fermetures en métal ? Les nains ont le don d'avoir des vêtements bien complexes.
Pour toute réponse, Nori commence à retirer ma cape.
Je commence à explorer de mes lèvres et parfois de ma langue sa mâchoire, mordillant parfois sa barbe. Ma cape n'est désormais plus sur mes épaules et ses mains explorent mes épaules, puis mon cou. Je gémis et jette ma tête en arrière, lui permettant de m'embrasser le cou. Mes mains retrouvent vie quelques secondes plus tard et cherche sous sa barbe les bords de sa … tunique ? Aucune idée. M'en fiche. Ses mains descendent dans le creux de mes reins et maladroitement, par réflexe, je me cambre, mon bassin rencontrant le sien plus profondément, nous faisant gémir à l'unisson. Je ris nerveusement en parcourant sa tenue. Je recule mes épaules quelques instants pour constater que j'ai aucune fichue idée de comment ça se retire.
" Tu peux m'enlever ça ? " je demande en souriant. Ce qu'il s'empresse de faire et en quelques secondes, j'ai une pleine vue sur un torse tapisser de poil roux, de deux beaux tétons pointant et …
" Wow … C'est ça qu'on appelle des tablettes de chocolat ? " je m'exclame heureuse de découvrir mon partenaire et je le pousse doucement, mais fermement, l'obligeant à s'allonger sur le dos. Mes mains parcourent son torse, avant que je ne me penche pour l'embrasser en haut du torse. Ma main droite trouve son biceps droit et bien vite, son mamelon que je caresse doucement, pendant que ma bouche trouve son téton gauche.
Je caresse doucement de ma langue son mamelon qui se durcit et ses mains sur mes hanches m'obligent à m'asseoir plus pleinement sur son pénis.
Pendant que je cherche mon rythme entre ma main et ma langue sur sa poitrine, il cherche son rythme dans les balancements de son bassin pour nous permettre le meilleur échange de frictions.
J'espère que les murs sont bien insonorisés parce que nos bruits et petits cris à peine étouffé emplissent la pièce et montent doucement en puissance sonores.
" Charlotte … " gémis le nain en dessous de moi.
" Oui ? " je relève la tête pour lui demander ce qui ne va pas. Pour toute réponse, il me redresse pour prendre à pleine main le bas de ma chemise. Je comprends alors ce qu'il veut faire et m'empresse de l'aider à défaire les lacets de ma chemise pour la retirer. En Arda, pas de soutien-gorge à dégrafer, mais j'empoigne ma brassière et l'envoie valser avec ma chemise. On est maintenant à égalité torse-nue. Il me colle à lui et nous fait rouler, se retrouvant entre mes jambes. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir que mes jambes s'enroulent autour de lui, le forçant à se retrouver de nouveau contre mes lèvres gonflé de bonheur et d'anticipation et surtout, contre mon clitoris. Je gémis en même temps que lui et amuser, l'attire contre moi, l'embrassant pendant que mes mains explorent son dos également aussi tapissé de poil si ce n'est plus que son torse. L'une de ses mains le soutient au-dessus de moi, mais l'autre ne met pas longtemps à trouver mon sein et alors qu'il s'abaisse, je l'empêche soudainement d'embrasser ma poitrine.
" Nope, je pue, ça fait dix jours que j'me suis pas lavée. " je résiste. Il grogne alors et avant que j'ai pu lui dire qu'il avait des mains pour me satisfaire s'il le veut, il se lève.
" Eh ! " je gémis soudainement, clairement pas heureuse de me faire rejeter parce que je suis sale. Il fait froid dans la pièce sans lui contre moi en prime.
" Enlève ton pantalon. "
Je sais reconnaître un ordre quand j'en entends un et c'est pas un ordre qui interrompt ce que j'ai en tête, alors je le fais avant de le voir revenir avec un bassin plein d'eau et un tissu.
" Tricheur, tu as encore le tien. " je l'accuse, nous faisant rire.
" Je te laisse te laver rapidement et j'enlève le mien, d'accord ?
- Deal. Tourne-toi. "
Je prends le bassin et le tissu et m'empresse de me laver aussi proprement et rapidement que je peux, surveillant du coin de l'œil qu'il ne me regarde pas. Quand j'ai fini, ses mains posent déjà au sol le bassin et me retirent le tissu que j'ai utilisé pour me laver. Je n'ai pas le temps de l'observer ni de réfléchir que je me retrouve allongée sur le dos sur le lit, gémissant en sentant contre moi son érection déjà brûlante et prête pour moi. Nos frottements l'un contre l'autre deviennent quelque peu erratique pendant que d'une main, il me caresse le sein et de sa bouche il m'enflamme le second. Rien n'existe plus que sa peau contre la mienne qui me brûle de bonheur et me consume d'amour. L'une de mes mains glisse entre nos jambes pour trouver son érection que je caresse doucement du pouce, puis prends en main, étalant le liquide préséminal sur lui.
" Attends ! " je gémis rapidement. " Attends ! " j'hurle presque alors que je le sens trembler contre moi. Il se fige soudainement, visiblement paniqué par ma réaction. " On a pas de préservatif ! " Les mots sont à peine sortis de ma bouche que je me rends compte que … les préservatifs et le latex qui les constitue n'existent pas en Arda. " Non, oublie ça existe pas ici. " je m'empresse de me corriger " Dis-moi juste que t'as pas de maladie sexuellement transmissible. J'en ai pas et je te veux, mais j'veux pas choper quoi que ce soit, si tu as quoi que ce soit et que j'le découvre plus tard, j'te coupe l'entre jambe. "
Je l'entends rire et il me mord doucement le cou, visiblement rassuré.
" J'ai rien, on peut y aller.
- Avec plaisir ! "
Et avec ça, alors qu'il continue d'embrasser et mordiller doucement mon cou, je le guide là où je le veux. Doucement, nos bassins s'harmonisent pour le faire entrer en moi sans interruption autre que nos cris. Ma bouche retrouve la sienne pendant que ses deux mains retrouve le lit pour le soutenir. J'en profite pour recroiser mes jambes à sa taille. Il est presque au fond … Dans un mouvement de bassin finement exécuté suivit d'un mouvement de jambe bien étudié, je l'aide à être encore plus profondément en moi, nous faisant gémir de bonheur. Je tremble contre lui pendant que j'accompagne ses mouvements de bassins, me plaçant mouvement par mouvement de façon à être enroulé autour de lui.
Rapidement, j'hurle de bonheur. Il s'immobilise, comme s'il avait peur de m'avoir fait mal.
" Point G ! Point G ! " je précise rapidement avant de reprendre mes mouvements de bassins, de mes mains le forçant à redescendre contre moi correctement pour que je continue de lui embrasser la bouche. J'ai aucune idée de si les gens d'ici savent ce qu'est le point G, mais il l'a trouvé et semble l'apprécier autant que moi. Je l'entends respirer rapidement contre moi, mon cœur bat dans mes oreilles, nos mouvements deviennent décousus et je sais que de mon côté j'ai bientôt atteint un endroit divin. Mes mains griffant presque ses épaules, je serre et desserre mon vagin au rythme de notre balancement et après quelques mouvements secs de bassins de ma part, je me sens partir.
Ma tête rencontre presque violemment le lit en partant à la renverse et Nori me fait suite dans son orgasme, se déversant enfin en moi en un cri rauque qui ressemble vaguement à mon nom.
Wow.
Wow ...
Il reste en moi alors qu'il s'allonge doucement sur moi. Je l'aide à placer ma poitrine de façon à ce qu'il ne la tire pas et on reprend doucement notre souffle. Couché l'un contre l'autre. Mes pieds retrouvent doucement le lit pendant que je souris béatement au plafond, encore essoufflé, en embrassant la joue d'un Nori lové contre moi, peau contre peau.
Plein de sueurs, en me concentrant, je peux sentir battre son cœur.
Wow.
Oui ...
Ils se sont " bien " retrouvé. (et maintenant Ayress, tu vois pourquoi j'étais anxieuse de sortir ce chapitre)
A dimanche !
Sortez couvert !
