Et voilà le chapitre 12 !
Alors oui je sais, il est plus court que tous ceux qui ont été écrit jusqu'à présent mais c'est normal, l'essentiel ayant été dit dans les deux précédents, là il me fallait juste montrer leur attirance.
Je vous remercie de toujours suivre l'histoire et vous laisse avec ce petit chapitre qui marque un tournant dans notre histoire.
Disclaimers : comme toujours, tout est dans le prologue. ^^
Bonne lecture !
POV Dean :
Je n'en reviens pas facilement … la preuve, la lumière vient de s'allumer et je suis encore dans mon lit, immobile.
Finalement et surtout, après que l'information soit enfin montée au cerveau, je me précipite pour sortir des couvertures … et je vais tellement vite que je tombe par terre, les pieds entremêlés dans les draps.
Argh … aller oust les draps, faut que j'y aille moi ! Non, je ne parle pas à mes draps, j'explique simplement le fait que je doive absolument me dépatouiller d'eux pour aller voir celui que j'attends depuis une éternité … ou en tout cas, ça me parait comme tel.
Quand je parviens « enfin » à sortir de tout ce bric-à-brac de bout de tissus, je me lève en trombe, manquant de me prendre mon armoire droit devant et trottine jusqu'à la fenêtre. J'ai l'impression d'avoir fait un boucan du tonnerre rien que pour venir jusque-là et pourtant, mon père ne s'est pas réveillé … incroyable !
Mes pensées cessent de tourner dans tous les sens une fois que mon regard se pose sur la chambre éclairée de Sam. Elles se rassemblent toutes autour de lui, de ce gamin de 13 ans qui a fini par me rendre complètement dingue … dingue d'amour. Ça y est, je redeviens fleur bleue.
Je m'appuie sur le rebord de ma fenêtre en tentant de voir le plus loin possible pour essayer de tomber sur la silhouette de Sam mais, rien n'y fait, je ne le vois pas. Pourtant sa chambre ne s'est pas allumé toute seule comme par magie quand même ? Ça ne peut pas être son père, sa voiture n'est pas là ce qui signifie qu'il n'est pas rentré, donc ça ne peut être que lui … mais où est-il ?
Où es-tu Sam ? Je m'inquiète moi.
Mais je n'ai pas le temps de penser plus longtemps à ça que la lumière s'éteint aussitôt. Hein ? Là, j'avoue que je ne comprends plus. Il ne peut pas simplement être allé se coucher en moins d'une minute, c'est impossible …
Sam, mais qu'est-ce que tu caches entre les murs de cette maison qui me fait froid dans le dos ? J'aimerais tellement pouvoir t'aider … pouvoir t'aimer …
Je me penche le plus possible à ma fenêtre, sans pour autant tomber quand même, pour tenter de l'apercevoir malgré la pénombre. Heureusement, la lumière du réverbère non loin de sa fenêtre me permet de voir du mouvement près de sa fenêtre avant que tout ne s'immobilise à nouveau.
Maintenant, je suis sûr que c'est toi Sam mais pourquoi te caches-tu ? Ton secret est-il si lourd que tu ne puisses même pas te montrer ? Ou alors, aurais-tu peur que je ne te vois tel que tu ne le voudrais pas ? … Franchement Sammy, j'ai tellement de questions qui se bousculent dans ma tête que je vais finir par avoir une migraine.
Je ne veux pas te forcer à te montrer comme je ne te forcerais jamais à faire quoi que ce soit, je me le suis promit intérieurement et je me tiendrais cette promesse. Je ne veux en rien te brusquer, je veux juste être à tes côtés.
Résigné car je sais que là tout de suite, tu souffres trop pour me voir – même si j'espère que malgré tout, tu penses à moi – je retire mes mains de mon appui de fenêtre et m'apprête à retourner dans mon lit, espérant rêver de toi et moi, ensemble.
-Bonne nuit Sam, fais de beaux rêves malgré tout … je t'aime. Dis-je à voix haute en ne sachant pas s'il m'a seulement entendu ou vu.
Finalement, je me retire de la fenêtre et rentre de nouveau dans mes couvertures. Au moment même où je pose ma tête sur l'oreiller, Morphée –mécontente de ma nuit presque blanche – m'emporte dans les limbes du sommeil sans même me demander mon avis … et c'est ainsi que je m'endors.
POV Sam :
Je n'en reviens pas … mais c'est qu'il est coriace. Heureusement, je me suis baissé à temps sinon il aurait pu me voir, et dans mon état actuel, je ne préfère pas.
S'il doit me voir, c'est quand je serais enfin sortit de cette galère avec mon salopard de paternel. Je ne sais pas encore comment est-ce que je vais bien pouvoir m'en sortir mais, je ne sais pas trop pour quoi, je sens que c'est grâce à toi Dean si ma vie va pouvoir reprendre un certain sens.
Je continue de te regarder en cachette depuis le dessous de ma fenêtre, tu es penché et tu me cherches mais tu ne me trouveras pas et finalement, comprenant cela, tu te résignes et me glisses quelques mots avant de retourner te coucher … les quelques mots les plus importants que je ne pensais jamais pouvoir entendre dans ma vie … Je t'aime.
Jamais dans ma misérable existence, je n'ai pensé que quelqu'un me prononcerait ces mots avec tellement de force de sentiments que je suis resté paralysé par tes douces paroles à mon encontre.
Toi qui aurais toutes les raisons de m'en vouloir après t'avoir refermé la porte au nez hier, ou encore pour ne pas t'avoir donné de nouvelles aujourd'hui … tu me souhaites une bonne nuit et m'avoue ton amour. Mais qui suis-je pour mériter cet amour ? Est-ce que je le mérite ? Puis-je, moi aussi, t'aimer en retour ?
Tu as maintenant regagné ta chambre et surement ton lit pour enfin pouvoir t'endormir. Quant à moi, je ne bouge pas d'un pouce, tes paroles hantent encore mon esprit et, pour la première fois depuis ces huit dernières années, je me sens bien … je me sens léger … je me sens aimer et être aimé.
Les étoiles sont absolument magnifiques d'un coup, mes yeux ont dérivés sur elles une fois que j'eusse été sûr que tu étais définitivement partit te coucher. Elles brillent de mille-feu sous la lumière orangée du lampadaire près de ma fenêtre, ce qui leur donne un effet hypnotique !
Je les admire comme s'il s'agissait de ton image, aussi brillante d'amour que tu ne m'en as donné ce soir … dans une proportion que même moi, je n'ai jamais osé approcher dans l'espérance.
Finalement, mon regard quitte le monde extérieur pour revenir dans celui de l'intérieur, celui de ma chambre et des nombreux secrets qu'elle renferme. Je suis assis par terre, sous ma fenêtre dans un angle mort où j'étais sûr qu'il ne pourrait pas me voir mais où moi j'aurais toute vue sur lui, sur celui qui vient inexorablement d'emplir mon cœur et mon esprit d'un sentiment que je me pensais incapable de mériter.
Le parquet est froid sous mes fesses malgré mon pantalon déchiré que j'ai remonté comme j'ai pu en sortant de la salle de bain tout à l'heure. La température s'est rafraichie et mon parquet est le premier à en souffrir. Je jette un nouveau coup d'œil dans la pièce qui m'a abrité depuis ces dernières années de tortures.
Je ne sais pas si c'est parce que je t'ai vu ce soir ou si ce sont les paroles d'amour que tu m'as lancé qui me font ça mais … j'ai soudainement l'impression que la vision que j'ai de ma chambre est plus claire, comme si je voyais les choses sous un autre angle. Mon parquet si froid me fait soudainement penser à cette fois où tu m'as surpris dans mon délire métallo-sèche-cheveux alors que j'étais sous l'emprise de la cocaïne et ça me fait sourire parce que, malgré tes yeux ronds, j'avais pu apercevoir ton inquiétude quant à mon comportement… pauvre Dean, si tu avais su, tu m'en aurais sûrement voulu mais que veux-tu ? Moi je voulais simplement oublier, et la cocaïne m'y a pas mal aidé même si ce n'était que pour quelques heures.
Mon regard dévie ensuite sur ma table de nuit qui renferme pas mal de mes secrets comme le paquet bien caché de cette fameuse poudre blanche … ou encore, les nombreux accessoires qui pourraient me permettre de mettre fin à mes jours quand je le souhaite. Avant, je les croyais mes amis car ils pouvaient me délivrer de cette vie de merde … mais maintenant je les fusille du regard parce que leur présence me fait désormais imaginer le pire, être séparé de toi à tout jamais … et je ne veux pas avoir à vivre ça. Il faudra que je pense à m'en débarrasser avant de venir te rejoindre.
Ah oui, je ne t'avais pas dit ? Je vais venir te rejoindre, c'est soit ça … soit la lame de rasoir qui trône toujours au bout de mes pieds meurtris.
Et enfin mon lit où mes yeux se posent avec empressement. Tous les coups reçus, ma perte de conscience, ma mort « limite » et cette effusion de sentiments auront finalement eu raison de moi et de mon corps. Je suis épuisé, mon esprit commence à s'embrumer même si ta pensée reste bien ancrée et mon corps commence à fatiguer. Je ne sais même pas si je pourrais atteindre mon lit mais, je sais que tu n'aimerais pas que je passe la nuit par terre aussi, prenant le peu de courage qu'il me reste et tout l'amour que j'ai pour toi, et rampe comme je le peux jusqu'à me hisser dans mon lit, et mettant les couvertures sur moi comme je le peux.
Ce n'est pas parfait mais, après tous ces efforts, j'imagine ton visage souriant qui me félicite et un sourire léger nait aux commissures de mes lèvres. Je me sens bien, je me sens heureux.
Je ferme les yeux, bon sang Dean, je ne te connais que depuis quelques jours à peine et pourtant, mon cœur est inexorablement attiré vers toi. Est-ce qu'on va trop vite ? Je ne veux pas chuter, je sais que si ça arrive, je ne m'en relèverais pas, je ne veux pas te perdre mais en même temps, je ne cesse de me demander si je te mérite vraiment ? Toi, le garçon parfait mériterait-il un pauvre garçon détruit par la vie comme moi ?
Autant de questions qui se bousculent dans ma tête et pourtant une seule réponse pour le moment me vient à l'esprit, tente ta chance ! C'est tout ce que mon cerveau est capable d'enregistrer et de proposer en boucle comme alternative à tout ce qui se passe en ce moment.
Et finalement, je vais l'écouter, de toutes façons, ce n'est pas comme si j'avais un million d'alternatives.
Je m'endors doucement, bercée par les douces pensées à ton encontre qui me traverse l'esprit et constitueront surement mes rêves … je l'espère.
Demain, les choses vont changer. Demain, je vais sortir la tête de l'eau. Demain, je fuirais cette misérable existence. Demain je vais venir te voir. Demain, je ferais les bons choix … mais pour le moment, je me laisse cette nuit de répit à ne penser qu'à toi et qu'à toi seul.
-je t'aime Dean.
Voilà, vous l'avez sans doute compris, il est temps pour Sam de réagir … mais que va-t-il se passer ?!
Ça c'est la question à laquelle je vous donnerais la réponse dans les prochains chapitres.
Bonsoir/ Salut/ Bonne nuit … à toutes et à tous.
