Chapitre 13

PDV Leslie

Le soleil envahit la pièce, me forçant lentement à ouvrir les yeux, après quelques grognements bien sentis. Je fronçai les sourcils et fixai le plafond, tandis que les derniers événements plutôt riches en sensations se remettaient en places plus ou moins nettes dans mon cerveau. Finalement, je grognai de contrariété et entrepris avec beaucoup de mal de me redresser sur le lit grinçant, dénouant mes membres engourdis par le sommeil. Je posai un pied a terre et réprimai aussitôt un bâillement lorsque je vis Tempérance enroulés dans ses couvertures, le visage paisible. Je souris un instant, avant que mes yeux ne s'écarquillent à la vue du réveil, posé sur sa table de nuit. 5h26 !Jamais dans toute ma vie je ne m'étais levé aussi tôt et la pensée de me recoucher traversa mes pensées. Peine perdue, je me connaissais suffisamment pour savoir que mon esprit, une fois éveillé, passait son temps a analyser tout ce que je voyait, y compris les choses tout a fait inutile. Un de mes défauts sans doute. Je soupira lourdement et me dirigeai vers la salle d'eau, décidée a utiliser de manière ludique le temps que j'avais devant moi.

Un moment plus tard, et j'étais que retour a la chambre. Un rapide coup d'œil a l'horloge. 5h46. soit exactement 20 minutes de plus que tout a l'heure. Je parcourai des yeux les murs défraîchis, cherchant en vain une source de distraction. Rien. J'envisageai un instant de reprendre mon lecteur, mais, l'ayant écouté tant de fois cette dernière semaine, j'étais presque sure de pouvoir replacer toutes les chansons dans l'ordre de la liste. Je soupirai pour la énième fois ce matin, et, après un petit mot à l'attention de Brennan, je descendis dans le hall.

A une heure aussi matinale, je m'étonnai de voir une bonne dizaine de personnes regroupées près de la porte, discutant avec animation. Plus loin, au comptoir, un homme âgé est avachi sur une chaise pliable, les yeux dans le vide, de grosses cernes s'étirant sous ses paupières.

Je me dirigeai vers un sofa noir, m'y assis, et feuilleta pensivement la tonne de magazine posé sur une petite table. Un quotidien d'actualité, un hebdomadaire automobile, un mensuel thématique. Et, bien sur, la quantité de magazine people au couleurs vives et aux titres accrocheur. J'entrepris de me mettre à la page des derniers scoops, tendances et scandales des stars, un exercice qui pourtant, m'avait toujours dégoûté.

Le sourire me vint subitement aux lèvres alors que je pensais à Amy, ma meilleure amie qui, à mon opposé, raffolait des actualités People. Je ne comptais plus le nombre de fois ou elle m'avait emmené de grès ou de force à travers les rues, pour dégoter dans les kiosques les dernières nouvelles de Hollywood.

Tandis que j'étais absorbée par une interview quelque peu vulgaire, un homme s'approcha doucement de moi. Sur la moquette grise, je sentis ses pas frotter, et une voix suave et mielleuse a souhait retentit près de moi, trop peut-être.

-Bonjour, beauté.

Décidée à ne pas lui répondre, je fis mine de replacer le magazine sur mes genoux, et recentrai mon attention sur les mots du titre, espérant que cela suffirait à le faire partir. Espoir vain, puisqu'un raclement de gorge suivit, et il répéta :

-Bonjour ?

Enfin, je relevai la tête, et le détailla du regard. En temps normal, je l'aurais trouvé plutôt mignon : un corps qu'on devinait sculpté derrière ses vêtements noirs, un visage bien dessiné, avec ses cheveux d'un brun foncé, presque noirs; ses pupilles vertes caché par des paupières qui clignotaient environ deux fois plus que ceux d'une personne normal un nez aquilin, qui descendait sur de fines lèvres. Pourtant, il avait un je-ne-sais-quoi qui me révulsait. Peut-être son sourire moqueur, ou cette lueur dans les yeux qui me mettait mal a l'aise. Bref. Je me forçai a sourire, et l'envoyai balader de la façon la plus polie qui soit.

-Désolé, mais j'attends quelqu'un qui ne devrait pas tarder. Alors…

Aussitôt, je sus que je venais de faire une erreur. D'un bond, il me rejoignit, et s'assit sur le siège voisin. Il me lança un regard charmeur qui n'attendrirait pas un chameau, et clama :

-Alors, j'attends avec toi, chérie. Cette ville n'est vraiment pas sure, et c'est mon devoir de te protéger…au plus près…

J'essayai de retenir une grimace de dégoût, et, mine de rien, me déplaçai lentement vers la droite, mettant le plus de place possible entre nous. Mais, a mon plus grand malheur, il m'imita et plaça un bras autour de mes épaules, pour m'attirer a lui. Ce fut trop. Décidée à lui casser la figure selon les règles d'usages, je fermai mon poing et me retournai d'un bloc. Pourtant, je n'en eu pas l'occasion car un forte voix d'homme retentit a travers le hall.

-Lâche-la !

Reconnaissant Booth, je me détendis, et relâchai mon poing. Mon charmant camarade croisa le regard de l'agent spécial, et déglutit fortement. Booth avança encore, déjà habillé de son costume noir, et plaça nonchalamment ses mains sur les hanches, exhibant son insigne et son arme. Je souris en observant le visage du garçon se décomposer alors qu'il comprenait ce que tous cela impliquait pour lui. Comme mû sur un ressort, il sauta du siège, et bredouilla, face au regard pénétrant de l'ex sniper :

-Je…euh…lui tenais juste…compagnie…et…je vois que vous êtes là alors…je...vous laisse.

Et, il sortit en courant de l'hôtel, s'autorisant juste un regard en arrière pour vérifier si Booth ne le suivait pas.

Mais Booth, trop occupé à retenir un rire, ne lui adressa pas un regard et vint me rejoindre.

-Merci pour ce sauvetage si héroïque, Agent Booth, dis-je solennellement en lui tendant une main, le monde entier vous en est reconnaissant.

Ce prenant au jeu, Booth rétorqua :

-C'est tout naturel. Apres tout, je n'ai fait que mon devoir.

Je rigolai un instant, avant de demander plus sérieusement.

-Au fait, ou est Brennan ?

-Je l'ai réveillé en passant, elle ne devrait pas tarder…

Et, en effet, l'anthropologue apparut une dizaine de minutes plus tard, fraîche et disponible. Elle nous souhaita bonjour avec un grand sourire, si bien que Booth resta sans voix. De mon coté, je me demandai vraiment si ses révélations de la veille étaient bien arrivé, ou si ce n'était en fait qu'un simple rêve, bien trop réel a mon goût. Pourtant, tout doute disparut lorsqu'elle me glissa, alors que Booth se dirigeait déjà vers la sortie :

-Merci pour... enfin, pour hier.

Apre un copieux petit déjeuner, suivit d'un bon quart d'heure de route dans un taxi qui puait la caféine et la cigarette, nous arrivâmes enfin devant le poste de police, bâtiment en état de décrépitude avancé. Pas le temps de contempler l'édifice, car déjà Booth nous entraînait vers un large bureau, ou il entra après avoir frappé. Un petit homme était avachi sur son bureau, le nez collé sur un rapport que je devinais ennuyeux au possible. Booth dû se faire la même remarque car il me murmura :

-Alors, vole à l'étalage ou chat dans un arbre ?

Je souris en guise de réponse, tandis que le policier rangeait sa paperasse, et nous invitait à nous asseoir. Il me lança un regard surpris, et interrogea Booth sur le motif de ma présence.

-Elle nous accompagne, assura Booth, elle participe à l'enquête.

Je sentais une petite insinuation dans ses dires, qui voudrait signifier « mais pas vous ».

L'homme, un certain Arnold Dobbs d'après la plaquette couleur or sur son bureau, esquissa un sourire et fit remarquer :

-Mais, elle…enfin, c'est une enfant et…

Complètement indignée, je me redressai sur mon fauteuil et lui lançai un regard assassin. Comment osait-il…? A mes cotés, je sentis Booth se racler la gorge, comme pour m'inciter a me calmer, et rétorqua d'une voix dure :

-Ecoutez. Je ne vous dis pas comment faire votre travail, alors ne jugez pas le mien. Leslie a été plus qu'utile dans cette affaire, ou, du moins, beaucoup plus coopérative que vous, si je ne souviens bien.

La, il n'y avait plus d'insinuation. Booth était passé à la vitesse supérieure, et l'ambiance s'en faisait ressentir. Durant un instant, les deux hommes s'affrontèrent du regard, alors que Brennan et moi poussaient un soupir commun de lassitude. Enfin, Dobbs souffla et baissa les yeux sur son bureau, arrachant un sourire de contentement à l'agent.

-Pardonnez-moi mais… Depuis que je suis dans la police de Detroit, cette affaire me poursuit. Cela fait plus de 20 ans que, régulièrement, des agents du FBI, de la CIA, ou encore des Services Secrets, prennent d'assauts ces locaux pour leur lutte contre le Bio Terrorisme. Ils viennent, restent quelques semaines et repartent, sans que l'on sache ce qu'ils sont venus faire. La seule conversation « sérieuse » que j'ai eue avec Mr. Enemark, chef de la division spécial contre le Bio Terrorisme, était i ans, où il a pu enfin m'expliquer la réelle menace. Et vous, vous débarquez, avec votre enquête, et je suis a nouveau dans cette situation.

Le silence revint dans la pièce, et Booth finit par hocher la tête, signe qu'il acceptait ces excuses. Aussitôt, son esprit d'enquêteur surgit au triple galop, et l'agent du FBI interrogea :

-Comment cela se fait t'il que cette cellule revienne a chaque fois a Detroit. Je veux dire…Etant des terroristes, ils devraient plutôt chercher a disparaître, non ?

-En effet. C'est d'ailleurs la première question que j'ai posée à Enemark. Qu'es-ce qu'avez donc Detroit pour qu'il soit leur repaire ? Sa réponse m'a surprit. Selon lui, et il était en contradiction avec ses collègues, ces terroristes n'était pas une seule cellule indépendante, mais plutôt un immense réseau opérant sur l'ensemble du territoire américain.

Il marqua une pause, comme pour entretenir son effet, avant de continuer, son regard passant et repassant sur chacun de nos visages, a la manière d'un acteur qui voudrait sur jouer pour donner plus d'impact a son ton :

-Selon lui, ils seraient plusieurs centaines a travailler d'arrache pieds sur des projets top secret du gouvernement, afin de redistribuer les recherches aux terroristes. Et, selon lui, leur chef a tous aurait œuvré ici dans un projet impliquant le kidnapping de 3 chercheurs dans le monde entier tous morts dans des circonstances plus qu'étranges. Cela c'est passé en 1991.

J'inspirai profondément. 1991, soit l'année où mes parents avaient décidés pour quelques raisons de partir en vacances, laissant leur vie et leurs études sur un coup de tête. Les pièces du puzzle commençaient lentement à apparaître, certaines s'emboîtant déjà avec d'autres.

-Sait-on quelques choses sur ce projet ? demanda Booth, après m'avoir lancé un petit regard.

Dobbs prit un air ennuyé, et tenta d'expliquer :

-Non. Enfin…des agents ont essayé. Cela fait des années que des tentatives d'infiltration sont mises en place pour débusquer les pointes de l'organisation. En vain. Tout ce que l'on a à présent, c'est un regroupement vague des bruits de couloirs qu'on surprit les hommes infiltrés, plus les rares infos dignes de ce nom de plusieurs enquêtes. Autrement dit…pas grand-chose.

-Et sur les scientifiques kidnappés ? reprit Brennan.

Dobbs fronça un instant les sourcils, avant de se relever, et d'attraper rapidement un dossier dans un tiroir derrière lui. Un bref coup d'œil au contenu, et il lança le dossier a travers le bureau, qui atterrit juste devant Brennan.

-Alexandre Mounier, 27 ans, chercheur en biocompatibilité, et implantation nerveuse. Thomas Viaje, 46 ans, informaticien et, a ses heures perdus, fondateur d'un projet visant a…euh…a vrai dire, je sais pas trop, c'est un truc pour les sourds, il me semble. Je n'ai pas eu le temps de décrypter ses notes.

Il se tourna vers Brennan, et, avec un petit sourire en coin, ajouta :

-Vous n'aurez qu'à le faire, ma jolie.

Aussitôt, je sentis Booth se tendre à ma droite, et me retins de pouffer de rire. A mon humble avis, il était vraiment trop protecteur pour son propre bien. Je n'eu malheureusement pas le temps d'approfondir ma pensée car Dobbs reprit, un peu refroidit par le regard meurtrier de Booth :

-Euh…et, pour finir, il y a…hum…un russe, Vladimir Adamovitch.

-Quel spécialité ? demanda d'emblée l'anthropologue.

Le policier fronça les sourcils, et, réfléchissant visiblement, abandonna finalement et désigna le dossier a Brennan :

-Voyez par vous-même.

En me penchant pour moi aussi examiner la pochette, je perçu un sourire moqueur de l'agent, que j'attribuai au fait que Dobbs s'était en quelque sorte ridiculisé devant sa partenaire. J'hochait doucement la tête et pensai avec exaspération que Booth se comportait vraiment comme un enfant de 8 ans. Je vis Brennan s'emparer du document, et ouvrit grand les yeux devant son contenu.

-C'est si bizarre que ça ? fit Booth, grimaçant.

Elle ne répondit pas tout de suite, se contentant de parcourir du regard le document, les traits tirés. Apres plusieurs secondes, elle releva finalement la tête avec hésitation, et dit :

-Euh…Je ne sais pas trop quoi en penser. C'est…assez surprenant, à vrai dire. Cet homme travaillait sur une sorte d'étude traitant des ondes neuronales, mais…il les assimilait à des ondes…électromagnétiques… . C'est…

La jeune femme s'arrêta, avant de reporter son attention sur Dobbs :

-D'où ça vient ? S'enquit-elle en indiquant la feuille.

-D'un carnet de notes. Le sien, ajouta-il avec un mouvement de tête vers la photographie du russe. Les autorités de son pays nous ont envoyé une copie de ses recherches, à l'agent Enemark, et a moi-même. Ceci est la première page de son dernier cahier, tous griffonné de calculs et d'équations, avec accessoirement un mot lisible, de temps à autre.

-Vous dites qu'il était russe, n'est-ce pas ? Pourtant, son système de calculs et ses notes sont en anglais. Il était bilingue ?

-Euh, a vrai dire, non. Enemark a tous fait traduire par un expert bilingue scientifique.

-Et le reste, il est où ?

-Le reste des notes ? Répéta Dobbs. Euh…ici.

Booth suivit son doigt qui désignait un rangement métallique à sa gauche. Il se leva, et chercha ces fameux cahiers, faisant sourde oreille devant les bourgeonnements de la part du policier. Enfin, en ouvrant le dernier tiroir, il aperçut une dizaine de petits carnets, qu'il prit.

Sans prendre le temps d'en vérifier le contenu, il les amassa dans un sac plastique, et se retourna vers Dobbs :

-On vous emprunte ceci. Merci pour votre coopération.

En réponse, Arnold se redressa brusquement sur son fauteuil en cuir, lui arrachant un gémissement étouffé.

-Non, non, non, Agent Booth. Ces carnets restent ici…

Mais, peine perdue, Booth se dirigeait déjà vers la sortie, nous entraînant avec lui. Pourtant, alors qu'il franchissant le seuil de la porte, il lui lança :

-Vous inquiétez pas, je vous les rapporterais.

Après être sortis du commissariat, Booth nous avait directement ramené à la chambre d'hôtel, et étais repartis tout aussi vite, prétextant un rendez-vous important. Vingt minutes à peine, et déjà la chambre, ne ressemblais plus vraiment à une chambre. Toute deux installée en tailleur sur le lit double, nous avons rapidement étalé autour de nous les dizaines de feuilles photocopiées des différents carnets. Enfin, Brennan avait fait la plupart du travail, étant donné que je ne comprenais pas la moitié d'un mot par page. Pour ma part, je me contentais d'organiser les feuilles, suivant les directives de l'anthropologue, tout en essayent de me rappeler le moindre fragment de mémoires sur un mot ou un nom que mes parents auraient laissé échapper. Rien. Un nouveau grognement surgit à ma gauche, et a nouveau je sursautai, avant de me rendre compte qu'il s'agissait encore de Brennan. Depuis qu'elle s'était plongée dans ces notes, quelque chose la dérangeait visiblement. Mais aucun moyen de savoir quoi. En attendant, je spéculais à ce sujet, passant de la preuve de l'existence des extraterrestres, à un filtre permettant de devenir invisible.

Soudain, la porte s'ouvrit brusquement, laissant apercevoir Booth, et un délicieux sac blanche en papier, qui, d'après l'odeur, ne pouvait être qu'un repas italienne a emporter. Aussitôt, mon ventre émit le gargouillement qu'il devait retenir depuis un sacré bout de temps, provoquant le rire de Booth. Il posa le sachet à mes pieds devant mon regard noir, et lança d'une voix enjouée :

-Alors, qu'avez-vous trouvé ?

Brennan leva lentement sa tête vers lui, et souffla de lassitude.

-J'ai presque fini d'étudier ces notes. D'après ce que j'ai vu, cette homme était un chercheur vraiment…marginale. Il menait des expériences sur les ondes cérébrales, sur la façon de les détecter, et, aux vu de son dernier cahier, sur la question finale : Comment les traduire.

Booth fronça les sourcils, incitant sa coéquipière à continuer. Ce qu'elle fit, après avoir rassemblé le dernier tas de feuille posé à l'extrême droit du lit.

-Je sais, c'est vraiment étrange. Pourtant, son raisonnement se tient.

-Quoi ? Il aurait trouvé un moyen de traduire les ondes cérébrales ? De…attendez, de lire dans les esprits ?

Brennan secoua la tête, ajoutant :

-Non. Pas au début du moins. Il voulait juste répondre à la question suivante : Est-ce que les hommes…(Les hommes au sens large du terme, a prendre dans le sens peuple, plutôt que dans le sens individus) peuvent communiquer par l'esprit entre eux.

Et, alors que Booth ouvrait la parole pour protester, elle reprit.

-De même, à ne pas prendre dans le sens X-Files, mais plutôt dans le sens à grande échelle.

Le froncement de sourcils de l'agent du F.B.I. augmenta encore, et il avoua soudain:

-Ok, là, je suis largué. Ce cinglé essaye de prouver que tous les hommes sont télépathes ?

-Non, non, et non ! Pas de tout, contredit Brennan. Ok…je vais essayer d'une autre façon. Vous devez savoir que la naissance de l'écriture remonte a environ, et c'est une large approximation, 3500 ans avant J.C. Et où ça ? Interrogea Brennan

Je devinai que la question s'adressait a Booth, aussi je rester la bouche fermée, attendant avec impatience la suite.

-Euh...bégaya l'agent, vous savez, mes années lycée remonte un peu alors…

Brennan eut un sourire indulgent, et continua :

-En Mésopotamie. Les scientifiques pensent que cette invention avait pour objectif de répondre a un besoin, qui était de pourvoir compter et en garder une trace. Ça servait surtout a collecter les impôts, savoir qui a payer quoi, qui doit quoi.

-C'est très bien tout ça, intervint Booth, mais, je vois pas en quoi c'est étrange. C'est même logique.

-Vous voulez quelque chose d'étrange ? Alors tenez vous bien. Au même moment, a plus ou moins 100 ans près, le même cas se produisait.

-Ou ça ?

-En Egypte. Deux systèmes d'écriture différente, deux endroits. Bien sur, on peut penser qu'il s'agit simplement d'une coïncidence, ou d'un besoin survenu au même moment. Mais…

-Donc, c'est cela qu'il voulait vérifier, coupai-je, si ce n'est pas ce « mais », s'il n'y a pas un autre phénomène qui rentre en jeu.

-Oui, affirma la jeune femme, et puis, il a du changer d'idée, voir si, après tout, il ne pouvait pas trouver un moyen de lire les ondes cérébrales. J'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que ces recherches sont vraiment brillantes.

-Si je récapitule, cette cellule a kidnappé un informaticien, un expert en biocompatibilité, et un cinglé voulant résoudre un mystère de l'histoire. Mais, quel est le lien entre les trois ?

-Tu oublies mes parents. On sait qu'ils ont tous étaient kidnappés en même temps, on peut donc en déduire que mes parents étaient deux des chercheurs visés.

-Ok, donc, on rajoute, deux génies en cerveau. Ca n'a toujours aucun sens, Leslie.

Il avait raison, ça n'avait aucun sens. Informaticien, biocompatibilité et implantation nerveuse, ondes cérébrales, télépathie, cerveau…je me récitai tout les mots de l'affaire, espérant de regarder l'ensemble m'aiderai a résoudre ce puzzle. En vain. Informaticien, me répétai-je, un informaticien, implantation nerveuse…

-Booth ! M'écriai-je, l'informaticien, il n'était pas autre chose ? Il n'avait pas un autre domaine ?

Il regarda rapidement son carnet de notes, et concéda :

-Si, il était à la tête d'un projet pour les sourds, pour recréer les sons, et les transmettre au cerveau, via un appareil implanté.

Les transmettre au cerveau

Et tout à coup, je compris. J'inspirai profondément, et lâchai :

-Oh mon dieu.

Tout deux se tournèrent vers moi, et, voyant ma mine horrifiée, Brennan commenta :

-Elle a trouvé.

-Je…c'est évident ! M'exclamai-je, ne sachant pas très bien si je devais être ravie d'avoir compris, ou désespérée a l'idée de ce qui nous attendais, tout tourne autour du cerveau ! Mes parents, eux, connaissaient parfaitement bien le cerveau humain, toutes ses capacités, tout ce qu'on peut en tirer. Un gars travaillant sur un appareil à implanter dans le cerveau, plus un chercheur en biocompatibilité et implantation nerveuse, pour faire en sorte que l'appareil soit correctement placé et ne soit pas rejeté et…

-C'est très bien tout ça, coupa Booth, mais a quoi tout cela leur serviraient-ils ? Je veux dire, je vois mal des terroristes dont le but est de massacrer tout le monde, créer une aide auditive pour les handicapés.

-Tu oublies un scientifique, Booth, contrai-je. Dans son dernier carnet, Vladimir Adamovitch, ne s'intéressait plus du tout à la coïncidence étrange de la naissance de l'écriture, non, il cherchait comment capter des ondes cérébrales, et les traduire en langage humain.

-Il voulait lire dans les pensées ? s'exclama Booth, incrédule.

Pas besoin d'une longue réponse, elle tenait en un :

-Oui.

-Je pense un truc, reprit Booth, Ils ont kidnappé tes parents pour qu'eux et notre russe coordonnent leurs connaissances, et qu'ils puissent mettre au point leur idée.

Brennan intervint soudain, les traits tirés, le visage sinistre.

-Il y a une autre chose a laquelle vous devez penser. Si les bios terroristes ont vraiment trouvé un moyen de lire dans les pensées, alors le monde est condamné.

A suivre...