Vous avez le droit de me détester, de me mépriser, de m'ignorer... Je sais que je suis une revenante, mais comme le début de phrase le précise, je RENAÎT DES MORTS, donc me voilà de retour ;) Mon inspiration est revenue et j'en suis contente. Donc voici le nouveau chapitre, j'ai hâte d'avoir des commentaires, des critiques, des nouvelles idées... Parce qu'il y a un peu de chaqu'un de vous dans mes écrits.
Lolie-Valentine
- Je veux pouvoir te toucher, Elena. Je ne serais pas capable de ne pas te toucher pendant ne serais-ce qu'une journée. Après toutes les fois que tu m'as dit cette même phrase là, toutes les fois je t'ai respectée. Mais il faut que tu comprennes une chose : Je t'attends et te coure après depuis bien trop longtemps. Je bais essayer de me contrôler, mais ne m'empêches pas de faire ça, expliqua-t-il en se penchant vers moi.
Il attrapa mes lèvres dans un baiser papillon et me pressa contre son corps en laissant courir ses mains le long de ma vertèbre.
- Je veux pouvoir sentir que tu m'appartiens. Que je t'ai enfin, conclu-t-il.
Je me réveillai après avoir rêvé d'yeux bleus et de sourires en coin. Je souris en me remémorant ma soirée. Maintenant que la glace était brisée en ce qui concernait Damon, je ne savais plus trop à quoi m'attendre. Mais ce qui était sûr, c'est que ça éveillait en moi une excitation démesurée. Je ressentais toutefois un peu de peur face aux paroles d'Abigail, mais je ne m'attardai pas sur ce détail.
Damon était rentré au manoir peu de temps après la visite d'Abigail en s'étant assuré que je ne courais aucun danger. Ce n'était pas son choix, c'était le mien. Je voulais prendre mon temps, et avoir eu Damon à mes côtés toute la nuit n'aurait pas facilité les choses.
Je m'étirai dans mon lit et allai me préparer. J'étais devant le seuil du manoir exactement une heure plus tard. Je toquai doucement à la porte en révisant ma tenue : ballerines tressées, mon petit short en jean préféré et un gilet à manches longues dont le derrière est composé de tissus transparent, laissant entrevoir mon soutien-gorge en dentelle. J'avais couronné le tout en portant mon bracelet de vraies perles.
La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard. Je déglutis. Damon Salvatore se trouvait devant moi, accoté paresseusement contre le cadre de porte. Je n'étais toujours pas habituée à la force émanant de lui et à sa beauté inhumaine. Et pourtant, il est à moi.
- Bonjour, dit-il sensuellement.
Il abordait son sourire en coin, celui qui me faisait tant d'effet. Je lui souris en retour en m'avançant. Il se décolla du mur afin de m'enlacer en me pressant contre son torse. Je lui rendis son étreinte en remontant timidement mes bras le long de son dos.
- Tu as passé une bonne nuit ? Me souffla-t-il dans le cou.
Notre conversation de hier me revient à l'esprit pendant qu'une bouffée de chaleur m'envahit.
- J'entends ton cœur, Elena, dit-il d'un ton moqueur.
- Oui, Damon, j'ai passé une bonne nuit, merci de t'en soucier.
Je levai les yeux au ciel. J'avais clairement conscience qu'il insinuait que j'avais rêvé de lui. Eh non. Pas dans le sens sexuel, du moins. Ça faisait longtemps que je n'avais pas passé une nuit aussi normale comparée aux autres fois… Je me décollai de lui en le regardant dans les yeux.
- Et toi ?
- Toujours, princesse, lança-t-il avec une lueur salace dans le regard.
Je m'efforçai de l'ignorer et le contournai en allant dans la cuisine. Je me remplis un verre d'eau. Mon rendez-vous me revint en tête.
- Tu connais quelqu'un qui s'appelle Ludovic ? Demandai-je.
Il me rejoignit et me regarda, pensif.
- Je devrais ?
- Je ne sais pas… Il y a une semaine environ, Caroline m'avait arrangé un rendez-vous au Mystic Grill pour me faire oublier Stefan. C'était avec ce gars-là.
Je risquai un regard dans la direction de Damon. Il plissait les yeux, l'air agacé et furibond.
- Mais… Je… Il ne s'est rien passé, m'empressai de dire pour le détendre.
- Je lui souhaite.
- Il connaissait Stefan, Damon. Il avait l'air d'en savoir beaucoup à son sujet, et quand j'ai essayé d'en savoir plus, il a paru mal à l'aise. Je suis certaine qu'il cache quelque chose.
Je haussai les sourcils en prenant une gorgée d'eau. Je me rappelai soudain d'un détail.
- J'ai son numéro de téléphone!
- Ce crétin t'a donné son numéro ?! S'écria-t-il en s'avançant vers moi.
Je n'aurais peut-être pas dû le dire, finalement. Mon vampire abordait une expression doublement fâchée. Et quand Damon est fâché, ça ne finit jamais bien.
- C'est lui qui me l'a donné et je l'ai pris par politesse, tentai-je de me justifier.
- Ce n'est pas contre toi que j'en ai, Elena. C'est après ce putain de Ludovic LaCappaglia.
- Quoi ? Tu le connais ?
- Bien sûr, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. Je ne comprends même pas comment Blondie ne s'est pas rendu compte qu'il était un vampire.
- Nah, impossible. On était assis devant une fenêtre et il faisait soleil.
Il fronça des sourcils et plongea son regard dans le mien.
- Tu te rappelles s'il portait un bijou ?
- Pas à ce que je sache, secouai-je la tête. Pas de bague ni rien qui pourrait l'empêcher de brûler.
Mon regard dériva sur celle de Damon. Mais ce qui attira mon attention était ses mains. Elles étaient serrées et formaient deux poings. Quelque chose cloche.
- Damon, dis-je en lui prenant les mains, qu'y a-t-il ? S'il te plaît, parles-moi. Enfin, ça me rend dingue…
- Elena, ce vampire est âgé.
- Qu'est-ce que tu veux dire, par âgé ? Genre comme toi ou beaucoup plus âgé ?
- Le genre qu'on évite de croiser par peur de se retrouver dans un putain de bordel, grincha-t-il entre ses dents.
Puis, quelque chose se produit. D'un seul coup toute émotion s'effaça de son visage, ses yeux étaient vides. Il serra mes mains dans les siennes dans un mouvement brusque, complètement perdu dans ses pensées. Je hoquetai.
- Tu me fais mal.
J'essayai de me déprendre, en vain. La pression augmentait de plus en plus et Damon ne semblait pas se rendre compte que j'étais là. Je lui donnai un coup de pied contrôlé sur sa jambe droite, mais rien à faire. Il me broyait littéralement les os des mains. Je criai de douleur et les larmes affluèrent à mes yeux.
- Damon… S'il te plaît…
Il reprit ses esprits en quelques secondes et s'immobilisa en me voyant me tordre sous la torture qu'il m'avait infligée. Je criai à nouveau alors qu'il desserra l'emprise de ses mains sur les miennes.
- Lâches-moi ! Criai-je. Damon !
Je ne voyais plus clair, j'avais le visage inondé de larmes de douleur. Un craquement sourd se fit entendre et je le sentis en moi. Dans ma main gauche. Je me laissai tomber par terre et je sentis mon crâne se fracasser contre le plancher en bois. Ma vision se brouilla progressivement, m'emportant dans le néant. Et je ne vis plus rien.
Et voilà ! Que pensez-vous du comportement étrange et inhabituel de Damon ? De Ludovic ?
