Blabla initial : Est-ce que j'ai une chance de me faire pardonner pour ce retard énorme ? Allez-y, envoyez les tomates, les navets, les rutabagas… *résignée*
Pour ma défense, il s'est passé un certain nombre de choses dans ma vie la veille de poster ce chapitre… Et pour certaines raisons, j'ai perdu ma version de l'épilogue corrigé, et après je n'allais pas bien, et après je l'ai jamais réécrit, et après j'ai un peu tout lâché…
Mais dans un suprême élan de motivation, je me pousse à finir cette fanfiction ! Je poste ce chapitre entre deux épreuves de bac blanc, alors j'espère que je n'ai fait aucune faute de frappe ou d'étourderie
Disclaimer (et oui, jusqu'à la fin !): Tadatoshi Fujimaki. Mais je suis heureuse d'avoir pu écrire cette fanfiction.
Réponses aux reviews anonymes :
Elina : Merci énormément de me laisser une review ! Ca me fait super plaisir, et… Ouaw, je suis vraiment flattée ! Et oui, ne t'inquiètes pas, je me serais sentie mal de finir ça comme ça ^^ Donc, voilà l'épilogue !
Guest du 11 septembre : et après le dernier chapitre, l'épilogue ! C'est vrai qu'il y a des fois où j'ai mis du temps à poster… Les aléas de la vis ^^' mais bon, CA Y EST ! C'EST FINI ! *0*
Epilogue
.
_oOoOoOo_
.
L'énorme hamburger se rapprochait. Ses énormes yeux-bout-de-salade le fixaient, et sa masse écrasante faisait trembler le sol. Il trébucha, s'étala de tout son long. Il se redressa avec peine et releva les yeux. Il constata, horrifié, que le hamburger allait bel et bien l'écraser et qu'il allait mourir… Kagami hurla.
L'as de Seirin se redressa brusquement dans son lit, en sueur. Ce n'était qu'un rêve…
Un mouvement à sa droite attira son attention.
« Kagami… Qu'est-ce qu'il y a… ? marmonna la voix endormie d'Aomine.
-Rien, rien, sourit celui-ci, finalement soulagé et amusé de son rêve idiot. Je crois qu'on a dû un peu trop forcer sur les hamburgers hier soir.
-Ah… »
Et Aomine retourna à son sommeil.
Kagami retint le rire qui le démangeait.
Rêver de mourir écrasé par un hamburger… Il fallait le faire, quand même.
Il se rendormit.
Pourtant, un peu plus tard dans la nuit, il se réveilla de nouveau. Il sentait un poids sur lui, assez lourd. Mince… Est-ce que le hamburger géant était vraiment venu le tuer ?
Puis, reprenant ses esprits, il retint à nouveau un rire.
En effet, il était en train d'être écrasé par un hamburger géant. Avec dans le rôle du pain, la couverture, et dans celui du steak, Aomine.
Kagami se dit que mourir écrasé par un hamburger géant ne le dérangeait au final pas plus que ça.
Cela faisait trois mois que Kagami et Aomine sortaient ensemble. Trois mois tout rond. La rentrée scolaire, sous les fleurs de cerisiers, avait vu deux visages épanouis reprendre le lycée, avec dans la tête des idées de victoire de matchs de basket, ainsi que des sentiments anormalement romantiques venant d'eux plein le cœur.
Aomine avait eu du mal à s'assumer en tant que « gay ». Enfin, il n'était pas vraiment gay, les boobs de Mai-chan restaient toujours sensas, mais il faisait en quelque sorte une « exception » pour Kagami. Il était tombé amoureux d'une personne, pas d'un sexe.
Kise leur avait sauté dessus la première fois qu'il les avait vus ensemble. Momoi tenait absolument à les faire passer dans les boutiques de mariages et n'arrêtait pas les allusions directes ou indirectes à chaque fois qu'ils passaient devant un café romantique ou un love hôtel. Kuroko leur jetait des nombreux regards en coin très éloquents un brin moqueurs, qui, bizarrement venant d'un fantôme, ne passaient jamais inaperçus.
Globalement, tout le monde leur avait souhaité du bonheur Alex, Himuro, Murasakibara (d'un air désintéressé mais vaguement concerné quand même), Akashi qui ressemblait de plus en plus à un prince majestueux, Midorima (qui avait laissé le loisir à Takao de s'exprimer librement).
Kagami Taiga et Aomine Daiki se regardaient intensément. Leurs yeux, légèrement plissés, brillaient d'une lueur farouche et sauvage. La tension dans l'air était palpable. Les muscles de Kagami étaient tendus, la puissance qui émanait de lui était intimidante. Si la personne en face de lui n'avait pas été Aomine, elle se serait enfuie en courant, des sueurs froides dégoulinant le long du corps. Tout en Kagami reflétait un tigre prêt à bondir. Aomine n'était pas en reste. Supportant sans sourciller le regard intense à l'extrême du roux, il n'avait pas peur, le corps tendu dans la même grâce féline que son rival. Son air légèrement arrogant et son regard sombre n'auraient rien eu à envier à ceux d'une panthère.
C'étaient donc deux grands félins, des prédateurs, qui se livraient un combat silencieux. Immobiles, ils se battaient pour un enjeu vital. Vital et même encore plus important. Qui resterait le prédateur, et aurait le privilège de faire de l'autre sa proie ? Qui serait le dominé, et qui serait le dominant ?
Cette question cruciale se posait toujours à chaque fois qu'ils avaient une partie de jambes en l'air. Cela changeait à chaque fois, et pour décider des rôles, ils se battaient. Oh, pas méchamment. Parfois, ça se jouait au basket, d'autres, à pierre-feuille-ciseau… Mais là, le terrain de basket étant fermé pour restauration et leur pierre-feuille-ciseau se finissant par une égalité au bout de cinq tours, ils en étaient venus à se dévisager. Le premier qui cillait, qui avait une légère appréhension, perdrait et se ferait dominer.
Aomine fut celui qui cilla. Le regard trop intense de Kagami avait fini par le brûler. Kagami se lécha les lèvres, comme l'aurait fait un tigre, et s'avança dangereusement vers Aomine pour le renverser sur le lit. Le bleuté comprit qu'il allait littéralement se faire dévorer par un tigre affamé.
Et merde…
Aomine était allongé sur le ventre, épuisé. Kagami, sur le flanc, appuyait sa tête sur son coude pour observer son précédent repas, ou plutôt, ce qu'il en restait.
Il sourit.
Aomine Daiki ne devait pas détester tant que ça être dominé, comme il se plaisait tant à déclarer. Sinon, pourquoi, au lieu d'une panthère farouche, se trouvait-il sur son lit un gros chat qui ronronnait tant qu'il aurait rivalisé avec un moteur de centaines de décibels ?
.
_oOoOoOo_
.
Dimanche 14 février
Et Aomine fondit sur ses lèvres.
Le reflexe partit tout seul. Aomine se recula soudainement, come frappé par la foudre. Enfin, frappé tout court, la marque rouge de la main de Kagami en témoignait.
« Aïe ! Ça fait mal ! ronchonna Aomine.
-Mais qu'est-ce qui te prend ?! s'écria Kagami.
Là, vraiment, il ne comprenait pas. What the fuck was happening? Why the hell…
Aomine détourna le regard.
-Me dis pas que t'as besoin d'une déclaration comme les shôjos de Satsuki, parce que là…
-A-attends, je comprends pas, tu…
-T'es bête ou quoi ? Tu t'attendais à un râteau à ce point-là ?
Oui, quelle question. La tête de Kagami devait refléter cette phrase à la perfection, puisqu'Aomine soupira et expliqua :
-Je suis désolé… Pour ce matin. C'était… J'aurais pas dû. Me suis emporté. Pardon.
-Qu… Quoi ?
-M'obliges pas à me répéter ! Bakagami ! »
Et, Kagami intégra petit à petit la nouvelle. Son air éberlué se métamorphosa pour devenir complètement béat, avant qu'il n'éclate de rire.
« Oy, qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
-Désolé… C'est nerveux…
-Pff…
Kagami s'arrêta doucement de rire pour (re)prendre un air interdit.
-Mais, attends, ça veut dire que tu… Vraiment… Enfin…
-Il te faut quoi ? Je te l'ai déjà dit, c'est hors de question que je refasse une scène des trucs pourris de Satsu…
Kagami sourit.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Kagami attrapa alors doucement le col du t-shirt d'Aomine, l'attira vers lui, et toujours souriant, posa ses lèvres sur celles d'Aomine.
Oh, très chastement. N'empêche que cela fit monter le rouge aux joues d'Aomine.
-Tchh, pu****, Kagami, pourquoi tu… C'est gênant !
-J'avais jamais eu l'occasion de le faire moi-même…
Et devant cet argument magnifiquement adorable (pour lui en tout cas), Aomine ne trouva pas de meilleure réponse que de rougir à nouveau et que de ramener Kagami contre lui.
-Imbécile… » souffla-t-il.
.
_oOoOoOo_
.
Le Dieu Zeus Tout-Puissant s'ennuyait. Alors, il convoqua Cupidon.
« Cupidon, commença le très-haut. Je veux que, pour me divertir, tu me créés une histoire d'amour originale.
-A votre bon vouloir, mon Dieu. Mais… Qu'entendez-vous par original ?
-Qui sorte de l'ordinaire ! Qu'as-tu à me proposer ?
-Hum… Eh bien, laissez-moi réfléchir… Que diriez-vous de… Une humaine qui tombe amoureuse d'un homme qu'elle ne voit que dans ses rêves ?
-Non, trop banal. Trop fleur bleue.
-Ah bon ? Alors, que diriez-vous d'un demi-dieu qui n'a pas le droit de tomber amoureux à cause d'une malédiction, et…
-Vu, vu, et revu… Les amours interdits, on en a trop abusé. Après Twilight, Titanic, tout ça, il faut me comprendre, je n'en peux plus.
-Mmh, oui, mais moi… Je n'ai plus énormément d'idées ! Euh… Un amour entre la fille d'un grand bourgeois, et qui aime quelqu'un de basse classe, et à la suite d'un malentendu, finit par se suicider. Le garçon pourrait se suicider aussi… Ou alors une fille magnifique, jalousée par une méchante marâtre, qui se rend à une réception où elle rencontre un prince ? Ou… Une fille qui souffre d'une malédiction qui la change en cygne, et le prince qu'elle aime devra l'aimer avant qu'elle ne-
-Non, non, non et non… Cela ne m'inspire pas…
Dionysos, le dieu du vin, de l'imagination, des folies de l'inspiration, des fêtes, apparut alors.
-Pourquoi pas une histoire d'amour torride entre deux hommes ? Je sais bien que ces mœurs existent déjà*, mais les relations ne durent jamais bien longtemps. Pourquoi ne pas en commencer une avec deux jeunes hommes ?
-Tu m'intéresses, Dionysos, commença le très-haut.
Mais Cupidon, qui commençait à être jaloux de cette idée, renchérit :
-Une histoire d'amour torride, mais entre deux jeunes hommes magnifiques, déchaînant tous deux toutes les passions ? Deux hommes, mais pas dictés par des règles comme en Antiquité… Il faut que cela soit… Plus débridé, et pas forcément moral non plus… »
Dieu, Cupidon et Dionysos avaient inventé le yaoi.
.
_oOoOoOo_
.
« Kagami ! J'ai faim !
-Mmh… Fais-toi à manger tout seul…
-Tu es sûr de vouloir me laisser ta cuisine ? répliqua Aomine d'un ton narquois.
Cela eut le mérite de faire sortir Kagami du lit instantanément. Mais cela ne l'empêcha pas de foudroyer son petit-ami du regard.
Il se demandait pourquoi il avait accepté qu'Aomine continue à squatter son appartement.
Enfin, au moins, il ne se plaignait plus de la présence d'Aomine au lit.
.
_oOoOoOo_
.
« Un philtre d'amour ? L'idée est intéressante, mais….
-Oui, je vois ce que tu veux dire, fit Dionysos. On a déjà vu ça avec Chimène et Rodrigue, avec…
-Oui, répondit Cupidon. Mais…. Oh ! J'ai une superbe idée ! »
Dieu regardait ses deux conseillers d'un air las. Depuis qu'ils avaient inauguré leur nouveau projet baptisé « yaoi », ils en avaient inventé un autre qui se nommait quant à lui « manga », et ils étaient actuellement en train de coupler les deux inventions en inventant la « fanfiction ». Ils avaient défini un système de « rating »… La « fanfiction », apparemment, ne marchait pas qu'avec les mangas. Mais il n'avait pas compris les détails.
En tout cas, la plupart des déesses avaient l'air conquises. De nombreuses femmes gloussantes s'étaient pressées dans l'atelier de création de Dionysos et Cupidon. Athéna rougissait, Artémis riait hystériquement, Héra partait dans un monologue enflammé…
Soudain, Cupidon et Dionysos se retournèrent comme un seul homme pour lui annoncer :
« Zeus, Dieu tout-puissant, nous avons trouvé quelque chose de formidable !
-Oui, ajouta Athéna. C'est une fille bizarre qui est trop amoureuse d'un mec, et qui veut lui faire faire boire un philtre d'amour.
-Sauf que, annonça triomphalement Cupidon, elle devait mettre un de ses cheveux dedans ! Et en fait, elle l'a échappé, et-
-Son ami d'enfance a mis un cheveux d'un autre mec, son rival, et a fini par boire le philtre, du coup-
-Deux rivaux super virils, qui vont finir par tomber amoureux l'un de l'autre, roucoula Artémis, mais ils vont devoir combattre leur fierté !
-Oui ! s'écria Héra. Par mon pouvoir divin, que tout ceci se produise ! »
.
_oOoOoOo_
.
Kagami et Aomine rentraient d'un one-on-one éreintant, et se trainaient plus qu'ils ne marchaient vers l'appartement de Kagami.
Sans le faire exprès, ils empruntèrent une route un peu différente de celle qu'ils prenaient habituellement.
Soudain, Aomine s'immobilisa.
« Keskiyaaa ? demanda le ton traînant de l'autre.
-Regarde, chuchota l'as de Touhou. »
C'était une petite boutique, dont la devanture montrait toute un étalage de petites amulettes porte-bonheur (ou porte-malheur), une suite de poupées vaudou, ainsi qu'une petite étagère de fioles en verre.
Kagami jeta un regard dubitatif à Aomine.
« Ce n'est qu'un magasin d'attrape-pigeon, qu'est-ce que tu…
-Cette fiole-là, déclara d'un ton calme, mais la voix tremblante d'excitation d'Aomine. C'est celle que Satsu m'avait demandé de verser dans l'eau de Tetsu. C'est le philtre d'amour.
Les deux amoureux se dévisagèrent.
Ils rentrèrent dans la boutique.
Au fond, se trouvait une très petite personne, perchée sur une pile de livres épais, en train de lire un livre couvert de symboles étranges. Sur les étagères environnantes, se trouvaient une bonne quantité de bocaux et fioles en verre, ainsi qu'un appareil à décanter. Un chat noir aux yeux verrons les scrutait depuis les haut d'une bibliothèque, perché à côté d'une plante pendante et poilue d'une couleur peu naturelle.
« Puis-je faire quelque chose pour vous ? demanda la petite personne, si soudainement que les deux jeunes hommes sursautèrent.
Aomine et Kagami se regardèrent, gênés et légèrement effrayés. Puis, ils se sourirent, et d'une seule voix, annoncèrent :
-Je crois que ça ira, merci ! » avant de s'enfuir à toute jambes de la boutique à l'atmosphère oppressante.
Dehors, Kagami et Aomine riaient à en perdre haleine. Sûrement parce qu'ils avaient eu peur pour rien, sûrement parce que la petite personne et le chat avaient eu l'air de lire en eux dès le début. En tout cas, ils étaient heureux d'être ressortis de la boutique de laquelle tout avait commencé. Plus loin ils seraient de tout attirail magique, mieux ils seraient.
Et, coude contre coude (parce que leur fierté leur interdisait de se tenir la main), ils rentrèrent chez eux, sans se retourner une seule fois vers la petite boutique étroite, dans la ruelle étroite et sombre, qui, de loin, semblait faire un clin d'œil, de ses deux petites fenêtres, aux passants qui passaient et qui prenaient la peine de la regarder.
.
_oOoOoOo_
FIN
_oOoOoOo_
.
*oui, chez les grecs, les relations homosexuelles (enfin, gay. Les filles entre elles, pas trop) étaient bien vues, mais dans certaines conditions uniquement : il y avait un « maître », l'éraste, qui apprenait la pratique de la chose à l'éromène, « l'élève ». L'éraste devait courtiser l'éromène pendant une durée délimitée. Mais ces relations ne duraient pas advitam eternam : à la fin de « l'apprentissage », l'éromène peut devenir maître à son tour du coup.
Wala.
NB : Ah, et Héra est l'épouse de Zeus, Artémis et Athéna sont ses deux filles. Cupidon n'a rien à voir avec la mythologie grecque, mais ça sonnait bien de mettre Cupidon là-dedans. Du coup, je me suis amusée.
Et voilà. Cette fanfiction est finie. Je suis très émue. Un an que je suis dessus (un peu plus en réalité…)
Pour ceux qui attendaient un lemon… Je ne peux pas écrire de lemon moi-même, tout simplement parce que je ne sais pas faire ça, que je ne connais pas suffisamment la pratique de ces choses-là (on peut dire que j'ai une âme presque pure… hum, pas tout à fait, sinon, je n'aurais pas écrit ça). N'empêche que j'ai jamais vu de manga R18. Je me cantonne aux shônens ai. Donc voilà… faut pas attendre grand-chose de moi. Bien sûr, j'ai déjà lu du lemon, mais bon… Pas énormément quoi.
Si jamais quelqu'un avait envie d'écrire un lemon dans la continuité de l'histoire et le poster sur fanfiction, pas de souci, je pourrai même faire de la pub pour vous. Mais je ne l'intègrerais pas à mon histoire par contre…
Ceci est ma dernière demande de review, si vous estimez que je la mérite. On se retrouve après, en page de remerciement si vous avez le courage (mais vous pouvez jeter un coup d'œil même si vous avez la flemme)
Donc… Review please ! Adressée à Zeus, Disonysis, Cupidon, à moi-même, à la sorcière de la boutique, au chat aux yeux verrons… Je m'en fiche, comme vous voulez. Bref… Si vous ne lisez pas la page suivante, merci d'avoir lu !
Huggies
