Disclamer : Tout ce qui suit ne m'appartient pas. L'histoire appartient à gothraven89 qui et l'auteur original, moi ne suis que la traductrice alors tous les mérites du scénario lui revient à lui et pas à moi.

Chapitre 14 : Culpabilités et visite du psy

Un puissant VUS noir traçait son chemin dans la circulation du matin en respectant à peine la limite de vitesse en suivant le chemin de l'hôpital. Au volant, Don Eppes était tendu comme son père sur le siège passager. Le VUS s'arrêta et les occupants sortirent pour s'engouffrer aux urgences à la recherche de Charlie. Don alla au bureau d'accueil ne remarquant pas un certain "Docteur" l'attendant secrètement.

- Hey, je cherche mon petit frère Charlie, Charlie Eppes, vos gars l'ont emmené ici! Dit Don pratiquement en criant. C'est à ce moment que le "Docteur Steele" arriva.

- Vous êtes Don Eppes? Demanda Steele.

- Oui. Répondit Don anxieusement en se tournant vers le "docteur".

- Je suis le docteur Coburn. Votre frère est dans une chambre d'examen. Suivez-moi. Dit Steele en faisant un signe vers un corridor. Les deux hommes suivirent "Coburn" jusqu'à la chambre d'examen.

Pendant ce temps, Mikaila réveilla gentiment Charlie pour le prévenir de la situation et vérifier ses bandages, surtout celui de couvrant la coupure sur son flanc.

- Ta famille est ici, et selon toute apparence ton frère est terrifié. Dit Mikaila doucement. Un regard triste emplis les profonds yeux bruns de Charlie. C'était la partie qu'il détestait, avoir à mettre un masque. Charlie se recoucha et feignit d'être endormi juste au moment où "Coburn" faisait entrer sa famille.

Don s'arrêta un moment pour observer son frère dormir. Charlie n'avait pu la figure pâle et pleine de sang comme ce matin mais il semblait tout de même revenir d'une promenade aux enfers. Des bleus commençaient à apparaître et même si les coupures étaient cachées par les pansements, la peau autour était irritée. Don sortit de sa transe et s'avança aux cotés de Charlie. Il lui passa gentiment la main dans les cheveux frisés avant de se retourner vers le docteur.

- Quel est son état? Demanda tranquillement Don pendant qu'Allan marchait de l'autre côté de la civière pour déposer sa main sur la poitrine de son fils, se rassurant de sentir sa respiration.

- Ce n'est pas aussi pire qu'il n'y paraît. Toutes les blessures sont superficielles, des coupures et des bleus et la majorité du sang qui le recouvrait n'était pas le sien. Il va être endolori pour quelques jours, je vais donc lui prescrire des antidouleur. Dit "Coburn" en sortant un papier et un stylo et écrit une prescription.

En réalité il n'écrit rien le stylo ne touchant pas le papier, la prescription du vrai docteur Coburn était déjà écrite. Il donna le papier à Don et recula d'un pas pour regarder le spectacle commencer lorsque son agent commença à grommeler, premier signe de son "réveil".

Deux profonds yeux brun s'ouvrirent et Charlie cligna quelques fois les paupières avant de s'arrêter sur l'agent du FBI debout à côté du lit.

- Don? Dit Charlie d'une petite voix. Il jouait très bien son rôle.

- Hey Charlie, comment te sens-tu? Demanda Don en jouant gentiment dans les cheveux de son frère.

- Comme si un bus m'avait frappé. Dit Charlie. Gagnant un petit sourire de la part de Don.

Charlie sentit une main sur son cœur et leva la sienne pour recouvrir celle de son père. Il tourna la tête et lui envoya un petit sourire.

- Hey papa.

Alan resta silencieux et se pencha pour déposer un baiser sur le front de son fils.

- Je suis vraiment de vous mentir encore une fois. Pensa Charlie en sentant les larmes lui monter aux yeux. Les larmes qu'il avait versées plus tôt n'étaient pas pour Koyuki Jenshio mais pour sa fille, et maintenant c'était à cause de son auto isolement et sa culpabilité.

- Quand pourrons-nous le ramener à la maison? Demanda Alan en regardant son cadet se battre contre ses larmes. Don serra doucement la main de Charlie en le regardant essayer de dominer ses émotions.

"Coburn" laissa un petit soupir avant de répondre.

- Physiquement, il va être correct et il peut partir aujourd'hui, mais sachant les circonstances dans lesquelles il a reçu ces blessures, je pense qu'il serait mieux qu'il rencontre un psychologue. Si vous voulez, je peux appeler l'un de ceux de l'hôpital.

Don et Alan regardèrent Charlie et le questionnèrent silencieusement sur ce qu'il voulait.

- Okay, je vais parler au psy mais après pouvez-vous juste me ramener à la maison. Demanda Charlie, en prenant son meilleur air de chien battu. Cela marcha à la perfection lorsque Don et Allan acquiescèrent simultanément. Coburn prit le téléphone et appela le psychologue.

Quelques minutes plus tard, un homme entra dans la pièce habiller d'un gilet à boutons gris et de culotte noire. Il avait les cheveux blonds et les yeux bleus. Il souria à l'autre docteur avec assurance.

- Bonjour, je suis le docteur Ross, je suis ici parce que quelqu'un a besoin de parler. Dit-il.

- Ça c'est moi. Dit Charlie tranquillement.

- Ok, voulez-vous que votre famille reste ou préféré-vous avoir un peu de d'intimité? Demanda le docteur Ross.

Charlie regarda Don et Alan et puis il dit sur on ton d'excuses.

- Puis-je faire ça par moi-même?

Don allait protester quand un regard d'Alan l'arrêta, l'aîné des frères Eppes soupira en signe de défaite et les deux hommes laissèrent Charlie avec le docteur Ross.

Charlie laissa échapper un soupire lorsque le docteur Ross s'assit à ses côtés.

- Alors, comment tien-tu le coup? Demanda Ross.

- Et bien, je ne sens pas de culpabilité pour ce qui est arrivé à Jenshio si c'est ce que tu veux dire Toby. Répondit Charlie en tournant son regard vers le psy qui était en réalité l'agent de la CIA Tobias Finch qui, en plus d'être le chauffeur du meilleur trio d'agent de la CIA possédait sa licence de psychologue.

- Alors M. Eppes, pourquoi tu ne me raconterais pas tout depuis le début de l'histoire. Et je veux dire la première fois que tu as rencontré cette femme. Dit Toby.

Avec un soupire d'exaspération et un roulement d'yeux Charlie se mit à raconter sa rencontre avec Koyuki Jenshio…

Pendant ce temps dans le corridor, Don et Alan Eppes étaient assis perdus dans leurs pensées.

"Je t'ai laissé tomber Charlie, j'aurai dû te protéger. Qui avait-il dans ce café? Pourquoi n'a-tu pas bu? Était-ce parce que tu as vu ce qui nous arrivait? Mon Dieu, où sont les réponses à toutes ces questions? Que me cache-tu?" Cela résumait une partie de la montagne de question qui traversait l'esprit de Don.

" Mon dieu, j'ai presque perdu mon fils à cause d'une psychopathe. Oh mon Dieu, mon garçon, oh Margaret, je l'ai presque perdu comme je t'ai perdue. Charlie que s'est-il passé? Pensa Alan en regardant par la fenêtre son fils couché sur la civière, parlant ou chuchotant au psychologue.

Si seulement ils savaient ce qui se passait réellement, Charlie souhaitait secrètement qu'il pourrait les rassurer mais il savait qu'il ne le pouvait pas.

À l'intérieur de la salle d'examen, Charlie racontait l'histoire.

- Je vais laisser tomber les détailles, j'ai rencontré Koyuki Jenshio pendant qu'on avait une job à Kyoto au Japon. Nous étions là pour s'assurer de la sécurité d'un diplomate américain. Jenshio était un assassin qui avait été engagé pour le tuer. La nuit où elle a attaqué j'ai décidé de m'occuper d'elle personnellement, aucun besoin de risquer la vie de mes équipiers et en plus je savais que j'étais le meilleur combattant. Au moment où elle attaqua, elle me rencontra, j'étais dans le lit à la place de sa cible. Nous avons combattu et j'étais à quelques centimètres de la trancher en deux quand je me suis rappelé ce qui était écrit dans le dossier de la CIA, elle avait un enfant, une petite fille. J'ai donc décidé de montrer de la pitié, peu importent les apparences, j'ai une conscience. Je l'ai laissé partir, sans jamais la laisser voir mon visage. J'avais déjà-vu des photos de ses victimes dans les dossiers non résolus de la police japonaise, j'ai donc gravé sa marque sur mon propre cou. J'ai informé mon supérieur de mes actions et j'ai été réprimandé et relevé de mes fonctions jusqu'à nouvel ordre. Mais j'ai été réactivé c'est ce qui arrive lorsqu'on est l'un des meilleur. J'ai été appelé pour des jobs en Nouvelle-Zélande, Paris et la dernière à Damas. Maintenant, je suis ici à te parler.

Toby le regarda sans expression en l'écoutant.

- Donc tu ne ressens aucune culpabilité pour Koyuki Jenshio, mais tu en ressens envers sa fille et pour ces cinq personne que Jenshio a tués avant que tu ne l'arrêtes.

- Je ne l'ai pas arrêté, elle s'est arrêtée toute seule. Cette idiote pensait que se plonger son sabre dans le ventre était honorable. Tout ce qu'elle a fait c'est de mettre le bordel dans ma cour arrière et maintenant je dois trouver une histoire pour ne pas dévoiler ma couverture. Dit Charlie.

Toby laissa un petit toussotement avant d'écrire quelques mots sur les feuilles qu'il avait.

- Ok M. Eppes, je ne vois rien d'anormal, tu es toujours le type que nous connaissons et aimons. Dit Toby avec un grand sourire.

- Tais-toi Taxi et file avant que les autres rappliquent, Amita va te reconnaître si elle te voit. Dit Charlie avec un petit sourire en coin.

- Je te revois bientôt Ghost. Dit Toby en se dirigeant vers la porte.

Steele entra par la porte de côté et regarda son agent.

- Ghost, je vais le dire une fois et juste une fois, tu ne montre de la pitié que lorsque tu en as l'ordre. Si tu refais la même erreur que tu as faite avec Jenshio, je ne vais pas juste te relever de tes fonctions pour toujours, je vais t'effacer de cette planète. Comprend-tu? Demanda Steele avec une voix froide.

- Oui monsieur… je suis désolé monsieur, je sous ai déjà assuré que ça n'arriverait pu. Dit Charlie en regardant son supérieur dans les yeux.

Avec un signe de tête, Steele retourna dehors pour arranger les derniers détails avec Don et Alan qui restaient totalement inconscient de la vraie situation.

Charlie soupira et se recoucha sur la civière, regardant le plafond.

Cela était loin d'être fini.

"J'ai encore tellement de travail à faire" Pensa Charlie.