Hellu ! Je vous avais laissé, voilà 8 jours (à cause de mon retard), sur un monstrueux cliffhanger. C'était, comment dire… intéressant. Mais ce n'est pas un secret, ne vous attendez pas à un plot twist de haute voltige dans cette courte conclusion, elle n'est là que pour… conclure. Cependant, ne vous y trompez pas !
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Réponses aux Reviews !
Hey Ywëna, j'espère que tu ne l'as pas traumatisé, ton chat ! "On dit qu'il n'y a rien de plus dangereux qu'une femme en colère, mais essayez donc de raisonner une femme histérique." Pour un chat, je ne sais pas…
En effet, restons calmes. Ouiii ! J'ai voulu les faire décompresser, leur permettre de réviser au calme. Un peu de Cognepoing, et hop, c'est parti !
Rolls ! Si tu savais… à l'origine, ça devait être Rwan, parce que "Tous les espagnols s'appellent Juan !" (dixit Jorge lui-même). Et puis, je me suis dit, c'est classe les Rolls…
Tout le monde aime Émi. Émi aime tout le monde. La boucle est bouclée. Quant à Lucian, eh bien je l'ai crée sur la base d'un personnage réél, le "bordélique sympathique du collège", celui qui fait n'importe quoi toute la journée, mais que même les pions adorent. Le genre qu'on ne peut détester, parce que lui traite tout le monde avec égalité, des pires élèves aux meilleurs profs !
OMG Sengetsu, mais… mais… mais… c'est un cliffhanger ! Enfin, je suis heureux que ça ait marché, c'est pas facile ! Bah comme tu vois, les 10 jours ne sont que 8, parce que je rattrape mon retard.
Oui, c'était une escalade, mais personne ne s'attendait à ce que ça tourne comme ça. Ça a été un choc pour tout le monde, y compris pour le Gendarmagium. Seul le principal intéressé le savait à l'avance, et nous ne savons pas c'est qui…
Franchement, ce que fait Karol… c'est une aubaine incroyable. Ne pouvant les faire pratiquer, on pousse, pour les Cracmols, la théorie bien plus loin qu'un simple élève. Oui, ils vont l'apprendre, mais plus tard, et avec moins de détails. En attendant, Beauxbâtons est connu pour avoir formé les plus grands théoriciens de la magie au Monde, la plupart étant des Cracmols.
Moi aussi j'adore ça ! J'adore raconter les matchs, j'ai l'impression de les vivre ! Et le truc des bannières… c'est tout con, ça vient du bowling. Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, je ne vais qu'à un seul bowling. Mais dans celui où je vais, chaque score a ses propres cinématiques, affichées sur l'écran des scores, toujours avec humour. On y voit des boules de bowling-bombes lors des strikes, des quilles ninja qui évitent les boules, les quilles qui nous narguent en cas de split, ce genre de choses. J'adore l'idée, alors je l'ai reprise !
C'est moche, hein, comme ils traitent Korrigan ! Moi j'adorerais avoir un augurey, c'est trop la classe ! Mais bon, ils ne savent pas apprécier les bonnes choses, ces sales gosses…
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C'est parti pour l'ultime séquence de ce volet. Elle est courte, mais bourrées d'indices sur le futur de la saga, et de révélations sur les Mondes de chacuns. Oui, Entre les Mondes, il y a un gouffre infranchissable, mais certaines choses n'en n'ont cure. L'Amitié, l'Amour, … la Mort. Les bonnes choses ont une fin… les mauvaises, non.
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14) … Les mauvaises, non.
– Léonie est morte.
– Quoi !?
– LÉONIE EST MORTE ! IL L'A TUÉE ! hurla Cytra, avant de sombrer à nouveau dans le chagrin.
– Mais… Mais… Qui…
– Viens, Mathis, laisse-les, fit la voix brisée d'Émi derrière lui.
Le drame était trop grand. La directrice prit la décision de fermer l'Académie sur-le-champ. Bien que l'année se terminait dans moins d'une semaine, les élèves avaient besoin d'être près de leurs familles, surtout pour ceux qui étaient touchés de plus près par le drame. Familles qui ne manqueraient pas de reprocher le drame à l'Académie, malgré toutes les précautions prises. La ville demi-sorcière du Perthus était à une bonne centaine de kilomètres de la zone jugée dangereuse, et deux gendarmages d'élite accompagnaient les élèves à leur sortie. Ça n'aurait jamais dû se passer ainsi. Mais il avait suffi qu'un petit groupe s'éloigne pour visiter une boutique en retrait, et le drame était arrivé. Comme ça, en pleine rue, aux yeux des moldus.
À bien des kilomètres de l'Académie, le Lieutenant Richard Magnus, enquêteur du Gendarmagium chargé de l'affaire, s'énervait.
– Ça n'a aucun sens ! Aucun ! C'était bien trop au Sud, bien au-delà de la zone bouclée ! Il n'y avait jamais eu d'attaque en plein jour ! Il n'y avait jamais eu d'attaque mortelle !
– Hum, excusez-moi Lieutenant, mais il y a eu un jeune moldu tué…
– Il est tombé d'un pont ! Il est tombé d'un pont après avoir été stupéfixié, un regrettable accident. Cette jeune fille a reçu un Kedavra, elle a été exécutée en pleine rue ! Elle avait presque le même âge que ma fille, putain de merde ! C'était une gosse !
– Je…
– Hum, je suis désolé, Adam, je m'emporte. Tu pourrais me relire le rapport de témoignage, s'il te plaît ?
– Oui, tout de suite, chef. Hum… Plusieurs témoignages se recoupent là-dessus. Un homme d'une trentaine d'année, blond, et portant un masque blanc, comme un masque de théâtre grec, sur la moitié du visage, a surgit d'une ruelle attenante, et a jeté un sortilège de mort au groupe d'élève. Il n'a même pas attendu que la jeune fille ait touché le sol pour transplaner.
– Voilà. C'est impossible, à moins que l'homme fût déjà hors de la zone lorsqu'elle a été bouclée. Aucun transplanage n'y était possible, la zone était magiquement isolée. Pourtant, je reste persuadé qu'il s'agit d'une seule et même affaire. Personne ne s'attaque ainsi à un groupe d'élèves innocents. D'ailleurs, que dit le témoignage de son amie ?
– Elle affirme que c'est elle qui était visée, et que la petite Léonie l'a violemment bousculée. Elles discutaient ensemble, et soudain l'expression de son amie a changé, et elle l'a jetée au sol. Après…
– Après, explosion de lumière verte, et silence de mort. Puis cris, pleurs, et chaos. Je connais la chanson.
– Chef, vous pensez que ce témoignage est fiable ?
– Tant que nous n'avons pas plus d'informations, impossible de savoir qui était la véritable cible de ce monstre, ni même s'il n'a pas simplement tiré au hasard. Mais j'aimerais, lorsqu'elle se sentira mieux, interroger cette jeune fille. Quoi que soit les raisons qu'elle ait de penser qu'elle était visée, je veux les connaître.
– Il se pourrait qu'il s'agisse l'individu que nous recherchons depuis plusieurs mois ?
– Tout porterait à le croire, au vu des maigres informations dont nous disposons. Cependant, mon instinct m'affirme le contraire. Il n'a fait aucune erreur jusque-là. S'exposer ainsi, au vu de tous, n'aurais aucun sens pour un individu capable d'ensorceler autant de personnes sans laisser la moindre trace. Je ne pense pas que c'était lui, plutôt un… messager. Oui, il voulait faire passer un message. Ce salop nous nargue.
– Ce serait donc une personne ensorcelée comme les autres ?
– Non, je pencherais plus pour une sorte d'homme de main, peut-être même son bras droit. Mais nous sommes déjà trop loin dans le domaine de la supposition. Dans ce genre d'affaire, il faut garder la tête froide. Adam, va voir l'expert psychologique pour le profil du suspect. Ensuite, direction la salle d'autopsie. Et s'il te plaît, creuse-moi cette affaire de demi-masque de théâtre, je suis sûr que ça fait partie du message… Attends, Adam. Comment va ta femme ?
– Elle est toujours à Notre-Dame des Orages, mais ses jours ne sont plus comptés. Le petit reste tout la journée à son chevet, ils lui ont laissé le deuxième lit de la chambre.
– Et psychologiquement, ça va ?
– Elle se sent coupable. C'est sa baguette qu'il a utilisé, il est trop jeune pour en avoir une. Lui ne se souvient de rien, il ne comprend pas.
– Et toi, Adam, tout va bien ? Si tu as besoin de rester avec ta famille, je peux m'arranger pour…
– Non, ça ira, Chef, coupa Adam. Je n'ai qu'une chose en tête, coincer ce salop. Je… je vais voir l'experte.
– Bien. S'il y a quoi que ce soit, n'hésite surtout pas.
– Et vous, Chef, vous allez faire quoi ?
– Je dois passer quelques coups de fil. Nous avons besoin de renforts, et de locaux plus adaptés. Et j'ai besoin d'un logement de fonction plus grand.
– Vous n'êtes pas en train de dire que… ?
– Si, il est temps que ma famille me rejoigne. Elles ont été loin de moi bien trop longtemps, je m'en rends compte aujourd'hui.
– Cette décision ne serait-elle pas un peu trop… personnelle ?
– Stratégique, Adam, corrigea le Lieutenant. Les sachant en sécurité dans une de nos planques me permettra de rester concentré sur l'affaire.
– Ce n'est pas trop dangereux pour eux, ici ?
– Je préfère les savoir toutes les deux avec moi, plutôt que Merlin sait où. Et puis, ma femme sait se défendre, je lui fais confiance là-dessus.
– Je pensais plus à… Aux gens. À l'opinion publique.
– J'emmerde l'opinion publique. Cependant, prudence est mère de sûreté. Aussi, ma fille ne rejoindra pas l'Académie cette année, tant que je ne serai pas sûr. Et puis une année pour faire leur putain de paperasse sera bien suffisante ! Maintenant, au boulot, Adam, je dois téléphoner au QG, et après au Prévôt pour une demande de passeports.
– Excusez-moi, mais vous pensez que l'Académie va rouvrir ses portes l'an prochain ? Après un tel évènement, j'aurais tendance à penser qu'elle fermera ses portes, au moins le temps que le coupable soit arrêté.
– Oh, tu peux compter là-dessus Adam, elle rouvrira. Avec Olympe Maxime comme directrice, rien ne peut stopper la marche de l'éducation. Oui, tu peux compter là-dessus…
Lorsque Mathis fut rentré chez lui, il n'en parla pas tout de suite à sa famille. Il demanda seulement à Thomas où était son miroir, et s'enferma dans leur chambre. Il avait laissé le sien à Émi, afin de rester en contact constant pendant les vacances. Lorsque son frère rentrait de ses sorties avec ses amis et qu'il souhaitait utiliser son ordinateur, Mathis disait au revoir à Émi, ouvrait la porte, puis retournait sur son lit pour bouquiner. Le soir, il mangeait en silence, regardant la télévision d'un œil. Il répétait ce rituel tous les jours, jusqu'à ce que sa mère ne puisse plus le supporter. Elle le pressa de s'expliquer, et il lui raconta ce qu'il savait. Cela lui fit beaucoup de bien d'en parler, mais les terribles évènements affolèrent sa mère, à juste titre. Et après avoir encaissé le choc, sa mère lui interdit formellement de retourner à l'Académie l'année suivante. C'était trop dangereux, elle préférait le savoir dans une école moldue dans le nord du pays, près d'elle, plutôt que là-bas. On aurait dit qu'elle parlait du champ de bataille plutôt que de l'Académie. Mathis passa la première moitié de ses vacances à se morfondre, la seconde à supplier sa mère de changer d'avis.
Émeraude, elle, raconta tout ce qui s'était passé à ses parents, dès son arrivée. Même sa sœur se montra inhabituellement attentionnée envers elle. Puis son grand-père l'emmena pendant trois jours dans un coin secret de Brocéliande, et elle en revint apaisée. Après cela, elle assura la liaison entre les différents Augures. Mathis lui avait laissé son vieux miroir à Double-Sens, utilisant celui de son frère. De même, elle avait encore en sa possession le miroir de poche relié à celui de Jorge. Enfin la proximité avec le Bureau des Hiboux permettait de communiquer avec Erwin et Karol. Nilüfer, de son côté, utilisait plutôt le système postal moldu, et la communication était plus malaisée. Heureusement, elle lui rendit visite en personne en plein milieu du mois d'Août, après trois semaines sans nouvelles. Elle avait déjà bien grandi, et dépassait désormais Émi d'une bonne tête et demie.
Lorsqu'elle était rentrée à la dernière adresse connue de son père, Nil s'était retrouvée devant une porte close. La porte close d'une maison vide. Mais elle avait l'habitude, et réagit comme elle devait le faire. Elle prit le bus moldu en direction de l'Ambassade de Turquie, et se présenta à l'entrée des employés de cuisine. Bien connue des gardes, elle put entrer, et parvint à l'appartement de fonction de sa mère. Elle fut surprise d'y retrouver toute sa famille au complet, l'accueillant dans une simplicité si pleine d'amour que le faste des murs de l'Ambassade (qui étaient en partie l'œuvre de son père, par ailleurs) paraissait terne en comparaison. Ils mangèrent tous ensembles, ils rigolèrent. Chacun raconta son année, de part et d'autre du monde. Puis, après une longue nuit de sommeil, seule dans la petite chambre réservée habituellement à Ahmet, qui dormit sur le canapé, et Haydar qui dormit dans son lit, ils partirent. Tout simplement. Nil n'avait même pas défait ses valises de l'Académie.
Les premiers à recevoir leur visite, en mi-juillet, ne furent pas les Brisebois, mais les Niafasen. Karol fut la première à apercevoir la camionnette blanche qui gravissait le chemin sinueux menant au Manoir d'Été Castle, dont sa mère Kallistia Castle avait hérité. Les lettres de Grande Noblesse, les domaines, les grands noms, tout venait d'elle. Son mari, Athanasius Niafasen, avait surtout apporté l'argent, une immense fortune personnelle issue de placements plus ou moins louches de son grand-père pendant le régime de Grindelwald. Et voilà que débarquait cette famille de sept sorciers de basse extraction, dont un né-moldu au volant d'un véhicule moldu dans un état discutable. Mais Kallistia avait trois points faibles, et deux d'entre eux, répondants aux prénoms d'Erwin et Karol, se montrèrent fort joyeux en apercevant la jeune fille de la famille. Alors elle arbora un sourire protocolaire, et accueillit ces gens avec politesse.
Erwin se morfondait dans sa chambre, lorsque sa sœur entra en trombe. Elle était toute rouge, essoufflée de sa course effrénée dans les interminables escaliers de la Tour Nord. Elle reprit sa respiration sous le regard incrédule de son frère, puis s'exclama :
– Nil vient d'arriver au manoir avec toute sa famille !
– Quoi !?
– Dépêche-toi !
Erwin ne prit même pas le temps de remettre le gilet de son costume, et se précipita à la suite de sa sœur. Ce sont deux enfants rouges et complètement débraillés qui arrivèrent à la porte du manoir, attirant un regard meurtrier de leur mère. Mais Nilüfer explosa de rire devant leur mine déconfite, et leur mère se détendit. Des mains furent serrées, des banalités furent échangées, et les Azerbas eurent chacun leur chambre pour la nuit. Ils firent la connaissance d'Athanasius, un homme très chaleureux malgré son rang, et Aloïs, le petit frère des presque-jumeaux, qui alliait le calme et la douceur de sa sœur, et le regard pénétrant, presque hynotique, de son frère. Aloïs, le troisième point faible de Kallistia. Nilüfer et sa famille repartirent dès le lendemain, mais la joie de se revoir avait libéré quelque chose en eux, défait un blocage.
Jorge, lui, n'en parla jamais à sa famille. Lorsqu'il fut rentré en Espagne, il serra longuement sa petite sœur dans ses bras, alla déposer une fleur sur la tombe de sa mère, et ne quitta plus l'atelier de son père. Lorsque celui-ci l'interrogea sur son année, il raconta ses cours. Il mentionna l'insupportable Arnaud Portesort. Il raconta les frasques innombrables de Lucian. Il lui parla des Augures, ses nouveaux amis. Mais il ne mentionna jamais ce qu'il était arrivé là-bas, aux portes de leur pays. Et son père, qui ne recevait pas les journaux français, ne le sut jamais. Il se contenta de le féliciter pour son très bon bulletin, et pour son excellent chiffre d'affaire lors des ventes improvisées. Il lui montra ses dernières inventions, et les produits d'import qu'il avait étudié en détail, comme cet étrange ovale de métal léger presque noir, et qui permettait de traverser l'objet sur lequel il reposait, comme une sorte de "trou portable". Et lorsque la petite sœur de Jorge lui annonça à quel point elle était pressée d'entrer à Beauxbâtons à son tour, il se contenta de sourire calmement, et de lui ébouriffer les cheveux en lui disant que le moment viendrait.
Et enfin Mila. Mila, Cytra, et Lucian. Comment pouvait-ils s'en remettre ? Léonie faisait comme partie de la famille. Mila n'eut pas le cœur d'écrire aux Augures, leur dire que tout va bien. Leur mentir. Lucian n'eut pas le cœur de faire la moindre bêtise, lui qui était le bouffon de service, l'étincelle de vie de cette famille. De même, leurs parents n'eurent pas le cœur de le punir pour son bulletin déplorable, ni même pour féliciter leurs filles de leurs excellents résultats. Et Cytra ? Cytra n'eut le cœur à rien. Elle se laissait dépérir, refusait même de manger. Il fallut qu'elle soit emmenée à la Clinique Adalardus, après s'être évanouie d'inanition. Elle passa presque un mois en soins psychomagiques, et lorsqu'elle rentra, elle remangeait. Mais elle avait cessé de parler. Sauf à Mila. À Mila, parfois, elle se confiait, tout doucement, d'une voix cassée. Parfois dans un murmure. Elle lui racontait ce qu'elles avaient fait ensemble. Elle lui racontait leurs cours, leurs sorties, leurs coups de cœur. Une fois, elle esquissa même un sourire, après avoir mentionné un garçon pour lequel elles s'étaient disputées. Puis elle se refermait. Le Gendarmagium souhaitait interroger Cytra, mais c'était impossible, elle était brisée. Détruite. Alors ce fut Mila qui répondit à leurs questions.
– Votre sœur a affirmé être la cible de l'attaque. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ?
– Je ne sais pas, elle n'a jamais voulu m'en parler. Les rares fois où elle me parle, ressassant ses souvenirs, elle mentionne Léonie comme si elle était juste chez elle, attendant de la retrouver l'an prochain. Mais elle ne la reverra jamais. Son dernier souvenir sera cette expression de terreur, figée à jamais sur ses traits. Nous ne sommes même pas allés à l'enterrement, elle ne l'aurait pas supporté.
– Je suis vraiment désolé. Vous n'auriez pas une… piste ? Un ennemi de votre famille ?
– Père est un homme respecté, un proche conseiller financier du roi. Et Mère est tailleuse dans une petite boutique de Bruges. Qui voudrait s'en prendre à notre famille ? Qui aurait voulu s'en prendre à elle ?
– Eh bien…
– Non ! Elle est traumatisée. Un fou a tiré dans la foule, et son amie l'a protégée au prix de sa vie. Elle se sent responsable, mais elle ne l'est pas. Et si l'un de vous ose la moindre mention de cette idée, ce criminel sera le moindre de vos soucis. Suis-je suffisamment claire ? Maintenant, dehors.
Silencieuse. Brisée. Détruite. À jamais.
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Et voilà, ç'en est fini de ce tome !
Rendez-vous… incessamment sous peu, soit pour la publication du chapitre bonus, soit pour le lancement du tome 2 (selon le nombre de participants au concours de drabbles).
PS : Mea culpa, j'ai dit J-10 pour les drabbles, alors que le chapitre était en retard de 2 jours. Du coup, je vous laisse les 10 jours, soit 2 de plus que prévu, pour me faire pardonner.
