Bonjour. Me revoilà (enfin) pour la suite de cette traduction. Aujourd'hui pas de blabla seulement le chapitre que vous attendiez. Merci de continuer à me lire (malgré mes retards ces temps-ci) et à laisser des reviews. Elles me font toujours autant plaisir. Rappelez-vous, nous avons laissé une Jessica Stanley morte sur le pas de la porte de notre inspecteur préféré. Bonne lecture.
EPOV
De toute façon, ils allaient me tuer, alors aussi bien mourir en faisant quelque chose de bien, disait la note énigmatique et possiblement de suicide de Jessica.
Je regardai le post-it (qui ironiquement était rouge) qui était sur mon bureau et enfouis ma tête entre mes mains. Il avait été retiré de la poche de Jessica et personne ne savait ce que ça voulait dire, encore moins moi. Je restai assis, immobile, le poids de mon propre trouble répandu dans mon esprit.
L'entière situation devenait trop. Tout c'était passé rapidement et maintenant ça me rongeait complètement. Ce n'était plus une affaire comme les autres; c'était ma vie. Cette conclusion était solidifiée par le fait que j'avais laissé tomber mon arme à feu lorsque j'avais vu le corps sans vie de Jessica. J'avais été formé pour ne jamais laisser tomber mon arme à feu. C'était un acte négligent et imprudent qui prouvait ma récente incapacité à penser clairement. J'avais été chanceux que personne d'autre ne soit là, ou que le coroner ait dû transporter mon corps à moi aussi.
Et puis, il y avait la question de la note que nous avions trouvée en boule dans la poche de Jessica. Une supposée note de suicide, bien que ça puisse ne pas en être une du tout. N'importe qui aurait pu la mettre là. Seule les empreintes digitales et des comparaisons d'écriture prouverait quelque chose de concluant. Mais si elle avait été écrite par elle, quelle était sa signification? Était-elle venue me dire quelque chose? Me mettre en garde? Est-ce que ça avait quelque chose à voir avec Bella?
Ces questions tournaient dans ma tête comme une putain de tornade.
J'entendis quelqu'un marcher vers moi et je levai rapidement la tête pour voir Mike Newton qui se dirigeait vers mon bureau. Je me raclai la gorge, mis mes pensées de côté et pris la note par son coin pour la glisser dans un petit sac étiqueté « preuve ».
« Hé, la recrue », dit-il.
Je levai les yeux au ciel.
Assez de ces conneries de recrue maintenant!
« As-tu entendu? »
« Entendu quoi? », demandai-je.
« Le coroner n'est pas sûr de quand ils vont avoir les résultats du laboratoire, mais il pense que c'est une overdose. »
« Suicide? »
Il haussa les épaules. « Le bureau du coroner ne sais pas encore, mais à mon avis, ça ressemble à ça. Et lorsque tu ajoute la note à l'équation… » Il s'arrêta, m'envoyant un regard interrogatif. « La grande question est : qu'est-ce qu'elle faisait chez toi? »
Je le regardai, surpris. « Je n'en ai aucune idée. Peut-être qu'elle est venue me dire quelque chose. Ce ne serait pas la première fois que cela se produit. »
« Ouais, mais au milieu de la nuit? Ça devait être assez important. Et compte tenu qu'ils ont trouvé sa voiture à cinq pâtés de maisons de ton appartement, il est évident qu'elle a marché. Comment savait-elle où tu habites? »
Je commençais à perde patience. Il posait des questions que je m'étais déjà posé, et chacune d'elle me foutait la trouille.
« Écoute Newton, je n'ai pas de réponse, compris? Je ne sais pas ce qui te prend. Ça pourrait tout aussi bien ne pas être un suicide, bordel de merde. Elle pourrait avoir été laissée là pour m'avertir, ou je ne sais pas, comme une façon de dire qu'ils savent à propos de Bella. Putain, Aro a déjà la moitié du doigt coupé. Peut-être qu'il est le prochain… ou l'un de nous. »
Newton leva ses mains. « Hé, calme-toi mec. Si quelqu'un en a après toi et sais où tu habites, ne crois-tu qu'il t'aurait juste tué. Je veux dire… c'est ce que j'aurais fait. »
Je plissai mes yeux.
Putain, mais qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire?
Il continua. « Tout ce que je dis, c'est que pour moi, ça ressemble de plus en plus à un suicide. » Il fit un pas en avant et me gifla l'épaule. « Ne stress pas trop. Jessica Stanley était juste une droguée. » Et avec ce commentaire de trou du cul, il s'éloigna.
Mes yeux se posèrent sur le trou qu'il avait derrière la tête. Il n'avait aucune idée de l'étendue de mon stress.
En dépit de mon angoisse incommensurable, ma principale priorité était Bella. Et elle avait peur. Je savais qu'elle avait des questions. Alors ma pensée dominante durant le reste de la journée était de la rejoindre rapidement à la maison.
J'arrivai à la maison et fixai du regard le devant de ma porte. En un instant, j'eus l'impression que tous mes nerfs furent paralysés. La vue du trottoir où avait été étendu le corps de Jessica m'étrangla avec la crainte tandis que toutes les questions restées sans réponses se mirent à me ronger à nouveau.
Je marchai de ma voiture à ma porte, les yeux regardant droit devant moi, et j'entrai à la hâte.
Bella vint à ma rencontre et m'attira immédiatement dans une étreinte désespérée. Mes bras s'enroulèrent automatiquement autour de sa petite taille et j'enfouis son visage dans ses doux cheveux.
Elle était ma seule forme de bon sens.
« Que s'est-il passé? Savez-vous quelque chose? », demanda-t-elle calmement en se reculant pour obtenir des réponses sur mon visage.
« Nous ne savons pas encore ce qui s'est passé. Nous ne savons même pas pourquoi elle était là. Mais… ils pensent que ça pourrait être un suicide par overdose. »
« Ils pensent? Qui ils? Et qu'est-ce qui les fait penser ça? »
« Le bureau du coroner. Ils ne seront pas sûrs tant qu'ils n'auront pas reçu les résultats du laboratoire, mais nous avons aussi trouvé… une note », ajoutai-je en hésitant.
Elle semblait perplexe. « Qu'est-ce qu'elle disait? »
« Elle laissait entendre qu'elle savait qu'elle allait mourir et qu'elle était peut-être venue ici pour me dire quelque chose. »
« Et tu n'as aucune idée de ce qu'elle venait te dire? » Ses yeux étaient remplis de confusion, mais sa voix resta calme et elle essaya de dissimuler l'étendue de sa détresse.
J'avais l'impression de ne pas pouvoir la regarder. Je savais qu'elle voulait que je lui dise tout, que je mettre à nu tout mes soupçons et toutes mes théories, mais je savais que si je le faisais, je serais forcé de reconnaître l'idée que Jessica était peut-être venue pour avertir Bella.
L'idée qu'elle soit en danger m'effrayait au plus au point. Je me sentais inondé par la peur et l'anxiété et ma détermination à lui dire les faits tomba à l'eau. Je m'éloignai d'elle et me dirigeai vers le canapé pour m'y appuyer.
« Je ne sais pas, Bella. Qui sait ce qu'elle essayait de faire. Je suis sûr que même l'enfer ne le sais pas », dis-je d'une voix étranglée.
Elle ferma la distance qu'il y avait entre nous en s'arrêtant devant moi et en plaçant ses mains de chaque côté de mon visage.
« Hé, tout va bien », dit-elle doucement. « Tu peux tout me dire, tu te rappelles? »
Il était impossible de refuser quoi que ce soit à l'amour et à la compassion qu'il y avait dans ses yeux humides. Je rendis les armes et pressai mon front contre le sien tandis que des larmes impossibles à arrêter commencèrent à inonder mes propres yeux.
« J'ai peur, Bella. Putain, j'ai tellement peur pour toi. Je ne peux pas te perdre. »
Elle caressa mon visage avec ses doigts délicats pendant que je parlais.
« Je sais. J'ai peur aussi. Mais je suis ici maintenant et je t'aime. Aussi longtemps que possible, je n'irai nulle part. »
Je voyais la peur inscrite sur son visage, mais elle était là, à me réconforter, quand c'était sa vie qui était en danger. Sa force ne cesserait jamais de m'étonner.
« Je sais ce dont tu as besoin, ce dont nous avons besoin », dit-elle ensuite.
Je la regardai tendre la main pour entrelacer ses doigts avec les miens et me conduire vers le couloir. Tout en marchant, l'anticipation grandit en moi en pensant qu'elle se dirigeait vers la chambre. Puis, elle s'arrêta lorsque nous arrivâmes à la salle de bain. Elle se tourna pour me regarder, et même si elle était rouge, un sourire confiant ornait ses lèvres.
Je lui souris en comprenant le but derrière le geste. Elle voulait que nous profitions l'un de l'autre. Tout oublier assez longtemps pour savourer le temps que nous passions ensemble. Elle avait raison; nous avions besoin de ça. J'avais besoin d'elle.
Nous pénétrâmes dans la salle de bain et nous nous retrouvâmes face à face. La silencieuse intensité qui avait toujours existée entre nous remplit les limites du petit espace au moment où elle ferma la porte derrière nous.
Je me penchai pour l'embrasser, désirant sentir ses lèvres sur les miennes. Je saisis sa taille pour la rapprocher de moi et nos corps entrèrent en collision rudement. Nous bougeâmes nos bouches à l'unissons et nous les pressâmes l'une contre l'autre avec ferveur.
Mon sexe était dure, à l'étroit à l'intérieur de mon pantalon. La soudaine sensation de la pointe douce de sa langue qui dessina ma lèvre inférieure entraîna un gémissement incontrôlable de ma part. Je séparai mes lèvres pour l'inviter à entrer, mais elle se retira brusquement pour planter des baisers la bouche ouverte le long de mon cou. Ma tête tomba vers l'arrière et je fermai les yeux pour savourer la douce chaleur de ses lèvres qui glissait sur ma peau.
Je sentis ensuite ses mains sur les boutons de ma chemise. Elle commença lentement à me déshabiller, tout en s'arrêtant pour embrasser mon torse lorsqu'elle eut ouvert ma chemise et glissé cette dernière de mes épaules.
Durant tout ce temps, mes mains restèrent cramponnées à sa taille. Même lorsqu'elle défit mon pantalon et qu'il tomba au sol avec mes boxers. L'envie traversa mon corps et je la désirais encore plus, mais je me retenais, lui laissant le contrôle total.
À ce moment-là, je ne sentais plus sa bouche sur moi, et confus, j'ouvris les yeux pour la voir entrain de s'éloigner de moi. Elle ouvrit la douche puis se recula en commençant à retirer ses vêtements. Elle retira tout d'abord son chemisier, ensuite son soutien-gorge blanc, découvrant sa parfaite petite poitrine. Mon sexe tressaillit en la voyant, et mes mains ne désiraient que se tendre pour la prendre. Puis, elle défit son jeans et le descendit avec son slip jusqu'à ses chevilles avant de donner un coup de pied pour s'en débarrasser.
Je regardai son corps nu, constatant l'ampleur de sa beauté. Chaque défaut était une perfection à mes yeux. Chaque grain de beauté ou cicatrice qu'elle avait récolté des accidents de son enfance ou enduré par son père était une part de qui était Bella. Et j'adorais tout d'elle.
« Je t'aime, Bella. Tellement. »
« Je t'aime aussi. Et je vais te le montrer avec chaque fibre de mon être. »
Sur ce, je la suivis dans la douche qui dégageait de la vapeur. Nous nous lavâmes l'un et l'autre, traînant nos mains savonneuses sur chaque pouce carré de nos corps, faisant attention à ne pas manquer un seul endroit. J'embrassai et caressai ses seins, et pris en coupe le bombé de ses douces fesses dans mes mains. J'adorai chaque partie de son corps comme si je ne pouvais pas en avoir assez. Tout la peur de la perdre se dissipa et j'étais heureux de savoir que pour l'instant, elle était à moi.
Sans avertissement, elle souleva sa jambe et l'accrocha autour de ma hanche. Je sentis la chaleur de son sexe autour du mien et je savais que je ne pouvais plus attendre. Je saisis son derrière pour le remonter et elle serra ses jambes autour de ma taille. Elle gémissait déjà, se tordant contre moi lorsque je me déplaçai pour presser son dos contre le mur de la douche. Tandis que l'eau chaude coulait sur nous, je m'alignai contre son entrée et poussai en elle dans un seul mouvement rapide. Elle jeta sa tête vers l'arrière et emmêla ses doigts dans mes cheveux, les tirants fermement. Pendant un instant, je restai immobile, appréciant la sensation d'être en elle. L'étroitesse et la chaleur qui entourait mon sexe étaient suffisantes pour me faire jouir immédiatement. Elle continuait à bouger ses hanches, désirant plus, alors je commençai à me déplacer lentement, prenant soin de frapper le paquet de nerf qui la ferait crier de plaisir.
Il ne fallut pas longtemps avant que je sente ses murs se serrer autour de moi. Son visage se crispa dans une expression intense, mais passionnée, et une série de gémissements sortit de sa bouche. Je bougeai avec plus de vigueur, roulant des hanches en la regardant exploser. Après un moment, elle redescendit et sa tête s'effondra sur mon épaule.
« C'est tellement bon quand tu es en moi, Edward », souffla-t-elle.
Je fermai les yeux à ses paroles, devenant incroyablement dure en elle. Je sentis ses lèvres sur mon cou qui suçaient et mordillaient ma peau mouillée. Je savais que je n'étais pas loin de la jouissance et j'accélérai mes coups. Elle cria et tira sur mes cheveux, me poussant à continuer. Mes poumons hurlaient pour de l'air comme je martelais en elle, lâchant tout mon amour et tout mon désir sur son corps. J'enfouis mon visage à la base de son cou au moment où une vague de plaisir déferla en moi. Tous mes muscles se tendirent et la force de mon organisme secoua tout mon corps. Je restai immobile durant un moment la tenant contre moi comme je stabilisais ma respiration et calmais les battements de mon cœur.
Nous étions étendus dans le lit, dans mon lit cette fois, mémorisant les caractéristiques l'un de l'autre avec le bout de nos doigts. Nous nous caressâmes tendrement les joues, les paupières, les lèvres, nous nous regardâmes avec amour. À de nombreuses reprises, la tristesse menaça de refluer tandis que je la regardai en priant Dieu de ne pas l'éloigner de moi, mais je chassai cette idée de mon esprit. Son anniversaire arrivait bientôt. Elle allait avoir vingt ans. L'idée de l'emmener à un vrai rendez-vous me fit sourire, mais elle se fana lorsque je me rappelai que ce serait mieux pour nous de garder le secret. Le tueur n'était pas la seule chose qui pouvait nous séparer.
Peut-être que je pourrais l'emmener quelque part… Ouais, ça pourrait marcher.
« Bella », commençai-je. Elle me regardant, attendant que je poursuive. « Pour ton anniversaire, je t'emmène quelque part. »
Son sourire aurait pu allumer la pièce.
BPOV
Quelques jours plus tard, j'eus une rencontre avec le Dr Honaker. Comme la première fois, j'avais hésité à y aller. Son ton calme et agréable était à peine efficace à me mettre à l'aise. Dans ses yeux il y avait encore un regard qui laissait entendre qu'il pensait que d'une certaine façon, j'étais mentalement instable. Il mit de la pression jusqu'à ce que je me brise à nouveau. De nouveaux souvenirs refirent surface, de nouvelles visions que j'avais profondément enfouies dans mon esprit.
Mais l'incident le plus étrange se produisit lorsque je quittai son bureau et que j'entrai dans l'ascenseur…
Je vous laisse deviner le titre du prochain chapitre…
À bientôt xoxo
Miss Lunatik
