Bonjour tout le monde !

Voici le chapitre 14, j'espère qu'il vous plaira.

Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me lisent, qui me suivent, mettent mon histoire en favori, etc :) Je remercie également toutes ces personnes qui m'ont laissé des review telle que : N'giie , larosesurleau , Pierce-Olivera , Grazie, fings , ninine , .7334, princesselele , Pims10, scpotter , Sora-Neiya. Merci beaucoup, j'adore lire ce que vous m'écrivez ^^

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !

Bonne lecture, on se retrouve en bas ^^

Chapitre 14

« - Mets-là dans une boîte et envoie-la à Volterra, répondis-je. Adresse-la à Alice.

- Tu es sûre ? me demanda Jasper en fronçant les sourcils.

- Certaine, répondis-je. Après tout, c'est elle qui nous l'a envoyé alors autant qu'elle la reprenne. Oh, et Benjamin ?

- Oui ?

- Ajoute une note.

- Bien sûr, répondit-il. Que veux-tu que j'y écrive ?

- ''Ton heure est proche.'' »

Durant l'heure qui suivit, nous fîmes disparaître les dernières traces de l'armée de Maria tandis que Benjamin allait poster le colis pour l'Italie puis décidâmes de rentrer. Nous venions de passer deux semaines à nous entraîner et à ressentir constamment cette angoisse liée à la bataille alors nous méritions bien une pause. Alors que tout le monde partait vers la villa et dans ses quartiers respectifs, je m'enfonçai dans la forêt pour chasser. Après m'être servie de mes dons de cette manière, j'étais assoiffée et je savais que je devais me nourrir. Évidemment, Jasper refusa de me laisser seule et m'accompagna, tout en faisant attention de ne pas empiéter sur mon terrain de chasse et en gardant une certaine distance pour ne pas me déranger. Le savoir près de moi après avoir passé pratiquement deux semaines sans l'avoir à mes côtés me réconfortait et faisait disparaître les nombreux doutes que j'avais pu avoir. Lorsque j'eus fini, je revins doucement à ses côtés et prenant sa main, nous nous mîmes à marcher à vitesse humaine jusque la maison. L'observant du coin de l'œil, je ne pus m'empêcher de me demander comment j'avais fait pour survivre à cette distance qu'il y avait eu entre nous ces derniers jours. Je l'aimais tellement que rien que le fait de lui tenir la main m'emplissait d'un profond bien-être. Un sourire s'étala lentement sur son visage quand il remarqua que je l'observais. Je souris à mon tour et m'arrêtai.

- Je t'aime, dis-je doucement en plantant mon regard dans le sien.

- Je t'aime aussi, sourit-il en enroulant ses bras autour de ma taille avec tendresse.

Levant une main, je vins doucement caresser son visage tout en me demandant comment j'avais fait pour tomber sous le charme d'Edward. Il paraissait tellement banale à côté de Jasper. Edward n'était qu'un adolescent tandis que Jasper était un homme. Ils étaient tellement différents l'un de l'autre et j'adorais tellement le caractère et le côté virile de mon compagnon que je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que j'avais bien pu trouver à mon ex petit-ami. Pour la première fois, j'eus envie de faire ressentir à Jasper à quel point je l'aimais. Certes, je le lui avais déjà montré mais jamais totalement. Il ignorait jusqu'où mon amour pour lui allait et à cet instant, je mourrais d'envie de lui montrer. Me concentrant quelques instants pour enfin lâcher la totalité de mes émotions, je finis par le voir écarquiller les yeux avant qu'un magnifique sourire vienne étirer ses lèvres.

- Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne, murmurai-je. Ce que j'ai pu éprouver pour Edward étant humaine n'est rien comparé à ce que je ressens pour toi. Tu es mon âme-sœur, Jasper. Celui avec qui j'ai envie de passer chaque jour et ce, durant toute l'éternité. Je ne veux pas te perdre, jamais.

- Tu ne me perdras pas, me promit-il. Je serais toujours là, jamais je ne t'abandonnerais. Tu es ma seule raison d'exister, Bella.

Posant mes mains sur son torse, je vins déposer mes lèvres contre les siennes et je sentis un courant électrique me parcourir. Je l'aimais tellement que cela en était parfois douloureux. Sauf à cet instant. J'entrouvris les lèvres en le sentant quémander l'accès à ma bouche et sa langue vint aussitôt caresser tendrement la mienne, m'arrachant un gémissement de plaisir. Rapidement, notre baiser devint plus passionné, laissant de côté la tendresse d'il y a encore quelques secondes. Durant quelques instants, nous nous livrâmes une bataille endiablée pour dominer le baiser mais j'abandonnai rapidement face à tout ce qu'il faisait naître en moi. Plus rien n'existait à part lui. C'était comme si le monde extérieur avait disparu et que plus rien d'autre à part lui n'avait d'importance. Je gémis à nouveau contre sa bouche et me repoussant doucement en arrière tout en continuant de m'embrasser, il me colla à un arbre. Mon désir pour lui était si fort que je ne pus m'empêcher de venir enrouler mes jambes autour de sa taille et me coller à lui. Délaissant ma bouche, il vint déposer des baisers dans ma nuque tandis que des frissons de plaisir secouèrent mon corps. Jamais aucun homme ne m'avait fait ressentir cela et n'avait créé cette puissante envie en moi. Passant ma main dans les cheveux de mon compagnon, j'attirais à nouveau sa bouche sur la mienne et l'embrassai passionnément tandis qu'il se colla encore davantage contre moi. Je ne pus retenir un gémissement lorsque je sentis son érection contre mon bas-ventre et une de ses mains venir caresser l'un de mes seins au dessus de mon soutien-gorge.

- Oh Bella ! gémit-il contre ma bouche.

Je me collai davantage à lui et ne pus m'empêcher de me frotter contre son érection, créant ainsi une agréable friction, nous faisant haleter tous les deux. J'avais tellement envie de lui à cet instant que je maudis nos vêtements qui créaient une douloureuse barrière entre nos deux corps.

- Stop,arrête, murmura Jasper en posant ses mains sur mes hanches pour m'empêcher de bouger davantage contre lui.

J'ouvris doucement les yeux tandis qu'un sentiment de rejet montait sourdement en moi. Croisant son regard, celui-ci disparut automatiquement en constatant que ses yeux étaient emplis de désir et d'envie. Collant son front au mien, il dit doucement :

- Même si je meurs d'envie de te faire l'amour et d'être en toi, il faut qu'on arrête.

- Pourquoi ? soupirai-je en détachant mes jambes de sa taille et en les reposant au sol.

- Parce que je refuse que ta première fois se passe comme ça, répondit-il en caressant doucement ma joue. Je veux qu'elle soit exceptionnelle. Tu mérites tellement mieux que de perdre ta virginité contre un arbre.

- Je me fiche de l'endroit où je la perdrais, tant que je la perds avec toi, grognai-je.

Ma remarque le fit sourire et je vis ses yeux s'emplir de tendresse. Il vint déposer un léger baiser sur mes lèvres et s'approchant de mon oreille, souffla :

- Le jour où nous ferons l'amour, tu me remercieras de nous avoir arrêter aujourd'hui. Je te promets que cela sera tellement magique que tu t'en souviendras toute ta vie.

Se reculant doucement, il déposa un doux baiser sur ma joue et me prenant la main, nous recommençâmes à marcher vers la villa.

- Tu sais, si tu tiens vraiment à ce que je te prennes contre un arbre, on aura d'autres occasions, me taquina t-il.

Je lui donnai un léger coup de poing dans le bras tout en faisant semblant d'être vexé et il rit. Qu'avais-je fait pour avoir un homme aussi parfait que lui ? Très peu de personne, ce serait ainsi arrêté mais il l'avait fait malgré le désir qui le consumait et cela me fit l'aimer encore davantage.

Durant les deux jours qui suivirent, Benjamin et Tia décidèrent de repartir dans leur voyage et cela fut un déchirement de leur dire au revoir. Ils étaient devenus des amis et savoir que je n'allais pas les revoir avant très longtemps me faisait beaucoup de peine. Avant de partir, ils nous avaient demandé de les appeler si nous avions le moindre problème et à ma plus grande surprise, Jasper leur répondit que cela était réciproque. N'était-il plus jaloux ? Au moment des au revoir, je m'étais empressée de serrer Tia puis Benjamin contre moi et en voyant mon étreinte avec ce dernier, mon compagnon s'empressa de m'envoyer sa jalousie, ce qui m'amusa. N'avait-il pas encore compris qu'il n'y aurait jamais rien entre Benjamin et moi? Évidemment, à peine mes amis étaient-ils partis que Jasper m'avait attiré dans la chambre et embrassé passionnément comme pour me montrer que je lui appartenais.

Plus les jours passaient, plus la tension sexuelle entre nous s'intensifiait. Cependant, même si Jasper savait que j'étais prête et que je le désirais ardemment, il refusait que ma première fois se déroule dans une maison pleine de vampires avec l'ouïe extrêmement fine. C'est pourquoi nous devions partir d'ici quelques jours pour sa maison au Canada, là où j'avais compris qui il était réellement pour moi. J'attendais ce voyage avec impatience car ce serait véritablement la première fois que je me retrouverai seule avec lui durant plusieurs jours. Depuis que nous avions annoncé ce voyage, Emmett, qui en avait deviné le but, n'avait pas arrêté de nous faire des blagues salaces et si au début cela m'avait amusé, désormais cela m'agaçait. Malheureusement, je ne pouvais rien y faire. Personne ne pouvait l'arrêter à part Rosalie et elle aussi semblait prendre un malin plaisir à me torturer.

Alors que j'étais allongée dans le canapé en train de lire un livre, la tête sur les genoux de Jasper, je vis Charlotte, Rosalie et Esmée arrivaient et elles se plantèrent toutes les trois devant moi avec un sourire. Surprise, je levai les yeux vers Jasper et il haussa les épaules, me faisant clairement comprendre qu'il ignorait pourquoi elles venaient toutes les trois me voir.

- On t'enlève, sourit Charlotte.

- Ah bon ? m'étonnai-je en les regardant tour à tour. Pour aller où ?

- Shopping ! s'exclama t-elle.

- Pitié, gémis-je en mettant mes mains sur mon visage.

Jasper s'esclaffa face à ma réaction et caressa doucement mes cheveux tandis que les filles soupirèrent.

- Allez, Bella, insista Esmée. Ça nous permettra de passer un peu de temps entre filles avant que tu ne partes avec Jasper.

- Mais je déteste le shopping, soupirai-je.

- S'il te plaît, Bell's, fit Rosalie en souriant. Je te promets que tu ne le regretteras pas.

- Très bien, très bien, dis-je en me redressant.

Une heure plus tard, nous nous garions dans un centre commercial et je ne pus m'empêcher de me demander à nouveau pourquoi j'avais accepté. Rapidement, nous sortîmes de voiture et je suivis avec désespoir les filles jusqu'aux différents magasins de vêtements. Du plus loin que je me souvienne, je n'avais jamais aimé le shopping. Cette activité était pour moi absurde et ne servait qu'à dépenser de l'argent inutilement. Humaine, le seul endroit où j'aimais dépenser mon argent était la librairie. C'était le seul lieu où je pouvais passer des heures dans les rayons, à la recherche d'un ouvrage que je pourrais apprécier.

Durant les heures qui suivirent, les filles me firent essayer des tonnes de vêtements allant du pantalon le plus simple à la robe la plus osée. Évidemment, comme à chaque fois que Charlotte m'entraînait dans ses virées shopping, je n'eus pas mon mot à dire. Dès qu'elle jugeait qu'un vêtement m'allait et me mettait en valeur, elle le déposait dans son panier d'achat et j'avais beau protester pour lui dire que je n'avais pas besoin d'autant de vêtements, elle n'en démordait pas. Arrivées à la caisse, je voulus payer mais Charlotte refusa et Rosalie m'entraîna rapidement à l'extérieur du magasin pour m'empêcher de payer malgré le refus de Char. Après avoir fait au moins cinq magasins de vêtements différents, les filles se dirigèrent avec un sourire non dissimulée vers Victoria Secret* et je ne pus m'empêcher d'écarquiller les yeux. Alors que je m'apprêtais à faire demi-tour, Charlotte mit son bras autour de ma taille pour m'en empêcher et Esmée me prit la main, me tirant vers la boutique. Qu'avais-je bien pu faire pour mériter cela ?

A peine fûmes-nous entrer que les filles se précipitèrent pour regarder différents ensembles de lingeries. Avec une vingtaine d'ensemble dans les bras, Charlotte s'approcha de moi et m'ordonna d'aller les essayer.

- Hors de question ! m'écriai-je effrayée.

- Allez, Bella, insista Rosalie en s'approchant avec d'autres sous-vêtements à la main.

- Non ! m'exclamai-je en faisant un pas en arrière.

- Pense à l'effet que ça fera sur Jasper, sourit Esmée.

Gênée, je baissai le regard. Ne m'avaient-elles pas assez torturé pour aujourd'hui ? Esmée me poussa doucement vers les cabines d'essayages et je n'eus d'autre choix qu'essayer tout ce que les filles me tendirent. Évidemment, elles voulurent toutes les trois voir si les ensembles et les nuisettes m'allaient et malgré mes fortes protestations, je ne pus pas y échapper. Qu'aurais-je bien pu faire face à trois folles de shopping ? Après plus de deux heures de torture, elles jugèrent que j'avais assez de sous-vêtements, d'ensembles de lingerie et de nuisette pour quelques jours et me laissant me rhabiller, se dirigèrent en caisse. A nouveau, elles ne me laissèrent pas payer, à mon plus grand désespoir.

- Plus jamais je ne viens faire de shopping avec vous, râlai-je en regardant tous les sacs entassés dans le coffre.

Il y en avait au moins une trentaine et près d'une vingtaine était à moi. Du plus loin que je me souvienne, il ne me semblait pas avoir eu autant de vêtements de toute ma vie. Montant dans la voiture, je ne pus m'empêcher de penser à mon séjour avec Jasper. Je savais qu'en allant au Canada, nous allions passer à l'étape supérieur et même si je le désirais ardemment, je ne pouvais m'empêcher d'angoisser. Après tout, c'était ma première fois et j'ignorai comment cela allait se passer. Je n'avais aucune expérience, contrairement à Jasper et je ne cessai de me demander si je serais à la hauteur.

- Ca ne va pas, Bella ? me demanda Esmée alors qu'elle conduisait.

- Si si, ça va, mentis-je.

- Qu'est-ce qui te tracasse, ma chérie ? m'interrogea doucement Charlotte en posant sa main sur mon bras.

Pouvais-je leur en parler ? Nous avions beau être très proches et j'avais beau les considérer comme ma famille, cela n'en restait pas moins un sujet intime.

- Tu sais, si ça concerne le sexe, tu peux nous en parler, me rassura Rosalie avec un sourire. On ne te jugera pas.

Si humaine, on m'avait dit que j'aurais un jour une discussion sur le sexe avec Rosalie, je ne l'aurais jamais cru. Et voilà, que c'était ce qui était sur le point d'arriver. Même si j'en étais affreusement gênée, j'avais besoin d'en parler à quelqu'un, d'avoir des conseils d'une autre femme et j'avais la chance d'en avoir trois à disposition.

- J'ai... j'ai peur de ne pas être à la hauteur, finis-je par murmurer au bout de quelques secondes. Jasper a de l'expérience et moi je n'en ai aucune. Je ne sais pas comment m'y prendre.

- Tu es vierge ? s'étonna la compagne d'Emmett.

- C'est pourtant évident, répliquai-je doucement en détournant la tête vers la fenêtre et en regardant le paysage défiler.

Lorsque j'étais sortie avec Edward, celui-ci n'avait jamais été au-delà du chaste baiser. Plusieurs fois, j'avais tenté d'approfondir le baiser mais il s'était de suite reculé, affirmant que nous ne pouvions pas aller plus loin car il risquerait de me blesser. Je me rappelle en avoir quelque peu souffert à l'époque. J'aurais aimé qu'il soit plus passionnel et qu'il ose me toucher davantage. Ce n'est que lorsqu'il m'avait quitté de cette manière si brutale que j'avais bénis le fait de n'être pas allée plus loin avec lui. Et j'en avais été davantage ravie quand j'avais compris qui était Jasper pour moi. Le fait d'offrir ma virginité à l'homme que j'aimais réellement, à ma véritable âme-sœur me plaisait.

- Jusqu'où es-tu allée avec un homme exactement ? me demanda Charlotte.

- Pas très loin, grommelai-je.

- Rassure-moi, tu as déjà vu un homme nu ? s'exclama Rosalie.

Je secouai la tête, tandis que ma gêne augmentait. Je regrettais déjà d'avoir commencé à leur parler de ça.

- Ne t'en fais pas pour ça, Bella, me lança Esmée. Cela te viendra naturellement. Jasper est ton compagnon, il réussira à te mettre à l'aise.

- Est-ce que ça fait mal ? demandai-je doucement.

- Je ne vais pas te mentir, Bella, répondit Charlotte. La première fois ça fait toujours mal.

- Le meilleur moyen d'apaiser la douleur, c'est de se détendre, ajouta Esmée.

- Après, cela sera peut-être différent pour toi, Bella, dit Rosalie. Nous avons toute perdu notre virginité en étant humaine. Peut-être que le fait d'être devenu un vampire va simplifier les choses.

Je ne pus m'empêcher de me demander si cela pourrait au contraire les compliquer. Au lieu de m'apaiser, cette discussion n'avait fait que m'angoisser encore plus. Mon désir pour Jasper n'avait pas disparu et j'avais toujours envie de vivre ma première fois avec lui mais je ne pouvais empêcher d'avoir peur sur la manière dont cela allait se passer. Le reste de la route se passa dans un silence agréable, seulement interrompu par la musique passant à la radio. Malgré toutes mes tentatives pour penser à autre chose, je ne parvenais pas à calmer l'angoisse qui était montée en moi suite à ma discussion avec Rosalie, Charlotte et Esmée. Lorsqu'Esmée se gara devant chez nous, j'eus à peine le temps de sortir du véhicule que je sentis les bras de Jasper s'enrouler autour de ma taille et me serrer contre lui. Mon angoisse disparut aussitôt tandis que j'éclatai de rire face à sa fougue.

- T'aurais-je manqué ? le taquinai-je.

- Tu oses poser la question ? Sourit-il en venant m'embrasser.

Son baiser était aussi fougueux que sa soudaine étreinte et j'y répondis avec plaisir tout en enroulant mes bras autour de son cou. Il referma ma portière et m'appuyant contre la voiture, approfondit notre baiser.

- Au lieu de vous embrasser comme deux bêtes en chaleur, venez plutôt nous aider à porter les sacs, nous lança Rosalie.

Jasper se recula de moi en riant et se dirigea vers le coffre, ce que je fis également au bout de quelques secondes. En voyant le nombre de sac qu'il y avait à l'intérieur de celui-ci, il écarquilla les yeux puis secoua la tête en souriant. S'il était déjà surpris du nombre de sac qu'on avait ramené, il le serait d'autant plus lorsqu'il comprendrait que plus de la moitié était à moi. Charlotte lui tendit plusieurs sacs et lui demanda d'aller les déposer dans notre chambre puis elle en fit autant avec moi. Ce n'est qu'en arrivant dans la chambre que je partageais avec Jasper depuis deux jours que je le vis regarder les sacs avec surprise.

- Tout ça est à toi ? m'interrogea t-il.

- Oui, soupirai-je en posant les sacs que je tenais à côté des autres. Je n'ai pas eu mon mot à dire.

- J'imagine, s'esclaffa t-il.

- Tu n'imagines pas la torture que cela a été de devoir tout essayer et de devoir leur montrer comment tout ça m'allait, dis-je en me laissant tomber sur le lit.

M'y allongeant, j'étendis les bras au-dessus de moi tout en fermant les yeux et soupirai :

- Je suis bien contente d'être rentrée !

Moins d'une minute plus tard, je sentis le corps de Jasper au-dessus de moi et souriant, rouvris doucement les yeux. Je croisai alors son regard et frissonnai en y voyant tout l'amour qu'il me portait. Il mit ses mains de chaque côté de ma tête et se baissant légèrement vint effleurer doucement mes lèvres avant de se reculer un peu. Je vins poser mes mains sur son torse, le caressant légèrement à travers son T-shirt et ses yeux se noircirent. J'aimais que mon simple toucher crée le désir en lui, comme le sien le créait en moi. Plus le temps passait, plus j'étais convaincue que nous étions faits l'un pour l'autre. Je souffrais lorsqu'il n'était pas là, je ne pouvais m'empêcher de le toucher dès que nous étions proches l'un de l'autre et par dessus tout, ses bras étaient le seul endroit où je me sentais en sécurité. Je l'aimais tellement, le désirais tellement que j'avais l'impression que je n'étais plus capable de vivre sans lui. Je mis mes bras autour de son cou et attirant son visage vers le mien, l'embrassai doucement. Il répondit aussitôt à mon baiser. Contrairement à ce qu'il s'était passé il y a quelques minutes, le baiser n'était pas fougueux ou passionné mais simplement empli de tendresse et d'amour. J'ouvris la bouche avant qu'il ne me le demande et sa langue vint tendrement caresser la mienne, m'arrachant des frissons dans tout le corps. Je n'avais été séparé de lui uniquement pendant quelques heures et pourtant, il m'avait terriblement manqué. Rompant le baiser, il vint déposer un léger baiser sur mon front puis se leva.

- Tu ne crois pas qu'il serait mieux qu'on range toutes ses affaires ? Demanda t-il en se dirigeant vers les sacs.

J'écarquillai les yeux et me levai rapidement, me mettant devant lui.

- Laisse, je vais le faire, dis-je.

Il me regarda étonné puis haussa les épaules avant de quitter la pièce. Passant une main dans mes cheveux, je posai les yeux sur les sacs et soupirai. J'étais déjà bien assez gênée du fait que les filles m'aient forcé à essayé tout ce qui touchait à la lingerie. Certes, je savais que Jasper finirait par les voir mais si je pouvais retarder ce moment alors autant le faire. Alors que j'étais en train de réfléchir sur l'endroit où je pourrais bien cacher tout cela, sans que Jasper ne les trouve, Charlotte frappa à la porte. Relevant la tête, je vis qu'elle tenait une grosse valise et ce n'est qu'en voyant son sourire que je compris pourquoi. Rentrant avec, elle l'ouvrit juste à côté de moi.

- Tiens, tu peux mettre toutes tes nouvelles affaires à l'intérieur, fit-elle en me faisant un clin d'œil. Tu en auras besoin pour votre voyage.

- Char, je ne sais pas si..., commençai-je.

- Crois-moi, cela lui fera plaisir, sourit-elle.

Je soupirai puis commençai à ranger mes affaires dans la valise avec l'aide de Charlotte. Évidemment, elle me força à emmener toute la lingerie qu'elle m'avait acheté ainsi que les différentes robes, même si elle affirma que je n'en aurais sûrement pas l'utilité, vu que je passerai sans doute mon temps à être nue.

- Charlotte ! m'exclamai-je.

- Bah quoi ? C'est vrai, s'esclaffa t-elle.

Je secouai la tête puis refermai la valise.

Deux jours plus tard, Jasper avait mis ma valise et la sienne dans le coffre de sa voiture et nous dîmes au revoir aux Cullen ainsi qu'à Peter et Charlotte. Nous ignorions combien de temps nous serions absents. Tout ce que nous savions pour l'instant, c'était que nous avions besoin de nous retrouver et de passer du temps seuls. Ils me manqueraient mais je savais que nous nous reverrions très bientôt. C'est ainsi que nous montâmes en voiture et nous nous mîmes en route pour le Canada.

Voilà, voilà

Le chapitre est terminé ! J'espère qu'il vous a plu :) Je crois bien que c'est le premier chapitre depuis le début de cette fanfiction où il ne se passe pas de catastrophe !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé à travers des reviews !

A très bientôt ^^

Victoria Secret* est un magasin de lingerie.