Mon Dieu, on y est…

C'est la fin mes p'tits loups…

Je voudrais vraiment vous remercier pour votre soutien tout au long de cette histoire. Vous êtes les meilleurs, tout simplement ! Alors un grand grand merci à vous !

Ce fut un réel plaisir de partager cette incroyable histoire avec vous et j'espère sincèrement que cette fin vous comblera.

Le bonus arrivera sous forme d'OS et sera centré sur la partie road trip de l'histoire. Je ne peux malheureusement pas vous donner de date pour la publication étant donné qu'il fait environ 25000 mots, mais je ferais au plus vite c'est promis.

Encore merci à Pyucinettemom qui a fait un super travail sur cette traduction.

Reponse aux Guests :

Flavy : Merci pour tous les messages et encouragements que tu as laissés au fil des chapitres ! Pour ce qui est des autres traductions, j'ai effectivement deux autres OS (en plus du bonus de cette histoire) en cours, mais je fais quand même passé le bonus en priorité, et peut être une petite fic en deux chapitres aussi. Donc il y en aura d'autres ! Merci merci encore pour ton soutien!

Occam's Razor

Chapitre 14

Ce fut une semaine difficile, mais Stiles s'en était sorti. De justesse, mais il s'en était sorti. Il avait repassé son examen de chimie, bien que ses notes n'éblouiraient sûrement personne. Il fit plus d'effort pour parler à Isaac, malgré son côté animal-blessé-sortant-les-crocs. Et il avait prévenu Malia pour Peter.

Ce fut une conversation particulièrement inconfortable. Parce que Stiles ne pouvait pas lui dire que Peter était son père biologique – qui pouvait savoir comment ça allait leur exploser à la figure ? – et il ne pouvait pas lui dire comment il savait qu'elle était en danger. Ce n'était pas comme si quelqu'un allait croire Stiles capable de voir le futur de toute façon. Techniquement, il disait à une fille, qui avait traversé déjà pas mal de traumatismes dans sa vie, qu'un mec plus vieux qu'elle ne connaissait pas voulait l'enlever, donc qu'elle devait faire attention à elle. Lorsqu'il avait fini, elle l'avait regardé comme si sa place était bien à Eichen House finalement et il s'était dit qu'il le méritait bien. Il aurait pensé la même chose à sa place.

Ça le rendait dingue de ne pas savoir si elle allait ne serait-ce que tenir compte de ce qu'il lui avait dit. Si elle y penserait à deux fois avant de traverser une rue sombre seule. Il voulait la secouer et lui dire que c'était réel, Peter était une menace, mais il ne pouvait pas. Il devait l'armer avec les informations qu'il avait et prier pour que tout se passe bien.

Ce qui craignait.

A la fin de la semaine, Stiles avait fini de s'occuper des problèmes des autres. Il était inquiet que tout ce qu'il avait pu dire ou faire puisse influencer de façon indélébile les événements qu'il n'aurait jamais dû connaître en premier lieu. Ça le stressait. Et il se demandait si devenir ermite à son âge était une option.

C'était pourquoi Stiles était maintenant enfermé dans sa chambre un samedi soir, après avoir décliné l'invitation de Scott d'aller traîner avec lui. Son meilleur ami était toujours inquiet pour lui. A cause du Nogitsune ou d'autre chose, il ne savait pas vraiment. Parce que sa vie était si géniale qu'il y avait de multiples raisons de déprimer.

Stiles voulait tout bloquer. C'est pourquoi il était allongé sur son lit, son ordinateur posé sur son ventre et jouant de la musique et ses écouteurs fixés aux oreilles. Ses yeux étaient fermés pour qu'il n'ait même pas à voir sa chambre. Parce que quelque chose n'allait pas ici non plus. Il devrait y avoir la peinture d'une meute de loup au mur.

Il eut presque une crise cardiaque lorsque quelqu'un prit brusquement son ordinateur et arracha par la même occasion les écouteurs de ses oreilles.

"Hey, qu'est-ce que –" protesta-t-il, mais sa voix mourut dans sa gorge lorsqu'il leva les yeux et découvrit Derek dans sa chambre, son ordinateur en main et renvoyant un regard noir vers le jeune homme.

Un solo de batterie débuta dans sa poitrine.

"Est-ce que tu veux bien me dire pourquoi Malia Tate est venue au loft pour voir mon oncle avec l'idée en tête qu'il prévoyait de la kidnapper et que cette idée venait apparemment de toi ?"

"Elle a quoi ?!" Stiles sauta sur ses pieds.

Derek jeta l'ordinateur portable de Stiles sur le lit. "Elle est venue voir Peter, elle était furieuse. J'ai dû les séparer."

"Je lui ai dit de rester loin de lui ! A quoi pensait-elle bordel ?"

"A quoi toi tu pensais ?"

"Elle est où là ?" Insista Stiles. "Malia… elle va bien ?"

"Elle va bien… je l'ai déposée chez Scott avant de venir ici."

"Oh Dieu merci," Stiles se rassit sur son lit, une vague de soulagement le submergeant. Au moins quelqu'un était avec elle, à veiller sur elle. Scott la protégerait.

"Maintenant tu m'expliques ce qui t'a pris de dire à Malia que Peter voulait l'enlever." Ce n'était

pas une requête. C'était un ordre."

"Parce que c'est le cas." Répliqua Stiles.

Au lieu de nier et de clamer qu'une telle idée était absolument impensable, Derek fronça les sourcils, pensif. "Qu'est-ce qui te fait croire ça ?"

"Je … je ne peux pas te le dire. Tu dois simplement me faire confiance. C'est une menace pour elle et je ne pouvais pas ne rien faire. Je devais la prévenir."

Derek l'observa avec attention et Stiles voulut pleurer. Son mari l'aurait cru, mais il n'avait pas ce genre de relation avec ce Derek. Ce Derek devait probablement penser que Stiles avait craqué, toujours brisé par le

Nogitsune qui l'avait possédé il n'y avait pas si longtemps.

"Écoute," commença Derek, "je comprends que tu veuilles protéger ta petite copine –"

"Ce n'est pas ma copine !"

Derek se tut. Stiles voulait juste que cette discussion s'achève. Il allait finir par tout gâcher.

Sans un mot, Derek s'approcha du bureau de Stiles, saisit la chaise et la plaça face au lit. Il s'assit et observa intensément le jeune homme. Stiles déglutit. C'était à la fois trop proche et pas assez.

"Je sais que mon oncle est dangereux," dit Derek tout bas, étrangement honnête et loin d'être sur la défensive sur le moment. "J'ai gardé un œil sur lui, parce que je ne lui fais pas confiance. C'est l'unique raison pour laquelle je lui permets de rester ici – je veux l'avoir là où je peux le surveiller." Il soupira et baissa les yeux vers ses mains.

Comme s'il se demandait ce qu'il devrait faire avec elles. Il releva son regard vers Stiles. "Est-ce que tu es sûr de ce que tu dis ?"

"Je suis aussi sérieux qu'une crise cardiaque. Peter va la kidnapper." Il regarda Derek dans les yeux, l'implorant du regard. "Je sais que ça parait dingue et je ne peux pas te dire comment je le sais, mais si tu dois me croire sur une chose, crois-moi là-dessus."

Derek l'observa attentivement pendant un long moment. Stiles tenta d'avaler la boule coincée dans sa gorge.

Finalement, l'expression de Derek se durcit et il se rassit. "Tu aurais dû savoir que le dire à Malia n'était pas une bonne idée. Elle est encore trop sauvage. Si tu lui montres une menace, elle ne va pas reculer face à elle. C'est une prédatrice."

"Et j'étais censé faire quoi alors ?" Demanda Stiles, incrédule.

"Tu aurais dû venir me voir."

Il ne pouvait pas aller voir Derek. Il n'était pas sûr que sa vue ne lui briserait pas le cœur. Il n'était pas sûr que ce n'était pas ce qu'il se passait en ce moment même.

"Je vais m'occuper de ça." Dit Derek en se levant pour partir. "Mais la prochaine fois que tu prévois de lâcher une telle bombe sur mes épaules, préviens-moi avant peut-être ?" Ajouta-t-il, un soupçon de grognement dans la voix.

Stiles sentit son corps trembler.

Derek s'arrêta. Il fit un pas vers lui et se pencha pour observer plus attentivement Stiles.

Stiles paniqua un petit peu et sauta sur ses pieds pour mettre de la distance entre eux.

Le regard de Derek le suivit, confus. "Ton cœur est en train de s'affoler… est-ce que… ?" Derek leva les sourcils.

"Tu as peur de moi."

"J'ai toujours eu peur de toi," répliqua Stiles faiblement.

"Pas comme ça." Derek fronça les sourcils. "Est-ce que ça va ?"

Stiles ouvrit la bouche mais les mots ne sortirent pas. Il eut du mal à respirer une seconde et planta son regard dans celui de Derek. Non, ça n'allait pas. Ils étaient supposés être mariés. Ils allaient adopter un bébé.

Et Derek n'en avait aucune idée.

L'expression sur son visage ne devait pas être jolie à voir car Derek commença à se sentir mal à l'aise et il se racla la gorge. "Est-ce que je devrais te laisser seul ?"

Stiles se força à rire. "Pourquoi ? Tu comptes rester et me lire une histoire peut-être ?" Les mots sortirent de sa bouche avant qu'il ne puisse les arrêter. Il se rappelait de Derek, assit à côté de lui et lui lisant ShineGold d'une voix douce et calme. A la maison.

Derek leva les yeux vers le plafond de Stiles, priant pour qu'il puisse se retenir de le cogner.

"Ne t'en fais pas pour moi," offrit Stiles, tentant de paraître désinvolte et échouant totalement.

"Tu rends ça littéralement impossible," répondit le loup. Il soupira. "Je dois y aller. Ne…"

"Ne fais rien de stupide ?" Devina Stiles. "Allez c'est de moi qu'on parle."

"Je sais."

Puis Derek sortit par la fenêtre de Stiles et celui-ci recula jusqu'à heurter le mur. Il se laissa glisser et s'assit au sol, se battant pour contrôler sa respiration, serrant les poings.

Il lui fallut rassembler toute la volonté qu'il avait pour ne pas grimper par sa fenêtre à la suite de Derek.

XOXOXOX

Derek : viens au loft à six heures

Stiles fixa le message envoyé par Derek sur son téléphone deux jours plus tard, n'en croyant pas ses yeux.

Ce n'était pas vraiment une invitation, c'était un ordre et Stiles, hébété, répondit :

Stiles : ok

Quand il se montra à six heures avec son sac à l'épaule, Stiles se demanda quelles étaient les chances pour qu'un garçon de son âge fasse un arrêt cardiaque. Il frappa à la porte métallique et le bruit couvrit à peine celui de ses battements de cœur alors qu'il tentait de calmer son envie de prendre la fuite.

Trop tard maintenant, parce que la porte s'ouvrait et Derek lui faisait face.

"Hey," couina Stiles, agité.

"Salut," Derek lui offrit son fameux froncement de sourcil breveté 'mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi' et recula d'un pas. "Entre."

Stiles entra et Derek ferma la porte derrière lui.

Immédiatement, Stiles chercha Peter des yeux. Pur instinct. Quand on s'engouffrait dans un nid de vipères, on cherchait les serpents.

"Où est Peter ?"

Derek passa devant lui dans le loft. "Il est parti."

"Parti ?" Stiles cligna des yeux tout en le suivant.

Derek s'assit sur son canapé et observa Stiles un moment. Le jeune homme avait l'impression d'être à une audition, coincé sous le feu des projecteurs, tous les regards braqués sur lui. Il tripota le bout de sangle servant à régler son sac à dos. Il était déjà abîme et effiloché d'avoir été la victime des mains agitées de Stiles bien trop souvent.

"Scott, Isaac et moi l'avons chassé de la ville hier."

Les mains de Stiles se figèrent. Il regarda Derek les yeux ronds. "C'est vrai ?"

Derek hocha la tête.

"A cause… à cause de ce que j'ai dit ?"

Derek lui jeta un coup d'œil acerbe. C'était sûrement le plus beau 'oui, mais ne m'oblige pas à le dire' que Stiles ait jamais vu.

"Je…" balbutia Stiles, "je ne pensais pas que tu ferais ça juste parce que j'ai… je ne sais pas quoi dire."

Derek se renfrogna. "Stiles tu es… tu es sûrement l'être humain le plus insupportable que j'ai jamais rencontré.

Tu parles trop, tu ne t'arrêtes jamais de bouger et la plupart du temps j'ai envie de te jeter par la fenêtre. Mais tu as ce don pour protéger les autres. Tu te mets en danger pour protéger des gens que tu ne connais même pas. Et si tu les connais, si ce sont tes amis, tu peux être assez effrayant. La loyauté que tu as pour tes amis ressemble à… à celle d'un loup pour sa meute." Derek secoua la tête en y pensant. "La dernière fois tu étais si sûr de toi pour Peter…. C'était suffisant pour moi."

Stiles en resta bouche bée.

"Et puis," ajouta-t-il difficilement, "quand elle était en train de défier mon oncle, Malia a dit que tu étais celui qui l'avait mise en garde contre lui. Il y avait quelque chose dans son regard qui me... je savais que tu n'aurais pas été en sécurité avec lui."

Il l'avait fait pour protéger Stiles.

Cela réussit à décoller les pieds de Stiles de l'endroit où il se trouvait. Il s'avança vers le canapé et s'assit à l'autre extrémité, posant son sac sur le sol. "Alors tu as rameuté les troupes pour le virer ?"

"Scott et Isaac n'étaient pas très motivés pour me suivre lorsque je leur ai expliqué que j'allais chasser Peter de la ville," grogna Derek et Stiles le comprenait. Il avait entendu cette histoire de la fin, de la meute s'éparpillant et laissant Derek seul au milieu des ruines. "Ils n'ont été d'accord qu'une fois que je leur ai dit que c'était ton idée."

"Mais ça ne l'était pas… enfin pas vraiment."

Derek haussa les épaules. "J'ai pris quelques libertés. Es-tu en train de dire que tu ne voulais pas voir Peter hors de la ville ?"

"Je le veux mort, mais j'imagine qu'on ne peut pas toujours avoir ce que l'on veut."

Derek ricana doucement.

Un silence pas si inconfortable que ça tomba entre eux.

"Alors…" commença Stiles. "Pourquoi m'as-tu demandé de passer ? Tu aurais pu simplement m'envoyer un message pour Peter."

La question semblait rendre Derek incertain. "Il s'est passé quelque chose de bizarre la dernière fois. Quelque chose n'allait pas avec toi." Il haussa les épaules, échouant à vouloir paraître indifférent. "J'imagine que je voulais avoir une nouvelle chance de comprendre."

"On ne résiste pas à une énigme, Mr Hale ?" Le taquina Stiles. Lorsque Derek ne mordit pas à l'hameçon il se racla la gorge. "Alors je suppose que tu es encore en train d'écouter mon palpitant, là."

"Je connais les battements de ton cœur et ça c'est… " Derek pencha la tête sur le côté pour mieux capter le son, "c'est nouveau. Je ne sais pas ce que ça veut dire."

C'était une réponse honnête, alors Stiles fit de son mieux pour faire de même. "J'ai pensé à pas mal de trucs ces derniers temps."

Ce qui lui valut un regard de Derek. "Des trucs. A propos de moi ?"

Oh la jolie question piège. Stiles le regarda avec insistance. "Tu sais, si tu me poses une question et que je mens, tu seras capable de le sentir, alors réfléchis bien avant de la poser."

Derek cligna des yeux face à la déclaration brutale du jeune homme, il ouvrit la bouche… et la referma.

Il devait s'en douter. Entre les battements de son cœur et son odeur, Stiles devait laisser de gros indices derrière lui. Mais heureusement, Derek ne dit rien.

Et il ne vira pas le garçon de chez lui

"Je t'ai apporté quelque chose." Stiles brisa le silence tendu. Il fouilla dans son sac et en sorti une copie neuve de ShineGold. Il la tendit à Derek qui prit le livre sans comprendre.

"Tu m'as apporté un livre ?"

"J'ai le sentiment qu'il te plaira."

Derek le feuilleta. "Ok. Merci ?"

Stiles rit. "On dirait que tu n'as jamais eu de cadeau de ta vie."

"Ça fait très longtemps," accorda Derek en retournant le livre dans ses mains. La dernière fois qu'une personne lui avait offert quelque chose devait probablement être avant l'incendie. Cette pensée donna envie à Stiles de lui

faire un câlin. Parce qu'il savait que Derek aimait les gestes d'affections. Il savait que Derek était un 'calineur' sous cette apparence de loup grognon.

Mais ils n'en étaient pas encore là.

Peut-être un jour.

"Je vais y aller." Dit Stiles en se levant et jetant son sac à dos sur son épaule.

Derek reposa ShineGold sur le coussin du canapé à côté de lui et se leva pour raccompagner Stiles.

Une fois à l'extérieur du loft, Stiles se tourna et dit en partant, "merci de m'avoir fait confiance."

Un coin de la bouche de Derek tressauta comme s'il voulait sourire. "Ne t'y habitues pas trop."

"Je n'oserais pas," Stiles sourit. "A plus tard."

XOXOXOX

Stiles ne pouvait pas dormir. Il était trop excité. Il planait toujours après sa visite au loft de Derek. Ce n'était qu'une conversation, d'accord, mais le jeune homme était toujours sur son petit nuage. Y avait-il eu de grandes déclarations d'amour ? Non. Mais Derek avait rassemblé une (même petite) armée et avait chassé son propre oncle hors de la ville parce qu'il avait fait confiance à Stiles. Parce qu'il voulait le protéger. Bon, le fait que Derek doutait déjà suffisamment de Peter pour le virer aidait sûrement, mais quand même. Il avait géré ce psychopathe depuis des années, gardant un œil sur lui mais au moment où Stiles avait dit 'ça suffit', Derek l'avait chassé.

Les choses étaient déjà différentes de l'époque où Derek était du côté de son oncle. Maintenant, lorsque le moment était venu, Derek avait choisi Stiles.

C'était leur relation bizarre où ils se faisaient confiance avec leurs vies sans pour autant se considérer comme des amis.

Stiles espérait que cela changerait. Il savait à quel point ça pouvait être bien.

Sur un coup de tête, Stiles attrapa son téléphone sur sa table de nuit et tapa :

Stiles : tu fais quoi ?

Stiles retint peut-être son souffle jusqu'à ce que son téléphone reçoive un message.

Derek : Je lis

Stiles sourit.

Derek : qu'est-ce que tu fais encore debout ?

Stiles : j'arrive pas à dormir

Il tapotait ses doigts sur le bord de son téléphone, attendant une réponse.

Derek : une raison particulière ?

Il pensait probablement au Nogitsune, un kanima ou un chasseur à tendances meurtrières mais Stiles prétendrait que c'était plus que ça. Il allait faire comme si Derek tenait à lui. Il était tard et il allait être idéaliste pour une foutue minute.

Stiles : mon cerveau n'arrête pas de parler

Il imagina Derek rire doucement.

Stiles hésita un moment avant d'envoyer le prochain texto.

Stiles: on devrait partir en roadtrip trip un de ces jours

Derek : tu veux dire la meute ?

Stiles: non

Stiles : toi et moi

Stiles se mordit la lèvre nerveusement. Est-ce que c'était trop ? Trop tôt ? Probablement. Merde. Il allait tout faire foirer. Il allait faire fuir Derek.

Au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient et que son téléphone restait inerte dans ses mains, il sentit sa poitrine se serrer et ses poumons menacer de se figer. Il ne savait pas ce qu'il ferait s'il avait tout gâché. Il avait eu une bonne journée aujourd'hui, et c'était sans aucun doute parce qu'il avait eu l'espoir d'avoir la vie qu'il avait goûté. Et pas seulement pour quelques semaines, mais pour la vie.

Il n'était pas sûr de ce qu'il ferait si cette lumière au bout du tunnel lui été arrachée, si…

Derek : Peut-être

Stiles laissa échapper un soupir. Ce n'était pas exactement une demande en mariage, mais Derek ne rejetait pas l'idée de prendre la route avec le jeune homme. Avec le loup, Stiles prendrait ce qu'il y avait à prendre. Après tout, ce n'était pas le Derek qui souriait contre sa peau. Ce n'était pas le Derek qui l'attirait à lui pour se nicher dans son cou, le chatouillant avec sa barbe. Pas encore. Il y avait encore beaucoup de travail avant d'apprivoiser ce loup.

Mais Stiles avait un avantage. Il savait que c'était possible. Il l'avait vu. L'avait vécu. L'avait senti.

Derek : Va dormir Stiles

Stiles sourit et reposa son téléphone sur sa table de nuit. Il se retourna dans son lit et s'installa confortablement, remontant la douce couverture bleue sur lui et s'enfouit dans son oreiller doté du pouvoir magique de le faire dormir.

Il se sentait vraiment bien. C'était presque une sensation étrange pour lui. Lorsqu'il s'était réveillé dans son ancienne vie, avec son ancien corps, ça avait été une énorme déception. Il ne ressentait que la perte partout où il regardait. Si l'on en croyait ce que lui avait dit le futur Derek, c'était la période la plus difficile de sa vie. Et Stiles n'en doutait pas. Le Nogitsune l'avait laissé en ruine. Personne ne savait à quel point car il passait son temps à faire semblant. La plupart des jours, il avait l'impression d'être plus un personnage qu'une personne. Se servant de son vieux déguisement pour tenter de camoufler son mal être.

Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, il se sentait bien. Et tout ça parce qu'il avait tendu sa main et Derek ne l'avait pas mordu. Peut-être qu'il n'y avait pas tant de choses à rattraper que ça finalement. Peut-être que Derek n'était pas aussi sauvage qu'il en avait l'air… ou peut-être qu'il ne voulait pas l'être. Peut-être qu'ils avaient tous les deux besoin de réconfort et de compagnie, mais qu'ils étaient trop brisés pour en chercher. Peut-être.

Peut-être.

Peut-être que Stiles pouvait avoir cette vie dont il n'avait eu qu'un bref aperçu. Pour de bon.

Avant de s'abandonner au sommeil, Stiles chuchota dans le noir, comme une écolière ayant le béguin : "Un jour, je vous épouserais Mr Hale."

Ça faisait du bien de le dire.

Ça serait encore mieux de faire en sorte que ça arrive. De le faire.

XOXOXOX

Voilà… c'est fini…. Put*** de mer** !

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire cette histoire que moi à la traduire !

Encore un immense merci pour tout.

Je vous dis à bientôt pour le bonus !

Du love du love du love.