Hum.
J'avais promis une suite, pendant les vacances de pâques, mais qui n'est jamais venu. Avant de me lancer des tomates, je tiens à m'expliquer. Certes, j'étais en congé scolaire, d'ailleurs je le suis toujours, mais j'ai eu des problèmes de santé qui ont fait que je n'ai pas profité des vacances de pâques comme il se devrait. En quinze jours de temps j'ai dû toucher à l'ordi sérieusement quelque chose comme trois ou quatre fois, sinon je n'étais que de passage, le temps resté sur l'ordi ne me permettant pas de mettre à jour ma fic. Sachez néanmoins que je n'abandonne pas mes deux bébés {For Never et Undone} même si je suis longue pour publier les chapitres.
Ensuite, je tiens à remercier tous ceux qui ont laissé une review sur le dernier chapitre, ainsi que sur le premier chapitre d'Undone. Ca me fait vraiment plaisir de voir que mon histoire ne tombe pas aux oubliettes (:
Merci pour tout.
In Memoriam
OOoOoOoOoOoO
Tous les maux, part 2
Bella POV
Cela faisait longtemps qu'Alice était partie. Et je passais mon temps à me morfondre, en attendant qu'Edward n'arrive. Je n'arrivais pas à me défaire de l'idée que quelque chose d'important allait se passer ce soir, et cette idée persistait d'autant plus qu'Alice m'avait habillée de façon assez inhabituelle pour moi. J'avais conscience que mon amie avait toujours l'air d'être une gravure de mode, et que d'à côté j'avais l'air d'être une chiffonnière, mais me voir ainsi m'avait galvanisée, pour une fois, j'avais confiance en mon physique. Malgré les disgrâces occasionnées par mes maigreurs et autres tracas dus à ma maladie. Malgré tout ce que je pouvais endurer, chaque jour qui passait je remerciais le ciel de m'avoir donné un cadeau comme Edward. C'était non seulement l'homme que j'aimais profondément, irrémédiablement, mais en plus, c'était à mes yeux l'être le plus parfait qu'il soit. Tout en lui me plaisait, que ce soit sa peau pâle, d'une pâleur de marbre, ses beaux yeux caramel doré qui me faisaient fondre sur place, son sourire éblouissant, son visage de poupée de porcelaine au masculin. Je pouvais passer des heures entières à caresser ce corps si parfait, et ce en dépit de sa peau gelée et dure. Mais pendant que nous nous étreignions, il me semblait ne pas remarquer ce détail.C'est avec un sourire aux lèvres que je m'activais dans la cuisine, à préparer le dîner pour mon amoureux et pour moi.
J'aurais pu avoir honte de mes talents de cuisinière, tellement ce que je faisais me paraissait fade et informe. Vous savez, les plats, quand on les fait cuire, ils ne ressemblent jamais à l'image sur l'emballage. Mais ce soir là, j'avais décidé de faire un repas à moi toute seule, je ne voulais pas servir des conserves à mon copain pour notre premier dîner en amoureux. Je m'étais mise en tête de faire du poulet à la mexicaine. J'étais en train de laisser mijoter le poulet dans son jus épicé avec les poivrons quand la porte d'entrée sonna. Je jetai mon tablier sur la table, avant d'aller ouvrir la porte. Mon cœur loupa un battement quand je LE vis. Beau comme jamais, très bien habillé. Il portait un gilet d'un bleu pâle, par-dessus un polo noir et un jean tout bête. C'était banal, mais lui dedans, et il ressemblait également à une gravure de mode. Je me jetai au cou de mon amoureux, le souffle néanmoins coupé de me retrouver contre son torse de pierre, comme si je m'étais jetée dans un mur de briques. Néanmoins, la tendresse de ses bras qui se refermèrent sur ma frêle silhouette me conforta dans mon hypothèse. Edward était un trésor de douceur et de tendresse.
Je levai un regard enamouré vers lui, alors qu'il avait solidement agrippé mes hanches. Nous nous regardâmes un moment, comme si nous ne nous étions pas vus depuis des lustres. Compte tenu de la punition de ma mère, injuste et cruelle, c'était sans doute le cas. Mes rêves ne lui avaient pas rendu justice. J'eus une pensée pour Mike et Jessica, que j'avais abandonnés pour la soirée, mais à y réfléchir, je préférais largement passer la soirée avec mon amoureux. Lequel se pencha pour venir poser ses lèvres sur les miennes, doucement. Dès lors, ce fut mon corps qui s'embrasa, comme à l'accoutumée. Ses lèvres bougèrent doucement à l'unisson des miennes, sa langue de neige vint caresser ma lèvre inférieure. J'entrouvris la bouche, laissant nos langues s'emmêler doucement, se battant pour la domination. Ce fut lui qui gagna, comme toujours, le droit de dominer notre baiser. Doucement. Je soupirai contre ses lèvres. C'était le deuxième que nous échangions depuis que j'avais ouvert cette porte, et je remarquai les fleurs qu'il avait posées sur la table de l'entrée. Je me pelotonnai contre lui, après lui avoir souri et déposé un baiser sur ses lèvres. Son cadeau me faisait très plaisir, mais seul hic, ma mère.
Elle m'avait formellement interdit de revoir Edward, et si elle voyait les fleurs elle devinerait que je l'ai revu. De toute façon, j'ai le droit de recevoir des fleurs. Je dirai qu'elle viennent de Mike Newton, au moins elle ne viendra pas me chercher des noises à son propos. Comme pour m'excuser en avance d'un truc que je n'ai pas encore fait, je posai un baiser sur son torse, par-dessus ses vêtements, à l'endroit où j'étais supposée entendre battre son cœur. Parce que c'était étrange que je n'entende pas son cœur. Quand je me concentrais et écoutais, je n'entendais que les battements affolés du mien. Le sien, lui, était toujours silencieux. Fronçant les sourcils à cette singularité, venant s'ajouter parmi les dizaines d'autres, je m'interrogeais, toujours tenant mon amoureux contre moi. Je levai la tête vers lui. Sa perfection était étrange. Rien à voir avec tous les garçons que j'ai pu croiser jusque là. Timidement, je levai la main, pour venir caresser sa joue, dessiner les contours de son visage froid et dur comme la pierre, mais qui était si doux à mon toucher. Le toucher de ce corps divin contre le mien avait le don de m'embraser de la tête aux pieds. Je me mordillai la lèvre inférieure. Edward Cullen n'était pas humain. C'était impossible. Mais il était quoi, au juste?
Un ange? Ca se pourrait. Il était séduisant, doux, prévenant, exemplaire. Et en plus, il veillait sur moi. Sur ma vie comme sur mes rêves. Sa présence m'apaisait, je me sentais bien à ses côtés. De toute façon, je n'envisageais pas autre chose qu'un ange. Un ange de pierre. Edward s'aperçut de mon trouble, puisqu'il se pencha rapidement vers moi. Il pressa doucement son front contre le mien. Nous étions dans cette cuisine, mon dîner était sur le feu mais bizarrement j'avais plus faim. L'odeur des épices venait me chatouiller les narines, mais l'odeur de mon amoureux, sucrée, sensuelle, exquise, était plus forte. J'enfouis mon visage dans son cou, et inhalai à fond. C'était ma drogue, mon héroïne. J'en avais besoin pour vivre, au même titre que de respirer ou manger. Je sentais ses mains douces et fraîches caresser mon dos nu, déclenchant une série de frissons. Je fermais les yeux, son front toujours contre le mien. Il me pressa doucement contre lui. Mes courbes se confondaient aux siennes, comme si nos deux corps avaient été faits l'un pour l'autre. Comme si nous étions les deux pièces d'un même puzzle. Une odeur de brûlé vint me chatouiller les narines, et je maugréai.
« -Zut. »
Je me dégageai des bras d'Edward, avant de sauter vers la gazinière. Ma malchance habituelle fit en sorte que je me pris le pied dans un sac resté là, et j'allai m'encastrer la tête sur le bord du meuble, ce qui m'arracha un cri de douleur. De surprise, je tombai les fesses par terre, me tenant le crâne. Je voyais flou. Mais quand j'enlevais mes doigts de là où je me tenais, je réprimai un haut le cœur. Ils étaient rouges. Rouge sang. Et je venais de me blesser en allant fermer le gaz. Merde. Je me tournai vers Edward. Pour lui dire que j'allais nettoyer ça à l'étage. Je reculai en voyant son air menaçant. Ses yeux dorés soudainement devenus d'un noir d'encre. Un grondement s'échappa de sa gorge, alors que je voyais bien qu'il se retenait de me sauter dessus, au sens propre du terme. Apeurée, je reculai encore, me prenant la chaise. Avant de filer à l'étage sans demander mon reste.
Une fois dans la salle de bains, je me barricadai dedans. La respiration haletante, mes larmes roulant sur mes joues. Edward m'avait fait peur. Et je me demandais vraiment pourquoi il avait réagi ainsi. Je n'avais fait que me casser la figure. Je tournai le regard vers le miroir. Je vis mes cheveux défaits. J'avais saccagé la coiffure d'Alice. Mais plus encore, je voyais le sang qui coulait de mon arcade sur ma joue, comme des larmes de sang. Et soudain, ça me fit tilt. Le sang. Mon sang. C'était ça le problème. Dès lors qu'il m'avait vue ensanglantée, il avait été transfiguré. Devenu autre. Il était devenu menaçant, il arborait un air de psychopathe. Ses yeux étaient devenus d'un noir d'encre, et un grondement s'était échappé de sa gorge. Un grognement bestial, animal. De prédateur. Et je compris. Edward était un vampire. Cela expliquait sa pâleur, ses cernes semblables à des hématomes. Ses yeux qui changeaient de couleur. Son allure séduisante. Tout en lui me plaisait. Mais son cœur ne battait pas. Normal, il est mort. Sa peau était dure et froide parce que le sang ne circulait pas dans ses veines. Cela concordait. Tout concordait. Et je me pris un coup de massue, qui m'étourdit à moitié. Mon petit ami était un vampire. J'étais une proie potentielle. Mais le fait était là. En dépit de tout cela, je l'aimais. Profondément. Totalement. Irrévocablement. J'aimais un être unique en son genre. Et qui m'aimait en retour. Oui, il m'aimait. Et dès que je sus cela, je sus également qu'il ne me fera jamais rien de mal. J'inspirai profondément, le temps qu'il me fallait pour encaisser tout ça.
Je restai un moment sans rien faire, puis, je me décidais à me soigner si je voulais terminer la soirée avec mon amoureux. Car oui, je retournerai le voir. Vous penserez sûrement que je suis dingue, masochiste, inconsciente de flirter ainsi avec le danger, mais oui, j'étais dingue. Dingue d'amour, dingue de lui. J'achevai de me rincer ma blessure, qui par chance n'allait pas nécessiter de sutures. Je mis juste un petit quelque chose dessus pour ne pas le laisser à vif, et aussi pour ne pas me défigurer. Bientôt, on toqua à la porte. Je sursautai. Oubliant qu'Edward était là, à proximité. Je me dépêchai de ranger le matériel, et de rincer mon visage souillé de sang. Bon, c'était exagéré dit comme ça, mais quand même. Je rajustai rapidement mes cheveux, et j'ouvris la porte. Edward était là, parfaitement normal. Ses yeux étaient redevenus dorés comme le miel. Son regard brûlait, incandescent. Il était aussi très inquiet. Et assailli par les remords.
J'oubliai la peur que j'avais eue quelques secondes auparavant. Le fait qu'il a failli me sauter dessus. Le fait qu'il puisse me tuer s'il en avait envie. Je m'en retournai dans ses bras, confortablement blottie contre son torse de pierre. Ange ou vampire, je l'aimais. Je me hissai sur la pointe des pieds, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Surpris, il se laissa aller au baiser. Je caressai sa joue quand nous eussions terminé -fichu manque d'air!- et nous retournâmes à la cuisine. Silencieusement, je me servis une part de poulet, et j'en mis un peu dans l'assiette d'Edward, juste pour voir. Je m'assis en face de lui, toujours sans rien dire, et commençai à mastiquer. Je levai les yeux vers lui, et finis par demander:
« -Tu ne manges rien?
-Tu devrais l'avoir deviné, non? Demanda-t-il tristement.
-Tu ne veux pas goûter à mon poulet? Bon ,d'accord, il est brûlé, mais il est comestible, enfin je pense. Poursuivis-je, imperturbable.
-Je ne mange pas de poulet, Bella. Répondit-il, voix tremblante.
-alors tu manges quoi à la fin? M'impatientais-je, une moue boudeuse apparaissant sur mon visage. »
Edward allongea le bras, pour se saisir de mon poignet. Il ne le tint pas comme je l'avais deviné, mais il le porta plutôt à ses lèvres pâles. Mon sang ne fit qu'un tour. Il bouillonna dans mes veines face à ce contact, alors qu'Edward, enserrant mon frêle poignet dans son poing, inhalait mon odeur. L'odeur de mon sang.
« -Tu es exquise mon amour. Susurra-t-il. Tu sens terriblement bon. Tu me mets à l'épreuve tu sais? Tu sais également que je pourrais te vider de ton sang si je le voulais.
-Mais tu ne le feras pas. Répondis-je, la voix un peu plus tremblante que je ne l'aurais voulu.
-qui te dit que je ne le ferai pas? Je suis dangereux. Je peux resserrer mes doigts, et te briser le poignet en mille morceaux. Je peux bondir par-dessus la table, si vite que tu ne t'en apercevrais pas, et je serai déjà en train de me délecter du liquide vermillon issu de ta jugulaire.
-Tu m'aimes. Murmurai-je. Cela te tuerait si tu m'éliminais à cause de tes instincts. Je te fais confiance.
-Tu ne devrais pas, railla-t-il. Oui je t'aime. Mais ton sang constitue pour moi quelque chose de dangereux, de nocif, un peu comme un poison qui me tue de jour en jour. J'ai envie de te goûter mais je ne peux pas. Je ne dois pas parce que oui, ça me tuerait.
-En cours. Murmurai-je, fronçant les sourcils. Ce matin, avant que nous nous fassions attraper…Quand tu m'as repoussée…
-J'ai senti ton odeur, oui. Plus fort que toutes les autres. Je t'ai repoussée pour ne pas te massacrer devant vingt cinq élèves. Car j'aurais fait un carnage ensuite. Détruit le secret que ma famille cherche à préserver depuis des lustres.
-Pourtant tu ne tues pas. Tu n'es pas un tueur.
-J'ai été conçu pour tuer. Mais effectivement, je ne tue pas. Pourquoi? Parce que je trouve ça ignoble de vivre aux dépends d'un autre. De tuer pour survivre. Je ne veux pas être un monstre. Je suis celui qui dans ma famille supporte le moins notre condition. Je veux être normal, Bella. Etre humain. Sentir mon cœur battre, ne pas être stérile. Grandir, vieillir, mourir. Tout ça m'est interdit.
-ne dis pas ça, murmurai-je, la voix chevrotante. Tu n'as pas le droit de mourir. Pas un être comme toi.
-Toi non plus tu n'as pas le droit de mourir Bella.
-Pourtant c'Est-ce qui va m'arriver dans pas longtemps. Murmurai-je, lèvres pincées. Parce que je suis humaine. Parce que c'est mon destin. »
Il baissa la tête. Je l'avais blessé. Mais je n'avais fait que d'exposer la vérité, même s'il était clair que j'aurais pu m'y prendre autrement. Mais je savais ce que je voulais. Certes, j'aurais pu saisir la perche tendue, mon petit-ami est un vampire, il pourrait éventuellement me transformer, mais je ne le voulais pas. Vivre éternellement, même si c'était avec Edward, je ne le voulais pas. J'avais peur par finir par me lasser, non de lui, mais de vivre en général. Ne plus être fertile, ne plus vieillir. Ni maux de tête, ni maux de cœur, pas de larmes, pas de sang en cas de blessure. Je ne voulais pas voir tous ces gens mourir. Supporter le deuil de ma mère. Celui de mes amis. Voir leurs enfants et leurs petits enfants partir à leur tour. Voir le monde changer, et moi, rester statique, parfaitement inchangée. Je ne voulais pas non plus être parfaite. Ni, pour cela, devoir me nourrir de sang, même animal. Je ne voulais pas tuer d'autres êtres vivants pour survivre. Je voulais mourir. Parce que c'était ce qui rendait la vie belle. C'était parce qu'on est éphémères que la vie vaut la peine d'être vécue. Parce que tout peut s'arrêter à tout instant. Et chaque instant peut être le dernier. Ainsi, on en profite davantage. Alors que si je devenais immortelle…Tout cela me serait refusé. Je ne voulais pas non plus imposer mon deuil à Edward. Je n'avais plus que trois mois. C'était compliqué. Trop compliqué pour que j'y réfléchisse ce soir. Mais ma décision était irrévocable. Je ne veux pas être transformée. Je veux qu'on me laisse mourir en paix.
« -Je sais. Finit-il par dire, brisant la glace. Mais je ne pourrai pas supporter de vivre si tu pars toi aussi. Mon amour. Mon unique amour. L'amour de ma vie. Si tu savais…Combien de temps j'ai pu t'attendre. »
Sa voix avait fini par dérailler sur la fin. Comme s'il allait pleurer. Je crus sincèrement qu'il aurait pleuré s'il en avait eu la possibilité. En silence, j'avais continué à manger mon poulet, alors que je baissais les yeux face à sa déclaration. Mon amoureux me disait tous les mots d'amour que je voulais entendre, que n'importe quelle fille voulait entendre voulait entendre de la bouche de son petit-ami, et moi, je rejetais en quelques sortes son amour. Mon poulet pesa tout à coup trois tonnes sur mon estomac. Une larme roula sur ma joue. Je me levai, avant de venir m'asseoir sur ses genoux. Je me blottis contre lui, appuyant ma joue contre son torse. Il me caressa les cheveux, alors que je l'étreignis de toutes mes forces. Il referma ses bras autour de moi, et je l'entendis soupirer. Sa respiration se faire saccadée, comme s'il s'était mis à pleurer. J'embrassai son cou, timidement. Avant de continuer à l'embrasser dans le cou. Il se raidit un moment, et fini par se détendre. Je finis par murmurer, en l'embrassant sous l'oreille.
« -Tu es ma vie. Je t'ai attendu aussi. Les petites filles rêvent au prince charmant, j'ai trouvé le mien. »
Avant de l'embrasser sur les lèvres, passionnément. Il approfondit bientôt notre baiser, alors que je passais mes mains sur son torse de pierre. Je me demandais quelle serait la réaction de ma mère si elle venait à entrer dans la pièce et à nous voir aussi collés serrés mais bon. Elle n'était pas là. Elle ne pouvait pas nous voir. Mes mains se retrouvèrent sous le pull de mon amour, caressant sa peau dure mais aussi douce. Sentant sous mes doigts les muscles de son dos. Je bougeai bientôt vers son torse. Je l'avais déjà vu torse nu mais je ne l'avais jamais caressé ainsi. Avec autant de sensualité, autant d'abandon. Dans le seul but de lui donner du plaisir, uniquement cela. Edward ferma les yeux alors que ma main descendait vers son entrejambe. Il prit mon poignet et écarta ma main. J'ouvris des yeux ronds.
« -Fais attention Bella. Murmura-t-il. Ne surestime pas ma capacité à me contrôler.
-Je te fais confiance. Murmurai-je. Tu ne me feras pas de mal.
-C'Est-ce que m'a dit Alice aussi.
-Elle l'a vu, hein? Tout comme elle avait deviné que ma mère allait m'appeler pour dire qu'elle passait la soirée avec son copain et qu'elle n'allait pas rentrer de la nuit. »
Message subliminal. Nous avions toute la nuit pour nous seuls, et ma chambre a été refaite récemment, ce qui fait que nous avions un endroit potable pour nous poser. Certains pouvaient trouver cela étrange de vouloir faire l'amour avec un vampire, mais ce n'était pas n'importe lequel, c'était avant tout et surtout l'homme que j'aime plus que tout au monde. Mais je savais que maintenant, tout de suite, je voulais lui offrir mon corps. Qu'il soit le premier homme à caresser mon corps de jeune femme, à visiter mon intimité. À prendre ce que j'avais de plus précieux. Je le regardai, songeuse, avant de faire glisser la fermeture éclair de son gilet. Il me regarda, perplexe. Je me penchai à son cou, avant de murmurer:
« -Ma chambre est à l'étage si tu veux… »
