Alors, je tiens à m'excuser pour le retard ; Mon pc a définitivement rendu l'âme, la carte mère est morte, donc j'ai dut faire tout le chapitre sur un ordinateur fixe. Le problème n'étant pas là, j'ai aussi commencé à travailler. Donc je n'ai eu… que mes soirées pour écrire… ^^'
A mon pc il est 1h10 et je viens de finir ce chapitre ^^' Je sais c'pas une excuse… et alors ?
Maiiiiiiiiiiiiiis bon. Normalement ce désagrément de temps est le seul. La semaine prochaine la publication devrait reprendre ^^

Sur ce…

Enjoy ;)

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

Il a changé… du moins il change, il prend consciences de certaines choses importantes et tout doit être bouleversé dans sa tête. Du moins je l'espère ; Sinon tout ça n'aura servit à rien du tout… Ca serait dommage et dangereux. Dangereux pour Drago. Si Harry ne se rend pas compte que ses idées sur nous sont en partie fausses, ou qu'elles sont incomplètes… il ne se rendra jamais compte que ce qu'il dit blesse Drago…
Même si de son côté lui aussi change, en mieux. Il reprend une vie plus ou moins normale, il ne fuit plus les contacts, les provoque de plus en plus souvent… demande…

Mais moi… comme prévu plus le temps passe et moins j'en ai. Je dois concrétiser tout ce que j'ai vu. Le rêve d'une vie si je peux le dire ainsi. Un travail acharné qui m'a coûté tellement… et qui a failli tout me prendre. Je crois que ça m'a fait peur un moment… Sans doute mais tant pis. J'ai trop de choses à faire pour m'occuper du passé. Trop de choses à faire. Je tiens le ministère mais encore faut il le faire avancer pour qu'il se tienne debout à la fin. Je dois convaincre beaucoup de monde… Et j'avoue, avec l'aide involontaire de Harry, à l'insu de son plein gré. Lorsque je vais au ministère ou autre part. Dès qu'ils voient leur enfant prodige, leur Sauveur, leur seul espoir qui se rallie, ou qui doute de ses convictions, face à mes arguments. Eux aussi se perdent à réfléchir. C'est tout ce que je veux pour le moment. Attaquer petitement… Proposer moindre quand j'ai déjà proposé bien pire. Leur faire peur pour les pousser à accepter ce que je propose, du moment que plus personne ne meurt. C'est tout ce qui leur importe pour le moment, que la population survivre que les massacres cessent, que je me calme en somme. Ils auront ça, bien évidemment… Sans aucun doute, le moment où j'aurais ce que je désire. Le mélange pur et simple de la population sorcière et de la population moldue. Et si nous avons quelques droits en plus, ça sera d'autant mieux.

Après tout… les sorciers sont une étape de l'évolution supérieure. Depuis trop longtemps, le Moyen-Age, Salem… depuis qu'ils se sont dit que les mages, les druides… les sorciers, ne devaient plus vivre sur cette terre, ils se sont empressé de tuer ces personnes. Mais nous sommes encore là, malgré ces massacres, puissants et bien vivants. Depuis tout ce temps nous vivons reclus, cachés, en marge… mais nous vivons et c'est déjà bien plus que ce qu'ils croient. Nous ne sommes plus qu'un mythe pour eux mais ils vont s'apercevoir que nous sommes bien réels.

Il y a peu encore je suis parvenu à installer, à faire créer pou les années à venir, deux nouveaux cours à Poudlard. Qui sont le pendant de cours déjà en place. Il existe un cours d'étude des moldus, j'ai demandé un cours de traditions sorcières. Les nés de moldu ignorent complètement notre monde, lorsqu'ils y entrent si peu savent où ils se trouvent. D'autre part il existe un cours de défense contre les forces du mal, mais ce n'est que théorie. La reprise des cours de duel semble être du goût de l'autre chouette qui dirige désormais Poudlard. Quand bien même j'ai échoué à fermer totalement l'école aux cracmols, j'ai obtenu qu'ils ne suivent que des cours pendant lesquels on ne leur demandera pas d'utiliser de magie, cela ne leur serait d'aucune utilité.

L'un dans l'autre j'ai obtenu bien assez pour le moment. Un autre temps viendra pendant lequel je demanderai plus, bien plus… Mais cela sera après avoir remanié certaines choses au ministère. Tout viendra en son temps… Ce qui sera sera.

Mes pensées vagabondent trop en ce moment. Voila des heures, je crois, que je dois finir quelque chose et que je ne le fais pas. J'avise le soleil qui se lève sur la mer… une nuit blanche de plus… encore une parmi tant d'autres en ce moment. J'ai trop de choses à penser et à faire pour me préoccuper de dormir. C'était prévu… plus le temps avance et moins j'en ai… Tant pis. Le pouvoir souffre quelques sacrifices, je ne suis pas encore au point de me rendre malade de ça…

Il faut que je travaille. J'ai un traité avec les géants qui lui ne souffre aucune attente. Ils n'ont aucune patience… Je dois voir, revoir et relire encore ce qu'ils exigent, et ce que je dois garder en tête. Ils n'auront pas ce qu'ils veulent, mais proposer quelque chose de totalement inimaginable, pour ensuite arriver à ce que je veux est une technique qui fonctionne toujours. Avec eux comme avec les autres.

Des coups à la porte me sortent de mes pensées. Déjà ? Il ne se trouve au château qu'une seule personne qui vienne me voir en matinée. Drago. De suite après avoir réveillé Harry il vient ici. Pourquoi ? Un mystère, allez savoir ce qui passe dans sa tête.
J'abandonne avec une certaine joie la parcellisation des terres, le rationnement et le droit sorcier pour lui ouvrir. Mais une phrase m'accueille avant que je ne le vois.

Par ta faute.

Ecrit en lettres rouges. Lui a la tête baissée, les poings serrés et les épaules qui tremblent légèrement. Pour une fois depuis très longtemps, j'avance une main vers lui, mal assuré, puis lui fait relever la tête.
On dit souvent que ses yeux ont la couleur de l'orage… j'aurais voulu ne jamais y voir de pluie. Le voir pleurer est… difficile. Moi qui l'ai toujours vu maître de lui, un Malfoy ne se donne jamais en spectacle, toujours sûr même dans les moments où il s'abandonnait totalement… Je reste sans bouger, juste à le regarder et à m'étonner, pendant près d'une minute je pense. Ce n'est que lorsqu'il se soustrait à ma main que je réagis et le retient de partir. Le prenant dans mes bras. Là il laisse libre court à ses larmes. Il est ans un état que j'aurais voulu ne jamais connaître en toute une vie… Je ne comprends pas ce qui lui arrive. Alors sans plus lui demander je le porte jusqu'à ma chambre. Il a l'air tellement fragile, ses mains se serrent convulsivement sur le tissu de ma robe sans qu'il puisse visiblement se calmer. Même une fois que je l'ai déposé au creux des couvertures il est toujours agité, des larmes s'écoulant toujours de ses yeux, même s'il les a fermé.

Tout en passant une main dans ses cheveux, sur son visage, dans le but de l'apaiser un peu, le serpent argenté glisse de mon poignet.

- Trouve Lucius où qu'il soit et ramène le sans aucune condition.

Il acquiesce doucement et s'en va rapidement.
Avant que son père n'arrive il s'est roulé en boule ne cessant toujours pas de sangloter sans que j'ai aucune raison. Et je me refuse à entrer dans son esprit.

Mais peu de temps après l'alarme qui signal quelqu'un dans mes appartements m'avertit d'une arrivée. Laissant Drago je trouve son père dans mon salon. Si un regard pouvait tuer, il aurai la teinte de celui de Lucius, froid et transperçant. Si je compte sur son allure et son état de nervosité (très avancé) je dois l'avoir dérangé… les avoir dérangé, Severus et lui.

- J'espère, à votre profit, ce mandat d'une importance supérieure.

- Il l'est, non pour moi mais pour ton fils.

Sitôt son regard change.
Mon attitude vis-à-vis de lui peut paraître étrange mais jamais je ne m'opposerais pas à lui dans ce genre de circonstance. Il est sang - pur tactile… lorsque je vois les distances que met Drago entre tout ce qui l'approche je n'ose imaginer son père.
Peu importe le sujet n'est pas là pour le moment. Je le mène à Drago au plus vite. Il soupire dès qu'il le voit. Tranquillement il s'approche, s'assoit sur le bord du lit et lui parle à voix basse. Je ne m'approche pas, ça ne servirait à rien, et je pense que ça serait plus néfaste qu'autre chose. Lentement l'aîné passe ses mains dans le dos de son fils, ses gestes sont lents, apaisants, calmes. Au fur et à mesure Drago se détend, ses larmes se tarissent, sa respiration se régule jusqu'à devenir celle de quelqu'un qui dort. A ce moment là Lucius lui fait boire quelque chose puis se lève et ressort de la chambre. Je reste quelques instants à regarder simplement Drago… Je le vois de moins en moins, tout au plus une fois par jour le matin, quelques fois le soir lorsque je ne suis pas en déplacement…

Il me manque…

Mais il n'est plus rien que je puisse faire pour lui. Tout repose dans les mains d'Harry et ça me rend malade certains moments. C'est vrai, j'ai donné à Drago les seuls moyens dont je dispose pour qu'il aille mieux. Je ne vois plus ce qu'il m'est possible de faire. Si Harry ne change pas radicalement d'attitude nous courrons à la catastrophe…
Je referme la porte sur le dormeur et rejoint son père qui est installé dans un fauteuil, un verre de whisky à la main.

- Que s'est-il passé ?

Il soupire, je sais qu'il a visité l'esprit de Drago. C'est un fait chez lui, la curiosité, et de ça je ne peux le blâmer.

- Le jeune Potter a vu les marques que vous lui avez fait. Et forcément sa réaction a été… équivoque. Il a eu un mouvement de recul. Ho certainement pas rapport à Drago, mais à ces cicatrices, sauf que Drago lui l'a interprété avec l'esprit qu'il a pour le moment. Ce mouvement de recul s'apparente à de la peur pour lui, la peur de ce qu'il est devenu… Il vous en tient personnellement responsable. De plus sa fatigue émotionnelle, ajoutée à ce nouveau choc, a brisé ses maigres défenses mentales et magiques. Si Vous n'aviez eu le réflexe de me faire venir il se serait simplement vidé de sa magie.

Et de ça non plus je ne peux le blâmer. Et pour cause j'en suis responsable… Je m'adosse à premier mur qui se trouve dans mon dos, soupirant. Tout ça arrive mal à propos. Je n'ai pas le temps de canaliser les erreurs d'Harry, les états de Drago et mes propres sentiments en même temps, avec en parallèle tout ce qui a un apport avec les changements qui s'opèrent dans le monde magique. Tout ça me fatigue beaucoup trop.

- Si tu as une idée, même vague, pour remédier à cela Lucius…

- Remédier à quoi ? La rancœur de Drago ou les attitudes trop violentes du jeune Potter ? Pour l'un vous ne pouvez rien faire, j'en suis le premier navré, pour l'autre… Parler est une solution qui fonctionne bien avec les grinffonors. Faites lui comprendre comment faire pour que mon fils aille mieux.

Encore une chose facile… Lui faire comprendre… lui parler… Comment veut-il que je fasse ça ? La meilleure solution serait que je l'envoie encore une fois dans mes souvenirs…Mais j'ai remisé ça très loin, dans une pensine que je n'utilise presque jamais. La dernière fois j'y ai mis les souvenirs que j'ai de mon enfance.
Lorsque j'ouvre à nouveau les yeux, Lucius me tend un verre rempli de ce liquide ambré qu'il affectionne tant.

-Vous changez Monseigneur, si je puis me permettre… faites y attention.

- Explique toi.

- Très peu d'entre nous comprennent ce que vous faites en ce moment, par rapport à l'Ordre, au ministère et aux Aurors. Beaucoup espéraient voir Azkaban changer de locataires. Le sang attire le sang. Vous avez conclu cette trêve qui leur interdit toute exaction. Ils ne comprennent que peu que votre objectif est le même mais que vos moyens diffèrent et sont plus concluants. Peu sont motivés seulement par vos idées. Je les calme, mais vous seul avez le pouvoir de les faire taire complètement. Parlez leur, oubliez pendant un temps le ministère, occupez vous de ceux qui ne croient plus en vous. Ils sont bien plus dangereux pour le moment.

Je souris. Il est toujours de bon conseil. Jamais il ne m'a fait défaut, il a souvent empêché que les mangemorts ne fassent plus que ce que je demandais, qu'ils ne fassent beaucoup trop. Aujourd'hui il s'occupe encore de cela. Certains se demandent pourquoi il est à ma droite. Les fous… Lucius me connaît trop, et trop bien.
J'accepte enfin le verre qu'il me propose.

- Si tu n'étais le fils d'Abraxas…

- Que Drago soit son petit fils ne vous aura gêné en rien, ne l'insultez pas par vos paroles Monseigneur. . Si vous n'étiez amoureux de lui et moi de Severus, si vous étiez apparu dans ma vie bien avant que vous ne l'avez fait, si j'avais été moins influençable, si père ne m'en avait empêché. Peut-être alors. Mais rien de cela n'est, et je n'ai jamais voulu autre chose. Vous non plus. Dormez. Oubliez tout pour un temps. Vous regretterez ces paroles, pour votre propre bien.

Sa voix est froide, cassante… et tellement vraie. C'est fou comme il a toujours raison. Cela m'effraie des fois qu'il puisse si facilement me cerner, et comprendre. S'il lui venait un jour l'idée de me trahir je ne donne pas cher de ce que j'ai construit, ni de moi. Je le vois sortir de mes appartements. Il doit certainement rentrer au manoir Malfoy, ou à l'impasse du tisseur, pour lui ça revient à peu de chose près au même.
Merci des conseils Lucius… mais point de repos pour moi aujourd'hui… pas encore.
Au plus vite je ressors la pensine noire d'une armoire et la pose dans le salon puis retourne à mon traité sur les géants.

Lorsque, plus tard, Harry entre comme une furie dans mon bureau je suis déjà bien reparti dans le traité et le pacte à venir donc assez rapidement lui explique que j'ai d'autres priorités que lui et que tout ce qu'il a besoin de savoir se trouve dans cette fichue pensine… Ce qui est bien c'est qu'il ne sortira de mes souvenirs qu'assez tard. J'ai rassemblé là deux mois entiers de torture, même en pensine ça prend du temps. L'esprit va plus vite que le corps, mais cela prendra au moins toute la journée. Ce n'est pas plus mal…

Je ne vois pas la journée passer. Nagini surveille Drago et vient quelque fois me dire que rien ne change, il dort toujours, il bouge dans son sommeil, sa magie se stabilise un peu. C'est plutôt bien. Harry de son côté est toujours dans mes souvenirs… Je n'ai pas envie de lui parler lorsqu'il en sortira. Je n'ai jamais eu à m'expliquer devant quelqu'un, ça ne sera pas devant lui. Ce qui est fait est fait. Je ne peux plus rien y changer.

Sur les coups de minuit… ou pas loin certainement j'entends la porte de mon bureau s'ouvrir. Mais le son de pieds nus sur le sol me fait relever la tête, jusqu'à preuve du contraire Nagini ne peut pas faire ce genre de bruit. Je souris en voyant Drago, les yeux fatigués, habillé d'un pyjama. Il a l'air contrit, fatigué, mais bien plus en forme que ce matin.

Je suis désolé pour tout à l'heure.

-Pourquoi ? Tu as raison. C'est ma faute à la base. Tu n'as à t'excuser de rien. Approche.

J'abandonne mes feuilles volantes, mes dossiers de plomb et le droit sorcier pour l'instant. Il vient se blottir contre moi, sa chaleur me fait du bien. Mes bras se referment comme naturellement autour de lui. Si peu de temps… Je savoure tout de lui. Son souffle chaud dans mon cou, sa chaleur, la douceur de sa peau sous mes doigts, ses bras autour de moi… Je sais que dans peu je n'aurais plus ça.
Je l'éloigne un peu de moi et me perds à le regarder. Il penche la tête sur le côté avec un sourire qui demande ce que je fais.

Viens dormir, tu as l'air tellement fatigué.

-Vas-y j'arrive. J'ai encore quelques choses à faire.

Il opine et m'embrasse rapidement, comme un jeu, puis sort.
Je ne le supporterais pas, qu'il lui appartienne. C'est une idée qui m'est douloureuse, dangereuse… Je tuerais pour lui, je le tuerais si cela me permet de le garder près de moi, et de moi seul…
Avec un nouveau soupire je délaisse mes feuilles totalement, je ne ferais plus rien ce soir, plus la force, plus la patience. Rapidement je passe dans le salon voir où en est Harry, toujours dans la pensine, et prendre une bouteille. J'ai besoin de changer d'idées. C'est important. De retour dans mon bureau je m'installe devant le feu que je ravive d'un sort. Je suis fatigué, vraiment… Et pas seulement parce que ça fait des semaines que je ne dors presque plus, mais j'ai trop de choses en tête, trop d'impératifs, trop de décisions à prendre, trop de choses à gérer… Et je me plaints trop aussi… C'est indéniable ça aussi.

Je me perds un temps indéfini dans le jeu dansant des flammes de l'âtre. Lorsque j'avise la bouteille presque entièrement vide je me dis que je n'aurais pas dut. Je n'oublie pas… jamais, je ne peux rien oublier. Pas oublier que l'état de Drago n'est que ma faute, que Harry est entrain de le détruire sans le voir, que je n'y peux rien. Mais lui… lui il pourrait… Un mot de Harry et Drago s'exécute. Ca serait admirable, si seulement c'était voulu…Il a tellement d'ascendant sur son esprit sans jamais l'avoir effleuré…

Si seulement j'avais appris peut-être que je pleurerais à cet instant. De rage, d'impuissance, de défaitisme. Mais le cas n'est pas. Seule la rage est présente. Plus encore lorsque j'entends la porte s'ouvrir et cette force, cette présence… que lui seul possède, si semblable à la mienne… par ma seule faute.

A ce moment là, j'ignore pourquoi je lui dis juste ce que je pense de cette situation, je lui explique aussi ce que j'ai fait à Drago, pourquoi je l'ai fait, de mes regret je ne souffle mot. Quand bien même cet aveux reste scellé en moi ça ne change rien, je suis d'une pitié à cet instant… Et l'évidence d'une solution me frappe. Durement. Il est le seul qui puisse désormais aider Drago à se établir complètement. De peu de phrases je lui dis qu'il est le seul à posséder la solution de ce problème. Le verre que je tiens va se fracasser dans l'âtre, rejoignant les flammes. Je le regarde quelques secondes sans pouvoir m'empêcher de rire de cette situation qui est une chose que jamais je n'aurais pu imaginer. On dit de moi que je peux tout prévoir mais ça… même mes cauchemars n'en sont pas emplit. Je me décide à partir, il faut que je m'aère l'esprit c'est important. La bouteille rejoint feu le verre dans les flammes. Alors que je marche vers le porte j'offre à ce morveux l'accès total à mes appartements… Parce que c'est la seule solution !

Sans plus penser à quoi que ce soit je sors du château du côté des falaises. Je marche jusqu'au bord, mon regard se perd dans l'étendue noire et mouvante. Parfois j'aimerais juste être comme elle, au-delà de tout, sans problème, si calme et tumultueuse à la fois mais absolument maître de tout ce qu'elle fait. Ce serait tellement bien. Mais impossible, comme beaucoup trop de choses… J'ai un sourire amer. Il faudra bien que je m'y fasse un jour. Tout va changer, de fond en combles, rien ne sera comme ça a été. Harry va être présent, tout le temps, moi presque plus. Certaines priorités vont changer, c'est certain.

Pour le plus grand bien…

Je retourne sur mes pas après bien deux heures de contemplation silencieuse. Ca aura au moins eu le mérite de me calmer, de me changer les idées. C'était le but, même si je suis toujours aussi peu en forme. Le sommeil ne viendra plus de toute façon, pourquoi m'obstiner ? Il en a toujours été ainsi, plus je suis fatigué, moins je trouve le sommeil. Tant pis.
Je regagne mon bureau tranquillement. Cependant trouver Harry endormi devant le feu mourant ne m'aide pas. Pourquoi est-il encore là lui ? Il aurait dut aller dormir autre part. Peu importe. Sans le réveiller je le porte jusqu'à ma chambre. Drago dort, depuis longtemps sans doute. Je dépose mon fardeau à côté de mon amant, de quelques sorts je change ses vêtements de jour ne lui laissant que ce que la décence exige. Ceci fait je quitte (fuis) la pièce. C'est étonnant ? De ne pas vouloir voir ce lui qu'on aime dans le même lit que son amant ? Personnellement j'ai du mal. Je retourne travailler… encore. Que faire d'autre en même temps ? Pas grand-chose.

Le temps passe, inlassablement, je vois dans mon dos le soleil se lever projetant mon ombre sur les papiers qui jonchent le bureau, le sol, les meubles présents… tout ce qui peut supporter la paperasse en somme. Je n'ai jamais su ranger la matière. Mes pensées sont ordonnées, mes souvenirs rangés précieusement, tout est cloisonné dans mon esprit… mais dès qu'il s'agit de choses réelles…c'est autre chose. Peu importe. Je boucle, enfin, l'ébauche de pacte avec les géants. Espérons qu'ils acceptent rapidement ! J'en ai assez de ces créatures sans cervelle.

Sur les coups des… neuf heures je dirais, vu le soleil, je sors de mon bureau. J'avoue ne pas être si surpris que cela de trouver Lucius et Drago en conversation dans mon salon. Mes appartements sont devenus un endroit de passage ces derniers temps alors… un de plus ou de moins… Tout deux se lèvent, Drago m'embrasse rapidement pendant que Lucius s'incline sobrement, comme à leur habitude.

- Fait moi savoir si elles fonctionnent fils, que je sache si on peut lui faire confiance.

Le plus jeune acquiesce et Lucius part.

Pourquoi tu n'es pas venu hier ?

- J'ai été occupé Drago, avec les alliances je n'ai plus de temps pour moi

Ni même pour dormi à ce que je vois. Tu vas te rendre malade.

- Ne t'en fait pas pour moi. Je survivrais.

Tu y as tout intérêt.

Ne t'en fait pas, je sais ça. Doucement il me mène jusqu'à un fauteuil sur lequel il me fait asseoir avant de prendre place contre moi, sa tête nichée dans mon cou. Pour rien au monde je ne refuserai ce genre d'étreinte. Simple, calme et douce. Oui je vire sentimentale. Et alors ? Chacun a ses faiblesses.
Au bout d'un moment il se redresse et m regarde, simplement. Ses orbes grises pongées dans mon regard. Il m'hypnotise totalement. S'il savait seulement combien j'ai besoin de lui…
Lentement je l'embrasse, doucement, comme pour le réapprendre. Rapidement le baiser se fait plus profond, plus impérieux et seul le manque d'air nous sépare. Puis ses lèvres dévient pour venir se poser sur ma gorge.

Amour passionnel.

Du moins si je m souviens bien… je n'ai que peu de doutes. Lorsqu'il s'éloigne de moi ses yeux brillent et il arbore un sourire que je ne lui connaissais pas. Un peu mélancolique et triste mais sans l'être totalement. Avec des gestes précis il se penche en arrière pour prendre un boite sur la table que je n'avais remarqué jusqu'alors. A l'intérieur il me présente deux chevalières ornées d'une pierre. L'une est orangée, parcourue de reflets rouges, comme une flamme. L'autre est son exacte inverse. D'un vert pâle, des ondes bleues électriques jouant dessus. Je désigne cette dernière. Sitôt fait Drago me la passe au majeur droit et y dépose ses lèvres brièvement.
Ses yeux brillent d'une façon incroyable.

Amour. Tu peux aller réveiller Harry. S'il te plait.

- Dommage ça avait bien commencé…

Arrête ça. J'ai besoin de vous parler, je ne veux pas me répéter.

Avec un soupire j'accepte. Il descend de moi tranquillement et je vais jusqu'à ma chambre pour bouger ce flemmard. Quelle mauvaise langue je fais… il est réveillé le bougre. Sans autre préambule je lui stipule que nous sommes attendus au salon. Dès qu'il arrive Drago lui met l'autre bague. Dès lors, l'origine de ces pierres me saute aux yeux, la confirmation de Drago sur les penseuses achève de me convaincre. Et dire que ces bijoux sont propriétés familiales en général. Pourquoi n'y avais-je pas penser avant lorsque j'ai vu Lucius converser avec son fils normalement ? C'est un mystère. Tant pis, ce qui est fait est fait. Lucius, si c'est lui qui se les ai procuré, a dut se ruiner. En même temps, ce sera plus pratique pour Drago et pour nous.

Assez rapidement je prends congé d'eux. Ca me rend malade de les voir. Il faut vraiment que je fasse quelque chose pour ça. Sinon ça risque de devenir très problématique. Peu importe. J'ai d'autres choses à faire, d'autres alliances, des intrigues au sein du ministère, des Aurors à calmer (ou faire calmer), des réclamations… Je ne suis pas en mal d'occupations, donc au lieu de les voir ensemble le choix qui m'est proposé est assez large.

Une journée passe encore pendant laquelle je n'aurais ni mangé ni dormi. Mais le jour où ça deviendra gênant je changerais, pour le moment tout va bien. Dans la soirée Drago vient me sortir de mes réflexions sur un quelconque pacte avec une famille de vampire influente.

Tom ? Je peux te parler ?

- Depuis quand as-tu besoin de me demander Drago ?

Il sourit.

C'est vrai depuis quelques années j'ai le privilège d'avoir ce droit sur toi.

- C'est mal de se vanter tu le sais ça ?

Oui… que veux tu, l'éducation a laissé quelques séquelles irréversibles. Et puis… ne trouverais-tu pas cela étrange que j'arrête de me vanter ?

- Si, très.

Un léger silence s'installe. Il a l'air gêné, croisant et décroisant les doigts, regardant partout sauf vers moi.

Tom… tu veux que cette situation qui est la notre s'arrange non ?

- Pour sûr.

J'ai…peut-être une solution mais il me faudrait ton concours et ton accord.

- Parle sans détour.

J'ai dans l'idée que si Harry en sait plus sur toi il comprendra mieux ta façon de réagir et…

- Jamais Drago. J'ai peine à faire face à ces souvenirs ce n'est pas pour que lui les voit. Cette enfance est ma misère, nul besoin qu'il en soit conscient. J'ignore déjà ce qu'il sait sur mon compte ce n'est pas pour lui livrer les moments de ma vie que j'assume le moins.

Mais Tom…

- Considère cette discussion close Drago.

Sans plus aucun mot il sort de mon bureau. Je soupire. Oui je sais j'y suis allé un peu fort. Mais ces souvenirs sont plus que personnels. Si une pensée peut être physiquement douloureuse, ces moments de ma vie le sont. Lorsque je dis que j'ai peine à y faire face ce n'est pas pour rien.

Pourquoi ?

Un enfant de moins de dix ans livré à sa seule force, à sa seule intelligence pour faire face à un orphelinat presque entier, à un monde extérieur assez hostile pour le quartier, ajoutez avec ça des événements inexpliqués et inexplicables. Tant et si bien que la première personne à faire mine de vouloir me sortir de cette environnement j'ai pensé qu'elle m'emmenait dans un hôpital psychiatrique. Réflexion hautement improbable chez un enfant de dix ans, même à l'époque. Ensuite mes plus belles années, Poudlard. L'apprentissage de l a magie, de mon histoire, de celle de Salazar Serentard, ma nouvelle naissance… Abraxas aussi… Des souvenirs que je chéris vraiment, qui me rappellent pourquoi j'en suis là.

Je soupire une nouvelle fois (ça m'arrive souvent en ce moment). C'est vrai que dans un sens peut-être que ça lui ouvrira les yeux. Harry doit être entrain de perdre pied. Tout est en changement autour de lui. S'il finissait par comprendre quelque chose ça irait peut-être… Sans plus me poser de question je sors du château et descend jusqu'aux rochers au bas des falaises. Ces rochers mortels, déchiquetés, battus par les flots. Je me tiens pendant… longtemps là, sur un de ces rocs, à juste ne rien penser. Le temps est froid, la nuit est à l'heure qui précède l'aube, la plus sombre. Celle qui me plait le plus. Allez savoir pourquoi. D'un pas très… las je regagne le château encore endormi.

Dans un état presque second je cherche la pensine la plus ancienne que j'ai. S'il doit voir ça autant qu'il ne voit que ce que je suis près à montrer. De l'époque de l'orphelinat je n'enlève rien. Je n'ai rien à dissimuler de ça, pas s'il doit voir quoi que ce soit en tous les cas ; Par contre de Poudlard je ressors tout ce qui concerne Abraxas. Lucius sait, Drago non et i n'a aucun besoin de savoir ça, Harry encore moins. Je n'ai jamais cru un seul instant retrouver Abraxas en Drago, il n'y a adonc aucune raison qu'il sache quoi que ce soit sur cette histoire.

Ceci fait je vois le soleil commencer à se lever par les fenêtres. Quand je disais que les voyages en pensines pouvaient être long… Je prends un papier et griffonne quelques mots rapidement.

A ton bon vouloir.

Je le dépose à côté de la pensine et repars. Je dois parler aux mangemorts aujourd'hui. Certains ont oublié ce que je représente ? Je me dois de le leur rappeler. Drago fera ensuite ce qu'il voudra de ces souvenirs. J'espère seulement ne pas en entendre parler.

Les mois passent, longuement. Petitement les choses se mettent en place. Je parviens plus ou moins à faire bouger certaines institutions. Les blessés et tués chez les mangemrots et leur familles du fait des Aurors ne représentent plus qu'un nombre très léger. Et ceux là… ce sont des Aurors qui ont refusé le changement. Ils sont désormais recherchés par le ministère pour meurtre sommaire.

Certains mangemorts d'Azkaban ont été rejugés, équitablement si c'est possible. Peu ont été relâchés mais cela a calmé les tensions dans les rangs, ce qui est pour le mieux. Ces faits me… soulagent si on peut dire. C'est une affaire dont je n'ai plus à m'occuper. Lucius m'a dit que le calme revenait dans les esprits, qu'ils commençaient plus ou moins tous à comprendre mes démarches. C'était tout ce qu'il fallait… du temps.

Les alliances avancent. Les familles les plus influentes de vampires se sont ralliées à ma cause, et surtout à ce que je proposais. Ce n'était pas bien compliqué, leurs restrictions étaient tellement fortes que les alléger n'a pas été compliqué. Les régulations seront juste un peu plus fortes quant à elles. Ils ont plus de droits, mais doivent faire plus attention. Leurs chasses sont réglementées par terrains et races.
Il me faut absolument concrétiser toutes ces alliances avant de nous faire connaître des moldus. Pourquoi ? Parce qu'il est hors de question de leur présenter un monde magique divisé dont les diverses créatures ne peuvent cohabiter normalement. Lorsqu'il en sera à mon idée, clair et net, alors seulement je demanderais à ce que nos mondes se mélangent. Mais pas avant, et ça ne sera que dans très longtemps. Mais ça en vaut la peine.

Pour ce qu'il en est du reste… Drago va beaucoup mieux, c'est indéniable. J'ai eu beaucoup de mal à supporter le fait mais au final c'est plus ou moins mieux en somme. Après qu'ils se soient endormi de nombreuses fois dans le salon, certainement à la suite e discussions longues, j'ai reformulé ma proposition à Harry d'intégrer mes appartements. Ce qu'il a eu la décence d'accepter.

J'avoue que sa présence n'est pas si désagréable que je l'aurais cru…encore une fois, du moment qu'il ne parle pas.
Le fait est qu'entre mes déplacements assez souvent (pour le ministère, les délégations ou autre) je ne suis pas souvent au château. Lorsque j'y suis Harry est soit présent, soit en visite pour l'Ordre. Le problème étant que lorsque nous sommes en présence l'un de l'autre il y a comme quelque chose qui fait que nous ne pouvons nous empêcher d'agresser plus ou moins l'autre. Pour le coup je me défausse, il attaque beaucoup plus souvent que je ne le fais. J'ignore pourquoi ; Mais le fait est et lorsqu'il commence, la fatigue aidant je réplique. Rien n'a été très violent en soi, quelques sorts bénins rien de plus.

Cependant il faudrait encore une fois que la situation change… Pourquoi après tout ? Nos existences ont repris plus ou moins leur cours. Drago redeviens celui qu'il était avec tout ce que cela implique sur le plan émotionnel et relationnel. Mais je ne supporterais plus longtemps mes joutes avec Harry. J'ai d'autres choses en tête que me disputer avec lui et, pour cette fois, je pense approcher des limites qui sont les miennes. Que ce soit en terme de fatigue et de tolérance.

Ce qui me gêne le plus en lui ? Qu'il sache ce qu'il y a de plus faible en moi. Encore que… ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai un passé de faiblesses innombrables. Je le concède. Et ses yeux crient qu'il le sait. Bien sûr il n'a pas la même façon que moi de voir tout ça… ça n'en est que pire je pense.
J'ai poussé la pitié jusqu'à recourir à des potions calmantes, mes nerfs sont entrain de me lâcher. Pourquoi ? Parce que je n'avais pas prévu d'accuser de front mes sentiments et mes idées. Pour le moment je survis donc tout va bien au final non ?

J'ai même réussi à ne pas trucider sans autre forme de procès ce loup avec lequel j'ai dut passer près d'un mois. Lupin. Le parrain de substitution de l'enfant prodige. Par contre ça m'aura grandement aidé. Les loups sont une race très fier (j'en sais quelque chose… Greyback était… assez représentatif des siens mine de rien) et particulièrement difficile à convaincre. Avoir un des leur avec moi a été presque salutaire. J'aurais été beaucoup moins diplomate que lui. Mais c'est fini, bel et bien terminé. Ceux là n'y reviendront plus, nous avons été assez clairs pour ça.

Mais ce qui importe, là, tout de suite, maintenant, c'est que j'en ai terminé avec eux, je retourne au château sans passer par nulle part ailleurs. Pour une fois depuis longtemps, depuis un peu plus de six mois je pense, je sais que cette nuit je trouverais le sommeil. Un sommeil long, pas entrecoupés, comme ceux qui me fuient depuis ces six mois.

Enfin… Oubliez ça... Ça c'était avant que je n'ouvre la porte de ma chambre. Pourquoi ? Toujours cette question. Parce que je ne pourrais pas dormir en ayant cette image en tête. Pourtant, d'un point de vue purement esthétique, ce qui s'offre à mes yeux est presque parfait. La scène est… douce, tranquille… J'aurais pu l'apprécier si les deux amants de ce li n'étaient pas eux. Je e me voile pas la face, je sais très bien que Drago est redevenu ce qu'il était, plus ou moins, sur tous les points. Mes absences, comme celles d'Harry sont prétextes à ça, je le sais pertinemment. Mais il a toujours fait en sorte d'être… discret ? Oui c'est le mot. Il n'a jamais été question que de doutes, de suppositions sur ce fait. La réalité, les voir, là, nus dans ce lit, alors que je n'aspirais qu'au calme et à la tranquillité… c'est une mauvaise chose.

Doucement je m'approche de ce… charmant tableau. Assis sur le bord du lit je passe une main distraite dans les cheveux de Drago. Peu à peu il finit par se réveiller. Ses yeux d'abord ensommeillés se font surpris lorsqu'il me voit mais avant qu'il n'ait le temps de quoi que ce soit je lui intime de se taire.

- J'ai souvent penser à te tuer Drago. Le savais-tu ? Afin de te garder pour moi et moi seul, à jamais. Faire de toi qui es ma seule et unique faiblesse, faire de toi un souvenir magnifique. Les souvenirs nous survivent tu sais ? Tu aurais été immortel dans les mémoires. Et je t'aurais gardé. Mais je n'ai jamais eu la force de ça vois tu… te perdre physiquement m'est inenvisageable. Maintenant je me demande qui de vous deux je voudrais le plus tuer. Ne t'en fait pas, je n'en ferais rien. Mais… je me dis que puisque j'ai cette preuve de ta perte…

Je souris, je suis parfaitement pitoyable et risible. Je m'étonne encore des fois, c'est fou.

- Peu importe.

Sans plus rien ajouter je déserte la pièce. Ma magie crépite dangereusement autour de moi, elle a besoin de sortir, j'ai besoin d'avoir au moins ce contrôle sur quelque chose. Dans mes appartements, dans chaque pièce des objet explosent, je tente, tant bien que mal, de préserver la chambre, au cas où j'en ai besoin un jour ou l'autre. Mais là où je suis, mon bureau, plus rien n'est à sa place, les fenêtres ont volé en éclat, les murs tremblent, le vent s'en gouffre partout où il lui est possible de le faire.

Les yeux fermés, la tête rejetée en arrière, les mains ouvertes je la sens, ma puissance, me parcourir, danser autour de moi, investir chaque partie de l'espace autour et en moi.

Tom !

-Que me veux tu Drago ? Va-t-en.

Qu'est-ce que tu fais ?

-Ce simulacre de vie n'est pas mien tu le sais fort bien. J'ai besoin de ça, de cette puissance. Avec lui toujours à tes côtés je n'y parviendrais jamais.

C'est pour ça que tu détruis le château

-Le château va bien. Ne t'en fait pas pour ça. Demain il n'y paraîtra plus. Va-t-en ! Laisse moi savourer ça.

Loin de ça il me ramène de force dans ce monde… enfin avec force. Ses lèvres impérieusement soudées aux miennes, ses mains accrochées à mon col. Lorsqu'il me relâche ses yeux sont agressifs et déterminés, ma magie s'apaise par flux et reflux, je ne parviens pas à ordonner mes pensées correctement.

Que veux tu de moi Monseigneur… Mon maître ?

-Mes conditions d'Alliances.

Impossible, trouve autre chose.

-Toi.

Je t'ai toujours appartenu, il n'est pas un rival, ton état n'a pas lieu d'être.

-Crois-tu réellement ça ?

Ce baiser là est de mon initiative, tout aussi impérieux que le sien, mais beaucoup plus violent. Il voulait m'apaiser, j'ai de toute autres visées. Visées atteintes lorsque je vois ses iris assombries.
Notre étreinte se fait, exigeante, presque violente. Je n'ai pas besoin, ni envie de douceur pour le moment et il le voit très clairement. Je n'ai besoin que de lui et de savoir que ce qu'il a affirmé un peu plus tôt est vrai… il est à moi…Et sans tarder je le fais mien, encore une fois. Peu m'importe, l'endroit, peu importe la façon, ses ongles qui me griffent sous sa douleur, mes doigts qui laisseront des marques que ses hanches… Peu importe ça puisque la fin justifie les moyens. Sa in était de me calmer, ses moyens ont été… concluants.

Dans une pièce dévastée par la magie et le vent nous reprenons notre souffle. Il tremble légèrement, somnolant contre moi. Mais mes éventuelles craintes sont balayées par son sourire calme, ses yeux clos et ses mains. Une dont les doigts sont entrelacés aux miens, l'autre juste posée sur ma nuque. Il commence doucement à plonger dans le sommeil, le temps que je nous amène à la chambre il dort.
Alors sans plus me préoccuper de grand-chose, sauf peut-être de ne pas les réveiller, je me couche, Drago contre moi, Harry bougeant dans son sommeil vient se coller à lui. Et, contrairement à ce que j'avais pensé, je fini par rapidement trouver à dormir.

Le levé du soleil amène mon propre réveil. Et dès ce moment là il y a quelque chose qui ne va pas. Pas que Drago ne soit pas matinal à la base, mais de là à ce qu'il soit déjà levé à cette heure ci est… difficilement compréhensible. Prenant soin de ne pas réveiller le dernier dormeur je me lève à mon tour cherchant dans mes appartements où pourrait être Drago.

Je commence vraiment à m'inquiéter lorsque je ne le trouve nulle part ; en passant dans chaque pièce j'y remets de l'ordre un minimum afin de minimiser l'impact de mes… débordements d'hier. Puis je retourne finalement dans la chambre ; Seulement à ce moment j'avise un parchemin posé sur une petite table.

Bonjour Tom.
Oui, Tom, parce que ça sera toi qui trouvera cette lettre, Harry n'est pas du genre à se réveiller à mâtine lorsqu'il n'a rien à faire.
Que dire… M'excuser ne servira à rien du tout face à toi, ni à lui d'ailleurs… rien ne pourra vous faire entièrement comprendre ce qu'il se passe. Je m'en vais.
Pour combien de temps ? Je l'ignore.
? Dans un endroit qui t'est interdit et que Harry ne connaît pas. Quelque part que vous ne trouverez pas.
Pourquoi ? Voila l'épineux problème. Je vous aime… Si tu savais comme je vous aime, c'est un fait que je ne peux nier. Mais je ne vous aime qu'à deux. Lorsque vous ignoriez l'existence de l'autre dans ma vie, tout allait bien. Mais depuis ce jour là… tu es bien placé pour savoir que rien n'a plus été normal. Mais, que ce soit toi ou lui, vous m'avez forcé à choisir. Et ça je ne le peux. Vous ne pouvez vous supporter, ni pour moi, ni pour rien d'autre. Je ne peux vous en vouloir pour ça, ce sont vos natures, avoir essayé de les concilier aura été ma plus grande erreur je pense. Il ne faut pas forcer le destin dit-on… Je retiendrais.

Je vous remercie, tous les deux, pour la nuit à laquelle j'ai eu droit. Ca aura été un cadeau auquel je réponds bien mal. Mais je vous promets une autre Raiponse qui, celle là j'espère, vous sierra plus que la présente.

Je ne vous aimais qu'à deux.
Je vous aimerai de loin, en espérant que vous ne vous entretuiez pas.
Pardonnez moi.

Drago.

Je peine à finir la lettre tant ma main tremble. J'ignorais que cela pouvait m'être aussi douloureux. Titubant je trouve un fauteuil dans lequel je m'affale plus ou moins. Je ne comprends pas… Vraiment pas…
Je me targuais de pouvoir comprendre les esprits les plus tordus mais lui… J'ai dut rester hébété assez longtemps. Jusqu'à ce qu'Harry bouge, il ouvre les yeux, s'étire.

-Réveillé ?

Il sursaute. Oui c'était ironique, rhétorique et acide. Ca a au moins le mérite de le réveiller complètement.

- Tu... déjà là?

- Je te dérange peut-être? De retour trop tôt?

- Où est Dray?

Je lève la tête vers lui. Autant lui dire directement. Pourquoi faire des détours pour arriver au même point,

- Il est parti.

Il reste coi pendant quelques instants, les yeux grands ouverts, hagard. Tout comme moi il ne doit pas bien comprendre ce qu'il se passe. Je me lève du fauteuil et vis jusqu'à la baie vitrée que je fais disparaître, sentir le vent froid, l'air de la mer… ça me fait du bien.

- Il… a dit que la vie qu'il avait, là au château, ne li convenait pas. Il est inutile de le chercher, où qu'il se trouve nous ne pouvons aller. Je n'en sais pas plus…

Je respire à pleins poumons. Ce que j'ai un mal fou à faire d'ailleurs, allez savoir pourquoi. Je vois danser des éclairs devant mes yeux… pourtant il n'y a aucun orage…
Puis d'un coup. La nuit totale… comme l'heure juste avant l'aube…

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

Chacha : Ce que j'ai fait à Drago ? Moi ? Mais rien voyons ^^ Que dire de plus après ça ? Pour ce que Dray à murmuré à Harry… Peut-être (sûrement) dans un autre chapitre ^^)
Mersoui pour ta review ^^

Bizoux ^.^

Flo : Mersoui du compliment ;) J'ai toujours du mal à écrire les lemons -_-' Mais bon… si ça plait c'est le principal ^^

Meci d'avoir reviewé ^^

Bizoux ^.^