Amis du jour, Bonjour
Je profite de cette fête nationale et de se " bank holiday " ( ma prof d'anglais serait fuière de moi là ^^) pour vous poster la suite.
C'est plus cours que le précédent mais il y a de l'action, haha.
Je laisse la place à Elisa, Chris, Alex et Richard et vous souhaite une bonne lecture
Enjoy !!
Ch0chette
Elisa fut quelque peu intriguée par la demande de l'agent mais elle le suivit malgré tout docilement. C'était beaucoup trop d'émotion pour aujourd'hui, elle n'en pouvait plus. Elle avait besoin de s'enfermer dans une pièce et de laisser ses nerfs lâcher. Elle n'en pouvait plus même si son physique suivait encore, même si ses pieds parvenaient à se mettre l'un devant l'autre, pas à pas sortant du grand château à la suite de l'agent, qui se retournait constamment pour voir s'il elle suivait toujours, pour être certain qu'elle ne s'évanouirait pas d'un moment à l'autre. Il n'avait peut-être pas tort.
En arrivant à la petite cabane, elle vit Chris adosser au mur, les bras croisés sur la poitrine, les yeux dans le vague. Le regarder était étrange maintenant qu'elle savait qu'il était d'un autre monde du quel elle l'avait placer, lui non-plus ne semblai pas vouloir la regarder dans les yeux. Elle espérait, peut-être à mal, qu'il se sentait mal, très mal de lui faire ça le jour de son mariage : accuser son père de criminel et de mafieux. Contre toute attente elle n'était pas en colère contre Derek, ni Casey, mais contre Chris, c'était vers lui que se dirigeait toute sa rage. Il ouvrit la porte de la cabane sans un mot, tendant le bras vers l'intérieur dans une invitation à rentrer.
Elle pénétra dans la petite cabane et fut glacée d'effroi.
Richard écarquillait les yeux et fixa Chris, voulant être menaçant mais ne laissant transparaître qu'une profonde angoisse.
Elle se précipita sur lui et prit tendrement son visage entre ses mains et poussa un gémissement, comme ci elle-même portait toutes les marques de souffrance qu'elle voyait sur le visage de son père. Richard avait les yeux gonflés et rougeâtre, sur certains endroits violet, à un point que ces yeux n'étaient désormais que deux fentes étroites, la certitude qu'il ne voit plus rien était quasi évidente. Il avait des plaies qui suintaient encore et d'autres étaient violacés, presque noires. Sa lèvre supérieur était ouverte ainsi que son front et ses joues. Tout son visage n'était plus qu'une énorme cicatrice, cicatrise qu'il garderait à vie. Sa lui faisait tellement mal, de le voir dans cette état, et de surtout devoir penser que c'est un criminel des plus dangereux recherché depuis des années. Son père était un homme bien, elle le savait, du plus profond de son cœur, elle était persuadé qu'il ne pouvait être l'auteur de toutes ses horreurs. C'était impossible, pas lui.
--Sa va, murmura Richard, ne t'en fais pas, tout va bien.
--Tout vas bien ? C'est que tu n'as pas vu l'état de ton visage, papa. C'est tellement injuste. Tu es un homme bien, tu n'as jamais fais de mal à personne, tu es même peiné de voir un chat blessé dans la rue, finit-elle dans petit rire plein de désespoir.
Elle entendit un rire méprisant dans son dos, et ferma les yeux, très fort, priant pour que se son ne proviennent pas de Chris, même si elle doutait fort que se soit Alex, le gentil, le prévenant Alex.
Richard détourna son visage de celui de sa fille : leurs yeux étaient beaucoup trop différents pour qu'il arrive à l'accepter un jour. Ceux d'Elisa, si purs et tellement honnêtes, et les siens, sales et corrompu.
Soudain Elisa sentit qu'on la tirait vers l'arrière, la tenant fermement par la taille. Puis elle sentit quelque chose de froid collé contre son cou, froid et tranchant.
--Lâche-là espèce d'ordure, lâcha Richard dans un cri furieux et terrorisé à la fois
--C'est moi l'ordure, dit la voix glaciale, méprisante, presque méconnaissable de Chris, juste à coté de son oreille. C'était lui qui tenait le couteau contre sa gorge, lui qui menaçait sa vie. Des larmes s'échappèrent de ses yeux sans qu'elle puisse les retenir.
Son père tenta de se lever et la lame s'appuyait un peu plus sur son cou, entaillant légèrement la peau, laissant du sang s'en échapper.
--Papa, laissa échappé Elisa dans un gémissement à peine audible, la voix enrouée à cause des larmes et des sanglots
Elle sentit la lame tremblée quelque peu et la main sur sa taille se crisper presque imperceptiblement. Personne à part elle ne devais avoir remarquer, ce qui signifiait probablement, les doutes de Chris, ou bien elle rêvait juste qu'il puisse se sentir mal ou la peur avait déjà pris totalement le contrôle sur sa raison.
--Me reconnait tu, enfoiré, dit sèchement Chris, plus en colère que jamais. Non ? Vraiment pas ? Tu ne te rappelles pas avoir débarqué un soir d'hiver dans une énorme maison, avoir tué les parents, enlevé la fille et laissé le garçon, seul avec ses démons. Toujours pas ? Bien, je vais te rafraîchir la mémoire en réservant à ta fille le même sort qu'a ma famille.
Alex, poster derrière Chris, su que c'était le moment d'intervenir. Alex avait su, vaguement, pourquoi Chris avait choisi la CIA, mais il n'aurait jamais pensé que si il traquait cette homme depuis des années c'était pour venger sa famille. C'était cet homme là qui avait brisé Chris, qui l'avait rendu presque inhumain, ne vivant que pour cet ultime but, rien d'autre.
Il s'approcha alors lentement de Chris, se mit à son côté, tenta d'envoyer un regard qui se voulait rassurant à Elisa avant de s'adresser à Chris.
--Laisse-moi lui parler Chris, donne moi ce couteau, dit-il tentant la main vers lui, ne fait pas quelque chose que tu regrettera, oublie cette colère froide et douloureuse deux minutes et réfléchis. Veux-tu vraiment tué cette fille Chris ? Veut-tu devenir comme lui? finit-il en désigna Richard du doigt, comme s'il le maudissait
Chris le regarda deux secondes, le regard plein de fureur mal contenue. Elisa avait le regard plein d'espoir et l'attente beaucoup trop longue achevait de ronger le peu de limites qu'il lui restait. Chris se reporta finalement sur le couteau.
--NON !, cria Richard, je vais tout te dire.
Chris releva les yeux vers Richard et décolla le couteau, mais le maintint néanmoins à hauteur du cou d'Elisa.
--A l'est, avoua Richard, à 10 kilomètres.
--Te fous pas de ma gueule ; La route se termine à 4 kilomètres.
--Avec l'argent que j'ai amassé, j'ai pu construire le reste de la route, dans la plus grand discrétion sans que personne, ni les satellites, puisse y voir une énorme bâtisse que j'y ais fait construire..
Chris relâcha Elisa qui s'empressa de s'éloigner le plus loin possible de lui, elle alla se coller au mur, la main sur le cou. Chris lâcha le couteau et se dirigea vers Richard, lui envoyé un énorme coup de poing dans l'estomac.
Elisa voulut se précipiter, mais Alex la retint, la regarda dans les yeux, et elle comprit et se remit contre le mur.
--Tu t'occupes de lui pendant que je vais voir l'endroit qu'il m'a indiqué, demanda Chris à Alex, le regardant intensément dans les yeux.
Alex comprit que le « lui » voulait enfaite dire « eux » et surtout « elle », qu'il lui dise qu'il ne lui aurait jamais fait de mal.
--Pas de problèmes.
Chris se dirigea vers la sortie, juste à côté de l'endroit ou se trouvait Elisa, il la regarda dans les yeux, et ce qu'il y vit le dégouta : Douleur, incompréhension, trahison et déception étaient se qui habitaient ses grand yeux.
Après être sortit, en ayant pris le temps de fermer la porte, il se mit à courir, aussi vite et aussi loin qu'il le put, et finit par hurler, avant que a voix ne se brise, assez loin de la cabane pour ne pas être entendu. Alors que dans la cabane, les nerfs d'Elisa lâchèrent enfin.
