Note : Je comptais mettre les deux derniers chapitres en ligne aujourd'hui mais tout compte fait, je vais encore faire durer le suspens. Donc voici l'avant dernier chapitre.
J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci
Chapitre 14
Assis dans sa voiture, Milo venait de faire un malaise. Il se sentit partir dans les vaps, il avait chaud, du mal à respirer, il tremblait. Il essayait de se concentrer mais il n'y parvenait pas. Soudain, il comprit. La coke. Elle était frelatée. Si le type qui lui avait refilé la drogue se défonçait avec cette merde, il n'en avait plus pour longtemps sur cette bonne vieille terre. Lui était habitué à de la qualité nettement supérieure. C'est sûr, il fallait savoir où en trouver. De plus, il n'en avait pas pris depuis longtemps et la réaction fut amplifiée.
Camus s'était habillé en deux minutes et avait appelé un taxi. Il lui donna l'adresse de la boite et lui demanda de faire le plus vite possible. Arrivé sur place, il fit le tour des petites rues alentour en courant. Il n'avait pas entendu de musique au téléphone, Milo n'était donc pas à l'intérieur. Il finit par voir la Porsche, garée un peu plus loin. Il ouvrit la portière, Milo lui tomba dans les bras, à peine conscient.
- Milo, tu m'entends ?
- … vaise dope…
- Ca va j'ai compris ! Accroche-toi à moi ! On va à l'hôpital !
- Non ! … veut … trer… la maison…
- D'accord mais tu dois m'laisser conduire ! Met tes bras autour de mon cou, on va de l'autre coté !
Il finit par faire monter Milo coté passager et pris le volant. Tout le long du chemin, Camus le secouait pour ne pas qu'il s'endorme. Une peur sans nom lui vrillait les entrailles comme un tisonnier chauffé à blanc. Son cœur battait dans sa poitrine à deux cent à l'heure.
Milo poursuivait sa descente en enfer. Jamais il ne s'était senti aussi mal. Il avait atteint le point de rupture. Il ne pourrait jamais faire marche arrière. A quoi bon ? Pour se jouer encore la comédie ? Pour faire croire qu'il était un autre ? Pourtant, une petite voix lointaine, couverte par tous ces bruits dans sa tête lui criait de ne pas renoncer. Il y avait des gens qui l'aimaient, qui tenaient à lui. Il ne fallait pas qu'il se laisse aller, il devait se battre. Il lui sembla entrevoir une main qui se tendait vers lui bientôt remplacée par… un visage si beau …
On aurait dit celui d'un ange…
Camus traîna Milo jusque dans la salle de bain. Il l'assit sur le tabouret tant bien que mal et le déshabilla. Il se déshabilla à son tour et entra sous la douche avec son compagnon pour le soutenir. Il ouvrit le robinet d'eau froide à fond. Il eut le souffle coupé et Milo se mit à se débattre. Il le maintint contre lui d'une poigne de fer. Ils finirent par glisser dans le fond de la baignoire. L'eau engourdit rapidement leurs membres mais elle avait réveillé Milo. Il était de nouveau conscient. Complètement défoncé, mais conscient. Camus le sortit de là, l'enveloppa dans son peignoir de bain et l'aida à se mettre au lit. Il revint avec un yaourt et un jus de fruit. Son corps devait assimiler des sucres rapides pour contrecarrer un peu les effets de la drogue. Il s'assit sur le lit, à coté de lui, le regardant refaire surface lentement.
Milo le regarda enfin. Il y avait une telle détresse dans ses magnifiques yeux saphir que Camus sentit une boule serrer sa gorge. Il déglutit avec difficulté.
- Pourquoi ? murmura-t-il avec douceur en repoussant délicatement une boucle bleue de son visage.
- Quelle importance ! J'ai échoué, j'ai replongé !
- C'est pas parce que t'as fait un écart que tu dois tout envoyer chier ! T'as tenu un mois, tu sais que tu peux le faire.
- Ecoute Camus, j'te suis infiniment reconnaissant de m'avoir sorti de là ce soir. Sincèrement. Mais faut regarder les choses en face. Je suis comme je suis et je chang'rai pas. Tu perds ton temps avec moi.
- Je suis pas d'accord, si tu fais un petit effort, tu y arriveras et je t'aiderai. Je t'ai dit que je resterai avec toi jusqu'à ce que tu sois guéri. C'que je comprends pas c'est pourquoi t'as fait ça ce soir ? Pourquoi tu t'fais du mal comme ça ?
- Pourquoi ? Alors t'as pas compris ?
- Compris quoi ? Qu'est-ce que tu veux prouver ?
Milo plongea ses yeux dans les lacs de glaces de Camus. Il avait les yeux brillant de larmes contenues et une expression d'immense désarroi. Il avait mal, son cœur et son âme lui faisait mal. Il ne lisait aucun reproche dans le regard de son ami juste de l'incompréhension et une infinie tristesse.
- Pourquoi j'ai fait ça ce soir ? Je suis à bout Camus ! J'en peux plus ! J'ai l'impression que j'vais devenir fou. C'est trop insupportable ! Ca me ronge le cœur comme un acide ! J'ai tellement mal !
- Mais de quoi tu parles enfin ?
- Je parle de toi Camus, fit-il au bout de quelques secondes. Je… je t'aime. Je supporte plus cette distance qu'y a entre nous. J'ai qu'une envie, c'est te serrer dans mes bras à tout jamais. Te garder contre moi pour toujours. Mais ça sert à rien de toute façon, tu t'en fous de moi !
Une gifle magistrale lui déboîta la tête. Camus se leva, Milo le regarda muet de stupeur. Le mannequin avait les yeux flamboyant d'une colère glaciale. Il avait le souffle court et ses mains tremblaient légèrement. Il ne réalisait pas encore ce que venait de lui avouer Milo mais ces paroles faisaient leur chemin dans son esprit.
- Je me fous de toi hein ? fit-il d'une voix blanche de rage. Bien sur, c'est pour ça que depuis deux mois j'te surveille comme le lait sur le feu et encore ce soir, je viens t'chercher parce que tu t'es foutu dans la merde !
Il termina sa phrase en criant les mots. Camus était furieux.
- J't'ai pas d'mander d'venir me chercher ! rétorqua Milo, amère.
- Et ce mot, à quoi y sert ?
- Pour pas qu'tu t'inquiètes, c'est tout.
- Alors pourquoi au téléphone tu m'as dit "Viens"
- J'étais en plein délire, je sais même plus c'que j'ai dit !
- Si t'es persuadé que j'en ai rien à foutre de toi, il te suffisait de me dire de rentrer chez moi, j'aurai compris ! Alors je répète, pourquoi ?
- Parce que j'arrive pas à te dire de partir ! cria-t-il enfin. Je veux t'oublier et que tu m'oublies. Mais j'voulais qu'ce soit toi qui partes !
- Et t'as rien trouvé de mieux ? Tu crois que parce que tu piques ta crise j'vais prendre peur et m'enfuir, c'est ça ? Tu m'connais encore si mal ?
- C'est pas ça, j'ai confiance en toi, une confiance aveugle. Mais j'en peux plus, tu comprends ? C'est insupportable d'être à tes cotés tous les jours en sachant que tu partages pas mes sentiments. Effectivement, le mieux c'est qu'tu t'en ailles. J'te remercie d'avoir essayé de m'aider mais, c'est raté. C'est pas la peine que tu perdes ton temps avec moi.
Une autre gifle lui tourna la tête. Cette fois Milo cloua Camus du regard d'un air de dire "Encore une et j't'éclate la tête !"
Camus tremblait toujours de fureur. Mais pourquoi se mettait-il dans un état pareil ? Il se pencha vers Milo mettant leurs visages si proches l'un de l'autre qu'ils pouvaient sentir le souffle de leur respiration.
- Je te laisse ce qui reste de la nuit pour réfléchir. Si demain t'es dans le même état d'esprit, alors je f'rai mes bagages et tu m'reverras plus. Si t'es pas capable de dire aux gens clairement c'que tu penses d'eux ou c'que t'éprouves pour eux alors t'as raison, j'ai rien à faire ici.
Camus sortit de la chambre et s'installa sur le canapé pour le reste de la nuit. Mais il savait très bien qu'il ne trouverait pas le sommeil. Ce qui s'était dit ce soir était trop important, trop grave. Milo avait atteint ses limites psychologiques, il était à la croisée des chemins et il allait devoir faire un choix. Mais Camus aussi était perturbé. Milo lui avait dit qu'il l'aimait. Il comprenait mieux son changement d'attitude et cette distance qu'il avait mis entre eux. Il ne voulait pas lui imposer ses sentiments. Il voulait que Camus vienne à lui de son plein gré. Et il ne le comprenait que maintenant. Quel idiot il avait été ! Il ferma les yeux pour tenter de retenir les larmes qu'il sentait monter.
C'est alors qu'il comprit aussi pourquoi il avait eu si peur lorsqu'il avait fait son overdose et ce soir, il avait été terrifié en s'éveillant dans ce grand lit vide parce qu'il ignorait où était Milo. Et la terreur qu'il avait ressentie en l'entendant si mal en point au téléphone, il avait cru qu'il n'arriverait pas à le retrouver, qu'il allait le perdre. Et cette joie indicible lorsqu'il avait fait ces photos, ses frissons délicieux quand il avait sentit ses mains sur lui. Il avait toujours été inquiet chaque fois qu'il était loin de lui. C'est alors qu'il réalisa pourquoi il réagissait comme ça. Il aimait Milo et depuis bien longtemps, depuis presque leur première rencontre en fait. Il était fou amoureux de lui. Il l'avait dans la peau. Jamais il ne pourrait partir et le laisser livré à lui-même. Demain, il serait encore là et le jour suivant, et le jour d'après…Mais ils allaient devoir avoir une petite conversation…
Milo n'avait dormi que quelques heures pendant lesquelles il avait fait des cauchemars dont il ne souvenait pas ou presque. Il n'y avait que l'image d'une main gigantesque qui se tendait vers lui alors qu'il tombait dans un abîme où il savait qu'au fond l'attendait la mort. Quoi d'autre… L'alcool ou la drogue finiraient bien par faire une victime de plus. De toute manière, il n'avait plus envie de se battre. Les Niçois et Camus finiraient par l'oublier. Ils avaient partagé une certaine intimité, des moments sympa mais ce n'est pas comme s'ils étaient vraiment liés. Ils ne se connaissaient que depuis quoi ? Trois ou quatre mois ? Ils l'oublieraient, il n'aura été que de passage dans leur vie comme tant d'autres avant lui. Et puis ainsi, la douleur qu'il ressentait dans son cœur disparaîtrait, il ne souffrirait plus.
Deux autres visages s'imposèrent à lui. Mû et Aïolia, ses amis. Il les connaissait depuis des années, il savait qu'il comptait beaucoup pour eux. Mais sa présence les mettait aussi en danger. Il trouvait toujours Aïolia très séduisant et à son goût. Oh bien sûr, ça n'avait rien à voir avec les sentiments qu'il éprouvait pour Camus, Aïolia c'était juste une attirance physique. A quoi bon continuer à leurs imposer sa présence à tous. Sa vie n'était qu'une illusion quoiqu'il ait pu réaliser. Mais il n'avait pas pensé que les visages de ses parents surgiraient dans ses cauchemars. Ils étaient son seul point d'ancrage, ils ignoraient tout du maelstrom émotionnel dans lequel leur fils se débattait et où il perdait peu à peu la force de surnager. Shaka avait déclenché une réaction en chaîne dont il n'avait pas la moindre idée. Mais ça n'était pas de sa faute, il ignorait tout. Comment aurait-il pu savoir ?
Milo finit par se lever. Dans le salon, il vit Camus endormi sur le canapé avec une couverture sur lui. Son cœur se serra douloureusement. Il l'observa pour graver à tout jamais ses traits dans sa mémoire. Dans moins de deux heures, il serait sorti de sa vie. Il poussa un profond soupir de désespoir et s'en fut vers la cuisine faire du café. Il prépara un petit plateau avec une tasse de café, un jus de fruit et deux toasts grillés et beurrés. Il le posa sur la table basse et s'assit à coté de Camus. D'une main, il repoussa une mèche de son visage et passa le dos de son index sur sa joue. Son compagnon ouvrit les yeux, le regarda et regarda le plateau en haussant un sourcil interrogateur.
- J'pouvais bien faire ça avant qu'tu t'en ailles !
- Nous y voilà ! songea Camus.
Il voulait toujours qu'il le laisse seul. Il s'assit et but le jus d'orange en silence.
- Milo, faut qu'on parle.
- Y a rien à ajouter. Tu s'ras bien mieux sans moi. Reprends le cours de ta vie.
- J'peux pas.
- Hier t'as dit que si j'étais dans le même état d'esprit tu partirais et j'entendrais plus parler de toi.
- Je sais c'que j'ai dit et sur le moment je l'ai pensé. Mais ensuite, j'ai réfléchi et j'ai compris certaines choses. J'peux pas partir.
Il termina son deuxième toast et son café. Il se cala dans le fond du fauteuil, remonta ses genoux contre sa poitrine et fixa le sol.
- Je suis incapable de te quitter Milo. Comment je pourrais partir alors que t'es au bord du gouffre, en partie à cause des sentiments que t'éprouves à mon égard et contre lesquels tu peux pas lutter parce que ça s'commande pas.
Milo se leva d'un mouvement brusque et prit le plateau pour le ramener dans la cuisine.
- Inutile de remuer le couteau dans la plaie, rétorqua-t-il d'un ton d'un acerbe en lui tournant le dos.
Il débarrassa la tasse et le verre dans l'évier de la cuisine sur lequel il s'appuya des deux mains en fermant les yeux pour retenir les larmes brûlantes qu'il sentait monter. Un tremblement parcourut son corps. Il avait mal, tellement mal.
Soudain, il sentit deux mains se glisser autour de sa taille et un corps se coller à son dos. Son cœur s'accéléra et son tremblement s'intensifia. Un souffle chaud caressa son cou et un poids pesa sur son épaule. Instinctivement, il pris ces mains dans les siennes.
- Je peux pas partir…, entendit-il faiblement dans son oreille.
- Camus, à quoi tu joues ?
- Je joue pas, j'ai juste arrêté de m'voiler la face. Moi j'ai changé d'état d'esprit.
- Moi non. J'ai pas besoin de ta pitié.
- C'est pas par pitié que j'veux rester avec toi.
- Alors pourquoi ?
Milo s'était retourné. Les deux hommes se faisaient face et s'observaient. L'intensité de leurs regards en disait long sur le combat intérieur qui faisait rage en eux.
- C'est toi maintenant qui comprends pas. Je peux pas partir, c'est au dessus d'mes forces.
- Qu'est-ce que tu racontes encore ?
Il vit les yeux de Camus s'emplirent de larmes qui coulèrent sur ses joues, laissant des traces brillantes sur la soie de sa peau. Son regard s'adoucit et une idée folle lui traversa l'esprit mais il ne voulut pas y penser.
- Je peux pas te laisser parce que… parce que je t'aime moi aussi.
Il ne vit pas venir la gifle qui lui brûla la joue. Il regarda à nouveau Milo, ses yeux étaient remplis de colère et de souffrance.
- T'inventerais n'importe quoi pour continuer à t'incruster dans ma vie. Mais ça marche pas !
- Qu'est-ce que j'dois faire pour t'le prouver ?
- Va-t'en. Si t'as vraiment des sentiments pour moi, alors respecte mon choix.
Camus sentit une chape de glace emprisonner son cœur et le broyer. Il plongea une dernière fois ses yeux dans le magnifique regard de Milo puis sortit de la cuisine. Il s'habilla rapidement et commença à remplir ses sacs avec tous les vêtements qu'il avait apportés. Il débarrassa la salle de bain de ses affaires de toilettes et fourra la sacoche dans un des sacs d'un geste rageur. La colère supplantait sa détresse. Il s'en voulait, il en voulait à Milo, il en voulait à la terre entière. Il avait été nul.
Il ferma son dernier sac et le posa avec l'autre dans le hall d'entrée.
- C'est pas vraiment comme ça que j'imaginais le moment où je te dirais que je t'aime, murmura-t-il pour lui-même sans se retourner.
Il prit son blouson dans la penderie, passa l'anse d'un sac sur son épaule, prit l'autre à la main et ouvrit la porte.
- Camus !
Il s'arrêta, le cœur battant, la main sur la poignée. Il entendit les pas de Milo s'approcher derrière lui.
- Ne pars pas ! souffla-t-il. J't'en prie, me laisse pas.
Il ferma les yeux, s'imprégnant de ses paroles qu'il n'espérait pas entendre. Et maintenant, qu'allait-il se passer ? Il referma la porte. Il reposa ses affaires et se retourna. Milo était là, à deux mètres de lui, les bras ballant, le visage ravagé par le désespoir.
- Me laisse pas ! Si tu m'aimes vraiment, me laisse pas...
Camus franchit lentement la distance qui les séparait et posa sa main sur la joue de Milo. Celui-ci ferma les yeux et savoura ce contact, la gorge serrée par l'émotion.
- Regarde-moi Milo !
Il ouvrit les yeux et rencontra ceux de Camus. Ils étaient remplis d'un tel amour qu'il crut qu'il allait mourir de bonheur. Sans trop savoir comment, il se retrouva dans ses bras, enveloppé d'une chaleur infinie et d'une tendresse inouïe. Il pleura, il sanglota, incapable d'endiguer le flot de sentiments violents qui déferlaient dans son cœur et son âme. Il sentit les mains de Camus sur son visage, douces, elles le calmaient. Ses lèvres se posèrent sur son front, légères, sur sa joue, chaudes, sur ses lèvres, caressantes. Il osa mettre ses mains sur ses hanches, mais son geste était hésitant. Milo était tellement heureux qu'il craignait de l'effrayer s'il se montrait trop impatient.
- Dis-moi que j'rêve pas ! murmura-t-il entre deux baisers.
- Tu rêves pas…
- T'es sûr de tes sentiments ?
- J'ai jamais été aussi sûr de moi… jamais…
Milo fit glisser le blouson de Camus sur ses épaules. Ils s'enlacèrent plus étroitement, ce contact leur arracha un soupir lascif. Leurs bouches se firent plus exigeantes. Camus sentait que son amant avait encore besoin d'être rassuré sur ses sentiments. Il abandonna ses lèvres pour son oreille qu'il mordilla, puis lécha les larmes sur ses joues, savourant le goût épicé de sa peau. Milo avait glissé ses mains dans son dos et remontait le long de la colonne vertébrale et sentit son compagnon tressaillir. Il prit conscience qu'il en avait rêvé, goûter à Milo de cette façon, il savourait chaque sensation, chaque effluve, chaque soupir. Camus allumait un véritable incendie dans son corps avec ses baisers.
- Si on s'trouvait un endroit plus confortable ? chuchota Camus.
- Tu penses à quoi ?
Camus reprit sa bouche pour un baiser sulfureux. Milo eut un mouvement de recul incontrôlé mais une main sur sa nuque lui imposa ce baiser. Leurs langues se rencontrèrent enfin. Même Shaka ne l'avait jamais embrassé ainsi. C'était un baiser passionné, qui en demandait d'avantage tout en voulant donner plus encore.
- Le canapé ?
- Bonne idée… Tu veux toujours me prouver tes sentiments ? demanda Milo avec une lueur provocante dans les yeux.
- Tout ce que voudras pour que tu me croies !
- Danse pour moi !
Camus le regarda, cherchant dans ses yeux s'il plaisantait ou pas. Apparemment non. Toujours enlacés, il poussa Milo et le fit tomber sur le fauteuil. Il s'éloigna un instant vers la stéréo et les premières notes de "Love on the beat" de Serge Gainsbourg sortirent des enceintes. Il monta le son puis se retourna et posa un regard envoûtant sur Milo. Il poussa la table basse dans un coin. Sous les yeux incrédules et brillants de désir de son compagnon, Camus commença à danser avec un regard aguicheur, insolentt et un sourire carnassier en coin.
- Qu'est-ce tu fais ? demanda-t-il un peu désarçonné par son attitude. Il ne s'attendait pas du tout à ce que Camus le prenne aux mots.
- Tu veux que j'te prouve que j't'aime comme un fou ? Alors regarde !
A suivre…
J'espère que ça vous a plu.
