Chapitre 14 : L'antre de la lionne
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Bonjours à toutes ! (oui, je crains que les garçons ne soient pas friands de fics romantiques entre Drago et Hermione…^^). J'ai remarqué que vous êtes encore plusieurs à me suivre donc merci beaucoup, particulièrement à celles qui m'ont laissé des reviews ! C'est vraiment ça qui donne envie de continuer. Merci aussi aux plus nombreuses qui m'ont ajoutée à leurs fics favorites ou leurs alertes. Si vous pouviez me dire ce que vous en pensez ce serait encore plus sympa )
Un nouveau chapitre, que j'ai assez remanié par rapport à la version originale en rajoutant plusieurs scènes. J'espère que ca vous plaira !
Je rappelle que les phrases en italiques sont en fait une sorte de « conscience » des personnages ^^
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-Bon, j'envoie un hibou au professeur McGonagall alors ? Tu sais qu'une aile du château a été détruite lors de la guerre alors les élèves ne rentreront pas avant quelques semaines. Au moins nous seront tranquille, mieux vaut y aller tant qu'il n'y a personne.
Granger s'activait au dessus d'une feuille de parchemin tout en me parlant. Est-ce qu'elle avait vraiment besoin que je lui réponde après tout ? Qu'importe ma réponse, elle avait déjà décidé. Ses cheveux retombaient devant ses yeux et elle les repoussait d'un geste de la main, agacée.
-Et la bibliothèque est toujours en état ? Demandai-je en espérant secrètement que ce ne soit pas le cas. Question idiote puisque Granger me proposait d'y aller, mais l'espoir fait vivre, et pour l'instant mon espoir me fait défaut voyez-vous.
-Bien sur, il y a un sort d'une grande puissance qui protège la bibliothèque. Il faut préserver les connaissances, dit-elle sur un ton extrêmement sérieux. Tu n'as donc jamais lu l'Histoire de Poudlard ?
Je levai les yeux au ciel. Bien sur que non, je n'avais pas lu ce fichu bouquin. Granger ne comprendra jamais qu'il n'y avait qu'elle à l'avoir fait à l'école ? Déjà pendant la guerre elle ne cessait de glisser ses remarques désobligeantes sur tous les livres qu'elle avait lu et pas nous.
-Et l'aile, ils comptent la réparer quand ?
-Ils sont en train de le faire. Avec la magie ca ne prendra pas tellement de temps. Ensuite les professeurs s'installeront et commenceront à organiser les emplois du temps. Il y a beaucoup de choses à revoir désormais. Une nouvelle directrice, McGonagall, et tout ce qui s'est passé durant deux ans à Poudlard. Les méfaits des Carrow ne resteront pas sans mesures. Il faut effacer tout ce qu'ils ont pu enseigner.
-Arrête, si des élèves pensaient comme les Carrow, je suis certain qu'ils ne seront pas assez bêtes pour le répéter. Ou peut-être qu'il faudrait instituer un cours sur les moldus obligatoire, pour rétablir le vrai dans les esprits.
Granger resta ébahie en me regardant.
-Attend, tu viens de proposer des cours obligatoires sur les moldus pour montrer aux élèves qu'il ne faut pas les mépriser ?
J'eu un rictus.
-M'en fiche, c'est pas moi qui devrait supporter les cours. Et puis tu sais Granger, je suis un gentil, j'adore les moldus moi ! J'en prends un à chaque petit-déjeuner.
Elle haussa les yeux au ciel et poursuivit sa lettre.
-Merlin, tu fais peur quand tu essayes d'être drôle Malefoy. Je me demande quels seront les nouveaux professeurs de défense contre les forces du mal et de métamorphose…
-Bah, ils trouvent toujours des fous prêts à assurer des cours à Poudlard.
Soudain une chouette frappa de son bec la fenêtre. Surpris je lui ouvrai, me demandant de qui elle pouvait provenir. La chouette se précipita sur Granger pour lui lâcher la lettre sur la tête et repartir tout de suite à travers l'ouverture. Granger jura et prit l'enveloppe. Je m'approchai, tout à fait intrigué.
-Qu'est-ce que c'est ? Demandais-je en m'accoudant nonchalamment au canapé. Le visage de Granger se décomposait au fur et à mesure de sa lecture.
-Une de tes groupies qui veut ma mort ! Grinça-t-elle avec ironie.
-Ah.
Je n'eu même pas le temps de regarder la lettre qu'une dizaine d'hiboux entrèrent par la fenêtre que j'avais laissé ouverte et déversèrent sur Granger leur fardeau, avant de s'envoler de nouveau. Une beuglante explosa même en insultes et j'éclatai de rire tandis que Granger fixait la lettre cramoisie avec une sorte de résignation.
-Ca recommence…
-Tu veux dire comme pendant le Tournoi des 3 sorciers ? C'était super amusant !
Elle me fusilla du regard et ouvrit quelques lettres au hasard à coup de baguettes.
-Ce n'est vraiment pas drôle, plutôt consternant. Ecoute ça :
« Vous êtes la pire dévergondée du pays, j'espère que le jeune monsieur Malefoy ne se laissera pas avoir »
« A chercher la puissance à tout prix, on trouve le mépris ».
-Non mais elles se prennent pour qui ? Vous préféreriez que Voldemort vous réduise en esclavage pauvres folles ? Hurla-t-elle devant les lettres.
Merlin, quand elle veut, Granger fait peur. Elle se retourna vers moi.
-Bon je t'emprunte Hermod, où est-il ?
Elle ne semblait pas d'humeur à être contrariée aussi ne la fis-je pas attendre et partis chercher Hermod qui devait somnoler dans la chambre d'amis. Elle lui remit la lettre, lui dit de l'amener à la directrice McGonagall – très étrange d'entendre ça – et mon hibou grand duc s'envola dans le ciel exempt de nuages. Je regardais le petit tas de lettres sur mon bureau.
-Fais attention quand tu vas les ouvrir.
-Je ne suis pas née de la dernière pluie Malefoy. D'autant plus que j'ai déjà été blessée par une fan, donc je prends mes précautions maintenant.
Je levai les mains.
-Ok ok miss-je-sais-tout, maintenant on fait quoi ? J'ai des papiers à signer, tu voudrais bien déguerpir de mon appartement ? Pas que ta vue m'insupporte, mais je m'étais habitué à ne plus te croiser tout le temps dans les couloirs du square Grimmaurd, alors te voir chez moi c'est une autre sorte de douleur vois-tu ?
Elle sembla confuse et me répondit :
-En fait je comptais te demander de m'accompagner chez moi…
-Hein ? C'est quoi ça ? Un plan drague ?
-Bien sur que non Malefoy. Je veux passer nourrir mon chat qui se fait vieux, il a du mal à chasser. Et puis mettre des vêtements plus confortables que ceux que tu m'as apportés.
Je fis mine de compatir.
-Pauvre minou il va crever de faim. Pourquoi donc as-tu besoin de moi pour aller chez toi ?
Elle rougit légèrement.
-Tout d'abord au cas où je serais agressée par tes fans hystériques. Et puis parce que ça pourrait t'être utile de savoir où j'habite.
Je souris :
-Tu sais très bien que même contre une horde de fans déchainés tu remporterais le combat haut la baguette, en revanche…glissais-je sournoisement, en quoi cela pourrait m'être utile de connaître l'emplacement de ton humble demeure ?
-Oh ca va, ne joue pas au plus malin, on ne sait jamais ce qui peut arriver ! Alors, tu m'accompagnes ou tu restes comme un vieux à classer ta paperasse ?
Je fis mine de réfléchir à sa proposition même si au fond de moi je savais que je mourrais d'envie de voir l'endroit où habitait Granger. C'est vrai ça, comment le petit rat de bibliothèque avait-il aménagé son chez-soi ? Est-ce que tout était en rouge et or avec des lions en peluche partout ? Nan je sais, c'est ridicule, même chez moi tout n'est pas vert et mon doudou n'est pas un serpent. D'ailleurs je n'ai pas de doudou, je précise avant que ca n'aille apparaitre à la Une de La Gazette. Les doudous, c'est pour les crétins et les petits. Qui a besoin d'une peluche sale et pleine de microbes pour s'endormir franchement ? C'est beaucoup plus agréable d'avoir une femme dans son lit, là, on dort parfaitement. Particulièrement si c'est Granger. Quoi ? Non Merlin, ce n'est pas vrai je n'ai pas pensé ça ! Bref.
-J'accepte, mais seulement pour voir ton appart. Dis-je en souriant narquoisement. Tu habites où ?
-Dans Londres, dans un appartement que j'ai pu acheter grâce à mes parents et aux fonds du ministère pour services rendus au monde magique.
Je retins un soupir d'indignement.
-Quoi ? Ils n'ont pas été aussi généreux avec moi…Je n'ai eu droit qu'à quelques remerciements forcés de la part du Ministre et une déférence affreusement horripilante quoique agréable. Le nom des Malefoy reste assez imposant. Les gens ne savent pas si je suis aussi effrayant que mon père, et du coup restent méfiants envers moi. Ca ne me dérange absolument pas.
Le grand Drago Malefoy, froid et inaccessible. Ca me va très bien. J'aime fasciner les gens, c'est comme ça. J'ai été élevé comme si ma vie valait tous les trésors, et j'en suis persuadé, j'y peux rien moi. Je suis le plus beau trésor du monde. Et aussi le plus vaniteux. Toi, on t'a rien demandé.
-Moi je trouve ça dérangeant, repris Granger. Tu sais quoi, si on se marie, je pourrais rendre ton nom synonyme de choses beaucoup plus agréables, comme de paix et de dons…Je verserais de l'argent pour des associations et aiderais les plus démunis.
Elle eu un sourire satisfait. Non mais ca va pas oh ! Tu ne toucheras pas à MON argent avec tes sales pates ! Surtout pour aider son prochain. C'est trop guimauve comme truc. Non, l'argent, ca sert à se faire respecter, à payer les gens sous la table, à se faire plaisir…Pas pour distribuer à tous les coins de rues ! Faut que je fasse attention à mes poches où Granger risque de tout dilapider avant que je lui tourne le dos ! Et puis déjà que je dois salir ma lignée si en plus le nom Malefoy devient synonyme de doux agneau, où va le monde ?
-Et je pourrais enfin créer la SALE !
La salle ? Salle de quoi ? Ou quelle sale manie ? Devant mon air ahuri, Granger m'expliqua :
-La Société d'Aide à la Libération des Elfes.
C'est une blague ? Non, elle reste imperturbable. J'éclatai de rire, me moquant ouvertement d'elle.
-Nan mais t'es sérieuse ? Libérer des elfes ? Ils adorent faire le sale boulot, laisse les continuer.
-Non, Dobby lui…
Je la coupai :
-Dobby ? Mon ancien elfe de maison ? Lui il ne compte pas, il suit Potter comme son ombre ! J'ai toujours dit d'ailleurs que Potter avait une mauvaise influence sur les gens…Contrairement à moi. Douce Hermione, ta quête est vouée à l'échec, crois-moi…Dis-je d'un air triste pour la rendre un peu plus en colère.
Cela ne marcha pas tout à fait car elle répliqua.
-Que tu dis. Crois-moi, rien n'est impossible. Tu n'avais pas dit un jour que nous n'arriverions jamais à vaincre Voldemort ? Et pourtant, c'est fait. Bon, on y va ?
Avant que je puisse répondre elle descendit dans l'espace de transplannage de mon immeuble. Et si je veux aller aux toilettes ? Je pris ma baguette, fermais la porte, et la suivis. Elle prit ma main rapidement, comme si elle avait peur que je lui saute dessus et transplanna. Aussitôt arrivés, elle lâcha ma main – je ne mords pas pourtant – et commença à sortir du cul-de-sac. Je restai immobile, fixant un panneau devant nous « Cédez le passage, ne restez pas au milieu de la route. »
-Qu'est-ce que c'est ça Granger ?
Elle se retourna vers moi, un air de moquerie sur le visage.
-Oh oh, le grand et merveilleux Drago Malefoy – oui je sais, merci chères admiratrices – ne sais pas ça ? Ca fait partie des nouvelles réformes. Ce sont des petites ruelles cul-de-sac qui ont été « réquisitionnées » par le Ministère pour permettre aux sorciers de transplanner dans divers endroits de Londres sans craindre de tomber sur des moldus. Nous sommes invisibles à leurs yeux dans cette ruelle.
Ah, en effet, je ne savais pas ça. En même temps, j'avais eu bien d'autres soucis en tête que de regarder les supers réformes du nouveau Ministère. Par exemple, comment draguer le plus de filles en un minimum de temps. Ou comment gérer tous ses biens maintenant que son père est mort.
-Bon alors où habites tu ?
-Pas très loin, suis-moi.
Granger sortit d'un pas décidé de la rue et la clarté soudaine du boulevard me fit cligner des yeux. Depuis quand faisait-il si beau à Londres ? Moi qui préfère les temps pluvieux…De nombreux londoniens marchaient d'un pas décidé, les têtes baissées vers le sol comme si le monde extérieur n'existait pas. S'étaient-ils rendus compte, tous ces moldus, de la terrible guerre qui sévissait entre les sorciers ? Savaient-ils qu'ils nous devaient la vie ? Je sais que de nombreux massacres avaient été perpétrés chez les moldus, mais pour eux ce devait être un vulgaire tueur en série. J'étouffais un gloussement. Voldemort, un tueur en série. Si seulement il n'avait été que ça. Devant moi Granger avançait en ligne droite, jusqu'à tourner dans une courte rue qui menait à une jolie place pavée où trônait une fontaine en pierre grise, usée par le vent et couverte de végétation. Pas mal. Il y avait des endroits plus côtés, mais la place dégageait un petit charme typique. Ma « fiancée », et j'insiste bien sur les guillemets, s'avança jusqu'à un petit immeuble en brique et ouvrit la porte avant de pénétrer dans le hall et de monter les marches jusqu'au deuxième étage. Elle s'arrêta devant une porte qui portait le chiffre 4 en or. J'allais enfin pénétrer dans son antre. Sans mauvais jeu de mots, sors-toi cette image de la tête Drago ! Oh Merlin, comment-ai-je pu penser ça de Granger… Mon bras commençait à s'échauffer doucement et je me forçais à penser à McGonagall embrassant fougueusement Dumbledore, je crois que je vais vomir, tandis que Granger tapotait sur la poignée de sa porte avec sa baguette. Elle se retourna en souriant et m'invita à entrer en s'inclinant. J'étirais mes lèvres fines en me préparant à un spectacle hors du commun : l'appartement d'Hermione Granger.
…
Ouai, en fait c'est nul. Un large vestibule dans les tons caramel avec deux placards. Jusque là, rien d'extraordinaire. Encore que qui sait ce qu'on peut trouver en fouillant dans les placards…Faudra que j'essaye. Ensuite, on débouche dans un vaste salon aux couleurs orangées où siégeait un canapé en cuir, visuellement assez confortable. Sur le canapé, un gros matou roux sommeillait et n'ouvrit même pas l'œil à notre entrée. Je l'avais déjà vu à Poudlard, mais n'avais jamais fait le rapprochement entre lui et Granger. Si j'avais su j'aurais pu essayer de lui lancer un sort…Trop tard maintenant. Le salon était banal, une table basse en bois, des chaises et poufs…Raah, je suis super déçu ! Une cuisine à l'américaine donnait sur le salon. Trop petite à mon gout. C'est alors que je remarquai l'immense bibliothèque qui prenait la totalité du pan de mur derrière moi. Elle était remplie de livres divers, et je m'étonnai qu'elle ne soit pas encore tombée sous le poids.
-Et tu as surement tout lu. Dis-je en désignant les lourds volumes.
Elle releva la tête de sa cuisine où le chat miaulait maintenant dans ses jambes.
-Même pas ! J'en ai lu la plupart avant la guerre, mais j'en ai acheté une bonne partie avec les sous du ministère. Elle rougit à cette remarque.
C'est vrai quoi, il n'y a que Granger pour dépenser ses gallions dans une tonne de bouquins. Déprimant. La dite demoiselle déprimante passa devant moi et s'enferma dans une pièce que je supposais être sa chambre. Pourquoi s'enfermer, tu as peur que je vienne te déshabiller. L'idée bien que tentante - …je n'ai jamais pensé ça ! Voir Granger nue est vomitif. C'est le pacte. Oui, c'est le pacte. – fut donc repoussée. Très loin. Je m'assis dans le canapé en grognant. J'ai l'impression de ne plus être maitre de mes propres pensées. On aurait du forcer des mangemorts à faire ce pacte durant la guerre, avec des moldues, ils se seraient sans aucun doute suicidés pour avoir de telles pensées. Je ricanai.
Un toc toc répété me fit lever la tête et je vis mon hibou frapper la fenêtre tandis que le chat de Granger l'observait d'un œil mauvais.
-Pssst, ouste le chat.
Je le pris dans mes mains pour le pousser. Mais c'est qu'il pèse trois tonnes ce machin ! On aurait du le laisser à la diète une semaine, ca l'aurait forcé à bruler son gras tiens.
J'ouvris alors la fenêtre pour que mon hibou me donne la lettre. Le cachet de Poudlard était visible à l'arrière de l'enveloppe.
Comme j'étais heureux à chaque fois que je voyais ce cachet arriver sur mes lettres pendant mes vacances, c'était presque une délivrance. Chez moi j'étais un petit prince, mais dans une prison dorée. Fais ci Drago, fais ça, sois un homme, sois un digne descendant… Et ce que je souhaitais vraiment, ce n'était même pas la peine d'y penser. Mon père voyait en moi une continuité de son existence, plus que son fils. Il était enchainé au seigneur des ténèbres et me le faisait payer. Il y avait certains soirs où il revenait de réunions avec des mangemorts, saoul, et me lançait quelques sorts au hasard, pour « renforcer mon endurance », comme il disait. Et moi j'hésitais entre la fierté d'avoir un père respecté et le dégout qu'il m'inspirait en même temps. Je savais que ma vie était toute tracée. Pourtant j'avais peur : soit je continuais dans cette voie, douce et aussi amère, soit j'essayais de changer mais alors je me retrouvais seul, situation que je ne connaissais absolument pas, et qui me terrifiait encore plus. Oui, Drago Malefoy était un trouillard...Je n'ai jamais dit que j'étais fier de cette époque. C'est surement pour ça que je me montrais si arrogant à Poudlard, pour ça également que je haïssais Potter. Un petit héros adulé qui avait vaincu par hasard le lord noir alors qu'il n'était qu'un bébé, alors que moi qui souffrait sans que personne le sache, j'étais condamné à être détesté par toute personne autre qu'un serpentard. Et puis finalement j'avais pris ma décision. Je m'étais enfui de ma prison dorée pour atterrir dans une liberté noire et glauque, un bout de toit qu'on appelait le square Grimmaurd. Terrifié chez moi, j'étais de nouveau détesté ici. Mais libre au moins. Un soir où j'étais seul avec Potter nous en étions venus aux mains, et puis nous avions parlé, de tout ça, de notre haine. Je crois qu'il m'a un peu pardonné, ou du moins qu'il m'a compris. En tout cas, nous nous faisions plus confiance depuis cette soirée, même si nous n'étions pas devenus les meilleurs amis du monde.
-Alors ?
La voix de Granger me fit sursauter et sortir de mes rêveries. Elle sourit narquoisement – ma parole, on dirait qu'elle me copie – et me prit la lettre des mains pour la décacheter et la lire.
« Chère mademoiselle Granger, c'est avec un grand plaisir que je vous accueillerais à Poudlard.
Votre venue, ainsi que celle de Monsieur Malefoy, m'offre une grande joie, de même qu'à l'ensemble du corps enseignant. La bibliothèque vous est bien sûr ouverte et vous pourrez avoir accès à tous les ouvrages de la réserve.
En espérant vous revoir le plus tôt possible.
La directrice, Minerva McGonagall. »
Tandis qu'elle lisait je l'observais. Elle s'était habillée d'un chemisier blanc et d'un simple jean. De là où j'étais j'avais une vue plongeante dans son décolleté de tissu pâle. Sa peau frémissait à chaque respiration. Son cou découvert était parsemé de mèches folles qui tombaient du chignon lâche qu'avait fait Granger. J'avais déjà remarqué qu'elle entortillait toujours une de ces mèches quand elle était dans ses pensées. Depuis quand remarquai-je des détails aussi futiles chez Granger d'ailleurs ? Elle tourna les yeux vers moi, des yeux chocolat limpides et clairs, qui m'observent plein de questions. Bêtement je me demande si c'est moi qui pense tout ça ou si c'est le pacte. Objectivement, Granger est plutôt jolie. C'est juste que c'est Granger et que par conséquent je ne veux pas l'avouer. Mais pour le moment je m'en fiche. Tout ce dont j'ai envie, c'est de m'approcher de ses lèvres, roses et tentantes. Nos nez se frôlent et la dernière chose à laquelle je pense est mon bras qui s'enflamme, avant de plonger vers les lèvres qui se tendent vers moi avec empressement.
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Mouhahaha, jolie coupure =p
La fin est l'un des passages que j'ai rajouté, je trouvais que ca manquait un peu dans leurs relations ^^
Alors, qu'en pensez-vous ? Vous avez des remarques ? Les points négatifs sont toujours constructif, n'hésitez pas !
A bientôt, Saki.
