Bonjour à tous !
Voici le chapitre suivant, laissant nos héros se débrouiller en haute montagne.
Bonne lecture à tous ceux qui suivent cette histoire.
Disclaimer : Naruto appartient à Masashi Kishimoto et Le Seigneur des Anneaux est à J.R.R. Tolkien.
Chapitre 14 : Le col de Caradhras
Sur les hautes cimes enneigées de la montagne, la communauté progressait difficilement. Gandalf les guidait à travers les champs couverts de congères, se frayant un chemin parmi la masse blanche qui était accumulée sur le passage du groupe de héros.
La montagne se révélait être particulièrement traîtresse, entre les plaques de glace cachées sous la poudreuse et l'intense réverbération du soleil qui les éblouissait régulièrement, la communauté devait également affronter un environnement qui allait s'avérer de plus en plus hostile, à mesure qu'ils progressaient. Ce qu'ils connaissaient n'était pas le pire, ils n'avaient pas encore connu de vent violent, ni de tempête de neige et chacun espérait qu'il en serait ainsi pour le reste de la traversée du col.
Au fur et à mesure que les dix marcheurs avançaient, gagnant en altitude, le ciel se faisait plus dégagé, permettant à Sakura d'observer les étoiles. Elle reconnut sans grandes difficultés quelques constellations semblables à celles que l'on distingue depuis le sommet de son gratte-ciel d'Ame, du moins lorsqu'il ne pleut pas et que le ciel était clair.
Finalement, voici une chose qui ne changeait pas, les étoiles. Malgré tout le pouvoir possédé par la kunoichi, toute la force que Madara avait utilisé dans son jikukan ninjutsu, les deux ninjas avaient été entraîné dans un monde qui s'était très différemment développé, mais qui était tout de même semblable. Cette terre semblait vaguement similaire, les étoiles, la lune et le soleil étaient des repères intangibles.
Finalement, malgré tout le pouvoir que les deux ennemis avaient, il y avait des choses qu'ils ne pouvaient pas modifier. Même si Sakura mettait en place le plan Œil de lune, le reste de la voute céleste semblait hors de portée de tout être vivant. Lorsqu'elle regardait ces étoiles scintillantes, la kunoichi s'interrogeait sur sa place dans l'immense univers. Elle savait que, même si elle était le réceptacle de l'innommable Jûbi, elle ne pesait pas lourd face à l'univers entier.
Mais pour l'heure, le plan Tsuki no Me était en suspens. Tant qu'elle n'avait pas réveillé son Rinnegan, il était hors de question de débloquer la moindre goutte de chakra de la monstruosité terrassée par le Rikudô. Non, elle devait se concentrer sur le temps présent. A chaque matin, l'air était plus froid et plus sombre, ce qui était de mauvaise augure. Le sommet du Caradhras s'élevait de façon menaçante, masquant l'horizon de sa haute stature enneigée. Le sommet du pic était partiellement noyé dans le brouillard, une purée de pois grisâtre qui tombait très vite en altitude, ralentissant davantage la communauté.
- L'hiver se fait plus précoce qu'attendu, murmura Gandalf. La neige descend bien sur les épaulements des sommets et je crains que le temps ne soit plus mortel ennemi que tout guet-apens éventuel.
Gandalf savait que ce chemin serait difficile à suivre, que les éléments se révèleraient impitoyables et qu'il faudrait limiter le feu pour éviter d'être repéré par les espions de Saroumane. Pourtant, malgré les difficultés, il préférait encore cette voie à l'autre chemin. Une route alternative de si mauvaise augure, qu'elle en emplissait d'effroi le cœur courageux d'Aragorn.
- Permettez moi d'ajouter conseil, déclara Boromir, car je suis né sur les contreforts des Montagnes Blanches. Nous allons trouver un froid mordant, sinon pis, avant d'être redescendu de l'autre coté. Faire un feu et attirer l'attention est un moindre mal que de finir gelés à mort. De plus, je doute que les oiseaux se risqueraient à voler dans un blizzard pareil.
Sakura trouva cette idée logique. Elle n'avait aucune expérience pour le combat en altitude, excepté une mission dans le pays de la neige ou elle avait regretté d'avoir des vêtements courts, et n'était clairement pas adaptée à la vie en haute montagne. Même si elle n'appréciait pas Boromir, elle ne repousserait pas son conseil pour une raison aussi stupide. Malgré tout, l'obstination de Gandalf les poussa à accélérer, car il fut décidé que la communauté continuerait à suivre le passage du col.
Pour la ninja, l'utilisation du chakra était un avantage. Elle allait en profiter pour marcher à la surface de la neige durant quelques heures, de façon à éviter de s'enfoncer dans la poudreuse qui freinait les déplacements de chacun, excepté Legolas. Une fois de plus, l'elfe avait une sorte d'avantage physiologique qui le distinguait des autres peuples. Il était très léger, comme en communion avec les forces naturelles, expliquant le fait qu'il marchait tout naturellement sur la neige. Il ne s'enfonçait pas et lorsque l'on le regardait avec attention, on notait qu'il le faisait sans que la moindre utilisation de chakra ne soit visible. Décidément, ce peuple était trop parfait. Grands, graciles, élégants, en harmonie avec les éléments et elle passait sur d'autres caractéristiques. Il devait bien avoir des défauts chez les elfes ! songea la kunoichi.
Soudain, alors que le groupe gravissait un sommet assez pentu, Frodon glissa sur une plaque verglacée particulièrement bien masquée et fit une chute avant de rouler en arrière. Lorsqu'il se releva, se reprenant après avoir fait une dizaine de tonneaux, il constata qu'il n'avait plus le poids familier de la chainette autour son cou. Lors de la glissade du porteur, l'anneau l'avait sournoisement quitté, comme s'il avait une volonté propre de trouver un porteur plus fragile et qui se laisserait insidieusement mener.
Boromir récupéra l'objet qui avait fini à ses pieds et sembla troublé, comme fasciné par l'objet brillant. En regardant ce cercle d'or pur à la lumière du soleil, le bijou semblait être illuminé par des flammes.
- Quelle ironie que nous devions souffrir tant d'épreuves pour une si petite chose. Une si petite chose, répéta t-il hors de son état normal.
Aragorn lui ordonna de rendre l'anneau à Frodon, alors que le gondorien semblait perdu parmi les murmures aguichants de l'anneau d'or, qui lui faisait miroiter ses plus grands désirs. L'anneau susurrait de sombres conseils, lui montrant ce qu'il pouvait lui offrir, des pouvoirs qui dépassaient ses rêves les plus fous. Alors qu'il sentait les regards méfiants de toute la communauté, l'homme se calma en fermant les yeux, avant de rendre l'Anneau à son porteur.
Malgré ce geste, Legolas n'en fut pas plus rassuré. Combien de temps s'écoulerait-il avant que l'Anneau ne corrompe totalement l'homme ? L'objet maudit arriverait-il à semer la discorde dans leur groupe ?
L'elfe ne put s'empêcher de rester soucieux face à toutes ces questions et il ne semblait pas être le seul. Il savait bien que le mage gris et le rôdeur avaient aussi leurs inquiétudes.
Tandis qu'il continuait à suivre le chemin, perdu dans ses pensées, il fut tiré de ces dernières à cause du vent qui soufflait plus violemment. Les bourrasques enneigées étaient glaciales, frigorifiant les hobbits qui étaient pieds nus, s'engouffrant dans les capes et gelant les marcheurs. On ne voyait qu'à grand peine la personne devant soi, à cause des tourbillons de flocons qui tournoyaient devant leurs yeux plissés. Même Sakura avait froid, avançant courbée pour garder près d'elle le peu de chaleur qui ne se dissipait pas instantanément.
Le vent entrait dans ses habits, gelant la moindre parcelle de peau qu'elle exposait. Ses oreilles étaient glacées, elle sentait que sa peau se désséchait et que ses lèvres étaient gercées par le gel. L'homme est décidément bien faible. Lorsque sa température interne diminuait, il pouvait tomber en hypothermie. Un sang à moins de 30°C ne signifiait rien de moins que la mort. Avec une température externe trop basse, il y avait risque de voir geler l'eau des cellules qui constituaient le corps, causant ainsi une destruction insidieuse du corps, de façon invisible. C'était rageant, d'autant plus quand on sait qu'il existe des bactéries qui survivent des heures à des froids extrêmes atteignant - 200°C. Elle était envieuse des capacités de ces micro-organismes. Peut être qu'un jour, un médecin s'intéressera à ces êtres et qu'il changera la face du monde avec ses recherches. Après tout, maîtriser ces créatures et savoir s'en servir, dépasser les limites imposées par la biologie du corps, ce serait une avancée phénoménale. Même Orochimaru aurait aimé découvrir ces travaux, car l'utilisation des bactéries pour remplacer ses propres cellules, c'était aussi trouver la voie de l'immortalité. Une immortalité naturelle, sans nécessiter de bijû au chakra démentiel qui conserve votre organisme, sans devoir user de technique de transfert d'âme.
- Je n'aime pas ça du tout, marmonna Sam en dégageant des nuages de buée. La neige, ça va bien quand elle tombe pendant une belle matinée et tant qu'on est au lit. Je voudrais bien que ce tas là s'en aille à Hobbitbourg, on l'y accueillerait avec plaisir !
Le sentier devenait lui-même plus ardu et plus périlleux. La compagnie serpentait entre la falaise qui soutenait la montagne et l'abîme dont le fond du ravin était invisible à cause de la tempête.
La compagnie fit soudain halte, se retrouvant près d'une légère cavité dans la pierre, dernier abri avant un sentier totalement à la merci des éléments, alors que le vent hurlait de plus belle. Legolas entendait des bruits étranges dans l'air, des sons qui n'avaient rien de naturel. Ce n'était pas le murmure du vent qui sifflait entre les pierres et les fissures du pan de roche, c'était comme des voix portées par le blizzard.
Des pierres se détachaient fréquemment de la roche, manquant de peu la communauté, alors que la voix portée par les vents se faisait plus présente, plus sinistre, comme si elle portait une malédiction.
- Cuiva nwalca Carnirasse, naiyar vaxea rasselya ! ( Réveilles toi cruel Rubicorne, que ta corne soit teintée de sang !)
- J'entends une voix sinistre dans les airs ! déclara l'elfe au visage alarmé par cette nouvelle menace.
- C'est Saroumane ! hurla Gandalf en reconnaissant la voix mélodieuse, mais menaçante, de son ancien supérieur qui avait sombré dans la corruption.
De nouveaux rochers s'effondrèrent, alors que la communauté se blottissait contre la falaise, espérant éviter les éboulements qui menaçaient de les écraser.
- Gandalf, on ne peut continuer ainsi ! hurla Aragorn. Il essaye de déclencher une avalanche, il faut faire demi-tour !
- Non ! hurla le magicien obstiné pour se faire entendre dans cette tempête.
Se redressant, le sorcier se posta au bord du précipice et cria d'étranges formules magiques, avec une voix caverneuse et grave qu'on ne lui connaissait pas.
- Losto Caradharas, sedho, hodo, nuitho i'ruith! (Dors Caradhras, sois en paix, reste en paix et retiens ta colère !)
Alors que Gandalf tentait de calmer la fureur de la montagne, il savait que Saroumane tentait de réveiller la fureur de ce sommet, un pic que l'on nommait « le cruel » avec de bonnes raisons.
- Cuivan walca Carnirasse, naiyar vaxea rasselya, taltuva notto carinnar! (Réveilles toi cruel Rubicorne, que ta corne ensanglantée s'abatte sur les visages de tes ennemis !)
Il semblait que le magicien blanc ait un avantage, puisqu'un violent éclair alla percuter la paroi de la montagne, détachant des monceaux de neige qui s'abattirent avec fracas sur la Communauté serrée contre la roche.
L'avalanche s'accompagna de gros blocs de glace suffisamment lourds pour broyer ceux qui se trouveraient en dessous. Face à cette menace, Sakura devait arrêter ces glaçons géants. Elle savait qu'avec ce vent, les techniques Katon seraient affaiblies et qu'il faudrait une longue exposition au feu pour liquéfier ces blocs de givre. Il fallait les éclater instantanément et pour ça, elle avait la solution. Une boule bleue commença à s'allumer et à crépiter dans sa main, émettant un son semblable au pépiement de centaines d'oiseaux.
- Raiton, Chidori ! hurla t-elle en lançant la boule qui crépitait dans le creux de sa main, générant une lance de foudre qui pulvérisa les blocs en une nuée de petits grêlons.
Les blocs de glace avaient peut être été détruits, mais ça n'empêcha pas l'avalanche de poudreuse de tous les recouvrir.
Rapidement, Gimli surgit de la masse blanche, avec tant de flocons sur sa longue barbe, qu'elle semblait désormais être de la même couleur que celle de son père. Le nain commença à s'agiter, déneigeant les semi hommes à l'aide de sa lourde hache.
- Il faut quitter la montagne ! déclara Boromir qui trouvait suicidaire de rester ici et de tenter la poursuite de la traversée, alors que la suite du chemin n'offrait aucune protection contre les avalanches. Faisons un détour par ma cité !
- La trouée du Rohan nous rapproche trop d'Isengard, objecta Aragorn qui ne tenait pourtant pas à poursuivre. Il savait que continuer ne ferait que causer la mort des hobbits.
- On ne peut pas passer au dessus de la montagne, grommela Gimli, alors passons par en dessous. Passons par les mines de la Moria !
Au milieu de tout ça, Sakura ne savait pas que faire. Même ses techniques katon ne prendraient pas dans un blizzard pareil, il lui faudrait le futon ou le hyôton pour continuer sur une route à peu près sure.
- Je n'irais pas dans ces mines, répliqua le gondorien, à moins qu'il n'y ait un vote unanime contre moi.
L'elfe semblait d'accord car l'idée de passer plusieurs jours dans ces mines, enfoui sous des milliers de tonnes de roche, ne l'enchantait pas vraiment.
- Laissons le porteur de l'Anneau décider, déclara Gandalf qui sentait que seul Frodon pourrait trancher et choisir le passage qu'emprunterait la communauté.
Gandalf savait que si le hobbit faisait un choix, les autres se sentiraient obligés de le suivre ou forcés d'abandonner. Connaissant leur honneur, ils suivraient le porteur de l'Anneau jusqu'au bout.
Quoi qu'il en soit, ils étaient forcés de faire demi-tour. Face à la fureur de la montagne et aux malveillance de l'ennemi, la communauté avait essuyé son premier revers.
Le Caradhras les avait vaincus.
Note : Ceci est un petit point que je me sens obligé d'aborder. Pour ceux qui n'ont pas lu les scans du chapitre 559, je conseille de ne pas aller plus bas.
C'est bon pas de regrets ?
Bien. Les dernières pages de Kishimoto-sama m'ont mis dans une situation délicate. j'ai basé toute mon histoire autour des manipulaions du "mastermind" qu'est Tobi. Visiblement, ce type ne semble pas être celui qu'il prétend. Or, dans ma fiction, le personnage de Madara est essentiel. Pour les besoins du scénario, Tobi est et restera Madara, jusqu'à ce que j'ai preuve nette du contraire, bien que le canon ait chamboulé cette théorie.
Pour moi, Tobi est bel et bien Madara et je peux le prouver.
Souvenez vous que Madara a été battu par le Shodaïme. Cependant, Madara est intelligent et il est possible qu'il connaisse la technique de Mû : la division. Une technique permettant de créer un clone vivant pour jouer un énorme coup de bluff sur plusieurs années. Pour Moi, Madara a mis en scène sa mort et a continué à exister en la personne de Tobi. Si on ajoute que Tobi possédait l'ADN de Hashirama et qu'il a collaboré avec Zetsu, il est logique de penser que son corps a vieilli, mais qu'il a augmenté son espérance de vie grâce à l'union du sang des Uchiha et des Senju.
Maintenant, pourquoi je suis sur que Tobi est Madara ? On peut exclure Obito et Shisui, car ils sont beaucoup trop jeunes, on voit que Tobi est un vieux avec des cernes, quand il affronte Konan.
Déjà, il est apparu sans le masque à Kisame et Itachi. Shisui à soupçonné son existence, tout comme Yondaïme. Je pense pas que ces quatre là soit des taches au point de ne pas reconnaitre un ninja légendaire, tant dans son visage que dans son style de combat. (D'ailleurs, j'ai hâte de voir Edo-Madara en action, ça va faire mal)
En plus, Tobi à affirmé au conseil des cinq kages : "chercher à ne faire plus qu'un" et il a aussi dit à Zetsu "regretter que Nagato ait gaché son Rinne Tensei", car il devait "l'utiliser pour moi".
A partir de ça, je pense que Tobi voulait ramener le corps de Madara de façon intacte. Il voulait éviter de retrouver son enveloppe originelle dans l'état que Kabuto l'a ramenée, c'est à dire amochie et contrôlée. Rinne Tensei ramère une âme et soigne son corps, permettant ainsi de retrouver un corps original qui aurait été détruit après la division de Madara en créant le perso de Tobi. (D'ailleurs, je pense que Kabuto n'était pas sensé tomber sur ce cadavre, selon le plan de Tobi). Le Madara original a été tué par Hashirama et il semble bien plus puissant que Tobi. Celui ci à même admis "n'être plus que l'ombre de mon ancien moi".
Je pense que Tobi voulait que Nagato ramène le corps de Madara pour mettre fin à la division. Tobi aurait alors fusionné dans le corps original et il serait revenu sous la forme originelle et monstrueusement puissante de Madara.
La théorie de la division est crédible. Avez vous remarqué que Tobi ne montrait que son oeil droit, tandis que Madara ne montre que son oeil gauche, cachant l'autre avec ses cheveux?
Sinon, j'espère ne pas vous avoir gavé avec cette explication bien complexe.
