Bien des heures plus tard, Charlie dut se résoudre à cesser ses recherches, il n'avait pas retrouvé Amita, ni chez lui, ni à la fac, ni même sur la plage… Son père lui avait téléphonait dans la matinée et l'avait, pour ainsi dire, forcé à venir manger à

Bien des heures plus tard, Charlie dut se résoudre à cesser ses recherches, il n'avait pas retrouvé Amita, ni chez lui, ni à la fac, ni même sur la plage… Son père lui avait téléphonait dans la matinée et l'avait, pour ainsi dire, forcé à venir manger à la maison : « A 12h00 pile, c'est important. » avait-il conclu.

Il restait presque 15 minutes à Charlie pour être à l'heure. Il le fut, à 12h00 tapante, il franchit le seuil de la maison. Maison bien vide à ses yeux depuis quelques temps. Il lança un vague bonjour à son père et s'installa à table. Il ne remarqua les quatre assiettes que quand il entendit la porte séparant la cuisine de la salle s'ouvrir. Son regard croisa d'abord celui légèrement angoissé de Millie puis, celui quelque peu coupable de son frère qui prit place face à lui avant de prendre la parole :

« Salut, Charlie. »

« Salut… »

Devant le silence tendu, Millie salua à son tour le plus jeune des Eppes. Les minutes passèrent dans ce même état d'esprit et le dîner se déroula sous tension, Charlie savait que quelque chose avait changé dans le comportement de son frère mais il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. Il avait fait très peur à Liz qui n'avait vraiment pas besoin de ça. Le mathématicien n'avait pas pu rendre visite à son amie depuis la nuit précédente mais il irait la voir dès la fin de son repas, avant de repartir à la recherche d'Amita, la femme que son cœur avait choisi, la femme qu'il ne laisserait partir sans aucun prétexte, la femme qu'il lui faillait…

Charlie posa confusément son regard sur Don, il se souvint violement que si Amita était partie s'était à cause de son frère. Il avait fait fuir son amie…

Au moment du désert, Alan et Millie s'éclipsèrent dans la cuisine. Don prit une profonde inspiration et rencontra, à son tour, le regard de Charlie :

« J'suis désolé petit frère… »

« T'as vu dans quel état tu l'as mis ? »

« Je m'en veux tu sais ? Je suis allé la voir, je me suis excusé et… »

« Tu crois que ça va suffire ? »

« Non mais au moins les choses sont au point avec elle. »

« Tant mieux. »

Charlie se leva et fit le tour de la pièce avant de reprendre la discussion.

« Ce qu'elle a vécu c'est vraiment… »

« Je sais. »

« Elle compte beaucoup pour moi, tu comprends ? C'est vraiment une amie et je devais l'aider. »

« Je comprends. C'est moi qui aurai du être là pour elle. »

« Et moi j'aurai du être là pour Amita. »

« On n'est pas très doué, hein ? »

Charlie sourit tristement et reprit sa veste qu'il enfila.

« Je vais chercher Amita. »

« Ok, bonne chance, frérot. »

« Merci. »

Les deux frères échangèrent un sourire, tout n'était pas réglé entre eux mais ils finiraient par retrouver leur complicité, comme toujours.

Une fois son petit frère disparu derrière la grande porte d'entrée, Don fit volte-face et souffla bruyamment à l'égard de la porte battante qui séparait la salle à manger de la cuisine. Désormais, il devrait affronter son père et Millie. Encore renversé par tous les changements que sa vie avait connus en si peu de temps, il arrivait parfois que Don ait l'impression de manquer d'oxygène. Il traversa la salle et appuya légèrement sur la porte dans l'intention de se frayer un passage vers la cuisine. C'est ainsi qu'il les aperçu, dans l'entre bâillement de la porte ; elle et son père : Don crut presque revoir sa mère, Margareth. Sa gorge se noua, il avait tant besoin de sa mère à ses côtés. Sa maman lui manquait. Cette scène lui rappela une de celles qu'il avait vécu beaucoup plus tôt dans sa vie, plus particulièrement celle qu'il avait vécu à ses 14 ans, quand pour la première fois il avait remarqué la tristesse dans les yeux de ses parents lorsqu'il n'était pas rentré de la nuit sans les prévenir. L'agent du FBI baissa les yeux, voir son père assit et appuyé à la table tenant la main de Millie en silence, finissait de peindre le tableau de sa vie. Après un énième sursaut de courage, il pénétra dans la cuisine, tous les regards se posèrent sur lui, il se sentit mal à l'aise :

« Eh, p'pa… Je voulais vous aider à faire la vaisselle… »

« Ne t'en fais pas pour ça Donnie. »

Un mal aise général emplit les lieux, Don se gratta rapidement l'arrière du crâne pour illustrer celui-ci. A cet instant précis, il n'aurait pas imaginé que Millie lui poserait cette question :

« Comment tu te sens ? »

« Je…je ne sais pas quoi vous répondre. »

Alan se redressa sur le dossier de la chaise et invita son fils à prendre place en face d'eux :

« Je devrais peut-être vous laisser discuter. »

Millie se leva, elle ne connaissait pas tellement Don, pourtant elle avait envie de le prendre dans ses bras, de lui dire qu'elle était là. Ce fut pour cette raison que, une fois fut-elle à ses côtés, elle ne put s'empêcher de passer rapidement une main dans les cheveux du jeune homme. Certes, il n'avait plus l'âge pour ces démonstrations affectives, qu'importait, Millie en avait autant besoin que lui.

« Alors, tu veux parler de quoi ? » débuta Alan.

« Je ne sais pas quoi te dire… »

« Pour commencer ce que tu ressens. »

Alan feinta un léger sourire er regarda son fils. Celui-ci mimait une surprise et une gêne sur son visage. Le patriarche venait de faire mouche, il connaissait son enfant mais il avait tout de même un espoir, son fils devait se confier :

« Je suis en colère contre l'enfoiré qui a blessé Liz mais aussi contre… »

« Toi. »

Don baissa la tête, soupira et tourna les talons :

« je dois te laisser, j'ai un boulot monstre, en plus je dois passer avec Liz prendre Mohinder. »

« Don… »

« A ce soir. » coupa net celui-ci.

L'agent du FBI salua son père et sortit presque en courant pour éviter ses multiples questions. En sortant, il croisa Millie dans un des canapés du salon. Un petit sourire enfantin surgit involontairement sur le visage de Don. Il frémit en imaginant l'air stupide qu'il avait et poursuivit son chemin ; ne pas revenir sur ses pas, avancer.

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Il retrouva Liz un quart d'heure plus tard. La jeune femme l'accueillit d'un sourire crispé, Don voulait à tout prix la faire sortir de chez elle. Il la prit tendrement dans ses bras et recula d'un pas, dans le couloir. Liz se tendit instantanément et Don lui proposa de prendre sa main.

« Il faut que tu sortes, ma belle. C'est pas bon pour toi de rester là. »

« Je ne peux pas Don, s'il revient je fais quoi ? »

« Tu crois que je vais le laisser t'approcher ? »

« Je … »

« Tu me fais confiance ? »

Liz plongea dans le regard de Don, se sonda longuement puis hocha lentement la tête.

« Alors il faut que tu viennes, Liz. Tu en as besoin. »

La jeune femme inspira profondément puis se saisit de sa veste, se tournant vers son ami, ses yeux se brouillèrent et il saisit sa main.

« Ca va aller ma puce… »

Liz se jeta dans ses bras et il en profita pour la faire sortir et fermer la porte.

« C'est bien, on va s'en sortir… »

A peine 10 minutes plus tard, Don quitta son véhicule et en fit le tour afin de laisser son amie en sortir. Liz hésita un long moment puis poussa un profond soupir. La sortie des premiers enfants lui donna la force de continuer. Sa main vissée dans celle de Don, elle se leva sur ses jambes flageolantes et s'approcha des grilles délimitant l'école et sa cour. Elle tourna son regard vers Don et lui offrit un petit sourire :

« Merci Don. »

« J'aurais du faire ça depuis longtemps. »

Liz hocha la tête et fixa les enfants. Ils représentaient tant ou plutôt, ils représentaient tout ce qui lui avait fait défaut depuis une semaine, ses yeux s'agrandirent… Don lui sourit calmement et la pris tendrement dans ses bras. Il l'embrassa et posa sa tête sur celle de la jeune femme avant de murmurer dans le creux de son oreille :

« Quand tu veux ma belle. »

Liz redressa la nuque et le dévisagea, ahurie par sa réponse. Et pourtant, aucun doute ne se dessinait dans ses grands yeux.

« Vraiment ? »

« C'est toi qui décides, tu fais tout ce que tu veux de moi ! »

Pour la première fois depuis une éternité, Liz éclata de rire, un rire si doux que Don sentit son cœur chavirer. Elle lui avait tellement manqué ? Il avait envie de tout lui dire, lui dire à quel point elle était vitale pour lui mais il ne voulait pas presser les choses. Liz avait besoin de temps. Les deux amoureux s'embrassèrent tendrement quand Mohinder les interrompit timidement :

« Amita vient pas ? »

« Elle nous rejoint après. Tu as fait ce que je t'ai dit ? »

Mohinder sourit gentiment et Don se prit à sourire. Il ne restait plus qu'un petit détail à régler et il pourrait retrouver son frère et sa petite sœur, Amita avait toujours fait partie de la famille et Don savait à présent que rien n'était plus important. La soirée allait être riche en émotions.

Dans quelques heures, Mohinder montrait sur scène. L'école avait pour coutume d'organiser des petites journées consacrées aux enfants qui préparaient pour ces fêtes de véritables spectacles.

Don l'avait appris dans la matinée même et avait dessiné en cette représentation, une occasion en or pour tout arranger.

Ce fut dans cet état d'esprit que vers 5H00 du soir, le jeune homme et Liz avait de nouveau emmené Mohinder à l'école, dans le grand réfectoire aménagé spécialement pour l'occasion. Le petit homme s'était empressé de rejoindre sa maîtresse alors que le jeune couple prenait place au troisième rang sur la gauche. Le spectacle ne débuterait que dans 5 minutes.

« Amita est en retard… » commenta Don.

« Elle arrive… »

Don se tourna vivement vers l'entrée. Il aperçut la belle indienne qui lui faisait face, se leva rapidement mais fut retenu par la main de l'agent Warner :

« Ils s'en sortiront sans toi… »

Liz lui offrit un petit sourire et se tourna elle aussi vers Amita. La jeune femme cherchait désespérément une place et trouva refuge en plein centre de la salle. Elle s'installa tristement et patienta nerveusement à côté d'un siège vide. Ses pensées ne parvenaient pas à s'équilibrer, à se fixer sur une idée propre et solide. Elle appréhendait de voir son enfant, seul, sur scène, isolé du reste du groupe. Amita aimait tellement Mohinder, jamais assez pourtant…

Les rideaux rouges s'ouvrirent pour laisser place à la directrice qui annonçait le programme. De suite, un premier numéro débuta : six fillettes vêtues de petites robes de majorettes dansaient sur une chanson rythmée, Amita laissa un sourire gravir sa montagne de tristesse.

Soudain, elle sentit une présence à ses côtés, une odeur familière qu'elle connaissait et qu'elle aimait : Charlie. Les deux jeunes gens se regardèrent mais ne purent parler, se remémorant les moments blessants, les moments heureux : leurs moments.

Leur sphère se brisa à l'entente du nom de Mohinder, l'un comme l'autre en profitèrent pour sortir de leur léthargie. Le petit ange était debout face à un micro, il était seul mais peu importait, le silence régnait dans la salle quand il commença son numéro :

« Pour vous ce soir je vous ai… »

Mohinder bafouilla ces premiers mots, il jeta un œil honteux sur les spectateurs et rencontra le regard de sa nouvelle maman qui lui chuchota discrètement le mot « traitre » :

« Pour vous ce soir, je vous ai fait un poème… Papi m'a beaucoup aidé avec tonton… (Quelques éclats de rire se firent entendre) Je vais commencer. »

Mohinder déplia sa feuille et fit un large sourire en apercevant Charlie aux côtés d'Amita.

« Pas à pas je suis parti de là-bas,

Un pays qui ne ressemble pas à celui là,

Ma couleur de peau comme un défaut,

La perte d'assurance quand je ne trouve pas les mots. »

Mohinder tremblait légèrement, ce fut également le cas pour Amita qui ne pouvait le quitter des yeux, qui ne pouvait empêcher ses yeux de luire d'une fébrile lumière.

« Le temps que je passe à être seul dans le noir,

Je ne vois pas de différence quand je me regarde dans le miroir,

Pas à pas tu es venu t'asseoir près de moi,

Tu as séché mes larmes, je n'y croyais pas. »

Charlie sentit une boule se former dans son estomac, il avait l'impression de tout avoir perdu, ce n'était pas possible… Doucement sa main rencontra celle d'Amita…

« Et puis j'ai continué à te regarder,

J'ai pensé que tout allait s'arranger,

Imaginé une belle vie malgré ma différence,

Le cœur battant j'y repense.

Pas à pas les blessures ce sont envolées,

Je n'écoutais plus les autres m'insulter,

Tu m'as appris les couleurs de la vie,

Les nuages sont partis et je t'ai souri.

Maintenant on est trois, comme une famille,

Et je ne veux plus cacher mes origines,

Pas à pas je veux vous croire,

Et penser qu'il y a encore de l'espoir.

Mais à cette heure, il faut me regarder,

Je vous parle, moi, petit étranger,

Pour essayer de vous donner,

Le véritable sens du verbe AIMER. »

Mohinder plia sa feuille, la rangea dans sa poche et regarda stupéfait la salle : tout le monde était debout, tout le monde l'applaudissait.

Le spectacle dura encore une heure. La majeure partie du public quitta la salle mais Amita avait promis d'aider à remettre la salle en ordre. Elle se leva et sourit tristement à Charlie qui lui tenait toujours la main. Mohinder les avait rejoint et leur jetait de fréquents coups d'œil. Amita ne voulait pas le décevoir mais elle ne se sentait pas la force de parler à Charlie pour le moment.

« Tu restes dans la salle, Mohinder, je te rejoints dès que j'ai fini. »

Mohinder hocha la tête et, à la plus grande surprise de la jeune femme, se dirigea vers une jeune fille de son âge. La belle indienne sourit puis quitta les rangs de spectateurs. Charlie se leva à son tour et la regarda durant un long moment. Précautionneusement, il sortit un petit boitier de sa poche et passa son pouce sur le couvercle.

Non loin de là, Don el Liz observaient la scène en silence. Un sourire prit possession du visage de Don, plus qu'un petit coup de pouce et son frère irait mieux. Si tout se passait comme prévu. Il appela son frère tandis que Liz se dirigea vers Amita. Les quatre amis se retrouvèrent « par hasard » au même endroit. Don se tourna vers Liz :

« Liz, il faut que je te parle. »

La jeune femme lui prit la main et ils quittèrent les lieux, s'installant non loin de là, de façon à voir sans être vu. Charlie leva la tête et chercha le regard d'Amita.

« Je suis désolé Amita. »

« Je sais, mais je ne peux pas te parler maintenant. »

« Je comprends, je veux juste de donner ça. »

Il lui tendit la boite de velours bleu et lui fit signe de l'ouvrir. Plus que jamais indécise, la jeune femme hésita longuement mais l'inquiétude dans les yeux de son ami lui fit prendre sa décision. Le couvercle se souleva et laissa apparaître un magnifique collier au bout duquel trônait le symbole de l'infini. Le regard embué, la jeune femme se tourna vers Charlie.

« Je voulais te l'offrir avant tout ça… Pour te dire ce que je ressentais. L'infini s'était pour…enfin s'était tout ce que ressent pour toi, tout…mon amour. »

Sous le coup de la beauté du collier et de sa signification, Amita se trouva dans l'incapacité de parler. Charlie baissa la tête et continua :

« Je sais que je t'ai fait souffrir mais je ne voulais pas. Garde le collier, je te laisse tranquille. Je te demande seulement d'essayer de me pardonner. »

Je jeune homme fit demi-tour et avança de quelques pas quand la voix fébrile d'Amita le stoppa.

« Tu peux me le mettre ? »

Charlie se retourna rapidement, les yeux plein d'espoir. Il finit par délicatement prendre le précieux objet des mains de la jeune femme. Il lui posa le collier autour du cou et ne put s'empêcher de respirer son odeur. Elle lui manquait tant. Il lui fit à nouveau face et attendit quelques réactions de sa part. Amita plongea dans son regard et lui sourit tendrement :

« Merci Charlie. »

« J'aurais du être là, je m'en veux tellement. »

« Je sais. Tu es là maintenant. »

Une larme s'échappa simultanément des yeux des jeunes gens qui finirent dans les bras l'un de l'autre. A quelques mètres de là, Don et Liz échangèrent un sourire. Mohinder passa en coup de vent devant eux et Don tendit la main à temps pour l'arrêter :

« Reste là mon grand, ils ont besoin d'être seul. »

Mohinder les regarda rapidement puis prit place sur les genoux de son tonton. Il se tourna ensuite vers Liz et posa une main sur son bras :

« Tu vas mieux tatie ? »

Liz sentit une larme parcourir son visage mais un beau sourire l'éclaira.

« ca va mon grand, tout va bien… »

Toute la famille allait mieux…

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Et puis, quelques heures s'échappèrent de l'ordre infini du temps. Quelques heures sans grandes importances dans la vie d'un être humain mais pourtant essentielles. Des heures de calme et de repos, de joie de vivre et de paix, inoubliable insolence telle la perte de conscience. Parce que la vie connaît des sursauts de tranquillité si rares et si précieux, le corps de l'âme soufflait les hauts vents prodigieux de la douleur, l'âme effaçait simplement les peines, plus ou moins rapidement, plus ou mois facilement.

Pendant une heure, une journée, un mois, peut-être plus, sûrement mois… car la vie se lasse de ses instants de joie, elle s'ennuie, insatiable envie de pleurer pour exister, se reconstruire pour mieux s'abattre.

La fumée grisâtre qui sortait du four venait de persuader Alan Eppes que le repas tant attendu de ses convives venait de se changer en charbon de bois d'un noir intense. Tout en ouvrant bien grand la fenêtre de cuisine pour ventiler la pièce, le patriarche de la famille toussotait pour évacuer le bouffait du fumée qu'il venait d'inspirer. Ses gestes étaient anxieux et désordonnaient. Désormais il ne savait pas comment les nourrir. Ses deux fils et leurs compagnes, Megan et Larry, David et son amie ainsi que Millie. Jamais il n'avait raté d'une telle sorte un repas, pourquoi celui-ci ?

Le téléphone de la maison se déchaina, il n'eut véritablement pas le temps de décrocher avant son fils ainé. Sa course le mena tout de même dans la salle à manger ou Don parlait calmement :

« Famille Eppes, oui ? »

Don s'était installé dans un coin de la salle et sourit en entendant la voix de Mohinder à l'autre bout du fil :

« Ta maman va très bien bonhomme ! Ne t'inquiète pas ! »

Don partit dans la pièce voisine sous le sourire d'Amita qui tenait encore plus fort la main de Charlie contre elle. C'était la première fois qu'elle était séparée de Mohinder depuis son arrivée. Ce soir le petit bout dormait chez une amie.

« Je suis affamé ! » lança David.

« En parlant de nourriture, j'ai… » intervint Alan confus.

« Je suis sûr que ça va être exquis ! » poursuivit le jeune homme.

Ce moment fut propice pour la réapparition de Don qui s'installa de nouveau aux côtés de Liz qui ne put néanmoins refreiner un petit sursaut.

« Ca va ma puce ? »

Liz lui sourit tendrement ce qui eut pour effet de le rassurer.

« Je dois retourner aux bureaux dans moins de 3heures ! » finit par lancer l'agent du FBI à son père.

« C'est un message subliminal pour me dire que tu as faim ? » intervint Alan en défiant son fils du regard.

« J'aimerais assez manger ! »

Charlie ne put s'empêcher de sourire, il connaissait son frère beaucoup mieux désormais, il ne s'arrêtait plus à l'évidence, non, il savait que son ainé était un homme aux couleurs surprenantes, de jour en jour, Charlie savait simplement…

« Tu ne serais pas le fils de ton père ? » plaisanta Millie en se levant et s'approchant gaiement d'Alan.

Charlie en laissa tomber son sourire, jamais Alan ne s'était affichait avec Millie de cette façon, désormais ils se tenaient la main. Le regard du plus jeune des Eppes rencontra celui de Don de l'inquiétude surgit de leurs comportements, ils redoutaient la suite. David regarda sa petite amie nommé Angèle, celle-ci ne paraissait pas comprendre les individus l'entourant mais elle se plaisait ici.

« Les garçons, votre père et moi nous avons une chose importante à vous annoncer… » débuta Millie.