J'ai pas le temps ce soir, mais alors vraiment pas, voici donc le p'tit chapitre tel quel, bonne lecture à tous, enjoy, soyez heureux, parce que sinon vous l'auriez pas eu avant mercredi ^^ !

Et merci pour vos reviews au passage, ça m'fait super trop plaisir !

CHAPITRE 14 : LE MESSAGE

Harry entra dans la salle aux murs froids, la bouche légèrement entrouverte. Son cerveau fonctionnait à toute allure, malgré son regard vide. Des hypothèses s'enchaînaient dans son esprit à une vitesse folle, tentant toutes à trouver comment le Serpentard pouvait être au courant des aventures d'Hermione. Aventures ? Oui, en réfléchissant, le mot était adapté. « Elle a certainement du avoir des histoires tumultueuses, pour se retrouver à l'infirmerie …» pensa-t-il. Harry ne savait pas ô combien le double sens d' «histoire tumultueuse» était adapté à la situation d'Hermione …

Toutefois, il n'était pas totalement certain de la valeur des dires d'un Malefoy. Après tout, Harry était presque persuadé que Drago était un Mangemort. Cela diminuait d'autant ses chances de le croire. Et pourtant, il avait vu dans les yeux du jeune blond, quand il lui délivra l'information, quelque chose d'incongru. Une sorte de lutte interne. C'était fugace, très discret, presque insoupçonnable, mais le Gryffondor l'avait remarqué. De plus, passer rapidement par l'infirmerie à la fin du cours ne lui couterait rien, il devait tenter. Il se sentait stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt, finalement. Le château n'était pas si hostile, il était plus probable qu'une personne perdue soit retrouvée saine et sauve dans un lieu connu qu'attaquée par des bêtes, dans un recoin caché.

La leçon de Potions suivait son cours, les deux jeunes garçons chacun de leur côté, tourmenté par la même information, se demandant s'il avait bien fait de la délivrer pour l'un, et se demandant s'il devait la croire pour l'autre. De sorte que fut uniquement grâce au Prince de Sang-Mêlé qu'Harry réussit à produire un philtre d'Alictum convenable. Le conseil de couper les feuilles de Noctalianes dans la longueur se révéla extrêmement précieux, car il évita ainsi un hachage long et fastidieux des feuilles, action à laquelle s'étaient appliqués tous les autres élèves, pour un résultat des plus médiocres. Leurs bouts de feuilles étaient fanés et cassants après une découpe si minutieuse. Et ajoutés au mélange, ils se craquèrent totalement, formant un dépôt au fond des chaudrons. Et pour la millième fois depuis le début d'année, Harry remercia intérieurement le Prince pour l'avantage qu'il lui donnait presque quotidiennement sur les autres élèves.

Harry n'avait cependant plus tellement besoin d'une telle gloire. Il avait soutiré le souvenir caché de Slughorn quelques jours à peine plus tôt. Ce fut rude, il avait même du se servir de son si précieux Félix Félicis. Mais Dumbledore avait pu obtenir les informations cachées dans la mémoire de professeur amateur d'ananas confit, alors ce sacrifice en valait la peine. Ils les avaient découvertes ensemble, et Harry se doutait que la fin de la paisible atmosphère qui régnait sur Poudlard ne tarderait pas à arriver. Tant de renseignements cruciaux impliquaient des renversements à venir, il le sentait bien.

Lorsque le professeur Slughorn s'approcha de la table d'Harry, il ne fut pas déçu. Sa potion avait exactement la consistance, la couleur et même l'odeur décrites par le Manuel. Cette brillante réussite lui valut trente points pour Gryffondor, qu'Harry accueillit à bras ouverts. La Coupe des Quatre Maisons, malgré leur victoire pour la coupe de Quidditch, ne leur était pas assurée … Harry rangea ses affaires, vida son chaudron et sortit. Il avait encore une heure libre, due à l'emploi du temps si particulier des sixièmes années. C'était pour lui l'occasion d'aller vérifier si un Malefoy pouvait se révéler honnête.

Harry remonta l'escalier des cachots, et prit la direction de l'infirmerie. Il se trouva, une fois de plus, devant une porte imposante et massive, qui ne lui suggérait pas d'heureux souvenirs. La repousse des os de son bras, le coup de batte de Batteur qu'il avait reçu, et d'autres accidents variés étaient profondément associés à cette pièce. Et une nouvelle fois, il mit ses souvenirs désagréables de côté et poussa la large porte de bois. Les deux rangées de lits blancs bien alignées, les paravents entre chaque. Rien n'avait changé, et pourtant quelque chose était différent depuis la dernière visite d'Harry. La lumière qui tombait sur le sol depuis les vitres ouvragées était la même, le son feutré qui faisait écho aux pas d'Harry était le même. Mais il vit enfin ce qu'il n'était pas là la dernière fois, et qui y était maintenant.

Hermione. Allongée paisiblement dans des draps immaculés, elle dormait. La tête presque dissimulée sous un épais pansement, elle paraissait tranquille et apaisée. Harry s'approcha d'elle, doucement. Il l'avait retrouvée, enfin. Il attrapa la chaise dans laquelle Drago s'était assoupi quelques heures auparavant, s'assit près de sa meilleure amie et prit sa main dans la sienne. Le geste réveilla la jeune femme.

-Oh, murmura-t-elle sans tourner sa tête alourdie par les nombreux bandages, c'est toi. Tu es encore là ajouta-t-elle dans un sourire, avant de regarder le jeune homme.
-Hermione, je viens juste de te trouver ! A qui pensais-tu parler ?
-Je … je ne sais pas … bafouilla-t-elle, réalisant sa méprise. A Ron je crois, j'ai … j'ai rêvé de lui en somnolant, inventa-t-elle. Mais c'est sans importance. Ça me fait tellement plaisir que tu m'aies pardonnée, Harry …
-C'était évident … Je ne peux pas me résoudre à tourner le dos à ma meilleure amie sur un coup de tête !
-Oh, Harry … murmura-t-elle, une larme au coin de l'œil.

Le jeune homme rapprocha sa chaise du lit, et prit sa meilleure amie dans ses bras.

-Alors, lui dit-il en souriant, qu'est-ce qu'il t'est arrivé pour que tu te retrouves là ?
-Je ne sais plus trop … J'étais à la Bibliothèque, je travaillais, et après, c'est le trou noir …
- Mais qui t'as amenée ici ?
-Je t'ai dit Harry, je n'en n'ai aucune idée …
-D'accord, d'accord … Tiens, au fait, McGonagall était très étonnée que tu ne sois pas allée en cours ce matin ! dit Harry pour changer de sujet. On l'était tous, en fait …
-Oh non, c'est vrai, la Métamorphose ! dit une Hermione affolée, se redressant sur son lit. Tu lui as bien dit que j'étais désolée, n'est-ce pas ?
-Hermione, je lui ai surtout dit que je ne savais pas où tu étais passée !

Les deux jeunes Gryffondor parlèrent ainsi pendant une demi-heure, Hermione s'alarmant des cours qu'elle avait manqués, Harry la rassurant. Puis, ce fut l'heure pour Harry de partir. Il dit au revoir à Hermione, lui promit de revenir dès que possible, et sortit de l'Infirmerie. Il devait aller manger, avant d'aller en cours de Sortilèges. Il prit la direction de la Grande Salle, quand une fille de première année s'approcha de lui.

-Ha … Harry Potter ? bafouilla-t-elle, tellement intimidée que ses joues étaient couleur tomate trop mûre.
-Oui, qu'est-ce qu'il y a ? lui répondit-il gentiment.
-J'ai un message du professeur Dumbledore pour vous, souffla-t-elle d'un coup, tout en lui tendant un parchemin entouré d'un ruban violet.
-Ah, très bien, s'exclama Harry, s'emparant de la lettre. Merci beaucoup ! ajouta-t-il à l'intention de la petite fille, dont la racine des cheveux commençait elle aussi à s'empourprer.

Il déplia hâtivement le rouleau de parchemin, et parcouru les quelques lignes écrites d'une écriture penchée.

Cher Harry,
Il est temps pour nous à présent de continuer notre quête des Horcruxes. C'est pour cela que ce soir, j'aimerais que tu m'accompagne dans une mission des plus périlleuses. Rejoins-moi ce soir, dans mon bureau, à 20 heures. Ne sois pas en retard, c'est très important.
Amicalement, Albus Dumbledore.


That's all folks !