Heyyyyy! Je suis de retour! J'espère que vous passez tous de bonnes vacances, moi je m'éclate Ma colo en Mongolie était vraiment cool, je me suis éclatée et d'ailleurs je suis tombée amoureuse de la Mongolie, ce pays est trop beau J'ai cru que j'arriverais pas à poster le chapitre aujourd'hui, on avait une panne de wifi depuis ce matin. Vous savez comment c'est dur une journée sans mère à tourner en rond? Avec mon frère et mon cousin on a carrément jouer au bingo pour s'occuper! Au bingo quoi! Bon avant de commencer le chapitre, je vais mettre un petit résumé pour ceux qui auraient oublié l'intrigue, vu que ça fait quand même un mois.
Résumé: Poudlard accueille cette année un échange interscolaire, donc 4 jeunes sont arrivés depuis octobre. Ils vont présentés chacun tout le long de l'année une coutume de leur pays. Alyne a été nommé préfète, ce qui pourrait créer des tensions avec James. Pour couvrir l'événement, un journaliste de la Gazette, André Andros, rôde dans les couloirs et à un projet secret. Dernièrement, un groupe qui s'est donné le nom de la Confrérie Ecarlate a attaqué des civils au village de Pré-au-lard. Enfin, Rose et Scorpius sortent ensemble mais ils ont peur de l'annoncer aux autres surtout à leurs parent.
Voilà!
Bonne lecture! ;p
Chapitre XIII
Salut les filles !
J'espère que vous allez bien, vous me manquez beaucoup. L'école de Sahir est vraiment géniale, il fait très chaud mais on s'y habitue vite. Les autres élèves sont gentils avec moi, je me suis même fait une amie. Elle s'appelle Salina. Hier, j'ai été visité la ville. Ca ne ressemble pas du tout à Pré-au-Lard. Oh, et puis devinez quoi ? J'ai eu mon premier cours de tapis volant ! C'est un peu pareil que de monter sur un balai mais en moins rapide.
Sinon, comment ça se passe à Poudlard ? J'avoue que ça me manque un peu. Sauf la météo, je suis contente de ne plus voir de pluie.
Je n'ai pas beaucoup de temps, ça va être l'heure du repas. Vous avez intérêt à me répondre les filles, ou quand je reviens vous allez vivre un enfer, c'est clair ?
Votre amie pour la vie !
Mary
Alyne reposa la lettre sur sa table de nuit, un sourire aux lèvres. C'est fou ce que sa meilleure amie lui manquait. La chambre faisait vide sans ses magazines de modes et ses vêtements qui trainaient partout. Dominique essayait bien de compenser en mettant encore plus de bordel que d'habitude mais ce n'était pas tout à fait pareil.
Elle jeta un coup d'œil au réveil près de son lit où le cadran lumineux affichait 20h30. Le couvre feu n'était que dans une demi-heure et elle devait se dépêcher si elle voulait pouvoir envoyer sa réponse avant qu'il ne soit trop tard.
Attrapant un pull gris qui trainait par terre, elle l'enfila et sortit de la pièce, sa lettre à la main. En traversant la Salle Commune, elle repéra sa sœur qui faisait vraisemblablement ses devoirs avec Albus Potter. Du moins espérait-elle que c'était ses devoirs parce qu'au vu des derniers résultats de Shannon, il fallait qu'elle se mette au travail.
Il lui fallut dix minutes pour arriver à la volière, pleine de courants d'airs au passage. Alyne sentit ses dents s'entrechoqués et se rappela soudain pourquoi elle haïssait le mois de novembre.
-Hé toi ! Héla-t-elle en tendant la main vers une chouette au plume moucheté de tâches blanches. Viens par là, allez.
Une fois que ses doigts engourdis eurent réussit à attacher la lettre, Alyne regarda l'animal s'envoler puis se précipita à l'intérieur, heureuse de retrouver la chaleur des torches. Heureusement ce n'était pas à son tour de faire ses rondes de préfètes ce soir mais aux élèves de Poufsouffle.
Arrivé au deuxième étage, elle pressa le pas, impatiente de retrouver sa chambre et surtout son lit. Les couloirs vides lui faisaient peur, surtout avec les ombres des flammes qui dansaient sur les murs.
Soudain, elle percuta quelque chose et poussa un cri de surprise. Son cœur battait comme un oiseau enfermé dans une cage et elle ne réussit à rester debout que par miracle.
-Je suis désolé ! S'exclama une voix. Par Merlin, je ne t'ais pas entendu arriver.
-James ? Dit-elle étonnée.
Aussitôt, la tête du jeune homme apparut, semblant flotté au-dessus du sol. La cape d'invisibilité, comprit Alyne.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je reviens de la volière. J'avais une lettre à envoyer. Et toi, qu'est-ce que tu fais planté au milieu du couloir sous ta cape ?
-Tu vas le savoir dans trois secondes, répondit-il en souriant malicieusement.
Un…deux…trois…Un bruit d'explosion retentit à quelques mètres, bien vite suivit du cri de rage de la concierge. Alors qu'Alyne ouvrait la bouche, Fred et Logan apparurent au bout du couloir, hilares.
-Ca a marché ? Demanda James immédiatement.
-Evidemment, confirma le rouquin.
-Tu aurais vu la tête de Sullivan ! Renchérit Logan. Elle a fait un bond de trois mètres quand les bombes à bouses ont explosé.
Alyne commença à reconstituer le scénario dans lequel elle venait de faire irruption. Elle était tombée en plein dans une des blagues des Chapardeurs et James avait sûrement été posté ici pour faire le guet tandis que les deux autres exécutaient le plan. Qui a dit que les trois garçons n'étaient pas organisés et consciencieux quand il s'agissait de farces ?
-Oh Alyne, dit Fred en se rendant compte de sa présence. Ca va ?
-Vous feriez mieux de rejoindre la salle commune très vite avant que je ne sois obligé de vous donner des heures de colles, se contenta-t-elle de répondre.
-Quoi ?
Les trois garçons l'observaient, un air qui se partageait entre la perplexité et l'étonnement sur leur visage. Elle ne leur avait pas raconté sa conversation avec McGonagall il y a deux jours où la directrice l'avait menacé de lui enlever son titre de préfète si elle n'appliquait pas le règlement avec les Chapardeurs. Une fois qu'elle les mit au courant, ils semblèrent mal à l'aise.
-Euh…on est désolé que tu ais eu des problèmes à cause de nous, commença Logan.
-Ouais, c'était pas notre but, ajouta Fred.
James, lui, ne dit rien mais lui adressa un sourire désarment comme pour se faire pardonner.
-Bon…on va y aller. Tu viens avec nous James ?
-Je vous rejoins plus tard, dit-il en se passant une main dans les cheveux. Alyne, tu restes avec moi ?
Il avait beau l'avoir formulé sous forme de question, elle comprit parfaitement qu'elle n'avait pas le choix. Dès que les deux autres eurent disparus, ils se regardèrent un moment sans dire un mot avant qu'il décide de rompre le silence.
-Ca te dit une balade ?
-A cette heure-ci ? S'étonna-t-elle.
-Justement à cette heure-ci. Allez vient, Sullivan doit prendre une douche pour se débarrasser des bombe à bouses et les préfets sont au sixième étage.
Elle faillit lui demander comment il pouvait le savoir mais se rappela que son petit ami n'allait jamais nulle part sans la Carte du Maraudeur.
-Et où est-ce qu'on va ?
-Surprise, déclara-t-il, une lueur d'amusement dans les yeux.
-Mais…protesta-t-elle.
-Tss tss ! Pas de mais. Je t'enlève pour la soirée.
Alyne soupira, vaincue. Il était impossible de raisonner avec James Potter quand il avait une idée en tête. Elle songea vaguement à Dominique et Emily qui allaient sûrement se demander où est-ce qu'elle était passé mais ne s'en préoccupa pas plus longtemps. Ses amies avaient l'habitude.
Jetant la cape d'invisibilité sur eux, James lui attrapa la main puis se mit en route. Il n'hésita pas un instant, semblant savoir parfaitement où il voulait aller.
Elle comprit leur destination deux minutes avant d'arriver.
-Tu m'emmènes à la tour d'Astronomie !
-On ne peut rien te cacher, sourit-il. Mais oui, t'as raison. Tu n'es jamais monté de nuit quand il n'y a personne ?
-Je ne passe pas ma vie à arpenter les couloirs en douce, moi, répliqua-t-elle.
-C'est vrai, convenu James. Heureusement que je suis là pour y remédier !
Sur ses bonnes paroles, ils se mirent à monter. La tour d'Astronomie était la plus haute de Poudlard et par conséquent l'escalier était long. Très long. A mi chemin, Alyne s'arrêta, les mains sur les genoux pour essayer de reprendre son souffle. Deux marches au-dessus, James souriait, en pleine forme. Finalement, son endurance de sportif servait parfois. Reprenant l'ascension, ils arrivèrent en haut cinq minutes plus tard.
-Prête ? Dit-il, la main sur la poignée.
-J'ai pas monté ces escaliers pour rien, se contenta-t-elle de répondre, la respiration haletante.
James ouvrit alors la porte et franchit le seuil pour se retrouver sur l'espèce de balcon qui entourait la tour d'Astronomie. Le vent soufflait fort et le froid était encore plus glacial que tout à l'heure. Collée contre le mur, Alyne frissonna avant de saisir sa baguette.
-Incendio !
Une langue de feu sortit du bout de bois, flotta dans l'air quelques secondes puis s'immobilisa. Aussitôt une douce chaleur se répandit autour d'eux.
-Tu m'impressionneras toujours, dit James.
-Depuis le temps, tu devrais être habitué non ?
-Faut croire que tu es trop incroyable. On s'habitue pas facilement aux choses extraordinaires tu sais, il faut du temps à l'être humain pour le comprendre, pour prendre conscience de la chose merveilleuse qu'il a devant les yeux. Et toi, Alyne Harper, tu es extraordinaire.
Alyne sentit une boule se niché dans sa gorge en entendant ses mots.
-T'as piqué ça dans quel film ? Finit-elle par dire en souriant.
-Hé ! S'insurgea-t-il. Je peux…
Mais elle ne le laissa pas finir car elle l'embrassa à ce moment là. Dès qu'il voulut la saisir par la taille, elle se déroba d'un mouvement souple puis posa ses mains sur la rambarde pour observer le paysage. La nuit était déjà tombée mais on pouvait encore distinguer les montagnes au loin. Le ciel était parsemé d'étoiles qui brillaient d'une douce lueur et la lune formait un cercle presque parfait, signe que la pleine lune approchait. Risquant un coup d'œil vers le bas, Alyne se sentit blêmir. Elle n'arrivait même pas à voir le sol de cette hauteur.
-C'est haut, murmura-t-elle.
-Promis, si tu tombes je te rattrape ! Rassura James.
-Et avec quoi ? Tu peux voler tout seul maintenant ? Mince ! Fallait me prévenir. Appelons La Gazette, tu vas faire la une demain matin !
Une moue boudeuse apparue sur les lèvres du jeune homme face à l'expression moqueuse d'Alyne.
Soudain il l'attrapa dans ses bras avant de la faire tournoyer.
-James ! S'écria-t-elle en s'agrippant à son cou pour ne pas tomber. James ! Lâche-moi !
-Je n'ai pas entendu les mots magiques.
-S'il te plait !
-Non, pas ceux là, ça serait trop facile.
Le monde tournait autour de la blonde, les couleurs de la nuit se mélangeant. Elle réfléchit à toute vitesse avant de comprendre soudainement.
-Je t'aime ! S'exclama-t-elle.
James éclata de rire et se stoppa. Doucement, il la reposa à terre, la soutenant en voyant ses jambes trembler.
-Décidément, je deviens trop prévisible, rit-il. J'avais espéré te faire tourner comme ça encore quelques minutes.
-Je…je te connais trop bien, articula Alyne, toujours cramponné à lui le temps de recouvrer son centre de gravité.
Pour toute réponse, James posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant vivement. Alyne ferma automatiquement les yeux, resserrant sa prise autour de lui. Passant une main derrière sa nuque, elle approfondit le baiser. Ses jambes continuaient à trembler mais contrairement à il y a quelques secondes, ce n'était plus du tout pour les mêmes raisons. James la plaqua contre le mur de la tour, juste en dessous du feu qui continuait à rester suspendu dans les airs. La chaleur était encore plus forte à cet endroit-ci, bien qu'Alyne se demandait si c'était vraiment à cause de cela qu'elle avait si chaud. Elle s'entendit gémir de très loin quand les mains du brun vinrent se poser sur ses hanches, et le souffle commença à lui manquer. James devait ressentir la même chose car il se recula légèrement puis posa son front contre le sien. Plongeant ses yeux noisettes dans ses prunelles, il sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine.
-Je t'aime, souffla-t-il à son tour. Bon sang, je t'aime tellement que ça en ferait presque mal.
Alyne voulut répondre mais il captura sa bouche à nouveaux. Son esprit se vida ensuite de toutes pensées cohérentes quand James déplaça ses lèvres vers son cou. Elle ferma les yeux involontairement, laissant sa tête basculé en arrière, lui offrant ainsi plus de peau. Une douce chaleur l'envahit, et cette fois elle était persuadé que ça n'avait rien à voir avec le sort qu'elle avait jeté en arrivant. Elle avait presque l'impression que des papillons volaient dans son ventre tandis qu'un gémissement lui échappait encore une fois en sentant les mains de James explorer son corps.
-Tu me rends fous, dit-il en la regardant.
-Crois-moi, je…je suis loin…d'être saine d'esprit…en ce….moment, haleta-t-elle.
Cette phrase parut ravir James car il la serra contre lui avec force avant de s'écarter. Ce soudain manque de proximité fit l'effet d'un seau d'eau froide à Alyne qui essayait de recouvrer une respiration régulière
-On devrait redescendre, conseilla-t-il finalement. Mrs Sullivan risque de nous attraper sinon.
-Depuis quand est-ce que ça te fait peur ?
-Moi ? Je m'en fiche totalement. Mais une préfète surprise dans les couloirs à transgresser le règlement, je ne suis pas sûr que ça fasse plaisir à McGo.
-Tu n'as pas tort, approuva Alyne. Allons-y.
D'un coup de baguette, elle annula son sort de feu et la température chuta immédiatement. James ramassa sa cape qu'il avait laissée tombé un peu plus tôt puis les recouvrit avec. Alors qu'ils étaient arrivés en bas des escaliers, il se tourna vers elle.
-Tu ne devrais pas t'enlever des points pour ne pas avoir respecté le couvre-feu ?
-Idiot ! Dit-elle en lui donnant un coup sur le bras.
Tapant du pied, impatient, Albus attendait devant la salle de DCFM. Le cours, commun avec les Serdaigle, n'allait pas tarder à commencer et toute la classe était déjà présente.
-Mais où est-ce qu'elle est ?
-Calme-toi, Al, elle va arriver, assura Shannon en se tordant le cou pour essayer d'apercevoir le bout du couloir.
-Et le nouveau prof, il n'est toujours pas là ?
La jeune fille secoua la tête, faisant rebondir ses mèches brunes sur ses épaules.
-Je l'ai vu ce matin, moi, dit Anthony Bulstrode de Serdaigle. Il discutait avec Trelawney dans la cour principale.
-Le pauvre, commenta une fille à côté de lui.
Les autres approuvèrent en éclatant de rire. Le nouveau professeur avait du se faire prédire sa mort prochaine pour son premier jour de classe.
-Et alors, à quoi il ressemble ? S'enquit Shannon.
-Je crois qu'il est plus jeune que Smith. En tout cas il avait l'air sympa.
-En même temps, ce n'est pas très dur d'avoir l'air plus sympa que Smith, commenta la même fille que tout à l'heure.
-Arrête Eline, protesta Anthony. Il n'est pas si méchant que ça.
-Tu veux rire ? C'est juste que toi, il t'adore alors évidemment que tu l'aimes bien.
Tandis qu'Eline et Anthony commençait à se disputer, Albus se désintéressa de la conversation. Il préférait ne pas s'en mêler puisque de toute façon, il n'aimait pas non plus le professeur Smith. Seulement, la raison pour laquelle leur professeur n'était pas là aujourd'hui lui restait en tête. L'attaque de la Confrérie Ecarlate à Pré-au-Lard avait fait la couverture du journal hier matin. Dans la colonne dédiée aux noms des victimes et des blessés figurait la femme du professeur Smith. Ca faisait quand même deux fois en moins de deux semaines que la Confrérie Ecarlate se retrouvait à la première page de la Gazette. Albus avait vaguement pensé à envoyer une lettre à son père mais il n'en avait pas encore eu le temps.
-Elle arrive ! S'exclama soudain Shannon, le faisant sortir de ses pensées.
-Mais où est-ce que tu étais ?
-Désolé, dit Rose en rougissant. J'étais à la bibliothèque pour mon exposé.
Albus fronça les sourcils. Ce n'était pas le genre de sa cousine d'être en retard pour un cours. Depuis deux jours, Rose lui semblait ailleurs et elle agissait bizarrement, presque comme si elle cherchait à l'éviter.
-A la bibliothèque ? Répéta-t-il. Mais elle n'ouvre que dans une heure le mercredi.
-Tu dois te tromper, Al. Je te dis que j'y étais.
-Mais non, je suis sûre que…
-Bon, s'énerva Rose, c'est un interrogatoire ? Laisse-moi tranquille, Al.
Surpris, il regarda la rousse s'éloigner pour aller dire bonjour à Eline et Anthony, le plantant sur place.
-Qu'est-ce que j'ai dis ?
-T'inquiète pas, dit Shannon. Elle est juste sur les nerfs avec son exposé. Je lui parlerais ce soir.
Albus hocha la tête, perturbé. C'était la première fois depuis plus d'un an que sa cousine lui parlait sur ce ton.
L'arrivé du nouveau professeur lui permit de se changer les idées. Apparemment, l'homme s'était perdu et cela expliquait son retard. Il devait avoir une quarantaine d'année, rasé de près et des cheveux châtains qui commençaient à se dégarnir. Sans plus attendre, il fit rentrer ses élèves dans la classe et chacun prit place. Albus se retrouva assis à côté d'Anthony Bulstrode tandis que Shannon rejoignait Rose au premier rang.
-Bonjour à tous, commença le nouveau professeur. J'aurais aimé être avec vous en d'autres circonstances mais de toute façon, nous avons quelques mois à passé ensemble. Mon nom est le professeur Davies. Je vais donc vous enseigner la Défense contre les Forces du Mal. J'espère que tout se passera bien et que nous passerons une bonne année ensemble. Puis-je vous demander où vous en étiez dans le programme avec le professeur Smith ?
-Nous allions commencer le chapitre 3 du manuel, répondit aussitôt Eline.
-Merci beaucoup Miss…
-Wood professeur.
Il l'a remercia d'un hochement de tête puis ouvrit le manuel pour chercher la page correspondante. Après quelques secondes, il releva la tête, satisfait.
-Bien, dit-il en balayant la classe du regard. Aujourd'hui nous allons voir les sortilèges impardonnables.
Des murmures excités agitèrent les élèves. C'était une partie du programme qu'ils attendaient tous. Il y a une dizaine d'année, une réforme était passée au Ministère pour que ces sortilèges soient vus en cours dès la quatrième année, jugeant que cela mettrait l'accent sur les dangers que représentaient ces sorts.
-Comme chacun sait, il en existe trois. Qui pourrait me citer l'un d'entre eux ? Miss Wood ?
-Je…je connais le sortilège Doloris, dit lentement Eline. Il inflige une douleur extrême.
-Elle a trouvé ça toute seule ? Chuchota Anthony en levant les yeux au ciel.
-Très bien Miss. 10 points pour Serdaigle. Qui d'autre ?
Juste devant le professeur, Rose leva la main à son tour.
-Oui ?
-Rose Weasley, se présenta-t-elle. Il y a également le sortilège de l'Imperium. Il met la victime totalement sous le contrôle de l'auteur du sort.
Le professeur Davies accorda cette fois dix points à Gryffondor. Attendant la dernière réponse, il fixa ses élèves un à un, les encourageant d'un sourire.
Ce fut finalement Shannon qui décida de prendre la parole, à la surprise de tous.
-Le sortilège de mort. C'est le dernier impardonnable.
-Exactement. Ces trois sorts sont considérés comme les plus maléfiques du monde sorcier. Leur utilisation est punie d'emprisonnement, variant entre quelques années à perpétuité. Et dites-moi Miss…
-Shannon Harper.
-Miss Harper ? Répéta le professeur Davies. Vous n'auriez pas une sœur en sixième année ?
-Euh…oui.
-J'ai eu sa classe ce matin en première heure. Veillez m'excusez, j'essaye encore de mettre un nom sur tous les visages. Je disais donc, Miss Harper, pourriez-vous m'en dire plus sur ce dernier sortilège ?
Shannon fronça les sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir.
-Le sortilège de mort est irréversible, reprit-il pour l'aider. On ne peut contrer ses effets. Pourtant une personne dans toute l'histoire y a survécu. Savez-vous qui, Miss Harper ?
Jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, la jeune fille adressa un regard d'excuse à Albus. Ce dernier s'était tassé sur sa chaise en voyant que l'attention générale s'était soudain porté sur lui. A croire que le professeur le faisait exprès. Tout le monde connaissait la seule personne qui avait survécu à l'Avada Kadavra, pas besoin de le rappeler.
-C'est Harry Potter, professeur, dit Shannon.
-Excellent. Vous vous demander surement pourquoi j'aborde cette question. Figurez-vous qu'après les vacances de noël, surement vers le mois de février, j'avais pour projet de former un club de duel. Les récents événements à Pré-au-Lard m'ont donné cette idée. J'en ai parlé avec la directrice, qui est favorable à cela.
Albus se redressa, alerte. Il n'avait participé qu'à un seul cours de duel en deuxième année mais il en gardait un bon souvenir. Cette matière avait en effet été transformée en option que les élèves n'avaient qu'une seule fois dans leur scolarité. D'après les visages de ses camarades, le projet de ce club les enthousiasmait également. [
-La directrice a eu une autre idée concernant cela. Un seul professeur pour tout les quatrièmes années ne serait pas assez. C'est pour cela qu'elle a décidé que deux Aurors viendraient pour me seconder. Lors de la première séance, vous aurez donc l'honneur d'avoir Harry Potter comme professeur assistant.
-Trop cool ! S'écria Anthony.
-C'est génial ! Renchérit Eline.
C'était une catastrophe de l'avis d'Albus. Il se retint de se prendre la tête dans les mains en voyant que tout le monde sans exception le fixait avec insistance. Il ne manquait plus que ça. Son père allait venir donner des cours. A Poudlard. Dans sa classe précisément. La mal chance s'acharnait contre lui. Croisant le regard désolé de Rose, il lui adressa un sourire pour la rassurer.
Dès que la sonnerie de midi retentit, Albus bondit sur ses pieds, bouscula Anthony et se précipita dans le couloir. Une boule lui nouait l'estomac tandis qu'il dévalait les escaliers pour entrer dans la Grande Salle. Scorpius, qui l'attendait à côté de la table de Gryffondor, parut surpris de le voir arriver comme un boulet de canon.
-Bah qu'est-ce qui se passe ?
-Demande à Rose, dit-il en avalant rageusement le verre de jus de citrouille posé devant lui.
-Hé ! C'était mon verre Al ! S'exclama Dominique, assise en face.
En voyant la tête dépité de son petit cousin, elle laissa tomber. Rose et Shannon, qui venaient seulement de le rattraper, expliquèrent la situation aux autres.
-Oncle Harry va venir donner des cours de duel en février.
-Sérieusement ? Dit Scorpius.
-Ouais. C'est une idée du professeur Davies. Ca sera réservé aux élèves de quatrième année, toutes maisons confondues.
-Ce n'est pas forcément une mauvaise chose, relativisa Alyne. Après tout, apprendre à se battre en duel pourrait être utile.
Albus ne parut pas mieux pour autant. Haussant les épaules, Shannon sourit à sa sœur, la remerciant silencieusement d'avoir essayé. Soudain, elle remarqua quelque chose et se pencha en avant.
-Alyne…
-Hum ?
-Qu'est-ce que tu as dans le cou ?
Dominique et Emily se figèrent puis se tournèrent vers leur amie dans un même mouvement. Cette dernière rougit et tenta de se cacher avec ses cheveux mais Dominique fut plus rapide.
-Pas si vite ! Qu'est-ce que tu as dans le cou ?
-Mais rien ! Mentit Alyne en s'écartant.
-Ca n'aurait pas un rapport avec le fait que tu sois rentré en retard au dortoir hier soir ? Dit Emily, soupçonneuse.
-Pas du tout ! Et arrête de me tirer les cheveux.
Prenant sa sœur par surprise, Shannon se saisit de son bras et l'immobilisa. Profitant de cette diversion, Dominique rejeta les mèches blondes d'Alyne et observa son cou. Aussitôt elle écarquilla les yeux en éclatant de rire.
-T'as un suçon !
-Dit le encore plus fort tant que tu y es, siffla Alyne dont les joues prirent une teinte écarlate.
-C'est James qui t'as fait ça ? Demanda sa sœur.
-Qui veux-tu que ça soit ?
Albus leva les mains et grimaça.
-Je ne veux rien savoir sur cette partie de la vie de mon frère.
Les autres rigolèrent, rassurer de le voir de meilleure humeur. Au moment de se partir, Albus se figea quand Scorpius lui glissa un mot dans la main avant de lui faire signe qu'ils se verraient plus tard. Dépliant le bout de parchemin, quelle ne fut pas sa surprise en lisant :
Je sais ce que cache André Andros. RDV à 17h près du lac.
