Chapitre 14: Déchéance
Février avait remplacé janvier, Poudlard était toujours sous la neige et Ombrage paraissait sur le point de procéder à des licenciements. La question était de savoir si sa première victime serait Hagrid ou Trelawney.
J'avais cessé de travailler, de manger et de dormir. Je consacrais la totalité de mon temps libre à la magie noire. Sans elle, je me sentais misérable, j'avais l'impression d'être une toxicomane en manque de drogue, une ivrogne en manque d'alcool.
Le miroir de la salle de bains me renvoyait une image déplorable. J'avais honte de ce que j'étais devenue. J'étais pâle comme la mort, mes joues étaient creuses et mes yeux fatigués bordés de cercles bleuâtres. Malgré les potions énergisantes que mon père me forçait à boire, je demeurais amorphe, apathique, atonique. Il n'y avait pas assez d'adjectifs pour désigner l'état dans lequel je me trouvais. Je savais que la magie noire me détruisait chaque jour un peu plus, je savais qu'il fallait que j'arrête de la pratiquer mais j'en étais incapable, je n'avais pas assez de volonté pour l'empêcher de me dominer.
Un jeudi soir, après l'entraînement de Quidditch, je fis un malaise dans le hall d'entrée. Drago alerta mon père qui accourut jusqu'à moi.
« Qu'est-ce que tu as ? », demanda-t-il en m'aidant à me relever.
« Je ne sais pas… je ne vois plus rien, j'ai la tête qui tourne et j'ai mal au cœur. »
Ma voix était méconnaissable tant elle était faible.
« Tu peux marcher ? »
« Je crois. »
« Alors viens, je te conduis à l'infirmerie. »
« Non… ce n'est pas nécessaire. Je ne suis pas malade, j'ai juste besoin de me reposer. »
« Je n'en suis pas si sûr que toi. »
Il me prit le poignet et commença à marcher.
« Non, répétais-je. Je ne veux pas y aller, je ne veux pas qu'on m'examine. »
J'exécrais les rendez-vous médicaux, l'idée que l'on me touche, même pour me soigner, me répugnait.
« Je ne te demande pas ton avis. »
J'essayai de libérer mon poignet mais il resserra sa prise.
« Lâche-moi ! Je ne veux pas ! »
« Ça suffit maintenant, Meredith. Je t'emmène à l'infirmerie, que cela te plaise ou non. »
J'avais envie de pleurer. Mon père poussa la porte de l'infirmerie et m'allongea de force sur un lit.
« Que se passe-t-il, Severus ? », demanda l'infirmière.
« Ma fille est souffrante. Je voudrais que vous l'examiniez. »
« Très bien. Déshabille-toi, Meredith. »
Mon père s'éclipsa le temps que je me dévêtisse et que Madame Pomfresh m'ausculte. Elle me pesa, me mesura et passa plusieurs fois sa baguette magique le long de mon corps pour déceler le mal dont j'étais victime. Elle me donna ensuite un pyjama que je me dépêchai d'enfiler et rappela mon père.
« Votre fille ne semble pas malade, Severus. »
« Alors pourquoi est-elle si faible ? », répliqua-t-il sèchement.
« Meredith est nouvelle à Poudlard, les cours se déroulent dans une langue qu'elle ne maîtrise pas parfaitement et les B.U.S.E.s approchent. Je pense qu'elle est surmenée. »
Mon père grogna et l'infirmière se tourna vers moi.
« Qu'as-tu mangé aujourd'hui ? »
« Pourquoi cette question ? »
« Parce que je te trouve très maigre. Quarante-deux kilos pour un mètre soixante-cinq, ce n'est pas assez. »
Je haussai les épaules.
« Je n'ai jamais été très épaisse. », répondis-je.
« Réponds à Madame Pomfresh. », m'ordonna mon père.
Je levai les yeux vers lui. Son visage était insondable, comme d'habitude.
« Allez. », me pressa-t-il.
« Une banane. », marmonnai-je.
« Une banane…, répéta mon père, incrédule. Et c'est tout ? »
« Bah, oui. »
Il passa une main sur son visage, visiblement excédé.
« Et hier ? »
« Pareil. »
« J'ose espérer que tu plaisantes, là, Meredith. »
Je ne répondis pas. Mon père s'était figé, les bras croisés, le regard dur. Sa voix était calme, posée mais je sentais la colère poindre en lui.
« Dis-moi, tu es idiote ou complètement inconsciente ? »
Silence.
« Un peu des deux, je suppose, ajouta-t-il avec froideur. Pourquoi refuses-tu de t'alimenter ? »
« Par manque d'appétit. »
Il haussa un sourcil.
« Vraiment ? »
J'avais l'impression qu'il ne me croyait pas.
« Oui ! dis-je avec impétuosité. Je ne mange pas quand je suis fatiguée. »
« Et tu es fatiguée parce que tu ne manges pas. C'est un cercle vicieux, Meredith. »
Il reporta son attention sur Madame Pomfresh.
« Je compte sur vous pour la remettre rapidement sur pied. Il est hors de question qu'elle manque plus d'une demi-journée de cours. »
Et il quitta la pièce dans un bruissement de cape. Madame Pomfresh soupira, me donna une potion nutritive et, pleine de langueur, je m'entourai des couvertures, respirant leur senteur fraiche et fleurie, un bâillement au bord des lèvres, la tête lourde de sommeil.
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Ooo
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Je repris les cours le lendemain après-midi. Ombrage et McGonagall rendirent les devoirs de la semaine précédente. J'obtins deux P.
« Ne t'inquiète pas, tu feras mieux la prochaine fois. », dit Daphné dans l'espoir de me consoler.
« Non, Daphné, je ne ferai pas mieux. Je ne ferais pas mieux parce que je n'ai pas l'intention de travailler. »
« Qu'est-ce que tu racontes ? »
« Je n'arrive plus à étudier. J'ai autre chose en tête. »
« Et qu'est-ce que c'est ? Un garçon ? Tu es tombée amoureuse ? »
« Non… non, ce n'est pas cela. »
« Tu es sûre ? Tu peux tout me dire. Je ne répèterai rien. »
Je baissai les yeux vers elle.
« C'est Drago, hein ? Il te plaît, n'est-ce pas ? »
Je fronçai les sourcils, irritée par la stupidité de ses propos.
« Je crois qu'il t'aime aussi. »
« Ne dis pas de sottises ! », m'exclamai-je, dédaigneuse.
« Je ne pense pas en dire. Tu n'as jamais fait attention à la façon dont il t'observe ? Il a un faible pour toi, c'est évident ! »
Triple andouille ! Drago est mon cousin !
« Tu dérailles complètement. Je n'ai pas et je ne veux pas d'amoureux. »
« Ah, bon. »
Elle resta muette pendant quelques secondes, dubitative, puis elle repartit à la charge :
« Qu'est-ce que tu as dans la tête, alors ? »
« Tu ne peux pas comprendre. »
« Pourquoi ? Je suis si bête que ça ? »
« Non…c'est juste que… laisse tomber, Daphné. »
Je m'éloignai d'elle.
« Meredith, attends ! »
« Va-t-en ! J'ai besoin d'être seule ! »
Me frayant un chemin parmi les élèves, je descendis les escaliers, traversai le hall et sortis dans le parc. Le vent était frais, je l'entendais murmurer dans les arbres, je le sentais souffler sur ma nuque, ses caresses me donnaient des frissons. Au loin, le soleil se couchait derrière les montagnes et sa lumière orangée, chaude et agréable au regard, se reflétait sur le lac lisse et sombre.
Mes yeux se délectèrent encore un peu de ce beau paysage puis je m'enfonçai dans les ténèbres du hangar à bateaux, mon endroit favori pour pratiquer des sortilèges interdits. Je posai mon sac sur le sol poussiéreux, en sortis ma baguette magique et un livre épais, aux coins cornés. J'ouvris le livre à la page cent-soixante-treize et l'appuyai contre mon sac. Un couinement me fit relever la tête. Dans un coin, une souris, ou plutôt un rat, m'observait attentivement.
« Tu tombes à pic, toi. Viens ici que je m'occupe de ton cas. »
Du bout de ma baguette, je fis léviter le rat. Il lui manquait des poils et il avait des plaques sur le corps.
« Comme tu es hideux ! On dirait que tu as la lèpre ! »
Je le fis atterrir à deux mètres de moi. Il émit un autre couinement, me fixant toujours de ses petits yeux noirs et méchants. Je pointais ma baguette dans sa direction.
« Impero ! »
Rien ne se produisit.
« Impero ! », répétai-je en lui ordonnant mentalement de sauter.
Le rat me regardait à présent d'un air goguenard. Au bout de la douzième fois, je commençai à perdre patience.
« Saute ! Allez, saute, espèce de sale petit rat de laboratoire ! »
Le rat ne bougea pas d'un seul centimètre.
« Impero ! »
Il trottina dans ma direction.
« Vilaine bestiole, pourquoi ne fais-tu pas ce que je veux ? »
Bien entendu, ce satané rongeur ne me répondit pas. Furieuse, je lui décochai un violent coup de pied qui le projeta dans les airs et le regardai s'écraser sur le sol. Allongé sur le dos, immobile et visiblement blessé, il poussa une longue plainte.
« Ça t'apprendra. », dis-je en m'asseyant par terre, découragée.
Cela faisait exactement une semaine que je m'entraînais à lancer ce maléfice. Une semaine sans obtenir le moindre résultat. Toutes mes tentatives étaient vouées à l'échec.
Je pris le livre et me mis à le feuilleter. Je dévorai une centaine de pages puis je consultai ma montre. Il était neuf heures et demie et je décidai de regagner ma salle commune. Elle était anormalement calme.
« Mon père serait-il dans les parages ? », demandai-je à Daphné, assise près de la cheminée.
Elle hocha la tête.
« Où est-il ? »
« Dans le dortoir des deuxième année. Il est en train de leur passer un savon. »
« Pour quelle raison ? »
« Deux d'entre eux ont lancé un sort à un Gryffondor et McGonagall nous a enlevé cinquante points. Snape n'a pas du tout apprécié. »
« Qu'il ensorcelle un Gryffondor ? »
« Non, que l'on perde cinquante points. »
Nous échangeâmes un regard avant d'éclater de rire. Lorsqu'elle fut redevenue sérieuse, Daphné dit :
« À propos, toi aussi, tu vas te faire tancer. »
Mon sourire se figea.
« Moi ? Mais pourquoi ? »
« Snape te cherchait tout à l'heure. Pansy l'a informé de ton absence. Il a froncé les sourcils et elle a perfidement ajouté que ce n'était pas la première fois que tu ne respectais pas le couvre-feu. »
« Quelle peste ! »
« Je n'ai rien pu faire pour te défendre. Désolée. »
La porte qui menait aux dortoirs s'ouvrit sur mon père, interrompant notre conversation. Ses prunelles croisèrent les miennes et il cracha :
« Toi, j'ai deux mots à te dire. Suis-moi. »
Il me fit entrer dans son bureau et referma la porte.
« Bien, dit-il en s'asseyant dans son fauteuil. Quelles sont tes notes de défense et de métamorphose ? Où étais-tu lors du dîner ? Tu ne veux toujours pas manger ? Pourquoi ne respectes-tu pas le couvre-feu ? »
Je clignai des yeux.
« Tu as dit deux mots, pas une avalanche de questions. »
« Réponds-moi ! »
Je tressaillis, surprise par son ton rude.
« Tu veux que je commence par quoi ? »
« Tes notes. », dit-il en insistant sur le terme.
Je soupirai bruyamment.
« J'ai eu deux P… Mais tu le sais déjà, non ? Ombrage et McGonagall ont bien dû te le dire ! »
« Effectivement, elles me l'ont dit et je… »
« Et voilà, j'en étais sûre ! Elles te rapportent toujours tout, ces deux cafteuses ! »
« Ne crie pas. »
Mon père pointa sa baguette magique sur la cheminée et un feu ronflant apparut soudain.
« Connais-tu la signification d'un P, Meredith ? »
« Oui… ça veut dire piètre. »
« Et tu trouves normal d'obtenir une telle note ? »
« Non, mais… »
« Moi, non plus. »
Je me mordis la lèvre.
« Qu'attends-tu pour te mettre au travail ? »
« Mais je travaille ! »
« Menteuse. »
Je déglutis difficilement.
« Sais-tu que McGonagall se demande si tu prends la peine d'ouvrir tes livres d'école ? »
« En voilà assez de McGonagall ! Pourquoi faut-il toujours qu'elle te donne mes notes avant moi ? Et comment se fait-il qu'elle se permette de les commenter ? »
« McGonagall est ma collègue. Il est normal qu'elle… »
« Non, ce n'est pas normal ! Ce n'est pas normal du tout ! Pourquoi te rapporte-t-elle tous mes faits et gestes ? Tu lui demandes de te faire un rapport tous les soirs, c'est ça ? »
« Meredith… »
« Qu'importe mes notes, qu'importe mon comportement, je ne veux plus que tes collègues te parlent de moi ! C'est insupportable ! Tu sais toujours tout ! »
« Meredith, cela suffit. Tu te tais et… »
« Je n'ai pas envie de me taire ! »
Mon père se leva et contourna lentement son bureau. Il s'approcha de moi, courroucé et menaçant, et je reculai prudemment vers la sortie. Bientôt, je me retrouvai acculée contre la porte et il me prit les deux poignets. Mon cœur battait très vite.
« Je ne veux plus jamais que tu me parles comme tu viens de le faire, tu m'entends ? »
« Je… »
Il plaqua mes poignets contre le panneau, à hauteur de mon visage, et planta ses yeux dans les miens.
« Tu m'entends ? »
« Oui. »
« Crois-tu que cela m'amuse d'apprendre que ma fille n'étudie pas ? Crois-tu que cela m'amuse d'entendre McGonagall me rire au nez ? »
Je fis non avec la tête.
« Tu étais plutôt douée en métamorphose. Que t'arrive-t-il ? Pourquoi baisses-tu autant ? »
« Je… c'était juste un accident. J'aurai un E la prochaine fois. »
« Aucun doute là-dessus. Je t'attends tous les soirs dans mon bureau, après le dîner. Crois-moi, tu vas comprendre le sens du mot « travail » ! »
« Qu… quoi ? Oh, s'il te plait… »
Il me fixa durement.
« Je ne changerai pas d'avis. »
« Papa… »
« Épargne-moi tes jérémiades et réponds à ma deuxième question. »
« Laquelle ? »
« Où étais-tu lors du dîner ? »
« Je prenais un bol d'air… j'étais bien dehors, tu sais. »
« Il faut que tu manges, Meredith ! Je te l'ai dit, Madame Pomfresh te l'a dit aussi. Pourquoi ne nous écoutes-tu pas ? Tu veux mourir d'inanition ?
« Bien sûr que non ! »
« Alors pourquoi… ? »
« Je n'ai pas vu l'heure. C'est aussi pour cette raison que je n'ai pas respecté le couvre-feu. »
« Miss Parkinson a sous-entendu que tu ne le respectais jamais. »
« Je sais. Elle t'a menti parce qu'elle a un grief contre moi. »
Il haussa les sourcils.
« L'attention que me porte Drago l'incommode, expliquai-je. Elle en est jalouse. »
Ses lèvres s'étirèrent en un sourire moqueur.
« Lui as-tu dit que vous étiez cousins ? »
« Non. »
« Tu devrais. »
Il lâcha mes poignets et ouvrit son armoire. Il en sortit une fiole remplie d'un liquide bleuâtre.
« Tiens, dit-il en la glissant entre mes mains. C'est une potion nutritive. Tu vas la boire avant de dormir. »
« Mais elle a un goût ignoble. », protestai-je.
« Bois-là. »
« Non. »
Mon père m'arracha la fiole, ôta le bouchon et me pencha la tête en arrière. Je fermai hermétiquement la bouche lorsqu'il plaqua le goulot contre mes lèvres. Il soupira, exaspéré, avant d'exercer une pression sur mes joues. Ma bouche s'entrouvrit contre mon gré.
« Bon appétit. », dit-il, sarcastique.
Le liquide répugnant coula entre mes lèvres. Je l'avalai en grimaçant.
« Satisfait ? », sifflai-je, venimeuse, quand il m'eut relâché.
Il hocha la tête, l'air goguenard, et posa la fiole vide sur son bureau. Je m'essuyai la bouche avec le dos de ma main, écœurée.
Il ouvrit la porte.
« Bonne nuit, Meredith. »
Je le foudroyai du regard et quittai la pièce, sans un mot.
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Ooo
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Les soirées qui suivirent furent longues et fastidieuses. Mon père me faisait travailler avec acharnement. Il était strict, rigoureux, intransigeant et je n'avais pas le droit à l'erreur. Les cours d'Occlumencie se déroulaient dorénavant en ma présence. Ils étaient devenus mes seuls moments de détente et sans eux, je serais devenue folle. Quand Potter était là, mon père ne me surveillait plus. C'était un pur instant de bonheur. Je pouvais poser ma plume et les regarder à loisir, savourant mon oisiveté.
La magie noire m'attirait toujours autant mais je ne trouvais plus le temps de la pratiquer dans la journée. Je rejoignais donc le hangar en pleine nuit, y restais plusieurs heures et revenais discrètement au château, priant pour ne pas croiser Rusard au détour d'un couloir.
Ma mère m'écrivait une fois par semaine, me demandant de mes nouvelles, m'envoyant son affection et un peu d'argent de poche. La veille de la Saint Valentin, à sept heures, je me rendis à la volière et reconnus avec joie son grand hibou noir. Je décachetai la lettre qu'il m'avait apportée avec des gestes fébriles, précipités.
Meredith,
J'espère que tu te portes bien. Je fête mes trente-trois ans demain soir. Je sais que le 14 février est également le jour de la Saint Valentin et qu'une sortie à Pré-au-lard est organisée pour l'occasion. Je comprendrais que tu veuilles en profiter avec un éventuel amoureux mais sache que ta présence m'honorerait. Tu peux venir à l'heure qui te convient. Drago est également invité.
À bientôt,
Maman.
P.S : Je te joins une bourse de vingt Gallions.
Je pliai la missive et la glissai dans ma poche. Puis, je courus jusqu'au bureau de mon père. Je le trouvai en compagnie de Drago.
« Oh, désolée… je vous dérange ? »
« Non, sourit mon cousin. Ta mère m'invite à son anniversaire et je suis en train de négocier une autorisation de sortie avec le professeur Snape. »
« Et ? »
« Et quoi ? »
« Il veut bien te la donner, cette autorisation ? »
Drago regarda brièvement mon père.
« Bah, je crois. »
Mon père eut un imperceptible sourire.
« Tu veux y aller aussi ? », me demanda-t-il.
« Oui, je… j'aimerais bien. »
« Bon, je vous fait un mot à tous les deux. »
« Merci. »
Le visage paternel était impénétrable et je ne savais pas s'il désapprouvait mon choix. Mais ce dont j'étais sûre, c'était que j'étais ravie de revoir ma mère.
