Disclaimer: Masashi Kishimoto-sensei, ce grand sage.
Rating: M… comme Miam ou Mets-toi à quatre pattes. Et quelques vulgarités par-ci par là,. Ben oui, on n'est pas au pays des Bisounours, non plus.
Résumé du chapitre précédent:
Deidara est parti en mission « obligatoire » à Kusa. Du moins, « obligatoire » c'est ce qu'il pense faire croire à Tobi.
Mais notre brun n'est pas aussi idiot qu'il en a l'air, que du contraire !
Petit mot aux lecteurs:
La vie ne semble pas vouloir reprendre son rythme pour l'instant.
Qui est cet inconnu ?
Que fait Tobi/Madara sur ce temps ?
Madara est-il l'inconnu ?
Lisez ce chapitre et vous saurez tout!
Merci pour les reviews ! J'adore ! Revieweurs/Revieuweuses je vous aime !!!
Bonne lecture! ^^
Aquarii.
CHAPITRE 13: "Lui et toi"
Une main se posa soudain sur son épaule, une voix grave et inconnue lui demanda :
« Je peux vous offrir un verre ? ».
Instantanément, Deidara se retourna pour se retrouver face à un homme…enfin un jeune homme. Physiquement, ce dernier semblait à peine majeur et pourtant le timbre de sa voix dévoilait son évidente maturité. Les traits fins de son visage exprimaient une douceur étonnante, une certaine fragilité, une délicatesse que Deidara n'avait pas l'habitude de voir dans son milieu de vie. Charmé. Oui, en cet instant et en quelques secondes à peine, le blond se sentit comme attiré par cet inconnu.
« D'accord pour le verre, mais c'est moi qui offre, mmh. » répliqua le blond qui ressentait l'envie de prendre les choses en mains.
C'est ainsi que Deidara et le bel inconnu se retrouvaient maintenant en tête à tête, devant une bouteille de saké.
Ils commencèrent à boire, sans dire un mot. Un peu troublé par ce genre de situation nouvelle, l'artiste vida sa coupelle d'un trait. L'autre semblait prendre son temps pour déguster le liquide enivrant, les yeux fermés. Le blond ne put s'empêcher de le fixer intensément, le trouvant très séduisant, avec sa mèche chocolat qui barrait son front et ses longs cils qui ombraient le haut de ses pommettes. Pommettes, qui semblaient se colorer légèrement, un peu plus à chaque gorgée alcoolisée. L'inconnu posa sa coupelle presque vide et plongea dans le regard insistant de Deidara. Ce dernier, bien que légèrement décontenancé, ne broncha pas : après tout, il est un ninja puissant et criminel confirmé. Et à en juger au bandeau que portait l'inconnu, il était lui aussi un ninja.
L'inconnu ne posa pas de question, bien qu'il ait remarqué tout de suite que le blond n'était pas du village. Ils semblaient si différents, autant l'un que l'autre et pourtant, ils avaient un point en commun : l'envie de se détendre, de prendre du bon temps.
C'était clair pour tous les deux. Pas besoin de parler pour se mettre d'accord là-dessus.
Aussi, Deidara vida un nouveau verre à son invité et à lui-même. Puis, aussitôt après, il porta sa main à la nuque de l'autre et avec fermeté, il l'attira vers lui, pour échanger un baiser d'abord timide mais qui devint rapidement plus franc, vicieux même.
Était-ce la douceur de ses cheveux ? L'adrénaline qui montait ? L'exotisme du décor ? Le saké peut être ? Peu importe. Deidara avait le sentiment que la suite serait plus qu'intéressante. Il lécha les lèvres de l'inconnu pour conclure momentanément le baiser.
Le rose aux joues, la serveuse qui assistait à la scène depuis le comptoir, détourna le regard. A la fois vexée (car elle pensait plaire à cet homme blond) et émoustillée par tant d'érotisme assumé. Sentiment étrange et indescriptible. « Drôles de manières, drôles de mœurs. » pensa-t-elle. Mais bon, comme en tout lieu où on boit, baise et paye, le client est roi, bien plus qu'ailleurs.
« Alors, c'est donc ça ton genre d'homme, Deidara-kun ». Voila la pensée qui traversa l'esprit de Madara, dont le regard prenait une couleur pourpre aux allures meurtrières. Il les observait depuis une heure déjà, l'inconnu et son amant-traître. « Traître » car menteur et visiblement, infidèle.
L'idée de départ de Madara avait été de concentrer son chakra pour suivre incognito les mouvements du blond. Ainsi, depuis le départ de ce dernier, il l'observait.
Son idée actuelle était « J'y vais et je le tue. Non…J'y vais et je LES tue. »
Puis il se ravisa en pensant qu'il devait attendre d'en savoir plus.
Il continua donc, à observer les deux amants potentiels, en train de boire et se tourner autour. Un supplice.*
Ils commandèrent une deuxième bouteille de saké. Puis une troisième. Quand elles fûrent vides, le blond et son invité se mirent d'accord : ils allaient finir la nuit chez l'inconnu. De toutes façons, Deidara n'avait pas d'endroit où « dormir », il n'y avait plus de chambres disponibles à l'auberge et celle-ci était sur le point de fermer. Donc, c'est en vacillant légèrement que tous les deux se levèrent et se dirigèrent vers la sortie.
Une fois dehors, Deidara observa un peu les alentours : la nuit était belle et étoilée. On pouvait apercevoir de la lumière qui provenait de la plupart des maisons du village, des couples qui rentraient probablement chez eux, des chats errants…
L'artiste se laissa guider par l'inconnu. Celui-ci semblait connaître parfaitement bien le chemin malgré l'obscurité. Deidara remarqua que la végétation était très dense, il dû à plusieurs reprises enjamber des racines et éviter des troncs d'arbres. Ils arrivèrent à hauteur d'une maison devant laquelle l'inconnu s'arrêta.
« C'est ici. Faites comme chez vous. » dit-il simplement à Deidara tout en l'invitant à entrer.
Il y avait une pointe de respect dans la voix du jeune homme ce qui plu beaucoup au blond. Pour une fois qu'on ne le traitait pas comme un gamin ou qu'on n'exagérait pas l'estime qu'on avait pour lui par crainte de représailles. Non, tout semblait si sincère…
L'intérieur de la maison était simple mais assez joliment décoré : l'inconnu devait probablement être un homme subtil et délicat.
Il lui indiqua où se trouvait la salle de bain ainsi que la chambre. Ils se succédèrent dans la douche, avant de se diriger vers la pièce où ils allaient passer la nuit ensemble, vêtus d'un simple peignoir blanc sous lequel ils étaient nus. La chambre était très peu éclairée : juste deux bougies qui menaçaient de s'éteindre à tout instant.
Lorsqu'il se trouvèrent allongés côte à côte, Deidara prit toutes les initiatives nécessaires : il embrassa fougueusement son hôte, il lui retira son peignoir ainsi que le sien en moins de temps qu'il faut pour le dire et se mit à le caresser sans trop réfléchir. Il murmura à son oreille :
« Je vais te faire l'amour, mmh…». L'autre semblait plus que d'accord.
Un sursaut de colère :
« Non !! Deidara-kun, tu ne feras pas ça… » pensa avec rage l'homme au sharingan qui les épiait toujours.
« …Mais je te préviens : je serai au-dessus, mmh. » Ajouta Deidara à l'intention de l'inconnu qui l'écoutait attentivement. Ce dernier lui toucha l'entrejambe et lui répondit ensuite :
«D'a.. d'accord… mais dans ce cas, je vous prie de m'accorder un instant. Je dois aller chercher quelque chose. » Et l'inconnu quitta la pièce sombre.
Deidara remarqua malgré l'obscurité, les longs cheveux du jeune homme. Deidara aime beaucoup les longs cheveux.
Il se dit que l'autre allait probablement chercher du lubrifiant ou quelque chose du genre et décida de prendre son mal en patience, autrement dit : son érection envahissante, en attendant son retour.
L'inconnu marchait dans le couloir, celui qui mène à la salle de bain. Il se demandait où il avait bien pu mettre ce tube de lubrifiant… Il allait le trouver.
Pas besoin d'éclairer: il connaissait sa maison par cœur, depuis le temps. Soudain, il s'arrêta car il remarqua que le bas de la porte de la salle de bain filtrait un peu de lumière. Très étrange : il était persuadé d'avoir éteint en quittant la pièce quelques instants plus tôt.
Avec méfiance, il se dirigea vers la source de lumière, en bon ninja qu'il était, il se munit de kunaïs dans chaque main, on ne sait jamais.
D'un coup de pied sec, il ouvrit la porte.
Ce qu'il vit le pétrifia :
Un homme, nu, était tranquillement assis sur le rebord de la baignoire, jambes croisées, dévoilant à moitié une virilité imposante.
Petit détail qui choqua aussi le jeune homme : l'intrus était masqué. Un étrange masque orange, percé d'un trou à travers duquel une orbe noire le fixait.
Pris de panique car ressentant un grand danger (il était nu lui aussi après tout), il envoya ses kunaïs en direction de l'homme. Ce dernier, les intercepta sans même prendre la peine de bouger, visiblement, il était très puissant. « Qui êtes-vous ?! Qu'est-ce que vous voulez », ces questions lui brûlaient les lèvres et ne pu les dire qu'à travers un faible murmure, sans même espérer obtenir une réponse. La peur.
L'œil dévoilé se teinta de rouge. Un rouge sang. Le jeune ninja se retrouva aspiré dans ce qu'il soupçonnait être un genjutsu, univers en rouge et noir. Paralysé, il ne pu rien faire d'autre qu'écouter la voix qui retentissait à présent dans ce monde parallèle :
« Tu n'as pas besoin de savoir qui je suis. Tu vas simplement faire ce que je te dis : A partir de cet instant, tu seras sous mon emprise, tu vas t'habiller et quitter cette maison pour la nuit. Tu reviendras demain, à midi, pas avant. Quand tu seras de retour, tu ne te souviendras plus de rien. Ne pose pas de questions. De toutes façons, tu ne le pourrais pas. Estime-toi simplement heureux que je te laisse la vie sauve.»
Dans ce monde sombre et onirique, le jeune garçon se sentit fièvreux et se rendit compte qu'il ne parvenait plus à penser à autre chose qu'aux ordres que l'intrus venait de lui donner.
L'homme masqué le libéra en partie, histoire qu'il puisse s'habiller et partir.
Hypnotisé, à moitié-conscient, l'ex-futur amant de Deidara s'habilla et quitta les lieux telle une ombre, comme l'homme si menaçant le lui avait ordonné.
Sur ce temps, Deidara baillait à s'en décrocher la mâchoire. L'alcool n'aidant pas à le tenir éveillé… Lassé d'attendre, il sentit le sommeil s'emparer de lui.
Madara était plus que satisfait. Non vraiment. C'était un plan brillant ! Quoique, ça aurait été plus simple de tuer ce jeune enfoiré qui avait eu la prétention de rivaliser avec lui. Mais bon, tuer sous l'effet de la rage, ça fait des taches et ça aurait été suspect. Non. Le plan qu'il avait élaboré était bien plus subtil : il venait de mettre dehors le propriétaire des lieux sans cris ni crimes, il disposait ainsi d'une maison et du corps de son senpai. Il allait prendre une douche, prendre le tube de lubrifiant dans le tiroir droit de l'armoire de la salle de bain, éteindre toutes les lumières, rejoindre Deidara et se glisser à ses cotés. Comme il allait faire très sombre, aucun danger, il pourrait enlever son masque et si dans la pénombre pendant l'acte, le blond lui demandait de crier son nom, il suffirait d'imiter la voix de ce petit enfoiré de Kusa. Un jeu d'enfant. Un petit sourire machiavélique se dessina sous le masque. Masque, qui se retrouva aussitôt avec les vêtements du brun entassés dans son sac.
Il quitta la salle de bain et se dirigea vers le lieu qui l'intéressait. Son désir grandissait un peu plus à chaque pas qui le rapprochait de Deidara.
Lorsqu'il arriva dans la chambre, il remarqua plusieurs choses : d'abord, la respiration régulière du blond endormi, ensuite les deux petites bougies qui brûlaient toujours : aussitôt, il souffla dessus pour les éteindre. Il se retrouva donc dans la noirceur de ce début de nuit, subtilement éclairée par quelques étoiles et un croissant de lune.
Madara s'allongea aux cotés de son amant. La chaleur de sa peau provoqua sur la sienne des frissons instantanés. La sensation si agréable de la nudité de celui qu'on désire plus que tout.
Le contact éveilla Deidara. Il caressa le dos de celui qu'il croyait être l'inconnu. Il toucha ses longs cheveux si soyeux. « L'inconnu » gémissait. Après une pluie de baisers brûlants et une tornade de caresses, « l'inconnu » glissa spontanément un mystérieux tube dans la main du blond, qui comprit sans avoir besoin d'en expliquer le contenu. Madara savait que son partenaire souhaitait être au-dessus. Et ce serait une expérience nouvelle à tenter pour lui-même.
Il était en effet urgent de passer à la vitesse supérieure, le membre érigé du blond se frayait déjà un passage entre les fesses de l'autre, poussant maladroitement à gauche et à droite sans trouver l'entrée du paradis. Histoire de faire patienter son « inconnu » sur le temps où il appliquait le précieux fluide sur toute sa longueur, Deidara taquina la chute de reins de l'autre avec sa langue, lui murmurant une foule de choses incompréhensibles. Lorsqu'enfin il fut prêt et s'apprêta à posséder son bel « inconnu », celui-ci se redressa et sembla se tourner vers lui : il captura les lèvres de l'artiste, un baiser féroce et mordant. Le goût de sang.
Ca avait été plus fort que Madara : il ne digérait toujours pas l'idée que Deidara avait été sur le point de faire l'amour avec un autre que lui. Petite vengeance personnelle donc, petite morsure qui signifiait « tu es à moi, rien qu'à moi ». Deidara gémit, petite douleur, de l'érotisme surajouté, cet inconnu était décidément surprenant.
Et de lui-même, le brun reprit ensuite sa position de départ, à quatre pattes, attendant impatiemment que l'autre vienne en lui. Il jura intérieurement : tout de même il était Uchiha Madara ! Se faire posséder de la sorte était-ce bien digne de lui ?.… Mais bon, c'était ça où un autre que lui en aurait profité. Pas question ! A choisir, autant feindre la soumission pour une nuit.
Une douleur fulgurante se fit sentir lorsque le blond entra en lui, d'un seul coup de reins. Une chose est sûre : lui avait été bien plus doux lorsqu'il avait fait l'amour au blond.
« Deidara-kun , tu me payeras ça, crois moi… » pensa avec colère l'Uchiha.
Une sensation agréable et érotisante surpassa pourtant progressivement la douleur. Les voix des deux amants se melèrent, dans des gémissements désordonnés. Ce fut Deidara qui parla le premier pendant l'acte, l'esprit toujours embrumé par l'alcool :
« Au… au fait, ton… prénom, je ne t'ai… pas demandé ton… prénom, mmh » articula avec peine l'artiste qui haletait au même rythme que ses va-et viens.
« Appelle-moi…comme tu veux… » répondit un Tobi/Madara qui même dans le feu de l'action avait pensé à imiter la voix du véritable inconnu.
Deidara se coucha un peu plus sur le corps de son amant. Son visage se logea dans la nuque de celui-ci, respirant avec plaisir le parfum de ses cheveux… Lui trouver un prénom…
Cette odeur… ce parfum… il lui était familier. Il avait déjà senti ce parfum avant.
Ou bien, ce parfum lui rappelait quelqu'un. Oui c'était sans doute ça.
« Alors, je… je t'appellerai… Tobi. » conclu Deidara.
Le mot de la fin:
L'inconnu n'est donc pas Madara… dans l'absolu.
Par contre, il joue le rôle de l'inconnu auprès de Deidara. Donc on va dire que vous aviez raison à 50%.
Ah et comme vous l'avez constaté : Petit lemon imprévu !
Oui, je n'ai pas écrit d'avertissement spécifique en début de chapitre pour vous laisser la surprise. De quoi faire plaisir à nos esprits pervers assoiffés de citronnade ! ^^
Qu'avez-vous pensez de ce chapitre ?
Merci d'avoir lu !
PS: tout le texte semble persister à vouloir se mettre en gras, malgré mes contestations. Bon c'est carnaval mais quand même (mardi gras etc.. hem... humour lourd, je sors ^^)
Aquarii.
*Comme vous le savez, Madara a le pouvoir de savoir où se trouve une personne et d'apparaître devant elle. C'est pourquoi il sait où se trouve Deidara. Quel talentueux ninja tout de même... Mmmmh ^^
