J'espère que vous avez bien tous et toutes profités de ce week-end à rallonge. Pour ma part, je suis allée 4 jours en Alsace chez des amis et même si j'ai encore un peu de mal à me remettre des 620km du retour (et oui, une fois là bas, faut bien revenir^^), je suis bien contente d'y être allée. Et en plus, on a pu se balader et profiter d'une superbe journée !
Alors tiens, tant que j'y pense (si si, ça m'arrive de penser, c'est pas une légende urbaine), pour ceux et celles qui sont encore en vacances scolaire, sachez que je vous déteste parce que bien sûr, comme la majeure partie des gens qui bossent (ou du moins qui ont la chance d'avoir un boulot^^), moi les congés, c'est pas avant les grandes vacances l'année prochaine ! Grrrr...
Allez, le bureau des pleurs ferme enfin ses portes alors je vous laisse lire tranquillement.
Et bonne lecture !
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Chapitre 14
Plus blanc que John, à cet instant, ce n'était pas possible.
Non... il n'a pas pu dire ça... j'ai sûrement mal entendu, c'est pas... oh mon dieu non...
Complètement tétanisé, il regardait Rodney enfiler ses vêtements puis se tourner vers lui, l'air d'attendre quelque chose.
-Tu veux vraiment que... Commença John.
-Que tu partes ? Oui, c'est bien ce que j'ai dit, tu as très bien compris ! Et je ne te cache pas le fait que je ne veux plus jamais te voir, c'est clair ? Alors habille toi et tire toi ! Explosa Rodney.
Il posa sa main sur le bras de John, le poussa sur le côté et quitta la chambre, en claquant la porte.
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Il était en colère. Très en colère. Depuis qu'il avait rencontré John, c'était la seconde fois qu'il avait envie de frapper quelqu'un. Le fait que ce soit la même personne pour les deux fois était vraiment déroutante. Et il avait tellement eu envie de l'étriper qu'il se félicitait d'être sortit à temps.
Oui, il était sorti à temps. Il ne voulait pas qu'en plus, Môssieur Sheppard le voit pleurer de dépit...
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Hébété, John était planté au beau milieu de la chambre, se demandant encore si ce que Rodney venait de lui dire ne pouvait pas n'être qu'un mauvais rêve.
Ou plutôt non, un cauchemar. Un horrible cauchemar. L'homme de sa vie venait purement et simplement de lui demander de ficher le camp ? De sortir de sa vie ?
Pas possible... Non, ce n'était pas possible...
Tout ça parce qu'il avait "omis" de préciser qu'il dirigeait une entreprise, au lieu de n'en être qu'un simple employé ?
Mais c'était totalement irréel comme situation !
Qui oserait foutre sa vie amoureuse en l'air à cause d'un oubli de ce genre ? Certainement pas lui !
John se redressa alors et souffla profondément.
-Il ne va pas m'éjecter comme ça ! Il n'a pas le droit de nous faire ça ! S'exclama t-il.
Alors il enfila rapidement ses vêtements...
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Rodney s'était laissé tomber sur le canapé et se morfondait, la tête calée dans ses bras, eux même posés sur ses genoux.
-Pourquoi est-ce que ça me tombe dessus ? Pourquoi est-ce qu'il a fallu que je tombe amoureux d'un menteur ? Pourquoi moi ? Se lamenta t-il.
Il savait qu'il était un peu injuste. Mais il n'arrêtait pas de se dire que si John commençait à lui cacher des "détails" tel que celui-là, il n'hésiterait pas à lui en cacher d'autres !
-'toute façon, j'm'en fiche ! Il peut être l'homme le plus riche de la terre, ça n'empêche que c'est quand même un menteur ! S'exclama t-il.
Oui, mais comme tu viens de le dire, tu l'aime ce menteur !
Et en plus voilà que ça conscience venait y mettre son grain de sel !
-Je le déteste !
Même pas vrai !
-Oh la ferme !
Se rendant compte que parler tout seul pouvait le mener tout droit à une jolie petite pièce capitonnée, il se leva et se dirigea de nouveau vers sa chambre, histoire de dire à l'homme qui la squattait qu'il devait se dépêcher de déguerpir.
-Et il n'a pas intérêt à essayer de m'embobiner ! C'est fini, je veux plus le voir !
Il parcourut le couloir qui menait à SA chambre et s'approcha à grand pas de SA porte...
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John avait pris une décision. Il ne voulait pas quitter Rodney sans avoir eu au moins une explication.
Enfin, une autre explication. Et cette fois ci, il n'oublierait pas de tout lui dire.
Même si pour ça, il allait devoir l'attacher pour qu'il l'écoute !
... L'image d'un Rodney, les poignets attachés au montant du lit et nu sur les draps le fit gémir...
Il ferma les yeux, savourant quelques secondes encore la vision enchanteresse...
Puis il secoua violement la tête.
-Non, c'est pas le moment de fantasmer, gardons ça pour plus tard ! Pour l'instant, j'ai une tête de mule à décoincer et à persuader que je l'aime ! Alors courage !
John s'avança et posa une main ferme sur la poignée de la porte...
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De l'autre côté de la porte, Rodney en avait fait de même. De sorte que quand ils voulurent l'ouvrir...
-AHHHH !
Boum !
John avait tiré tellement fort sur la porte, que quand Rodney avait poussé lui aussi avec la même force, il fut littéralement propulsé sur lui.
Et bien entendu, comme John ne s'y attendait pas, il le reçut de plein fouet dans les bras.
Déstabilisé par le poids, il fit vainement quelques pas en arrière, histoire de rattraper un peu d'équilibre, mais finit par atterrir le dos sur le rebord du lit et les fesses sur la moquette.
... Et un Rodney, affalé entre ses jambes, la tête très malencontreusement calée entre ses cuisses, pile poil face à son entrejambe...
-Aïe !
-Grmfjétoufff !
-Quoi ?
-Grmfjétouuuufff !
Tant bien que mal, Rodney se redressa légèrement sur ses avant-bras et prit une profonde inspiration.
-J'étouffais !
-Tu pouvais pas l'dire ? S'exclama John.
-Et qu'est-ce que j'essayais de faire, d'après toi ? Rétorqua Rodney, un peu agacé d'être dans cette position.
John ne répondit pas, trop conscient de la chaleur dégagée par le souffle chaud de son amant, sur un endroit plutôt stratégique de sa personne...
Parce que la colère qu'il ressentait envers lui, n'était rien face à l'attirance et à l'amour qu'il lui inspirait.
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Il me fait quoi là ? Se demandait Rodney. C'est une tentative de séduction ou quoi ? Parce qu'il croit qu'il suffit qu'il me regarde avec des yeux mort d'amour que ça va changer quelque chose ?
Des yeux morts d'amour ? C'était bien ce qu'il voyait dans le regard vert de celui contre qui il était affalé ?
Puis il sentit une main passer sur sa nuque...
Et il ferma les yeux... c'était si doux...
Mais non ! Il n'allait pas se faire encore avoir ! Ça suffisait comme ça !
-Arrête... Murmura t-il.
John n'avait pas pu s'en empêcher. En fait, sa main s'était levée sans même qu'il s'en rende compte. Et il caressait doucement la nuque de Rodney, là où il savait que c'était sensible...
-Je ne peux pas... et je ne veux pas arrêter, je t'aime Rodney... et je sais que toi aussi, tu m'aimes.
Seul un gémissement lui répondit...
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John sut qu'il était sur la bonne voie. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour que son scientifique capitule. Et rien qu'à cette idée, il ne put empêcher son corps de réagir...
Rodney essayait d'échapper à sa main, mais John ne le laissa pas reculer plus. Il lui agrippa les épaules et le plaqua contre lui.
Le scientifique, pour éviter de perdre l'équilibre, ne put faire autrement que de se retrouver à genoux, coincé entre les jambes de John...
Il essaya encore de résister. Oh oui, il essaya !
... Au moins deux secondes...
... Et ils finirent tous les deux allongés sur la moquette, juste à côté du lit, qui pourtant leur tendait désespérément les bras...
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Rodney ouvrit un œil, puis l'autre...
Et se mit à gémir. Mais pas de plaisir, ce coup-ci. Non, c'était plutôt de dépit.
-Mumm... qu'est-ce qui t'arrive ? Grogna une voix tout contre son oreille.
-J'en ai marre... Murmura Rodney plus pour lui-même que pour répondre à John.
Il sentit le corps de son amant bouger et bientôt, une tête ébouriffée apparut au dessus de lui.
-Et de quoi ? Demanda tendrement John, en picorant le cou de son amant de petits baisers.
-De moi pour commencer et de... toi... Souffla t-il, alors que John glissait sa main sur son ventre.
-Et pourquoi ?
Un énorme soupir le fit stopper et relever la tête.
-Rodney ? Qu'est-ce que tu as ? S'inquiéta John.
-Rien ! Rien du tout ! Si ce n'est que je ne voulais pas finir au lit avec toi et c'est ce qui arrive à chaque fois qu'on se retrouve ensemble !
-Sauf que là, on n'est pas au lit... Chuchota encore John, en lui mordillant légèrement le lobe de l'oreille.
Rodney bougea un peu et poussa un gémissement de douleur.
-Tu vas bien ? S'inquiéta John.
-J'ai le dos en miette ! Et c'est d'ta faute ! S'exclama t-il en repoussant John.
Il se leva difficilement et se pencha pour ramasser ses affaires, qui étaient éparpillées un peu partout, afin de se rhabiller devant un John qui ne loupa pas une miette du spectacle !
Presque confortablement installé sur le côté, la tête posée sur la paume de sa main, il regardait Rodney enfiler ses vêtements tout en grommelant qu'on n'avait pas idée de faire l'amour par terre, alors qu'il y avait un lit tout ce qu'il y avait de plus confortable juste à côté !
-Tu sais que je t'aime toi ? Jeta alors John.
Il entendit un vague borborygme sortir laborieusement de la bouche de Rodney.
-Tu devrais t'habiller, on a des choses à se dire, tu te rappelles ? Lâcha encore celui-ci sans le regarder.
John soupira et finit par se lever à son tour. Juste au moment ou Rodney se tourna vers lui.
-Ha... habille toi... s'il te plait... Bafouilla t-il.
John savait que Rodney avait du mal à se contenir, quand ils étaient face à face. D'ailleurs, il avait usé et abusé de cet état de fait, après avoir remarqué que tout comme lui, Rodney adorait les attentions et les câlins qu'ils se donnaient sans aucune retenue quand ils faisaient l'amour. Mais là, le moment était mal choisi et il reconnut à contre cœur qu'il avait raison. Il se baissa alors, attrapa un bout de tissu qui trainait et l'enfila.
Mais son côté séducteur reprit le dessus et c'est avec un sourire absolument désarmant qu'il fixa son amant.
Rodney baissa alors la tête, ne voulant pas se faire encore avoir. Mais il la releva très vite en se pinçant les lèvres. Puis il éclata de rire, sous le regard ébahit de John qui se demandait ce qu'il lui prenait.
-T'es vraiment ridicule, tu sais ?
Et il se mit à rire de plus belle...
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La vexation était un sentiment que John ressentait rarement, mais depuis qu'il fréquentait Rodney, il avait l'impression que ça lui arrivait souvent.
En effet, prit d'une crise de fou rire, Rodney en avait même les larmes aux yeux !
-Ça y est ? T'as fini ? Ironisa John.
Le scientifique prit sur lui, inspira un bon coup et enfin, réussit à se calmer.
-Oh bon sang ! Mais si seulement tu pouvais te voir !
-Ah parce que c'est moi qui te fait rire comme ça ? Et peut-on savoir pour quelle raison ?
Rodney se contenta de lever la main et de la diriger vers...
Et oui, vers son entrejambe.
-Ton... euh... caleçon...
-Mon caleçon ? Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne porte que des box... Commença John.
Mais il ne put finir sa phrase. Il avait baissé les yeux et regardait le fameux caleçon.
Et là, il soupira. Très fort. En effet, il était vraiment ridicule...
Mais il redressa très vite la tête et Rodney eut une brusque bouffée de chaleur, en voyant l'air plus que coquin qu'il arborait, maintenant.
-C'est de ta faute, si je suis comme ça... Murmura alors John.
Il était un peu plus grand que Rodney, mais Rodney était un peu plus "rond" que lui.
Ce qui fait qu'il nageait allègrement dans le sous-vêtement qu'il portait et qui appartenait à Rodney...
Il lui retombait même un peu sur les hanches.
... Ce que remarqua aussi Rodney, en déglutissant encore, face au regard de prédateur de l'homme qui avançait...
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Ah il osait se moquer de lui comme ça ?
Et bien il allait voir de quel bois il se chauffait, cet imprudent !
Il continua sa progression et s'arrangea pour coincer Rodney entre lui et le lit.
-Je t'ai demandé de... Commença Rodney.
-De quoi ? De faire... ça ?
John prit la tête de Rodney entre ses mains et caressa doucement sa bouche avec sa langue. C'était doux, sensuel...
Et Rodney gémit...
-Non... pas ça... Réussit-il à articuler, au bout de quelques secondes.
-Oh... alors... ça ? Insista John.
Et il plongea sa langue dans la bouche de Rodney. Ils bougeaient doucement l'un contre l'autre et John pensait avoir retourné adroitement la situation à son avantage.
... Mais Rodney en décida autrement et recula brusquement.
-NON !
Il réussit tant bien que mal à lever les mains et les posa sur le torse de John.
-Quand j'ai dit non, c'est non ! Répéta t-il avec force.
John posa les siennes par-dessus et les caressa doucement de ses pouces.
-Tu es sûr ? Tu es vraiment sûr ?
-Oui, on doit parler !
Poussant un soupir à fendre l'âme, John obéit enfin et s'assit sur le lit, tapotant la place à côté de lui.
-Sûrement pas ! S'exclama Rodney, je sais trop bien comment ça risque de finir !
-Ne fait pas l'idiot ! Même si je le voulais, je ne pourrais pas... enfin, pas tout de suite... je suis vanné...
Et comme pour appuyer ses dires, il ne put se retenir de bailler. Rodney en fit autant à peine deux secondes après et prit la décision de s'assoir quand même sur le lit. Après tout, il était chez lui et c'était son lit, n'est-ce pas ?
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Ils passèrent une bonne partie de la journée à s'expliquer, l'un comme l'autre. John s'excusa encore et prit le temps de tout raconter à Rodney, dans les moindres détails.
Ce qui ne rassura pas le scientifique...
Comment faire quand on apprend que la personne que l'on aime est riche au point de ne pas être obligé de travailler pour vivre ?
En effet, John et son frère pouvaient parfaitement profiter des revenus plutôt substantiels de l'entreprise.
Mais ce n'était pas ce qu'ils voulaient. Ils avaient hérité d'une société qui prospérait et voulaient faire en sorte que ça continue comme ça. Et avec eux deux à sa tête, car c'était ce que leur père leur avait demandé.
Du coup, Rodney ne savait plus quoi faire ni comment réagir face à John.
Il était amoureux d'un millionnaire...
Ça aurait fait un super scénario pour le cinéma, ça !
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John ne laissa pas Rodney se morfondre plus longuement. Il lui expliqua que oui, il était riche, mais que ce n'était pas ça qui importait le plus. Ce qui était important à ces yeux, c'était qu'il réponde enfin à la question qu'il lui avait posé la veille.
-Ah ? C'était quoi déjà ? Demanda Rodney, histoire de gagner encore un peu de temps.
Car il n'avait pas oublié. Mais il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait...
-Je t'aime Rodney et je veux que tu vives avec moi. Dis oui, s'il te plait...
Une main douce se posa sur son menton et lui releva légèrement la tête. Puis il sentit un baiser d'une douceur inimaginable sur ses lèvres.
... Mumm... Oui, il savait enfin ce qu'il allait dire à John...
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A suivre...
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Et voilàààà !
La dernière réconciliation est enfin arrivée !
J'espère que ça vous plait toujours ?
Et je vous annonce que c'est le dernier chapitre avant l'épilogue. Et oui, toute bonne chose ayant une fin, cette histoire est maintenant terminée.
Enfin presque...
Alors je vous souhaite à toutes, une excellente soirée et je vous dis à la semaine prochaine !
Bizzz
Ticœur.
Et merci de me lire...
