Salut mes lapins !

La suite de ce petit séjour à l'hôpital.

(Parfois, j'aimerais que nous vivions dans l'univers MARVEL. Comme ça, il y aurait toujours des Cap, des Tony et même des Wade pour aller punir les méchants, et protéger les gentils. Mais nous ne vivons pas dans ce monde, et nous ne devons compter que sur nous-même. Triste vie. Moi, je ne peux qu'essayer de vous faire sourire. Alors j'essaye, et j'espère que ça marche...)

Bonne lecture,


Chapitre 13 : Pyromanie et course-poursuite


Jour 8

Wade cherchait désespérément un endroit tranquille.

La chambre d'un petit vieux dans le coma lui apparut comme une bénédiction. D'après les infirmières, il demeurait tranquillement dans cet état végétatif depuis plus de quatre ans. Le compagnon de chambre idéal.

- En plus y'a la télé !

- C'est comme dans un épisode de Dr House…

- Ouais, mais on n'est pas là pour la télé, héhé…

Wade exhiba devant lui, avec fierté, une cigarette roulée par ses soins, et qui contenait certainement autre chose que du tabac.

- Voila. Personne ne viendra me déranger ici.

Le mercenaire sauta sur le lit pour s'installer à côté du patient allongé, entouré d'appareils médicaux ronronnant. Un électrocardiogramme enregistrait sa fréquence cardiaque, et il était relié à un respirateur artificiel.

- Ca va Papy ? T'en voudrais bien un peu, hein ? Souleva Wade, fouillant ses poches à la recherche d'une allumette.

Il sursauta lorsqu'on frappa à la porte.

Peter entra immédiatement, suspicieux.

Pris sur le fait, Wade se redressa brusquement, jetant un oreiller au visage du pauvre grand-père pour le dissimuler à la vue du nouveau venu.

- Ah, Peter, je, héhé…

Il sauta aux pieds du lit, tentant au mieux de cacher l'objet du délit, entraînant dans son élan plusieurs fils électriques.

Il se prit les pieds dans le support en métal qui soutenait une perfusion et s'étala au sol.

Les appareils s'affolèrent, et la fréquence régulière qui bipait jusqu'alors fit place à un « Biiiiiiiiiiiiip » continu très alarmant.

Le mercenaire se débattit parmi les fils, se relevant au plus vite, aussi affolé que l'adolescent qui lui faisait face.

- Wade qu'est-ce que tu fous bordel ?

- Oups !

- Comment ça, oups ?!

Fébriles, les deux fautifs tentèrent tant bien que mal de tout rebrancher, dans une certaine confusion.

- Chut, chuuuut, supplia Wade qui s'adressait aux différents appareils frénétiques.

Alors que l'aîné appuyait sur tous les boutons qui lui passaient sous la main, Peter s'était jeté sur les câbles d'alimentation pour tenter d'y remettre de l'ordre.

- Putain, mec, j'ai tué un vieux ! s'exclama le fautif, effaré par le signal plat retransmit par l'électrocardiographe.

Il tapotait fiévreusement la poitrine du vieil homme, essayant de remettre en place les sondes dispersées sur son torse.

Après une bonne minute de bataille acharnée, un son familier et rassurant s'éleva dans la pièce.

Wade se laissa glisser le long d'un mur, dans un soupir de soulagement.

Peter vola un oreiller sur le lit et le transforma en arme de jet.

Wade ne parvint pas à l'éviter.

- Mais-euh…

- Abruti !

- Pardon pardon… J'ai pas fait exprès…

- Encore heureux ! Mais qu'est-ce que tu foutais là d'abord ?

- Euh… Oh ! Regarde !

Au fond du lit, le petit vieux s'était redressé et regardait, ahuri, les deux jeunes gens débraillés qui avaient mis sa chambre sens dessus-dessous.

- Putain, mec ! J'ai carrément trop pas tué un vieux !


Jour 9

- Bon, au moins, ici, il ne nous trouvera pas. Pas de petit vieux, pas de Peter, rien que des cendres.

- Le crématorium, les mecs ? Vraiment ?

- Ben écoute, pourquoi pas ?

- Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour s'allumer un joint tranquille…

- Ahhhhh. Depuis le temps que j'attends ça.

- Euh…les mecs ? Ca sent pas bizarre tout d'un coup ?

- Ah, tiens, c'est vrai ça…

- Euh, on a jeté où l'allumette ?

- Ben à la poubelle pourquoi ?

- T'es sûr qu'elle était éteinte… ?

- PUTAIN LA POUBELLE PREND FEU !

- QU'EST-CE QU-ON FAIT ?! LES GARS CA CRAME CE TRUC BORDEL !

- Tiens, prends le bidon, là, flanque moi ça dessus, vite !

-

- Oh mon dieu. On dirait les feux de l'enfer. On va mourir brûlés vifs. Et si on survit, Peter va nous tuer.

- ….

- Euh, il y avait écrit quoi sur le bidon ?

-

- Ethanol, 90 %.

- T'aurais pas pu lire, avant de le balancer dedans ?!

- Mais c'est toi qui m'as dit de le faire ! Et on fait quoi maintenant, y'a toute la pièce qui part en fumée !

- Souffle dessus !

- Ah, toi, si c'est pour proposer des idées pourries, tais-toi !

- Heureusement que l'alarme incendie s'est déclenchée, et qu'ils ont un système efficace…

- Ça m'a cramé les sourcils. Et maintenant je suis trempé de la tête aux pieds. Et mon joint s'est éteint.

- Mais voyons le bon côté des choses : on a pas foutu le feu à l'hôpital !

- Techniquement… Si.

- Ouais ok. Mais bon, l'incendie est maîtrisé, c'est le principal…

- Et, mais vous entendez ce raffut ?

- Les pompiers qui arrivent je crois. On ferait mieux de se barrer d'ici…

- J'vous jure… C'est pas de tout repos, la convalescence.


Jour 10

- Avoue.

- Tes accusations me blessent !

- Avoue !

Wade soupira, boudeur.

Il avait retrouvé avec grande joie son masque. Pour la combinaison, il faudrait attendre encore un peu.

Le mélange masque rouge et noir en lycra /blouse d'hôpital blanche à motifs bleu était détonnant. D'autant plus que Wade refusait de se séparer des deux katanas accrochés au-dessus de son lit.

- Bon ok… C'est moi qui ai foutu le feu au crématorium. Ironique, quand on y pense, héhé…

- Je le savais !

- Mais je m'ennuyais !

- C'est un miracle qu'ils ne te virent pas de cet hôpital…

- Bon, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?

- Un truc calme, pitié, soupira Peter.

Wade avisa les immenses cernes qui mangeaient le visage de son araignée fétiche.

Il sacrifiait son sommeil depuis de nombreux jours, dans l'espoir d'en apprendre davantage sur le virus qui le brûlait de l'intérieur.

- Tu sais, tu peux dormir mon pote… Je vais mieux, en vrai. Regarde !

Peter lui sauta dessus pour l'empêcher de se saisir d'un katana : un poil trop tard.

Wade s'était déjà entaillé le poignet.

Il eut le temps de perdre un demi-litre de sang avant que l'ouverture ne se referme d'elle-même.

- Tu vois ! Je cicatrise, c'est bon ! Bon, c'est pas encore optimal, mais on progresse, vraiment !

- T'as foutu du sang partout…

- Oui bon. C'était pour te convaincre.

- Je suis convaincu.

Wade aurait volontiers proposé une activité physique intense, ou une série de bêtise encore inédites, mais Peter paraissait sur le point de s'effondrer de fatigue.

Les épaules affaissées, la démarche lourde, il se frottait le visage en permanence.

- Bon. Viens par –là, proposa le mercenaire, tapotant les draps à côté de lui.

Peter lui offrit un regard soupçonneux.

- Viens je te dis !

Peter s'approcha prudemment, comme s'il tentait de partager l'abri d'un loup sauvage, et il ne quitta pas Deadpool des yeux en s'asseyant précautionneusement sur l'extrême rebord du lit.

Wade ignora sa conduite, et installa une tablette tactile ( de chez Stark Industries) sur ses genoux.

- Tiens. On a qu'à lire des fics.

- Des quoi ?

- Alors en fait tu vois, il y'a des fans de super héros qui s'amusent à écrire des textes sur nous. Enfin sur nous… Pas trop. Surtout sur Stark, ou l'autre gothique, ou même plein d'autres trucs genre des mangas tu vois… En fait je crois que tout le monde est plus populaire que nous, même Jacquie et Michel . Mais bon, c'pas grave.

- Ah ouais ?

La curiosité de Peter était piquée.

- Tiens, je vais aller dans mes favoris… QUOI ?! Pendant que je pionçais ici, il y a eu un nouveau chapitre de De La Pureté Des Lucioles Mortes ?! Pourquoi tu m'as pas réveillé avant, j'en reviens pas que j'ai loupé ça !

- Eh,oh, je te rappelle que t'étais dans le coma, t'as qu'à t'en prendre à toi-même !

- Tsss… Bon, par contre, La dernière parmi les meilleurs, j'attends toujours ! Dès que je sors d'ici, je chope l'adresse de l'auteure et je vais aller la motiver, moi, tu vas voir !

Wade. Soit gentil avec les autres, s'il te plaît. Sinon je vais avoir des ennemis. Et crois-moi, toi et moi, on n'a pas besoin d'ennemis !

- T'es totalement accro en fait, souligna Peter, amusé de découvrir cet étrange trait de caractère chez son ami.

- Grave. Bon attend, je vais essayer d'en trouver une sur nous, histoire qu'on rigole… Ca court pas les rues, mais quand-même.

Il tapota quelques mots clés dans l'onglet de recherche, et une centaine* de résultats s'affichèrent, sous les yeux ébahis de Peter.

- Attends… Tout ça c'est des histoires qui parlent de nous ? Écrites par des admirateurs ?

- A mort ! Enfin, majoritairement des admiratrices.

- C'est fou ! Tiens, clique voir là-dessus, pour voir ? « Tout pour les fans » ? C'est pourri comme titre ! Qui appelle une fiction « Tout pour les fans », sérieusement ?

Wade donna une petite claque sur la main qui s'approchait dangereusement de la tablette tactile.

- Non-non-non…

- Ben pourquoi pas ?

- Euh… Non mais c'est de la merde, ça, je te jure. Tiens, on essaye une autre plutôt.

Peter haussa un sourcil, peu convaincu.

Une nouvelle page internet s'afficha, et les deux hommes commencèrent la lecture.

Au fur et à mesure des paragraphes, le sourire de Wade s'élargissait, alors que le teint de Peter virait au blanc lavabo.

Une scène particulièrement détaillée fut la goutte de trop : Peter tenta de se jeter sur son aîné pour le forcer à éteindre la tablette :

- Éteins-moi ça ! Je viens de vivre un choc traumatique irréversible, je vais souffrir de PTSD toute ma vie !

- T'as pas l'impression d'exagérer ? J'ai trouvé ça mignon, moi, surtout le moment où je te…

- OUI BAH C'EST BON J'AI COMPRIS ! beugla Peter, qui se battait hargneusement contre l'emprise du mercenaire, bien décidé à maintenir la tablette hors de portée.

- Ahah, moi je suis sûr que ça te donne des envies !

- Mais carrément ! Des envies de suicide ! Fermes-ça !

- Monsieur Wade Wilson ?

L'instant se figea, sur un tableau étrange composé des deux ahuris empêtrés dans un monticule de draps, de coussins, de bras et de jambes, dévisagés par deux infirmières gênées, dont l'une tenait dans ses bras… Un canard.

- Monsieur Wade Wilson, reprit l'une des infirmières, d'un ton décidé. Nous avons trouvé votre canard au niveau du crématorium… Auriez-vous des informations à nous confier au sujet de l'incendie ?

Le fautif se tourna brusquement vers Peter.

Sans aucun signe avant-coureur, il fit un bond hors du lit, tirant l'adolescent par le col pour l'obliger à le suivre.

- Ils savent ! On se casse !

Et, dans le même mouvement, il se rua vers la porte, remorquant toujours un Peter estomaqué derrière lui, arrachant au passage chaton des bras de l'infirmière.

L'une des deux femmes s'égosilla, alors que les deux suspects s'enfuyaient au bout du couloir :

- Sécurité ! On tient le responsable de l'incendie ! Sécurité !

C'est dans un beau désordre que Wade, Peter et le palmipède dévalèrent les escaliers, décoiffés, à moitié habillé pour le mercenaire, empêtré encore dans des draps pour son complice.

- Qu'est-ce que tu fous ? Arrête-toi, on va aller discuter, on va négocier !

- Je ne négocie pas avec les terroristes ! On se casse !

Ils arrivaient face à l'entrée principale, mais trois vigiles bouclaient le périmètre et les attendaient de pied ferme. Le meneur du petit groupe freina brusquement : l'araignée et le canard s'écrasèrent contre lui, surpris par ce brusque changement d'allure.

- Demi-tour ! Changement de programme ! On trouve ma ceinture de téléportation et on se casse !

- Ta ceinture ? s'époumona Peter, alors que Wade reprenait déjà sa course frénétique.

Ils remontèrent d'autres escaliers, zigzaguèrent entre des déambulateurs, des pompiers armés de brancards et autres salles d'attentes bondées. Une dizaine de vigiles leur donnait désormais la chasse.

- Je l'avais quand je suis arrivé ici ! Ils l'ont mise de côté avec une partie de mon équipement !

Il leur fallut vingt bonnes minutes à traverser l'ensemble des bâtiments pour tomber sur la bonne salle, et la file des gens qui les pourchassaient s'était diablement allongée.

La moitié du centre médical leur courrait après.

Chaton perdait du terrain, battant furieusement des ailes. Peter se pencha pour l'attraper par le cou et le hisser sur son épaule au détour d'un virage un peu serré.

- C'est là ! Hurla Wade, frustré d'être retenu par une porte qui ne s'ouvrait qu'avec un pass adapté.

Peter jeta un œil derrière eux. A l'autre extrémité du couloir, une foule grondante s'approchait, gagnant du terrain à chaque seconde.

Il fallait agir vite.

L'étudiant avisa un aide-soignant dépassé par les évènements, au milieu du couloir.

- Vous, là ! Ouvrez cette porte !

Devant l'hésitation manifeste, il poursuivit :

- Attention, hein ! J'ai un canard, et je n'hésiterai pas à m'en servir !

Chaton émit un couinement agressif pour appuyer l'argument.

L'improbabilité de la menace prit le jeune homme de court. Dans le doute, il s'empressa de faire coulisser son badge dans le lecteur, et la porte s'ouvrit.

- Pas mal le coup du canard, salua Wade en s'engouffrant dans la pièce.

Il entreprit d'ouvrir à la volée tous les tiroirs qui eurent le malheur de se trouver sur son chemin, imité par Peter.

Les premiers vigiles surgissaient à travers la porte, se gênant les uns les autres, rougeoyants et écumant de rage.

- Je l'ai ! Hurla Wade, triomphant, brandissant la fameuse ceinture dans sa main.

Il attrapa Peter par la taille, et, une fraction de seconde avant que la foule en délire ne leur tombe dessus, il enclencha le téléporteur.

Patients, médecins, vigiles et autres trébuchèrent sur le vide.

Les fuyards ?

Volatilisés.


L'étudiant inspira profondément, l'estomac tout retourné par le voyage brutal.

Il toussa un peu, cracha un peu de sable.

De sable ?

Sur son dos et son visage, un poids mort l'immobilisait.

Un bras, un torse, des plumes.

Il souleva sans peine les membres encombrants pour s'extraire de leur emprise.

Le soleil l'aveugla un instant.

- De quoi ? grommela Wade, qui peinait lui aussi à se redresser, à moitié enterré sous une mini-dune.

Il ôta son masque et le secoua : un demi-désert s'échappa par les trous percés pour les yeux. Il pencha la tête, tapota une oreille : du sable sortit par l'autre côté.

Un sable blanc immaculé, rutilant, balayé par une minuscule bise qui ne rafraichissait pas l'atmosphère brûlante.

Une eau d'un bleu si bleu, qu'elle en paraissait presque chimique.

Un petit ponton en bois une forêt de palmiers en bordure non loin, et le silence, percé uniquement par le murmure du vent dans les palmes.

Même pas le roulis du ressac, sur cette mer plate et immobile.

- Mec…Ou est-ce que tu nous as emmené ? l'interrogea Peter, tout aussi ravi qu'inquiet par le spectacle.

Wade farfouilla le sable autour de lui, à la recherche de sa ceinture. Il observa rapidement les coordonnées GPS inscrites sur le téléporteur.

- Apparemment, une petite île dans le pacifique… Quelque part dans les Bahamas … Et franchement c'est du bol, j'ai tapé les coordonnées au pif !

Peter roula des yeux avant de s'asseoir plus confortablement, les doigts enfouis dans le sable.

- Wade. Tu sais que la terre est composée de 71.1% d'océans. En nous téléportant « au pif », il y avait donc 71.1% de chance qu'on finisse en plein milieu de la flotte !

- Et on atterrit ici à la place, cool, non ?

Peter laissa son regard se perdre sur l'horizon tranquille, le calme absolu.

Loin sur la droite, une petite cahute et quelques parasols colorés attestaient de la présence d'êtres humains.

- Ouais. Cool.

Wade soupira de contentement, enfila de nouveau son masque et s'allongea, les mains croisées derrière la tête.

- Qu'est-ce que tu fous ?

- La sieste !

- On ne rentre pas ?

- On est au paradis ! Pourquoi j'aurais envie de rentrer ?

- Je sais pas… J'ai cours demain ? Éviter un procès pour avoir foutu le feu à un hôpital ? Continuer à te faire soigner ?

Le mercenaire consentit à ouvrir un œil, et à le diriger vers son interlocuteur.

- Pet'. On peut tous crever, tout le temps. A tout instant. Même moi. J'en ai pris conscience récemment, je te signale. Alors s'il te plaît, profite un peu de la vie. On a qu'à se payer des vacances.

- Des vacances ?

- Des vacances.

- Coin. Coin-coin.

- Merci de me soutenir, Chaton.

Peter considéra lentement l'écume, au sommet des vagues paresseuses, puis les rochers polis par les flots, puis quelques points noirs s'aventurer dans l'eau, au loin, nageurs ravis et silencieux.

Des vacances.

- Je…

Une main agrippa fermement le col de sa chemise et interrompit sa protestation naissante.

Bientôt, il se retrouva allongé au sol, aux côtés d'un mercenaire bien décidé à avoir le dernier mot.

- Non mais je…

- Chut.

La main de Wade quitta le col de sa chemise et fouilla la plage à la recherche des doigts de Peter.

Il les cueillit habilement, les serrant entre les siens. Avec un grand sérieux, il plaça leurs mains entremêlées sur sa poitrine, toujours engoncée dans la blouse bleue.

- Qu'est-ce que…

- Chut-euh.

Peter obtempéra, curieux, refoulant un vague sentiment de gêne.

Bientôt, il sentit une pulsation régulière résonner contre sa propre peau, diffuser le long de ses doigts. Il y avait quelque chose de profondément apaisant dans ce battement uniforme et ponctuel.

Vaincu, l'étudiant laissa ses muscles se détendre et ferma les yeux, conscient du soleil sur sa peau, bercé par la mélodie binaire et immuable.

- C'est un truc de fou, mec. J'suis vivant, conclut Wade dans un murmure, avant de laisser le silence les englober.

Oui, décidément.

Les petits plaisirs simples de la vie.


*Oui bon, on va dire qu'ils ont cherché toutes langues confondues, hein xD Sinon, avec le filtre « Français », ce serait plutôt une dizaine !

J'espère que ça-vous a plu ! Dites-moi si oui, dites-moi si non, bref, dites-moi, qu'on discute un peu !

Je vous embrasse,

Laukaz