Bonsoir à toutes, voici le nouveau chapitre de la fiction. Je suis absolument et totalement désolée du retard de mon post, qui est dû à un changement de correctrice. Donc j'en profite pour remercier la nouvelle, j'espère que son travail vous plaira : Jennie Godain Kim. Ensuite, je suis désolée mais pour la première fois de ma vie je n'ai pas pris le temps de répondre à toutes vos reviews, car je suis très occupée, mais je promets de me rattraper. Sinon pour l'histoire, j'espère que vous n'êtes pas déçues par les actes d'Edward, certaines ragent d'autres pas. Bref, faites-vous un avis, et continuez à lire !
PS : J'ai une petite proposition si quelqu'un est intéressée, je cherche une relectrice correctrice qui aurait comme mission entre chaque publication donc dans un délai de 2 semaines, de me relire, m'aider, et me corriger. Cette personne aurait du coup les chapitres d'avance. Mais pour cela je cherche quelqu'un d'assez disponible et bon en orthographe, grammaire etc... Pour les propositions, c'est par MP !
Bonne lecture chères amies !
EDWARD POV
Boire, dormir et oublier étaient devenus mes passe-temps favoris. Je buvais pour dormir et je dormais pour oublier. Je ne marchais plus, je me trainais d'un endroit à un autre. Tout avait changé, Bella vivait là, dormait, respirait et moi je survivais. Je n'osais penser à ce qu'elle ressentait, cela m'aurait achevé. Voir la peine dans ses yeux, ce soir là, m'avait rendu inhumain, j'étais celui qui lui avait infligé autant de souffrance et je devais vivre avec cela sur ma conscience, toute ma vie.
Je fouillais sous mon lit, pour en tirer une bouteille bon marché de whisky. J'en bus une bonne rasade. La brûlure de l'alcool dans ma gorge était presque douloureuse, mais malheureusement pas autant que celle qui m'animait au plus profond de mon être.
Bella ... je l'aimais, depuis le premier jour. Elle était timide, fragile et si belle que j'en avais eu le souffle coupé. J'avais prié pour la revoir, elle, ses yeux chocolat, si profonds, sa bouche, si pulpeuse, qu'elle se mâchouillait sans même ne s'en rendre compte... Elle m'avait ensorcelée !
Je n'avais jamais ressenti ça, pour personne, pas même pour Tanya. J'avais cru rêver en la voyant ce soir là, seule, parfaite et si sexy. Elle dansait, comme si elle tentait d'oublier les gens autour d'elle. J'ai alors effectué les quelques pas qui me séparer d'elle pour me coller à son corps, comme mugi par une force invisible qui me poussait vers elle. J'avais vu dans sa présence un signe du destin, cruel destin vous direz-je aujourd'hui. Je me souviens encore de chaque détail de cette soirée.
Plus tard dans la soirée, je n'arrivais toujours pas à croire qu'une femme si belle et si attirante puisse s'entiche d'un homme comme moi. Je l'avais repoussé pour son bien. Il était hors de question qu'elle tombe amoureuse d'un homme comme moi. Malheureusement le mal était fait, j'avais tenté de réunir toutes mes forces pour la repousser mais j'avais échoué.
Je lui avais fait tant de mal, je l'avais changé et je l'avais entraîné dans ma vie si compliquée et impossible. Je l'avais salie en la faisant ma maîtresse, briseuse d'un couple dont les perspectives d'avenir étaient déjà nulles. Et je l'avais trahie, un soir, pour oublier ma si misérable vie et ses paroles blessantes. Non, je ne cherchais pas d'excuse, j'étais le seul en cause. J'aurais dû lui parler, mais jamais une femme ne m'avait repoussé comme elle. Ses insinuations m'avaient vexé et ma fierté en avait pris un grand coup. Et pourtant, aujourd'hui, en y songeant, ma fierté n'avait plus du tout de valeurs. Je ferais tout pour revenir à cet instant précis, la supplier de n'être qu'à moi et l'empêcher de prononcer ces paroles... Non, au lieu de ça, j'étais parti, la laissant en colère.
Une histoire d'exclusivité de couple : elle m'avait dit de faire ce que je voulais, alors que je ne voulais qu'elle. Elle avait insinué qu'elle couchait avec d'autres hommes, cela m'avait profondément blessé. J'ai commis l'erreur ultime : couché avec Tanya. Elle n'attendait que ça en plus, elle s'était jetée sur moi. Je l'avais repoussée à de nombreuses reprises durant la soirée mais mes pensées m'avaient rattrapé. Je devenais fou, Bella s'amusait avec d'autres hommes, elle se laissait toucher par d'autres. J'ai fini par me résoudre à me laisser toucher par ma femme .J'avais même répondu intensément à ses caresses, pour punir Bella mais surtout pour me punir de réagir si vivement. Qui était-elle pour avoir un tel pouvoir sur moi !? Durant tout l'acte avec mon épouse, je n'ai pensé qu'à Bella. Inutile de préciser que le lendemain, la vue de Tanya allongeait à mes côtés m'avais achevé. J'avais tout gâché. Cependant, en rentrant à la villa, en voyant la femme que j'aimais vulnérable et blessée, il m'avait été impossible de la faire souffrir, de la blesser davantage. Je me mis à croire en la rédemption, après tout, certains hors la loi y étaient arrivés, pourquoi pas moi ? Je m'étais mis à sa disposition, espérant rattraper mes erreurs, même si je savais que ce n'était pas possible. On ne base pas une relation sur un mensonge. Je voulais la protéger de mes actes, j'avais essayé de l'avertir, de lui dire que j'étais mauvais pour elle mais j'avais terriblement peur qu'elle finisse par s'en aller avec un autre. Un autre qui l'a mériterait, comme cet Ethan, qui n'avait ni femme ni enfant.
Alors j'avais continué à mentir, à faire l'amour avec elle, savourant chaque moments qui m'étais accordé avec elle. J'étais foutrement égoïste et terriblement con. Malheureusement, aujourd'hui, tout ce que j'avais redouté prenait vie et elle pleurait par ma faute. Comment avais-je pu la blesser ainsi ? Je savais que Bella ne me le pardonnerait jamais, même si au fond, je ne voulais pas qu'elle le fasse. Elle valait mieux, tellement mieux que moi. Mais si je pouvais avoir ne serait-ce qu'une chance, je la tenterais. Je n'allais pas rester là à attendre qu'elle s'en aille sans se retourner. NON ! Peut-être n'était-ce qu'un fantasme de ma part, mais ses gestes et ses paroles dans la salle de bain m'avais ouvert une porte. Il faut, maintenant, que je trouve le moyen de me glisser à l'intérieur et l'ouvrir. J'allais agir, devenir l'homme que Bella méritait.
BELLA POV
Aux premières lueurs du jour, deux messages arrivèrent dans la boîte de réception de mon téléphone. Je tâtonnais sur ma table de chevet pour l'attraper. Je savais déjà ce que contenait chacun des messages, pourtant je m'installai confortablement dans mon lit avant de les les lire.
Joyeux Anniversaire ma Bella, Je t'aime. Profite ! Aujourd'hui, c'est ta journée. XOXO R.
WHAOUUUUU ! Enfin, 24 ans, tu étais à la traîne ! Malgré les événements du moment j'espère qu'on pourra les fêter dignement ! Je t'appelle dans la journée !
Bisous, A.
Je souris aux messages de mes amies, elles n'avaient jamais oublié ce jour qui m'était particulier. Nous étions le 12 septembre, le jour de mon anniversaire : 24 ans. Je redoutais ce jour, j'ai toujours eu en horreur les anniversaires, ce jour où l'on se rend compte qu'une année est passé et que l'on n'a toujours pas de mari, de grande carrière ou d'enfants, enfin, pour ma part. Chaque année les filles et moi passons la soirée ensemble, à boire, discuter et surtout rire de nos souvenirs communs. Malheureusement, aujourd'hui, je n'avais pas du tout la tête à m'amuser. J'adorais l'intention mais je savais d'avance que j'allais gentiment refuser l'invitation de mes amies.
Après avoir déposé les enfants à la crèche ou l'école, je vaquai à mes occupations matinales. Tanya était de sortie, comme toujours et Edward ... Je n'y prêtais guère attention.
Mon père m'appela pour me souhaiter mon anniversaire, ma mère suivit le mouvement dans la fin de la matinée. Je les remerciai le plus chaleureusement possible et tenter d'esquiver les questions de ma mère sur Edward, mon père n'ayant pas balancé la mèche, je lui en étais reconnaissante.
L'heure pour aller récupérer Collin et Emily pour le repas arriva, et j'attrapai mes clés quand un léger mouvement me fit sursauter. Edward était là, à seulement deux mètres de moi, les mains derrière le dos, il s'approcha de moi tandis que j'enfilai ma veste.
- « Bella... Je sais que rien n'a changé, mais ... j'aimerai te souhaiter un joyeux anniversaire. » hésita-t'il
Je me retournai vivement, choquée de ses paroles. Je ne m'attendais pas à ce qu'il s'en rappelle. Il me sourit tristement et me tendit un magnifique bouquet de rose.
- « Tiens... Prends-les, s'il te plait... elles sont pour toi. »
Il balbutiait face à mon mutisme. Edward semblait intimidé, hésitant, il craignait que je refuse, ce que j'avais prévu de faire mais je fus dissuadé quand je vis son regard. J'acceptai le cadeau et ajoutai d'un ton calme.
- « Merci d'y avoir pensé... » murmurai-je
- « De rien »
Notre première conversation. Depuis... la salle de bain. Je conduisis, en jetant de furtifs regards au bouquet posé sur le siège passager. Les enfants furent agités lors du repas, Edward vint me prêter main forte et sans un mot de plus, il les reconduisit lui-même à l'école l'après midi. Je restai donc, sans occupation. Quand il rentra, il se tourna vers moi mais je préférai l'ignorer. Il finit par remonter dans sa chambre et je pus de nouveau me remettre à respirer tranquillement. Alice profita, d'ailleurs, de cet instant pour m'appeler.
- « Joyeuuuuux Anniversaire Bells. » hurla-t'elle
- « Hey Alice, merci. »
- « Je t'appelle du boulot, je vais donc être rapide. Ce soir. 21h. Et j'ai une surprise pour toi. » expliqua-t'elle
- « Quelle surprise ? Alice, je travaille demain ! Et... je ne suis vraiment pas d'humeur à ... » ripostai-je
- « Tttt, tu ne peux pas refuser. Je te laisse mais n'oublie pas ! 21 heures. » ordonna mon amie
J'allais protester à nouveau mais elle avait déjà raccroché. Le fait qu'Alice passe me prendre était vraiment un problème. Je ne pourrais pas rentrer très tôt. Edward descendit en vitesse et fila. J'entendis sa voiture démarrait au quart de tour et je me levai pour l'observer disparaître, perplexe. La fin de la journée fut normale mais je redoutais la soirée. Je n'avais pas envie de faire semblant. Je ne voulais qu'une chose : dormir. Tanya rentra pour le dîner, s'étonna de ne pas voir Edward, elle tenta de l'appeler mais il ne répondit pas. Je pouvais voir une ride soucieuse s'installait sur son front. Je l'informai de mes plans pour la soirée et elle accepta de coucher les enfants. Décidément, elle était trop attentionnée. Je me changeai en vitesse pour faire plaisir à mes amies et me passa une couche de mascara. Mon teint était blafard, mes yeux : cernés, mes lèvres : gercés. Bref, j'étais totalement changée. J'attrapai mon sac, filai devant les grilles pour attendre la grille. Elle fut à l'heure et je me dépêchai de monter dans la voiture.
- « Tu n'as pas autre chose de plus saillant ? »
- « Je ne savais qu'on allait participer à un défilé ! » ironisai-je
- « Tu as raison, ça fera l'affaire ! » ajouta-t-elle en regardant ma robe et mes ballerines.
Je passai la moitié du chemin à penser, la tête contre la vitre. Mon téléphone vibra dans ma poche. Un message. Je me contorsionnai pour attraper l'engin, et y lire :
« Je suis désolée pour ce qu'a fait Alice, je ne suis pas du tout d'accord, c'est une très mauvaise idée… R.»
Je relu plusieurs fois le message mais je n'arrivais pas à comprendre ...
- « Alice, où allons-nous ? » demandai-je
- « Bella, c'est Rosalie qui t'as prévenue je suppose ? » soupira-t'elle
- « Oui effectivement… Alice ? »
- « Nous y sommes. » conclua-t'elle
- « Alice, que se passe-t-il? »
Alice gara sa voiture et descendit. Nous étions aux pieds du Spice Needle. J'adorais cette tour! Elle représentait à mes yeux Seattle dans toute sa splendeur. Malheureusement je n'avais jamais eu l'occasion de visiter ou même de manger dans le restaurant en haut de l'édifice. Je souriais béatement: Alice m'offrait un de mes plus beaux rêves. Je voulus lui sauter dans les bras quand je vis Edward qui se trouvait à ses côtés. Il me souriait doucement. Je ne comprenais pas sa présence ici mais je fis tout de même le tour de la voiture pour aller les rejoindre.
- « Bella, si je fais ça, c'est pour toi…Ne m'en veut pas, je t'en supplie ! Je vous laisse. » lâcha-t'elle
- « Mais ou vas-tu ? On ne passe pas la soirée ensemble comme toujours ? »
- « Non pas cette fois Bella. C'est avec lui que tu dois passer cette soirée. » dit Alice
J'étais mal a l'aise, mon amie m'abandonner avec lui... Je repensais au message de Rosalie. Alice avait tout prévu avec Edward ! J'allais l'étriper. Elle démarra en me faisant un sourire d'excuse et je dus me retourner pour voir Edward, les mais dans les poches, une légère nuée sortait de sa bouche entrouverte.
Il s'avança doucement vers moi. J'étais coincée avec lui…
- « N'en veut pas à Alice, c'était mon idée… » confessa-t'il
- « Que veux-tu Edward ? » répondis-je, sanglante
- « Parler, simplement, comme deux adultes. »
- « Nous nous sommes tout dit, il me semble… »
- « S'il te plait Bella… » marmonna-t'il visiblement lasse
Je n'avais d'autre choix que de l'écouter.
- « Tu te souviens de cet endroit ? » me questionna-t'il
- « Oui. As-quoi joues tu ? »
- « Je t'avais juré de t'y emmener un jour. Voilà. » révéla-t'il
- « Je n'en ai plus envie. » mentis-je
- « S'il te plait, j'ai vu la joie dans ton sourire tout à l'heure. Tu adores cet endroit. Laisse-moi te faire plaisir. Tu n'auras pas à parler, simplement m'écouter, peut-être même pas. » proposa-t'il
- « D'accord. Mais ils ne me laisseront pas rentrer dans cette tenue… » acceptai-je
- « Tu es parfaite, ne songe pas à ça »
Nous entrâmes dans l'édifice et après être monte dans l'ascenseur dans un silence gêné. Nous fûmes accueillis dans le haut de la tour. Le restaurant semblait bondé. Edward s'avança vers le réceptionniste du Skycity.
- « Bonsoir, j'ai réservé au nom d'Edward Cullen. » lança-t'il d'une voix éblouissante à la jeune serveuse
- « Oui très bien monsieur. Pour deux, du coté sud c'est ça ? » reprit-elle d'une voix charmeuse
- « Absolument. »
Elle nous conduisit à notre table et nous offrit la carte. J'étais gêné par mon manque de classe. Edward se tourna vers la vue. Je fis de même. Le spectacle était magique, toute la salle était plonge dans une demi-pénombre par les lumières tamisée de l'endroit, les lumières de Seattle se trouvaient entièrement sous nos yeux.
- « Tu savais que la tour a été construite en 1962 ? » bavarda-t'il
- « Non... c'était pour quelle occasion ? » poursuivis-je
- « L'exposition universelle. »
- « C'est magnifique. » susurrai-je désireuse d'être amicale
- « Comme toi… » me complimenta-t'il en douceur
- « Arrête. S'il te plait, Edward. »
Il attrapa sa carte pour masquer sa peine et je fus prise de culpabilité. Edward m'avait emmené dans l'un des restaurants les plus huppés, il savait que cet endroit me tenait à cœur, et je ne pouvais m'empêcher d'être désagréable. Il fallait que j'applique les conseils de Charlie.
- « Merci de t'en être souvenue… » repris-je avec plus de douceur
- « Et toi d'avoir accepter. » ajouta-t'il en me lançant un regard par dessus son menu.
La serveuse vint prendre notre commande. Nous regardions la vue sans parler, quand mon pied frôla le sien par mégarde. Une série de frissons parcourue mon corps entier.
- « Désolée » chuchotai-je
- « Comment vas ton arcade ? » lui demandai-je pour cacher mon malaise
- « Beaucoup mieux. » affirma-t'il
- « Tant mieux. »
- « J'aimerai qu'on parle de la situation… » décréta-t'il soudainement
- « C'est-à-dire… »
- « Je ne suis pas avec Tanya, Bella. Elle est venue me voir l'autre soir, pour savoir où toi et moi en étions, je lui ai dis la vérité. Que tu m'en voulais beaucoup. Elle a voulu que je me remette avec elle, qu'on essaye une seconde fois, j'ai refusé. » m'expliqua-t'il
- « Tu n'as pas d'explication à me donner. » prétendis-je toute fois rassurée
- « Si justement. »
Les plats arrivèrent nous mangeâmes en silence. La nourriture était excellente, et le vin qu'Edward avait choisi se marier totalement avec. Nous primons nos desserts. Tandis que le serveur repartait après nous avoir servi.
- « Tends ta main, s'il te plait. » me pria-t'il d'un coup
- « Pourquoi faire ? » fis-je méfiante
- « Je ne te toucherai pas…je te le promet. » me rassura-t'il
Je fis ce qu'il me demanda et il fit glisser un collier que je reconnu immédiatement.
- « Joyeux Anniversaire. »
- « Je n'en veux pas Edward. » protestai-je
- « Ce collier est à toi. J'aimerai que tu le gardes. »
Je refermai mes doigts sur l'objet froid de chez Tiffany. Il me l'avait offert mais j'avais préférée lui rendre après sa révélation.
- « Ce n'est pas vraiment un cadeau d'anniversaire, désolé… » regretta Edward
- « Ça me suffit. »
Nous finîmes nos desserts. Edward paya l'addition, et m'aida à remettre ma veste en veillant à ne pas me toucher.
- « Ça te plairait de faire un tour sur la terrasse ? » me proposa-t'il
- « Oui » affirmai-je avec un sourire
Il me tendit la main, et finit par se raviser. Je le suivis sur la terrasse. Le froid était glacial pour un mois de septembre. Je frissonnais fortement. Edward s'appuya contre le muret. Il m'indiqua un point du doit.
- « Tu peux voir là bas le Mont Rainier. »
- « Waouh, c'est superbe ! » m'exclamai-je
Il se retourna vers moi pour me sourire. Ses yeux accrochèrent les miens, je me retournais pour voir la vue, troublée. Nous restâmes silencieux quelques minutes.
- « Tu y pense encore à notre rencontre ? » me demanda-t'il tout à coup
- « Parfois… » hésitai-je
- « Tu regrettes ? » continua-t'il
- « Parfois. »
- « Tu vas bien ? » m'interrogea Edward
- « Sincèrement Edward, non. Je souffre de cette situation ! Plus qu'il ne m'est permis de souffrir. Mais je sais que tu ne pourras pas arranger cela. » lâchai-je
- « Je sais… pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque. » rétorqua-t'il
Edward s'aperçut que j'avais froid, il me proposa sa veste je refusais poliment. Nous réprimes l'ascenseur, nous étions seuls. Je lui lançai un regard furtif. Il me regarda, et je vis une lueur pressante passer devant ses yeux. Il se tourna vers moi et m'attrapa la nuque, je vis ses lèvres approchées des miennes. Je le repoussai fortement. Je n'étais pas prête. Il se recula, vexé.
- « Je suis désolé, j'ai mal interprété… » bafouilla-t'il mal à l'aise.
Je n'avais jamais vu Edward aussi hésitant et si peu sûr de lui depuis notre rencontre.
- « Cette soirée ne change rien. » lui expliquai-je calmement
- « Je sais mais ça ne coûte rien d'essayer. » dit-il amèrement
Nous retournâmes à sa voiture. Edward semblait accablé. Il mit le contact tandis que je bouclais ma ceinture, pourtant il ne bougea pas. Il avait les yeux fermés.
- « J'aimerais tellement que tu trouves la force de me pardonner. » se lamenta-t'il
- « Je suis entrain Edward, j'essaye vraiment. Mais ce ne sera plus jamais pareil. Toi et moi, c'est définitivement finit. N'espère pas mieux. »
- « Je ne crois pas. Je ne m'y résoudrais jamais… » insista-t'il
- « ARRÊTE ! Tu es toujours là à me regarder, me parler, t'excuser. Je n'en peux plus. Je te pardonne, alors essaye d'avancer même si c'est dur. Fais le pour moi. » l'accusai-je
- « Je n'y arrive pas. C'est trop dur. Je t'aime. »
- « Mais plus moi, c'est finit. » renchéris-je
Edward eut un choc. Il me regardait intensément.
- « Tu ne peux pas dire ça… » protesta-t'il
- « Pourtant c'est vrai… » mentis-je
- « Je ne t'aime plus… » ajoutai-je pour en finir
Il démarra en trombes. Ses mains tremblaient.
- « Edward ralentit s'il te plait. » le suppliai-je
Il mit quelques secondes à réagir, mais je pus voir l'aiguille du compteur ralentir. Le chemin se fit dans une ambiance totalement froide. Il me déposa sans un mot au bout de l'allée menant à la villa.
- « Tu ne viens pas ? »
- « Non, je vais aller faire un tour, Tanya est encore levé. » grinça-t'il
- « D'accord. » répondis-je
Je refermais la portière et finis le reste du trajet à pieds. Mes pensées divaguèrent vers Edward. Comment la situation avait-elle dégénéré comme cela ? Pourquoi étais-je passé de la victime au bourreau ? Edward m'en voulait, alors qu'il m'avait souffrir plus qu'il n'était permis. Mentir, et lui affirmer ne plus l'aimer avait été une chose difficile mais obligatoire. Je ne voulais plus laisser le moindre espoir d'une future entente à Edward. Je voulais avancer, et ne plus jamais revivre l'agonie qu'il m'avait fait vivre.
Le lendemain, nous étions un mercredi ce qui signifiait que les enfants n'avaient pas école, Alice m'avait proposé de nous accompagner au parc. Je passais la prendre en début d'après-midi.
- « Bonjour, mes chatons ! » cria-t'elle
- « Coucou Aliiiiice ! » hurlèrent-ils en cœur
Elle me prit dans ses bras pour m'embrasser, les enfants rayonnèrent, en constatant qu'Alice nous accompagner. Ils l'adoraient, et j'avais maintenu la surprise de sa présence pour l'après midi.
- « Ça te dérange si on passe par la galerie de Jane? Je dois lui déposer quelque chose... » me questionna-t'elle
- « Euh non. » acquiesçai-je
- « Tata Jane ? Ouiiiii ! » hurla Emily, visiblement ravie
Je lui souris, sans qu'elle puisse me voir. Les relations tendues entre leur mère et leur tante, ne permettaient pas de visite régulière mais les enfants l'adoraient tout de même. Nous arrivâmes en quelques minutes, Alice nous précéda, et je tenais les enfants quand je franchis la porte de la galerie. Mes amis étaient tous là, Jane, Alec, Jasper, Alice, Rosalie et Emmett.
- « Surpriiiiiiise ! » hurlèrent-ils en chœur.
Le choc me gagna, je n'avais pas vu l'affaire venir. Les enfants lâchèrent ma main et mirent à courir dans les bras de Jane. Elle les embrassa.
- « En quel honneur ? » demandai-je
- « Ton anniversaire patate ! » répliqua Alice
- « Merci, mais c'était hier ! » persiflai-je en l'avisant
- « Oui, mais Emmett et Jasper n'aurait pas été là, on a un petit peu reculer l'histoire. »
Tous mes amis passèrent me faire la bise, Emmett déboucha une bouteille de champagne. Il me servit une demi-coupe, je lui fis honneur, malgré ma résolution ne pas boire en conduisant les enfants. Les enfants firent présenter à Emmett et Jasper. Nous primes place dans les deux canapés installé en plein milieu de la pièce. Je vis une pile de cadeau, ce qui me toucha et m'intimida. Jane attrapa Emily pour qu'elle se place sur ses genoux, tandis qu'Emmett jouait « à la bagarre » avec Collin. Emmett semblait s'amuser comme un fou et je pus voir une lueur admiratrice dans les yeux de Rosalie.
- « Ouverture des cadeaux ! » annonça Alice.
Je me prêtai à l'activité sans rechigner malgré ma désapprobation. Jane et Alec m'offrirent un coffret de parfum. Rosalie et Emmett avaient décidé de m'offrir une séance de SPA, tandis qu'Alice m'offrit un nouveau portable dernier cri. Les cadeaux me touchèrent et m'embarrassèrent. Je les embrassai de nouveau. Nous passâmes à la dégustation du gâteau, les enfants furent ravis, et mangèrent comme des gloutons. Emmett s'amusait avec les enfants et je pus entendre Rosalie lui dire :
- « Ça ne te donne pas des idées ? » Je lui souris, elle eut un clin d'œil pour moi. Emmett resta hébété. Jane était entrain d'essuyer le visage d'Emily quand je la rejoignis.
- « J'aimerais te parler… » déclarai-je
- « Oui, à propos de mon frère ? » devina-t'elle
- « Oui. »
- « Vas-y, je t'écoute. »
- « En privée. » lui proposai-je
- « Je vois, on va à l'arrière si tu veux ? »
- « Ok. »
Jane envoya Emily avec Collin avant de me précéder à l'arrière de la boutique. Elle s'installa contre son bureau, et me fit face.
- « Alors ? C'est reparti ? » m'encouragea-t'elle
- « Non absolument pas. »
- « Oh mince… » fit-elle déçue
- « C'est même tout le contraire. » expliquai-je
- « Comment ça ? »
- « Je suis désolée, j'aurai préféré attendre pour ne pas te gâcher ton rêve, mais je pense que tu dois savoir toute la vérité. » poursuivis-je
- « Qu'elle vérité ? » s'inquiéta mon amie
- « Il m'a trompé Jane. » lâchai-je
- « Quoi ? Edward ? » s'emporta-Jane
- « Oui, avec Tanya. »
- « QUOI ? » s'écria-t'elle
- « Lors de leur weekend ensemble, nous nous étions gravement pris la tête, selon ses dires, il était très déçu par ma réaction, blessé il a voulu me renvoyer l'appareil, donc, il a couché avec elle : pour me faire souffrir. » révélai-je
- « Je n'arrive pas y croire. Ce n'est vraiment pas le genre de mon frère. Il doit énormément regretter… » le défendit-elle
- « Peut-être… » concédai-je
- « Désolée Bella, je pense à lui, mais j'imagine que ça doit être difficile pour toi… »
- « Oui, c'est affreux mais je m'en remet » la rassurai-je
- « Vous en avez parlé ? »
- « A plusieurs reprises. »
- « Il s'est excusé ? » s'enquit-elle
- « Un million de fois mais… »
- « Ce n'est pas suffisant, je sais Bells… Si Alec me faisait ça…» m'interrompit-elle
- « J'ai honte de lui, je n'aurai jamais cru une telle chose de sa part. Mon frère est l'homme le plus correct que je connaisse. » déclara-t'elle
- « Il n'est qu'humain, il a fait une erreur, je suppose. »
- « Une erreur ? Comment peux-tu dire ça ? Il a merdé, je vais le tuer ! » mugit Jane
- « Non, c'est ton frère, je ne veux pas d'histoire entre vous. »
- « Non Bella, tu es mon amie, il doit savoir ce que je pense. C'est un horrible salopard, un menteur ! » jura-t'elle
- « Merci Jane, mais je pense que l'enfoncer ne va pas l'aider, j'ai décidé d'être adulte et de passer à autre chose. » lui affirmai-je
- « Moi je ne le ferai pas. » trancha-t'elle
Elle me prit dans ses bras, et nous restâmes quelques moments ainsi. Je m'autorisai quelques larmes. Alice apparut, elle comprit la situation et fit demi-tour. Après ce moment de révélation, nous retournâmes vers les autres, sans rien trahir. L'après-midi passa doucement, nous rimes, et jouâmes avec les enfants qui étaient ravis d'être au centre de l'attention pour une fois. Alice se leva soudainement et s'éclaircit la gorge.
- « Je suis désolée de profiter de l'instant de Bella, mais il faut que je vous annonce une grande nouvelle. »
- « Non ! tu es enceinte !? » hurla Emmett
- « La ferme Emmett ! »
- « Quoi ? Tu vas te marier alors ? » reprit-il
- « Absolument. » rit Jasper
- « Ah merci, bravo vous deux, j'étais censée l'annoncer moi-même. Vous avez tout gâché. » bouda mon amie
- « Mais non mon cœur, vas y, annonce le officiellement. » lui proposa Jasper
- « Hier soir, Jasper, au court d'une soirée romantique, a demandé ma main officiellement et j'ai accepté. Je suis fiancéééééééééééééééée ! » s'égosilla-t'elle
- « Quoi ? » hoqueta Rosalie.
Nous étions tous choqués. Ce fut Jane qui se secoua la première et présenta ses félicitations à mon amie, en la prenant dans ses bras. Alice était rayonnante, elle enfila une bague qui supportait une énorme pierre blanche sur son doigt, et la fit admirer à Jane et Emmett. Rosalie semblait hébétée, elle finit par se lever pour nous rejoindre et elle prit machinalement notre amie dans ses bras, et ensuite félicita Jasper. Elle semblait préoccupée. Je fis de même, et une fois toute l'agitation passé, je pris Rose par le coude pour l'amener fumer une cigarette. Nous sortîmes dans la rue devant la boutique. Mon amie laissa échapper une petite larme sur sa joue, elle s'assit sur le trottoir chose très extrême pour elle.
- « Rose, ça ne va pas ? » lui demandai-je
- « Je suis horrible comme amie. » murmura-t'elle
- « Quoi ?! mais non ! Pourquoi dis-tu ça ? »
- « Alice. Quand elle nous a annoncé ses fiançailles ! Au lieu d'être ravie pour elle, j'ai été…» hésita-t'elle
- « Jalouse ? » tentai-je
- « Ça se voyait tant que ça…j'espère ne pas l'avoir blessé… » gémit-elle
- « Mais non rose, c'est normal, on a toute envie de vivre ça…alors même si on est ravie pour les autres, on veut toute savoir quand sera notre tour… » la rassurai-je
- « Toi aussi ? » s'étonna-t'elle
- « Bien-sûr. » affirmai-je
- « Oh. Mais je ne comprends pas, je connais Emmett depuis le lycée, il n'a jamais évoqué l'idée de finir sa vie mariée à moi, entourée d'enfants. Alice connait Jasper depuis 2 ans, et il lui met la bague au doigt. » grinça Rose
- « Je crois que si Emmett n'en a jamais fait allusion, c'est parce que c'est évident. Il est dingue de toi. Regarde, il a même frappé Edward, parce que tu te sentais mal pour moi. »
- « C'est vrai ? »
- « Mais oui, ton tour arrivera, et bien avant moi… » me lamentai-je
- « Je suis désolée de t'embêter avec ça, mais j'ai toujours voulu une grande famille, j'ai 25 ans, et l'impression que le temps passe à une allure infernale.» gromella-t'elle
- « Je te comprends… » acquiesçai-je
- « Merci. Je suis désolée, je sais qu'en ce moment ta vie est loin d'être aussi facile qu'une envie de grossesse. » s'excusa-t'elle
- « Ne t'en fais pas. »
- « Je vais aller féliciter comme il se doit Alice.» lança-t'elle en se relevant
- « Ne t'inquiète pas, elle sait que tu es heureuse pour elle. » affirmai-je
Rosalie pressa mon épaule au passage.
- « Tu trouveras l'homme de ta vie, Bells, ne t'en fais pas. » me promit-elle
A une époque, j'avais vraiment cru l'avoir trouver. Les remarques de Rosalie firent remonter mes propres peurs, et je restai un moment songeuse. La soirée de la veille avait-elle changé quelque chose ? Oui, évidemment. J'avais pardonné à Edward pour ses erreurs et pour tout. Nous étions responsables tous les deux de la situation, je ne pouvais pas le nier. Il fallait que j'avance que je redevienne une femme qui prend sa vie en main, sans lui, même si cela devait me déchirer le cœur. J'avais compris qu'il ne pouvait pas y avoir de seconde chance. Pardonner, c'était possible, je l'avais fait, oublier, non ce ne l'était pas. J'attrapais mon sac, et fouillait pour y trouver au milieu des cartes de fidélités et nombreux tickets. Une carte professionnelle. J'hésitai quelques secondes face au nom en gras, sur la petite carte, et je composais le numéro après les quatre tonalités le répondeur s'enclencha :
- « Bonsoir Ethan, c'est Bella. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, j'étais à la soirée organisée par Tanya, et nous nous sommes revus lors de l'anniversaire de Collin. Bref, voilà, je vous appel pour vous proposez de m'accompagner à une petite soirée. Une amie ouvre sa galerie d'art, et j'aimerais que vous m'y accompagner. Rappelez-moi. Bonne soirée. »
Je raccrochai, une boule au ventre. Je l'avais fait. Je repartais de zéro, j'avais repris ma vie en main.
