Bonjouuuuur ! Nouveau dimanche signifie nouveau chapitre ! Et un chapitre qui annonce une nouvelle partie de cette histoire ! J'espère qu'il vous plaira !

Encore une fois merci à tous pour vos reviews, merci de continuer à lire et suivre cette histoire, vous êtes supers !

Bonne lecture !

« Severus, qu'est-ce que c'est que ça ? »

Cela faisait maintenant un peu plus de deux semaines qu'Hermione venait chez son professeur tous les soirs après les cours. Ils passaient la soirée ensembles, chacun travaillant de son côté, discutant de tout et de rien, Hermione remontant le moral de l'homme ou l'empêchant de se tourner vers la boisson lorsqu'il pensait en avoir besoin. La jeune femme se sentait enfin utile car elle voyait bien qu'il faisait des efforts. De plus, tous deux s'entendaient à merveille, ce qui ne pouvait que ravir Hermione.

L'interpellé leva la tête du paquet de copies qu'il était en train de corriger pour voir qu'une étrange forme semblant être faite de vapeur d'eau flottait au milieu de son appartement.

« C'est un message important de la Directrice. Il faut que je prouve que je suis bien Severus Rogue avant que le message ne soit délivré. »

Il se leva et plongea la main dans le brouillard, qui vira brusquement au rouge, avant de reprendre sa couleur initiale. Soudain, la voix de Minerva McGonagall retentit.

« Severus, de nouveaux Mangemorts ont été aperçus en Islande. Les membres de l'Ordre demandent votre aide. Merci de m'envoyer votre réponse au plus vite. »

Le brouillard se dissipa doucement, tandis qu'Hermione fixait son professeur. Il semblait perdu dans une intense réflexion. Pus il sortit sa baguette et chuchota des mots qu'elle ne comprit pas, créant ainsi un nouveau brouillard qu'il envoya porter sa réponse à la Directrice de Poudlard.

« Je vais devoir partir Hermione, dit-il alors d'une voix basse et rauque, la tête baissée de sorte que la jeune femme ne voyait pas l'expression de son visage.

-Vous êtes obligé d'y aller ?

-Vous avez entendu la même chose que moi. L'Ordre réclame mon aide.

-Oui mais …, bégaya-t-elle.

-Je dois y aller. J'ai besoin de le faire. Pour réparer mes erreurs passées, si on peut dire.

-D'accord, fit Hermione en ramassant ses affaires pour partir. Je comprends. Mais faites attention à vous.

-Ne vous en faites pas pour moi, sourit tristement le maître des cachots.

-Si, justement. »

Il leva les yeux vers elle et leurs regards s'accrochèrent l'un à l'autre. Hermione avait plus qu'aimé les deux semaines qui venaient de passer. Ils s'étaient rapprochés l'un de l'autre sans pouvoir rien y faire. Ils avaient passé tellement de temps ensembles, avaient tellement discuté, elle avait appris tellement de choses sur lui et lui sur elle qu'elle ne pouvait pas faire autrement que s'inquiéter. Surtout que, depuis que le message du professeur McGonagall était arrivé, il semblait accablé d'une douleur et d'une tristesse énormes.

« Il faut que j'y aille. Vous pouvez rester là si vous voulez. Bonne soirée Hermione. »

Et il partit sur ces mots, la laissant seule au milieu de ses appartements, l'inquiétude s'emparant sournoisement de ses entrailles. Pendant quelques temps, elle resta plantée là sans bouger, ses affaires serrées contre elle. Puis elle se détendit et regarda autour d'elle. Il lui avait dit qu'elle pouvait rester ici. Mais elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Rentrer dans la salle commune pour voir Ginny et les autres, qui lui changeraient probablement les idées ? Ou rester ici et travailler en attendant qu'il rentre, pour être certaine qu'il aille bien ? Elle sentait que quelque chose n'allait vraiment pas. Un pressentiment qui lui soufflait qu'il allait se passer quelque chose de grave.

Hermione décida de rester dans les appartements de son professeur un moment puis, s'il ne revenait pas, de retourner auprès de ses amis. Elle posa donc ses affaires et recommença à travailler.

Pendant deux heures, sa plume gratta le parchemin, interrompue seulement par les rapides coups d'œil que la jeune femme jetait à sa montre. Aux alentours de minuit, elle eut terminé tout ce qu'elle avait à faire. Mais elle ne pouvait se résoudre à rentrer. Elle pouvait bien attendre encore un peu non ? Elle se leva donc et entra dans la bibliothèque, se disant que Severus ne lui en voudrait pas de lui emprunter un livre. Elle trouva rapidement son bonheur puis alla se blottir sur le canapé.

Hermione essayait tant bien que mal d'ignorer la peur qui la rongeait maintenant. Sa lecture était passionnante mais ne parvenait pas à lui faire oublier le mauvais pressentiment qui lui trottait en tête. L'heure avançait doucement, sans que Severus ne revienne. Hermione sentait la fatigue la gagner mais refusait de retourner dans la tour des Gryffondor sans savoir si son professeur allait bien. Elle tiendrait jusqu'à ce qu'il rentre. En tout cas, c'est ce qu'elle avait décidé. Mais la fatigue eut raison d'elle et elle s'endormit, le livre toujours entre les mains, blottie confortablement sur le canapé de Severus Rogue.

« Miss Granger, réveillez-vous. »

Hermione se retourna, ne souhaitant pas être dérangée dans son sommeil. Elle se sentait si bien.

« Miss Granger, debout. »

Severus devait être rentré et essayait maintenant de la réveiller. Mais vraiment, elle ne voulait pas bouger. Après tout, il lui avait dit qu'elle pouvait rester là.

« Miss Granger, il va vraiment falloir vous lever. Les cours ont commencé depuis 2h.

-Quoi ?! »

Hermione se redressa brusquement et la pièce tourna un peu autour d'elle. Puis la jeune femme dirigea son regard vers la personne debout devant elle, pour s'apercevoir que ce n'était pas Severus Rogue, mais Minerva McGonagall.

« Miss Granger, je peux savoir ce que vous faisiez endormie sur le canapé du professeur Rogue ?

-Euh …

-Vous avez manqué 2h de cours, ça ne vous ressemble pas, continua la Directrice d'un air contrarié.

-Pourquoi le professeur Rogue ne m'a-t-il pas réveillée en rentrant ? »

McGonagall ne répondit pas tout de suite. Elle regarda Hermione un moment puis s'assit sur un des fauteuils. Celui dans lequel Severus s'asseyait toujours, pensa la jeune femme.

« Severus n'est pas rentré Miss Granger.

-Comment ça ? »

Hermione sentit ses entrailles se serrer. Elle repensa au mauvais pressentiment qui ne l'avait pas lâchée la veille et une vague de peur la submergea.

« Tous les membres de l'Ordre qui sont partis hier soir ne sont pas revenus. Nous n'avons aucune nouvelle d'eux. »

Hermione fixa la Directrice un moment, n'en croyant pas ses oreilles. Ce n'était pas possible. Il devait y avoir une erreur.

« J'ai pensé qu'il avait pu venir ici se reposer et s'endormir en oubliant les cours mais visiblement ce n'est pas le cas, reprit la femme.

-Non, il n'est pas ici, chuchota Hermione, sous le choc.

-Mais vous, que faites-vous ici ? »

L'élève releva la tête vers la Directrice en cherchant vainement une excuse. Mais rien ne lui vint et le regard que lui lançait son aînée n'aidait pas. Elle ne pouvait pas mentir à Minerva McGonagall. Ce n'était humainement pas possible.

« Je suis là parce que j'aide le professeur Rogue à aller mieux. Il va mal depuis la fin de la guerre et disons que je dois être une des rares personnes au courant. J'étais avec lui hier soir quand il a reçu votre message et j'ai décidé d'attendre qu'il rentre. Mais je me suis endormie. Et il n'est pas rentré. »

Les deux femmes discutèrent un moment, la plus âgée des deux essayant tant bien que mal de rassurer son élève, car elle voyait bien que la jeune femme était inquiète. Cela la fit sourire intérieurement. Hermione Granger semblait particulièrement s'intéresser au sort du maître des cachots et la Directrice pensait que cela ne pouvait être qu'une bonne chose, pour l'un comme pour l'autre.

« Bien, Miss Granger, il va peut-être falloir penser à aller en cours maintenant, fit Minerva McGonagall en se levant du fauteuil dans lequel elle se trouvait toujours. Je vous tiendrai au courant dès que j'aurai des nouvelles de toute cette histoire. Ne vous inquiétez pas, je suis certaine que Severus et les autres vont très bien. »

Hermione regarda la Directrice d'un air sceptique puis quitta les appartements de son professeur de potions, un sentiment de vide grandissant en elle.