Voici le chapitre de la semaine. Et encore un merci grand merci à tous pour vos reviews encourageantes :)
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Chapitre 14
Kurt jeta un coup d'œil au fond du bus et regarda Blaine assis là, regardant par la fenêtre d'un air absent. Tout le monde faisait la fête après avoir gagné aux communales. Les gens riaient, chantaient et buvaient ce cidre pétillant horrible que Mr Shue avait acheté. Blaine était assit tout seul au fond.
- Kurt, où vas-tu ? Demanda Mercedes lorsque Kurt commença à se lever de son siège.
- J'ai pensé aller voir si Blaine veux se joindre à nous. Il haussa les épaules.
- Pourquoi ?
- Euh, parce qu'il fait parti de ce club et qu'il est tout seul ? Proposa Kurt.
- Alors laisse-le. Mercedes secoua la main. Tout le monde se fiche de Blaine Anderson de toute façon.
Pas moi, pensa Kurt.
- On ne peut pas juste le laisse là, Mercedes. Kurt secoua la tête. Il a l'air si seul. En plus, dit Kurt, il n'est pas si méchant.
- Pas si méch- attends ! L'expression choquée de Mercedes se transforma en amusement et elle sourit sciemment. Tu l'aimes bien, n'est-ce pas ?
Les yeux de Kurt brillèrent pendant une fraction de seconde, puis il feignit la surprise et agit comme si c'était la chose la plus ridicule qu'il ait entendu de sa vie.
- Quoi ? Dit-il, la voix aigue. Non ! C'est- Mercedes. C'est complètement ridicule. Je n'aime pas Blaine Anderson !
- Si, si tu l'aimes ! Mercedes regarda Kurt avec plaisir et elle tapa des mains. Kurt a un bé-guin ! Dit Mercedes d'une voix chantante.
- Le cidre pétillant te monte à la tête. Dit Kurt en levant les yeux au ciel, avant de se rassoir et de secouer la tête.
Les entrailles de Kurt chantaient toujours après ce qui s'était passé avec Blaine près de son casier. Mais le bonheur serait de courte durée parce que le statut social de Blaine allait être entaché et son père allait faire une scène, le confronter et se mettre en colère, et qui savait ce qu'il allait lui faire ? Mais il était juste heureux pour l'instant. Ils avaient gagné les communales, Blaine avait fait quelque chose qui l'avait rendu heureux, et d'une certaine façon, Kurt avait l'impression qu'il l'avait choisit au lieu de quelque chose.
Il savait que ce n'était pas quelque chose d'exclusif et que cela allait retourner à Blaine lui volant des baisers pendant que Quinn n'était pas dans le coin et peut être faire des choses sexuelles, et Blaine paniquant et s'excusant.
Peut être que cela le désespérait. Peut être que ça faisait de lui un pigeon. Il s'en fichait. Du moins, pas maintenant. Il aurait besoin de parler à Blaine, de lui dire qu'ils ne pouvaient pas continuer comme ça, qu'il avait des principes, mais il continuerait pour le moment. Il aiderait Blaine à traverser cette épreuve parce qu'il savait exactement ce que c'était d'essayer de gérer toutes les choses auxquelles Blaine faisait face. Il savait ce que c'était d'être un paria social. Il savait ce que c'était de combattre sa sexualité. Il savait ce que c'était d'avoir peur. Donc, il serait juste là pour lui pour le moment.
- Salut.
Blaine se détourna de la fenêtre et vit Kurt se diriger vers lui, vacillant un peu tandis que le bus bougeait. Il s'assit à côté de Blaine et le regarda.
- Hey. Répondit Blaine, les yeux allant au poignet de Kurt car il aimait savoir qu'il portait toujours le bracelet.
- Pourquoi tu es assis là tout seul ?
Blaine le regarda d'un air qui disait « tu dois demander ? » et Kurt fronça les sourcils.
- Allez. Dit-il en tirant doucement sur la manche de la veste de Blaine. Viens t'assoir avec nous. Ils seront gentils. Tu fais partie de cette équipe, Blaine.
Blaine souffla et reporta son attention sur les évènements à travers la fenêtre. Il avait fait parti d'une autre équipe juste quelques heures auparavant. A présent, tout semblait parti, comme si tout s'écroulait.
- Ecoute, dit Kurt en se rasseyant à côté de Blaine, je sais que tu t'inquiètes à propose de que ce qui va se passer, mais ça s'arrangera malgré tout ce qui arrive.
- J'en doute. Marmonna Blaine en regardant toujours par la fenêtre. Rien ne se passait là-bas.
- C'est parce que tu es tout le temps négatif. Lui dit Kurt. Sérieux, les choses se ne sont jamais aussi mauvaises qu'on le pense, Blaine. Crois-moi, il y a eu des fois où j'ai cru que c'était la fin du monde, comme quand mon père était à l'hôpital. J'ai cru que c'était la fin et je ne sais pas ce que j'aurai fais si je l'avais perdu. Ce n'était pas comme si ma vie était toute lumineuse et arc-en-ciel, mais ça s'est amélioré. Les choses finissent toujours par s'améliorer.
Blaine se sentit idiot pas pour la première fois en la présence de Kurt. Quand Kurt lui avait parlé de son père et des choses auxquelles il avait fait face, il avait l'impression d'avoir des plus petits problèmes en comparaison. Il le dit à Kurt.
- Aucun problème n'est plus petit qu'un autre, Blaine. Répondit Kurt. Si quelque chose te tracasse et que ça t'affectes, alors c'est un problème, c'est tout. Juste parce que quelqu'un a des plus gros problèmes que toi ne veut pas dire que les tiens sont moins importants. Si quelque chose t'embêtes et que tu es inquiet, alors ça vaut la peine d'en parler, tu sais ?
Blaine acquiesça, pensant qu'il comprenait.
- Et puis, dit Kurt et Blaine pensa que sa voix était un peu instable, je t'aiderai de n'importe quelle manière. Je- et bien, ce que je veux dire c'est que tu n'as pas à traverser ça tout seul.
- Merci, mais euh… Blaine jeta un coup d'œil à l'avant du bus. On peut parler de ça plus tard ?
- Bien sur. Kurt acquiesça.
Blaine hocha aussi la tête, étant reconnaissant. Il ne voulait pas en parler tout de suite. Il avait besoin d'être seul avec Kurt quand ils parleraient de ses problèmes personnels. Le bus était bien trop bondé à son goût.
- Alors, tu vas venir t'assoir avec nous ? Demanda Kurt en souriant, et Blaine fronça à nouveau les sourcils, parce que quand Kurt souriait, il voulait faire des choses. Cela faisait qu'il voulait dire oui à tout ce qu'il voulait.
- Je ne pense pas. Dit-il.
- Oh, allez ! Dit Kurt. On a du cidre pétillant !
- Oh, wow. Plaisanta Blaine. Vous êtes hardcore.
Kurt lui donna malicieusement un coup de coude et Blaine sourit de plus belle. Il aimait quand ils avaient des petits moments comme cela. Cela lui donnait l'impression que tout n'était pas perdu.
- Mais sérieux, retournes-y. Dit Blaine. Mercedes n'arrête pas de me regarder pour s'assurer que je n'ai pas magiquement sortit un slushie de ma poche arrière et que je l'ai vidé sur tes cheveux parfaits.
C'était vrai. Elle jetait des coups d'œil toutes les secondes, sirotant dans son petit verre en plastique, la tête penché et les yeux plissés. Blaine avait envie de lui faire coucou ou de la gifler, mais il ne pensait pas que cela jouerait en sa faveur.
- Elle pense que j'ai lé béguin pour toi. Dit Kurt en regardant dans la direction de Mercedes.
- Oh, elle le pense, n'est-ce pas ? Sourit Blaine. Et que lui as-tu dit ?
- Je lui ai dit que le cidre lui montait à la tête. Sourit Kurt.
- Ouais, toutes ces bulles peuvent te rendre fou. Taquina Blaine.
- Complètement. Rit Kurt. Allez, viens t'assoir avec nous, Blaine. Ce sera marrant.
Blaine leva les yeux vers Sam Evans qui chantait le générique de Pokémon. Brittany avait des pailles dans les narines. Finn Hudson essayait de faire tenir une paille en équilibre sur son nez. Blaine détourna le regard en secouant la tête.
- Ouais, ça a l'air génial. Dit-il, pas sans sarcasme et Kurt lui donna de nouveau un coup de coude.
- S'il te plait.
- Non, Kurt.
- Allez. Le supplia Kurt. Je veux que tu viennes. Fais-le pour moi.
Blaine le regarda ensuite, parce que si Kurt le voulait vraiment, il le ferait probablement. Il aimait l'idée d'être voulu juste pour lui-même. D'autres personnes le voulaient seulement pour son statut, comme Quinn par exemple. Ce n'était pas comme ça avec Kurt.
- Okay. Soupira Blaine, et Kurt tapa des mains comme pour dire « chouette », et Blaine leva les yeux au ciel avec affection. Une condition par contre.
Le sourire de Kurt s'effaça et il plissa les yeux, étudiant Blaine.
- Quoi ?
- Viens te détendre avec moi dans le champ après. Déclara Blaine. Je ne veux pas rentrer chez moi ce soir et je ne veux pas vraiment être seul.
Il détestait admettre la dernière partie, mais avec Kurt ce n'était pas si mal. Il ne pensait pas que Kurt le jugerait, du moins, pas pour ces raisons.
- D'accord. Dit presque instantanément Kurt. Maintenant, viens. Souris et redeviens le Blaine Anderson que j'aime.
Kurt se leva et se redirigea vers l'avant du bus, s'attendant à ce que Blaine le suive, mais Blaine resta sur son siège quelques secondes, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, parce que Kurt avait indirectement dit qu'il l'aimait.
- Est-ce qu'on a-. On a fait l'amour dans un champ. Dit Kurt d'un air incrédule. Oh mon Dieu. On a fait l'amour dans un champ.
- C'est moi qui panique d'habitude. Dit Blaine, les yeux regardant le ciel. Ça change.
- Je ne panique pas pour les mêmes raisons que toi. Dit Kurt en se sentant un peu étourdi. Je ne panique même pas du tout, en fait.
- Si, tu paniques. Dit Blaine en roulant sur le ventre et en se surélevant sur ses coudes. Il sourit à Kurt qui fixait le ciel avec de grands yeux.
Ils étaient sur la couverture que Blaine avait apportée la dernière fois, et cette fois, il en avait apporté une deuxième. Kurt ne savait pas comment c'était arrivé. Ils s'étaient allongés là en regardant les étoiles comme ils l'avaient fait avant. Puis ils s'étaient soudainement embrasser et les habits avaient commencé à tomber, et Kurt n'avait même pas protesté de le faire au milieu d'un putain de champ, parce que Blaine était bien trop beau au clair lune, et si Kurt avait dit qu'il ne le voulait pas, il aurait menti.
- Non.
- Prouves-le. Chuchota Blaine et il se déplaça pour se mettre sur Kurt, qui le regarda seulement l'air sidéré.
- Qu'est-ce que tu-
Blaine l'embrassa à nouveau et Kurt pensa à la repousser pour qu'il puisse se plaindre un peu plus du fait d'être nu dans un champ et d'avoir couché avec Blaine sans protection, mais Blaine approfondit ensuite le baiser en caressant son bras, traçant des petits cercles d'avant en arrière, ses caresses envoyant des petits frissons le long de la peau de Kurt, et il céda et embrassa Blaine en retour.
Quand ils se séparèrent, Blaine sourit à Kurt, ses yeux étant une étoile dorée sombre dans le ciel.
- T'as raison, tu ne paniques pas. Dit-il, puis il roula de nouveau pour être à côté de Kurt. Blaine soupira. Je ne veux pas que cette nuit se termine.
Kurt aurait pu prendre cela dans le sens romantique, qui aurait été « je-ne-veux-pas-que-cette-nuit-se-termine-car-je-veux-passer-chaque-minute-à-tes-côtés-et-ça-ne-peut-pas-arriver-quand-on-est-en-public » mais il était quasiment sur que ce n'était pas ce que Blaine avait voulu dire. Il pensait plutôt que ça voulait dire « je-ne-veux-pas-que-cette-nuit-se-termine-car-demain-je-serai-peut être-exlcu-et-sans-amis-et-sans-petite-amie-je-devrai-faire-face-à-mon-père-en-colère »
Kurt soupira.
- Et bien, qu'importe ce qui arrive, tu nous as toujours, le Glee Club. Lui dit Kurt, puis il tourna sa tête sur le côté pour regarder Blaine. Et… tu m'as toujours.
Blaine tourna doucement la tête pour regarder Kurt.
- Pour combien de temps ?
- Quoi ?
- Pour combien de temps je t'ai encore ?
Kurt savait ce qu'il voulait dire. Kurt n'allait pas rester… l'amant pour toujours.
Blaine hocha la tête, puis soupira de nouveau.
- Si les choses étaient différentes, tu sais… Blaine s'arrêta, laissant Kurt le regarder avec attente. Il était clair qu'il n'allait pas finir cette phrase.
- Tu ne penses toujours pas que t'es gay, hein ?
Blaine se figea, Kurt le sentit se raidir à côté de lui. Il ne dit rien, ce dont Kurt pensa que c'était un progrès plutôt que le déni direct.
- Blaine, on vient de coucher ensemble dans un champ. Dit à nouveau Kurt, à la fois comme un rappel d'à quel point les choses étaient folles et comme un moyen de rappeler à Blaine que les mecs hétéros n'allaient pas vraiment coucher avec d'autres mecs dans des champs.
- Je sais. Dit doucement Blaine. A quel point as-tu mal maintenant ?
Kurt rit un peu parce qu'il avait très mal. Blaine avait insisté pour être au-dessus et ils n'avaient évidemment pas prévu que ça arrive, donc ils n'avaient pas de préservatifs, ou de lubrifiant, ou de n'importe quelle chose qui aurait facilité l'intrusion (à part de la salive, mais cela faisait frissonner Kurt à chaque fois qu'il y pensait). Donc, oui, Kurt se sentait très sensible et mal à l'aise et il ne voulait plus jamais bouger.
- Je vais peut être devoir rester dans cette position pour toujours. Fut la réponse de Kurt, et Blaine dit, son corps tremblant de rire à côté de lui :
- Donc, toutes ces fois où j'ai besoin de te voir avec tous les problèmes, je devrai venir te chercher ici ?
Kurt donna un coup de coude à Blaine. Il semblait beaucoup faire ça dernièrement.
- Très drôle, Anderson. Plaisanta Kurt.
- C'est comme dans Pocahontas. Continua Blaine en souriant grandement, le clair de lune sur le visage. Comme quand elle va voir sa grand-mère pour des conseils. Mais sa grand-mère est un arbre.
Kurt grogna et essaya de s'assoir, mais il finit par retomber parce que tout lui faisait mal.
- Doucement, Grand-mère Feuillage. Dit Blaine en riant. Kurt aimait quand Blaine riait, même s'il se moquait de lui. Bouge trop vite et tu te feras encore plus mal.
- Et c'est la faute de qui ? Sourit Kurt.
- La mienne. Sourit Blaine. Mais je ne t'ai pas entendu refuser une seule fois.
Comme s'il refuserait un jour.
- Deux ans. Souffla Kurt en riant à moitié. Comment Quinn a fait pour te supporter pendant deux années entières ?
Blaine donna cette fois un coup de coude à Kurt et dit :
- Et bien, je ne suis évidemment pas comme ça avec Quinn. C'est difficile de parler avec Quinn. Elle ne m'écoute pas la plupart du temps. Elle est peut être flippante. Donc, elle devient calme, réservée, cool, « ne parle pas sauf si on t'a parlé, Blaine ».
Kurt pensa que Quinn avait dû être folle. Elle l'avait et le traitait de cette manière. Pour être juste, Blaine ne la traitait pas exactement comme une reine non plus, mais elle pourrait au moins prétendre de se soucier de lui. Blaine semblait prétendre se soucier d'elle, du moins, en public.
- Pour l'info, commença Kurt en souriant à côté de Blaine, je pense que ce Blaine est beaucoup plus cool que l'autre.
- C'est gentil de dire ça. Rit Blaine, mais son cœur ne riait pas. Personne d'autre ne le dit.
- Comment tu le sais si tu n'as jamais montré ce côté à personne ? S'enquit Kurt, et Blaine secoua immédiatement la tête.
- Je sais comment ils sont.
- Tu sais quoi, Blaine ? Sourit tristement Kurt. Rien de tout ça, la popularité et toute cette merde, rien de tout ça ne va compter dans quelques années. De mon point de vue, tu devrais être toi-même depuis le début parce que si tu es trop pris dans les faux-semblants, tu ne sauras pas comment agir d'une autre façon, et au final, toute ta vie sera un mensonge.
- Je sais. Dit très doucement Blaine.
- Je ne crois pas que tu sais. Soupira tristement Kurt.
Si Blaine y croyait vraiment, il ferait quelque chose, mais peut être qu'il comprendrait à un moment donné. Kurt l'espérait. Blaine avait l'air mal à l'aise et resta calme pendant un long moment, donc Kurt changea de sujet.
- Je n'arrive pas à croire qu'on soit nus dans un champ. C'est sale ici et je ne me suis pas hydraté ou-
- Je suis sur que tu survivras une nuit, Kurt. Rit Blaine. Arrête de te plaindre maintenant, tiens moi la main et regarde les étoiles avec moi, parce que c'est peut être la dernière nuit de bonheur qu'il me reste pour toute ma vie.
Blaine glissa sa main dans celle de Kurt et la serra doucement, comme s'il voulait simplement que quelqu'un le rassure. Kurt pouvait faire ça.
- Tu souriras à nouveau, Blaine. Lui dit Kurt en tournant la tête pour regarder droit dans ces yeux couleur miel.
- Non. Dit Blaine, et Kurt pouvait voir la douleur dans ses yeux.
Il ne savait pas s'il y avait des limites maintenant qu'ils avaient été aussi intimes, mais il voulait juste bouger et le serrer dans ses bras. Il ne le fit pas.
- Si. Dit fermement Kurt. Je m'en assurerai.
Blaine marchait dans les couloirs, la tête baissée, souhaitant qu'il n'ait pas à faire ça. Lui et Kurt s'étaient séparés au coin et même si Kurt l'avait rassuré encore et encore, il n'avait pas l'impression que tout se passerait comme il l'espérait.
Il tourna dans le couloir où était les casiers et sentit instantanément tous les yeux sur lui. Il releva la tête et essaya d'avoir l'air fier car il était Blaine Anderson et qu'il était meilleur qu'eux tous. Il espérait que c'était l'onde qu'il envoyait même s'il ne le croyait pas vraiment.
- Blaine !
Blaine prit une grande inspiration et se retourna pour voir Quinn qui courrait vers lui. Il était foutu.
- Espèce de connard !
Blaine leva les yeux au ciel. Il était fatigué. Il ne voulait pas s'occuper de cela. Parfois, quand Quinn se comportait comme cela, il voulait crier qu'il la trompait juste pour voir la douleur dans ses yeux, mais il pensait toujours au mieux.
- Je t'ai appelé genre deux cent fois ! Déclara Quinn pour que tout le monde entende une fois qu'elle l'eut atteint. Je n'arrive pas à croire que tu ait fait ça, Blaine ! Tu sais ce que les gens disent ?
- Non. Dit Blaine avec fatigue. Mais je peux imaginer.
- Non. Dit Quinn avec colère. Tu ne peux pas imaginer. Ils disent que tu deviens un geek !
Blaine commença à s'éloigner d'elle, mais elle le suivit, à son chagrin.
- Il y a des choses pires qu'être accusé d'être un geek, Quinn. Lui apprit Blaine.
- Ouais, c'est vrai, Blaine, car tu sais quelle autre rumeur courre ? Et mon Dieu, j'espère que c'est juste une rumeur. En fait, je suis sure que c'est juste une rumeur parce que mon petit-ami ne ferait jamais quelque chose comme devenir gay derrière mon dos ! Cria Quinn. Le cœur de Blaine s'arrêta, mais elle continua à jouer l'idiote. Karofsky dit que tu couches avec un jeune gay.
- Et tu t'intéresses à ce que dit Karofsky parce que… ?
- Parce que tu te comportes bizarrement ces derniers jours, Blaine, tu ne peux pas le nier.
Quinn le tira par le bras et lui fit signe de la suivre dans une salle de classe vide. Il suivit parce qu'elle le poursuivrait de toute façon et il préférait faire ça en privé plutôt que dans un couloir pleins d'élèves intrusifs, sans parler des professeurs.
- Alors, dis-moi. Dit Quinn une fois qu'ils furent à l'intérieur. Pourquoi as-tu fais ça ?
Blaine soupira et s'assit sur une table. Il regarda ses pieds.
- J'aime chanter. Il haussa les épaules.
- Oh mon Dieu. Dit Quinn en levant ses mains à sa tête en signe de détresse. Alors tu es gay !
- Jésus, Quinn. Grogna Blaine. Chanter ne te rend pas gay. Je ne suis pas gay.
Il garda le regard baissé parce qu'il n'était pas sur que c'était toujours vrai. Peut être qu'il était temps qu'il en parle. Il y penserait.
- Alors pourquoi ?
- Parce qu'ils avaient besoin d'un douzième membre. Lui dit Blaine. Ecoute, j'aime chanter et ils avaient besoin de moi, alors j'y suis allé, okay ? Je ne sais pas pourquoi tu en fais toute une histoire.
Quinn avait l'air contrarié à présent, les yeux écarquillés, les sourcils levés vers le haut et la bouche ouverte.
- Hum, peut être parce que le monde entier parle de toi ! Lui dit Quinn et Blaine leva à nouveau les yeux au ciel.
Cela lui rappelait ce que Kurt lui avait dit à propos du fait que rien de tout cela ne comptait dans le monde réel, dans le futur hors de cette ville. Le monde ne parlait évidemment pas d'un gamin abandonnant son match de foot pour une compétition de chant.
- Ils s'en remettront. Il haussa les épaules mais il n'y croyait pas vraiment.
- Et pour Karofsky ? Demanda Quinn et Blaine souhaitait qu'elle oublie juste cela. D'où tiendrait-il une histoire pareille ?
Blaine soupira. Il prit quelques inspirations, puis leva les yeux vers sa petite-amie. Ses yeux étaient pleins de questions.
- Ecoute, voilà le truc. Tu sais que j'ai été mis avec un nouveau gars pour l'Anglais, hein ? Le cours de Mme Flynn ? Quinn acquiesça. Donc, il s'avère que le gars –Kurt- est gay. Il est aussi dans la chorale, donc Karofsky, qui me déteste soudainement pour je ne sais quelle raison, a inventé cette histoire comme quoi je couche avec lui- Hummel.
- Hummel ?
Il la regarda bouche bée pendant une minute. Est-ce qu'elle l'écoutait ?
- Ouais, Hummel. Kurt Hummel. C'est le gars qu'on m'a attribué comme partenaire.
- Et Karofsky te déteste juste soudainement ?
- Oui, je ne pas pourquoi, okay ? Peut être que c'est parce que je me suis inscrit au Glee Club, je ne sais pas, mais il m'a attaqué l'autre jour. Tu te rappelles.
Quinn acquiesça doucement, le croyant clairement.
- Alors qu'est-ce que tu vas faire ?
- Je vais lui casser les jambes. Dit Blaine.
Il n'avait aucune intention de vraiment casser les jambes de KArofsky, ou de n'importe quel autre os, mais il allait définitivement le confronter et avoir une petite discussion avec lui à propose de l'incident dans le placard du concierge.
- Okay. Dit Quinn en ayant l'air plus calme. Et bien, je pense que si c'est juste une rumeur, on ira bien. Tout le truc de louper le match, ça je ne sais pas. C'était vraiment une chose idiote, Blaine.
- Pourquoi tout ce que j'aime est stupide ?
- Je n'ai jamais dit ça. Remarqua Quinn. Mais ça ne fait pas grand chose pour ta réputation maintenant, hein ? Mais peut être que ça ira ! Peut être qui si tu te bats avec Karofsky, ça fera remonter ta réputation ! Les cocards sont sexy, Blaine, laisse-le peut être te frapper quelques fois. Et alors, les gens recommenceront à te voir comme mon petit-ami cool et populaire !
- Attends, dit Blaine en fronçant les sourcils, tu veux que je me blesse juste pour que tu ais l'air cool ?
- Admets-le, bébé, ça aiderait. Dit Quinn, les mains sur ses hanches.
- En fait, Quinn, je ne crois pas vouloir continuer cette conversation. Dit Blaine en se levant. En fait, je ne pense pas non plus vouloir continuer cette relation.
Pas que Blaine aurait définit ce que lui et Quinn avaient comme relation.
- Blaine-
- On sait tous les deux pourquoi on s'est mis ensemble au début, alors il n'y a pas de-
- Si tu romps avec moi, tu sais ce que les gens vont dire ? Dit Quinn. Ils penseront que ces rumeurs sont vraies, Blaine. Ils feront le lien entre les deux et ils en déduiront que tu es un pédé. En plus, je ne crois pas que tu puisses te permettre de me laisser. Tu marches sur des œufs, Blaine. Etre ta petite-amie va t'aider à te remettre au sommet. Pourquoi tu ne penserais pas à ça avant de décider que tu ne veux pas « continuer cette relation » ?
Elle avait raison. Blaine se rassit sur la table et prit une grande bouffée d'air. Tout ce qu'elle avait dit, pour une fois dans sa petite vie parfaite, était calculé.
- Très bien. Dit-il finalement. T'as eu ce que tu voulais, je peux avoir mes livres maintenant ?
Quinn sourit d'un air satisfait et se pencha pour déposer un petit baiser sur sa joue.
- Bien. Dit-elle, une fois qu'elle recula. Je te verrai en cours, okay, bébé ? Ce désastre sera bientôt finit, tu verras !
Et sur ce, elle se retourna et quitta la pièce en balançant ses hanches. Blaine resta là une autre minute. Il ferma les yeux et pensa à quel point cela aurait pu être pire. D'une certaine façon, il était déçu que Quinn n'ait pas rompu. Il en avait évidemment eu l'occasion mais il devait sauver sa réputation. C'était tout ce qu'il avait. Il avait aussi Kurt, mais il était sur qu'il en aurait marre de l'arrangement tôt ou tard. Sur le long terme, c'était le meilleur.
BIP BIP
Blaine fouilla dans sa poche et sortit son téléphone.
1 NOUVEAU MESSAGE DE : KURT
Karofsky sait.
- Et bien, regarde qui on a là.
Kurt reconnut immédiatement la voix derrière lui. Il se retourna juste au moment où les mains de Karofsky vinrent se poser sur ses épaules. Il essaya de le repousser, mais il était bien trop fort. Il poussa Kurt à l'intérieur d'une salle de classe vide et ferma la porte derrière eux.
Le cœur de Kurt tambourinait dans sa poitrine. Il ne savait pas ce dont Karofsky était capable et il ne voulait vraiment pas le découvrir.
- Karofsky, que veux-tu ? Demanda-t-il en espérant qu'il n'avait pas trop l'air effrayé.
- Je t'ai vu, tu sais. Gronda Karofsky. Il avait l'air vraiment en colère. Hier.
- Tu m'as vu hier ? Demanda Kurt, confus. Et bien, c'est surement parce que j'étais au lycée. Bon œil.
Kurt maudit sa grande gueule. La dernière chose dont il avait besoin était de le provoquer.
- Non. Dit Karofsky en se rapprochant. Kurt recula. Je veux dire que je vous ai vu. Toi et Anderson en train d'échanger de la salive aux casiers.
Kurt se figea. Sa première pensée fut que Blaine était fichu et il se sentait horrible. Il savait que ce n'était pas vraiment sa faute, mais il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir mal.
- Karofsky, Blaine Anderson sort avec Quinn Fabray. Dit Kurt parce que cela ne faisait pas de mal d'essayer. Il n'est pas gay. Je ne sais pas ce que tu crois avoir vu-
- Arrêtes tes conneries, Hummel, je sais ce que j'ai vu et entendu ! Lui dit Karofsky.
- C'est- c'était une erreur ! Dit rapidement Kurt. Je l'ai embrassé. Il ne s'y attendait pas, c'est juste arrivé. Il m'a dit qu'il n'était pas intéressé par les mecs et on en est resté là. Sérieux.
- Tu t'attends à ce que je crois à cette merde ? Dit Karofsky en riant cruellement. J'étais là depuis la seconde où Anderson a dit qu'il aimait tes putains de petits bras de filles.
Oh, et bien cela était différent alors. Ils étaient officiellement fichus.
- Donc, que vas-tu faire, Karofsky ? Dit Kurt, gagnant le cran de nulle part. Toi et moi savons ce que ce que tu m'as fait dans ce placard, et bien que je ne vais pas te sortir du placard devant toute la population de MacKinley High, je ne peux pas te promettre que Blaine ne le fera pas. Donc que vas-tu faire ?
Karofsky avait l'air un peu décontenancé.
- Pourquoi lui ?
- Quoi ? Demanda Kurt en plissant le nez.
- Tu m'as entendu. Dit doucement Karofsky, les yeux sur le sol. Pourquoi lui ?
Kurt fut silencieux pendant un moment. Il n'avait aucune idée de ce dont il parlait.
- Pourquoi qui ?
- Pourquoi Blaine Anderson ? Dit Karofsky en élevant la voix. Pourquoi pas moi ?
Kurt se figea. Les choses étaient soudainement devenues très, très embarrassantes. Il pouvait presque sentir la glace dans la pièce. Il ne dit rien, mais Karofsky continua, son visage tordu de colère.
- Je ne comprends pas. Dit-il. Il t'a fait les mêmes choses que moi, mais quand je t'ai embrassé, t'as crié comme si j'avais un couteau sur ta gorge. Mais quand il t'a embrassé, quand Anderson t'as embrassé, tu-tu lui a rendu son baiser. T'as mis tes putains de petits bras de filles autour de lui et tu l'as embrassé en retour !
- Blaine n'est pas du tout comme toi.
La tête de Karofsky se releva d'un coup et un million d'émotions passèrent sur son visage : colère, peur, surprise, douleur, à nouveau de la colère. Kurt avait pitié de lui, puis il se rappela que c'était un vrai connard, pire que Blaine. Il lui avait fait des choses que Blaine n'avait jamais faites et il avait aussi dit des choses. Karofsky avait évidemment des problèmes de sexualité, et oui, Kurt savait ce que c'était, mais il y avait des meilleures façons d'y faire face que de taper des gamins bêtement.
- Blaine ne fait pas les choses qu'il fait parce qu'il le veut. Il les fait parce qu'il croit qu'il doit les faire. J'ai vu le plaisir que tu prends à blesser les gens, Karofsky. J'ai vu ton visage. Il n'est pas comme ça. Dit fermement Kurt.
- Tu le connais à peine-
- En fait, je peux assurer que je le connais mieux que vous les gars qui sont supposés être ses « amis ». Dit Kurt en mimant les guillemets avec ses doigts. Tu l'as connu toute ta vie, je l'ai connu un peu plus de trois mois. Je suis sur que tu n'as aucune idée de qui il est vraiment.
- Qu'il aille se faire enculé. Cracha Karofsky. Oh, attends, tu l'as déjà fait.
Kurt ne dit rien. Karofsky avait l'air choqué, comme s'il n'avait pas cru ses propres mots jusqu'à ce que Kurt soit resté planté là et ne l'ai pas démenti.
- Tu l'as baisé ?
- Ce ne sont pas tes affaires. Dit Kurt en se dirigeant vers la porte. Tu devrais réfléchir avant de révéler ça à tout le monde. Blaine ne va pas se mettre en retrait et te laisser dire ces choses sur lui malgré le fait qu'elles soient vraies ou pas, et je ne pourrai pas l'arrêter. Si tu le fais et qu'il dit à tout le monde ce qui s'est passé dans le placard du concierge et que les gens me demandent ensuite si c'est vrai, je ne vais pas vraiment pouvoir dire non, n'est-ce pas ?
Karofsky le fixa la bouche ouverte.
- Exactement. Sourit Kurt et il sortit.
Il marcha rapidement dans le couloir et tourna au coin avant de sortir son téléphone de son sac, les mains tremblantes. Il écrivit un court message à Blaine.
Karofsky sait.
- C'est une Blainervention.
- Une quoi ? Demanda Blaine en regardant Puck et six autres gars de l'équipe de foot qui l'encerclaient à son casier.
- Une Blainervention. Répéta Puck d'un air qui disait « duh ».
- Hum, ça ne veut rien dire.
- Si. Dit Azimio à côté de Puck.
Blaine remarqua que Karofsky n'était pas là. Tant mieux.
- Okay. Dit doucement Blaine.
- Quinn nous a dit pourquoi tu as été à la chorale. Dit Puck et Blaine acquiesça. Elle nous a aussi dit que tu ne couchais pas avec Hummel.
Blaine acquiesça de nouveau.
- C'est vrai.
- Tu vois, Karofsky nous a donné de bonnes raisons de penser qu'il disait la vérité. Continua Puck, et le rythme cardiaque de Blaine s'accéléra. Il voulait juste s'enfuir et ne jamais revenir. Peut être même emmener Kurt avec lui. Donc, on va te demander d'être clair. Es-tu gay ?
Blaine bafouilla, espérant que c'était convaincant.
- Quoi ? Dit-il de surprise. Non ! Je suis avec Quinn, comment pourrai-je être gay ?
- T'es sur ?
- Positif.
Il pouvait presque sentir le mode entier se moquer de lui. Evidemment, personne ne le savait, mais s'ils le savaient…
- Okay. Dit Puck. Bien, juste pour que les gens ne pensent pas qu'on change d'avis comme de chemise, on va gentiment te demander de ne pas t'asseoir avec nous jusqu'à après les vacances de noël.
Blaine laissa sa mâchoire se décrocher. Ils ne pouvaient pas être sérieux.
- Quoi, vraiment ?
- Ouais. Puck haussa les épaules. C'est une bonne logique.
- C'est la chose la plus stupide que je n'ai jamais entendue, Puckerman. Blaine secoua la tête.
Il se sentait fatigué et il voulait rentrer chez lui et dormir, mais il savait que ce n'était pas si simple. Rentrer à la maison voulait dire faire face à son père, ce qui n'allait pas être jolie.
- Ecoute, Anderson. Dit Puck en s'avançant et en écartant Blaine des autres. T'es mon frère, pas vrai ?
Blaine hocha la tête. Il l'imaginait.
- Bien, toi et moi, on est les numéros un ici. T'as merdé et je suis pour le pardon et tout. On a quand gagné même gagné le match, il n'y a pas mort d'homme, pas vrai ? Donc, je ne peux pas permettre de ruiner aussi ma réputation maintenant, pas vrai ? Alors si on te laisse juste un peu de temps en dehors, rien de mal ne peut arriver. Après les vacances de noël, tu redeviens juste mon vieux frère, okay ? Tout le monde aura oublié ce petit accident et tu te retrouveras au top. Simple.
Blaine réalisa trois choses. Un, Puck avait la pire logique du monde. Deux, Puck avait utilisé les mots « pas vrai » beaucoup trop de fois, et trois, aussi idiote que la logique de Puck paraissait être, il avait un point.
- Okay. Blaine acquiesça.
- Bien. Sourit Puck. Donc, tu traines juste avec ces losers du Glee Club pour les deux derniers jours, et après le nouvel an, tu retournes d'où tu viens. Tout marchera.
Blaine l'espérait vraiment.
- Oh, et pour l'info, dit Puck, je ne pense pas que tu sois gay, mec.
Blaine lui donna un faible sourire avant de se diriger dans l'autre direction de son prochain cours.
Il n'avait pas non plus pensé être gay pendant longtemps, mais maintenant il ne savait pas.
- Kurt Hummel ! Dit Rachel Berry en se glissant sur la place à côté de lui pendant le déjeuner.
Mercedes se glissa de l'autre côté et elles souriaient toutes les deux comme deux folles.
- Hum, salut ? Fit Kurt.
- C'est vrai ? Blaine Anderson est gay ? Demanda Rachel avec excitation.
- Non, Rachel, il ne l'est pas. Il sort avec Quinn Fabray, tu te rappelles ?
- Ça ne nous dit rien. Mercedes secoua la tête.
- Ecoutez, David Karofsky a crée une rumeur, okay ? Juste parce que Blaine Anderson est dans la chorale, il pense qu'il est gay et puisque je suis le seul gay qui s'assume dans ce lycée et que je suis dans le Glee Club, sans mentionner le fait que Mme Flynn nous a mis ensemble pour l'Anglais, Karofsky a décidé de me mettre dans son petit jeu et de dire qu'on avait un genre d'histoire d'amour illégale.
Kurt se donna mentalement une tape dans le dos. C'était super convaincant, même s'il le disait lui-même.
- C'est tout ? Demanda Mercedes en ayant l'air déçue.
- Oui, je suis désolé de te décevoir, mais ma vie n'est pas si excitante. Lui dit Kurt avec un sourire.
- C'est dommage. Dit Rachel en ouvrant sa boîte de déjeuner. Il y avait une danseuse dessus. Vous seriez le couple le plus adorable.
Kurt sourit en regardant son déjeuner, espérant que personne ne le vit. Peut être qu'ils le seraient. Peut être qu'ils l'étaient. Peut être qu'ils ne le découvriraient jamais vraiment.
Blaine ouvrit la porte des vestiaires et entra, cherchant Karofsky. Il savait qu'il serait là. Il était toujours le dernier à sortir après le cours de sport. Kurt avait envoyé un message Blaine dans lequel il avait exactement tout expliqué ce qui s'était passé et ce qui avait été dit, et Blaine se sentait en quelque sorte fier de Kurt pour avoir fait ce qu'il avait fait. Il devait maintenant poser les règles avec Karofsky.
- Karofsky ! Cria Blaine tandis qu'il marchait à travers les casiers. Où es-tu, connard ?
Il entendit le bruit métallique d'une porte de casier s'ouvrir un peu loin de lui, donc il suivit cela. Il le vit ensuite, assit sur le banc, en train de faire ses lacets. Il transpirait, ses cheveux collant à son front. Il avait l'air aussi très rouge.
- J'ai entendu que t'as le béguin pour Hummel. Sourit Blaine en s'appuyant sur un des casiers.
- Non. Fut tout ce que Karofsky dit. Il ne releva pas la tête.
- Ce n'est pas ce que j'ai entendu. Lui dit Blaine. Les mots exacts qu'on m'a dit que tu as dit étaient « Pourquoi Anderson ? Pourquoi pas moi ? ». On dirait que t'as le béguin pour Hummel, Dave.
Quand Kurt lui avait dit cela, Blaine avait ressenti quelque chose dans le creux de son estomac. Il ne s'était pas rendu compte de ce que c'était pendant quelques minutes, puis cela l'avait frappé. Il était jaloux. Il savait que c'était hypocrite. Il faisait ces choses avec Kurt alors qu'il était toujours avec Quinn et il harcelait toujours Kurt en quelque sorte, pas autant qu'avant, mais il le faisait toujours. L'idée de quelqu'un d'autre avec Kurt, le touchant, l'embrassant et murmurant à son oreilles le rendait malade.
- Je n'ai pas le béguin pour Hummel, okay ? Explosa Karofsky avec colère.
Il se releva d'un coup de sa place et cogna son poing contre un casier.
- Bien. Dit Blaine. Qu'allons-nous maintenant faire à propose de ce que tu crois avoir vu-
- Je ne crois pas avoir vu quelque chose, Anderson. Hummel l'a admit, donc ferme ta putain de gueule en me disant que je l'ai imaginé.
- T'es horriblement en colère pour quelqu'un qui prétend ne pas avoir le béguin pour le gars. Dit Blaine en ayant l'air pensif. T'es sur que ça ne te dérange pas que j'ai passé la nuit dernière avec lui ?
Blaine n'avait aucune idée d'où lui venait le cran de dire ces choses à voix haute. Son cœur battait beaucoup trop vite contre sa cage thoracique et il avait la tête qui tournait et il avait l'impression qu'il pourrait s'évanouir, mais il voulait juste blesser Karofsky. Il savait que Kurt froncerait les sourcils pour avoir dit ces choses plus tard. Il savait qu'il lui dirait d'être plus prudent, de ne pas le provoquer, mais Blaine s'en fichait à ce moment. Karofsky n'allait pas le menacer et s'en tirer comme cela, et il n'allait surtout pas avoir le béguin pour le gars qu'il-
- La ferme, Anderson. Dit Karofsky en ayant l'air à bout de souffle. Je ne suis pas intéressé par Hummel !
- Alors ça ne t'embête pas que j'ai pris sa virginité ?
Arrête, Blaine, cria son esprit. Arrête ou tu vas le regretter.
Il le regretterait peut être, mais cela valait le coup, juste pour voir Karofsky grimacer comme cela.
- Je vois. Dit gentiment Blaine. Je suis content que tu n'y voies pas d'inconvénient, David. Qu'est-ce qu'on fait maintenant à propos de cette information que tu as ? J'ai une information aussi, tu te rappelles ?
Karofsky grommela quelque chose et Blaine avança.
- Je n'ai pas bien entendu
- J'ai dit que je ne dirai rien si tu fais de même ! Mon Dieu, Anderson ! Tu ne peux pas juste dégager et me laisser finir de me changer ?
- T'as peur que je te mate pendant que t'es en caleçon ? Demanda joyeusement Blaine. T'inquiète, Dave, t'es pas mon type. J'aime les hommes élégants et qui ont du style. Comme Kurt Hummel- oh ! Oups ! Désolé, je ne veux pas te narguer. Je vais juste y aller maintenant.
Blaine lui fit un clin d'œil avant de sortir. Il resta près de la porte et s'appuya contre le mur, les briques froides l'apaisant. Son cœur battait très vite et sa tête tournait, mais il sourit car cela avait été plutôt amusant. Il avait regardé Karofsky se tortiller et prétendu être à l'aise avec sa sexualité avec quelqu'un d'autre que Kurt, ce qui faisait du bien.
Il savait que cela ne durerait pas, mais il pouvait sourire en sachant qu'il avait fait cela, seulement pour un petit moment.
- Que veux-tu ?
Kurt leva la tête lorsqu'il entendit la voix de Santana. Il la vit assise là, regardant quelqu'un. Blaine.
Kurt l'observa en essayant de comprendre pourquoi il se tenait à leur table en ayant l'air embarrassé. Magnifique, mais toujours embarrassé.
- Hum, je-je peux m'asseoir avec vous les gars ?
Kurt leva ses sourcils et il vit tout le monde faire la même chose. Les footballers l'avaient-ils vraiment rejeté ?
- Pourquoi voudrions-nous que tu t'assois avec nous ? Demanda Rachel de ce ton arrogant. Tu n'as rien fait d'autre à part nous rendre la vie impossible.
Kurt pensa à intervenir, mais il ne croyait pas que cela aiderait à faire taire les rumeurs qui circulaient, et autant qu'il voulait que Blaine fasse son coming out et dise au monde qu'ils étaient en quelque sorte ensemble, il savait que Blaine ne le voulait pas, donc il devait l'aider et intervenir n'aiderait pas Blaine sur le long terme.
Kurt vit Mercedes le regarder et il ne pouvait pas vraiment dire ce qu'elle essayait de lui dire. Il haussa les épaules et Mercedes leva les yeux au ciel. Rachel continuait d'énumérer les diverses choses que Blaine avait fait à chaque membre du Glee Club.
- Rachel, tais-toi. Dit Mercedes et Rachel se retourna pour la regarder, ses yeux écarquillés de surprise. Laisse-le juste s'asseoir. Il est venu avec nous quand on avait besoin de lui pour les communales, donne lui une pause.
Kurt regarda Mercedes bouche bée et il savait qu'elle faisait cela parce qu'elle avait eu l'idée que Kurt avait le béguin pour Blaine la veille et ces rumeurs circulaient à présent, donc elle avait évidemment fait le lien.
- Viens, Blaine, assieds-toi. Dit Mercedes en s'écartant un peu, laissant un espace entre elle et Kurt.
Kurt voulait lui donner un coup parce que la dernière chose dont il avait besoin était d'être assis à côté du gars avec lequel il avait soit disant couché. Ce qui était vrai, pensa Kurt, mais quand même. Il n'avait pas vraiment le choix maintenant, car attirer l'attention rendrait les gens encore plus méfiants.
- C'est bon. Dit Blaine. Je ne veux pas m'incrust-
- Blaine, assieds-toi. Dit Kurt en levant les yeux au ciel.
Blaine s'assit. Quelques minutes plus tard, tout le monde avait recommencé à manger et à discuter et personne ne jeta un coup d'œil dans leur direction. Kurt regarda Blaine sortir un paquet de chips et le lever pour en proposer à toute la table. Sam, Brittany et Mercedes en prirent. Il en proposa à Kurt, mais il secoua la tête.
- Comment se passe ta journée ? Demanda Kurt, les yeux sur son sandwich.
- Bien. Dit Blaine.
- Honnêtement.
- J'ai pensé que ça serait pire.
- Je t'avais dit que ça ne serait pas aussi mal que tu l'avais prévu. Kurt sourit un peu.
- J'imagine. Blaine haussa les épaules. Je viens de parler avec Karofsky.
Le cœur de Kurt se serra. Ça ne pouvait pas s'être bien passé. Blaine n'avait pas l'air d'avoir de bleus ou d'être coupé.
- Ah ouais ?
- Ouais, il a accepté de ne rien dire si je fais pareil. Dit doucement Blaine.
- Tu l'as menacé ? Demanda Kurt en fronçant les sourcils.
- Pas exactement. L'informa Blaine. J'ai cependant peut être dit des choses que je n'aurai pas dû dire.
Kurt se tourna alors pour le regarder.
- Comme ?
- Comme-. Je te dirai plus tard. Je ne peux pas le dire ici.
- Oh mon Dieu. Grogna Kurt, car s'il ne pouvait pas le dire dans une pièce bruyante et bondée où personne n'écoutait, cela devait être mauvais. Envoies le moi par message. Tout de suite.
Blaine soupira et fouilla dans sa poche pour prendre son téléphone. Il commença à taper. Quelques minutes plus tard, Kurt sortit son téléphone et cliqua sur le nouveau message.
Je lui aie dit qu'on a passé la nuit dernière ensemble. Et j'ai dit que j'ai pris ta virginité.
Kurt rangea rapidement son téléphone, de peur que quelqu'un voie. Il était stupéfait. Pourquoi Blaine ferait-il cela ?
- T'es sérieux ? Siffla-t-il.
- J'ai aimé le regarder se tortiller. Blaine sourit un peu, puis but dans sa bouteille d'eau. Il est à fond sur toi, Hummel. Sourit Blaine.
- Ugh, tais-toi. Grimaça Kurt.
- C'est vrai. Dit gravement Blaine. Pas que j'en sois heureux.
Kurt le regarda, le cœur s'arrêtant pendant une fraction de seconde. Chaque fois que Blaine disait quelque chose de mignon comme cela, il arrêtait de respirer pendant un moment et avait des papillons dans l'estomac. Il se demanda si Blaine avait déjà ressentait cela à cause de lui.
- Vraiment ? Souffla Kurt et Blaine acquiesça. Il reboucha la bouteille et la posa.
- Je lui ai peut être aussi dit que j'aime les hommes élégants et qui ont du style, comme toi.
- Blaine, putain, à quoi tu joues ? Dit doucement Kurt. Je pensais que tu étais toujours dans le déni par rapport à tout le truc gay !
Kurt sentit l'humeur de Blaine changée, mais il s'en fichait car cela était bizarre. Une minute il était catégorique sur le fait qu'il n'était pas gay, celle d'après il disait aux gens quel était son type d'homme.
- Je voulais l'énerver. Blaine haussa les épaules.
- Ça a marché ?
- Oui, c'était génial. Sourit Blaine en regardant sa barre chocolatée, et Kurt rit parce que c'était drôle que Blaine passe une si mauvaise journée, mais que quelque chose d'aussi petit le rende heureux.
- Et pour les autres ? Puck et Quinn et ces gars ? Demanda Kurt et le sourire de Blaine disparut.
- Je t'en parlerai plus tard. Dit doucement Blaine.
Blaine sortit son téléphone de sa poche et appuya sur le bouton du milieu. Le message s'ouvrit.
Bonne chance. Tiens-moi au courant.-K
Blaine sourit et prit une grande inspiration avant de remettre son téléphone dans sa poche. Il aurait besoin de toute la chance possible. Il détestait quand son père était en colère car il criait, et quand il criait, les tripes de Blaine se secouaient violemment et il était toujours pris entre vouloir pleurer ou frapper son père en retour. Il ne ferait jamais l'un des deux.
Il ouvrit la portière de la voiture et sortit, l'air rafraîchissant. Il le respira tandis qu'il fermait doucement la porte de la voiture, puis marcha lentement dans l'allée du jardin. Il s'arrêta à la porte et fouilla dans sa poche pour prendre ses clés. Il sentit le métal froid contre ses doigts et mit la clé dans la serrure et la tourna dans le sens des aiguilles d'une montre. La porte cliqua et il la poussa et entra dans le hall.
Blaine pouvait sentir la tension dans la maison à la seconde où il entra. Son cœur battait follement dans sa poitrine tandis qu'il marchait en se demandant comment allait sa mère. Il avait toujours eu cette peur folle et irrationnelle que son père finirait par assassiner sa mère et aurait fuit ou l'aurait attendu à l'intérieur pour le tuer aussi. C'était ridicule parce qu'il ne pensait pas que son père soit capable de cela, mais il devait il y avoir une raison pour laquelle il y pensait, n'est-ce pas ?
Il tourna dans le salon et il n'y avait personne. C'était étrangement calme et il n'aimait pas cela. Il monta doucement les escaliers et alla dans la chambre de sa mère. Il tapa doucement sur la porte et il n'y eut pas de réponse, alors il baissa la poignée et entre. Il la vit là, au lit. Il se rapprocha pour vérifier qu'elle allait bien, puis sortit et ferma doucement la porte derrière lui.
- Blaine.
Blaine sortit presque de sa peau au son de la voix de son père derrière lui. Il se retourna, le cœur battant, et regarda son père. Il avait l'air sévère et sérieux, comme toujours.
- J'ai entendu que tu n'es pas allé au match hier.
- O-on peut faire ça ailleurs ? Pour ne pas réveiller maman ?
Le père de Blaine le fixa simplement. Blaine n'osa pas détourner le regard. Après quelque secondes, son père se retourna et se dirigea vers son bureau. Blaine le suivit. Il entra et c'était toujours pareil : propre, rangé, tout à sa place, juste comme le père de Blaine l'aimait.
Blaine observa son père s'assoir dans sa chaise tournante. Blaine resta debout jusqu'à ce que son père lui fasse signe de s'assoir.
- Explique.
- Je me suis inscrit au Glee Club il y a un moment. Dit Blaine, la voix instable. Et la compétition des communales était le même jour que le match et je-je ne savais pas quoi faire.
- Tu as choisi une compétition de chant au lieu du football ?
- Ils avaient besoin d'un douzième membre, papa. Lui dit Blaine.
- Ce n'est pas ton problème. Dit-il en ayant l'air dégouté. Ce match était ta chance d'être remarqué, Blaine. Des recruteurs de partout étaient à ce match. Tu as loupé ta chance.
Blaine sentit l'envie de soupirer. Il voulait crier et laisser son père assis là et aller partout sauf ici, mais il ne pouvait pas faire cela.
- Il y aura d'autres matchs, papa. Dit doucement Blaine.
- Ce n'est pas le problème, Blaine. Dit-il. Blaine détestait vraiment le fait qu'il ait besoin d'utiliser son prénom dans pratiquement toutes les phrases. Le problème est qu'en choisissant ce chant ridicule, tu t'es autorisé à être moquer. Tu finiras sans amis et sans petite-amie, et qu'auras-tu alors ?
Kurt, pensa-t-il. J'aurai Kurt.
- Ces enfants au Glee Club ne sont pas comme toi, Blaine. Continua son père. Tu es différent, spécial, tu viens d'une bonne famille, de l'argent. La plupart d'entre eux vivent dans des petites maisons et n'ont pas d'argent. Tu as tout, Blaine. Un bon fond et du talent. Tu ne peux pas rejeter tout ça pour une stupide compétition de chant !
- Chorale.
- Quoi ?
- C'est une compétition de chorale. Ça s'appelle comme ça et ce n'est pas stupide. Dit Blaine. Il en avait marre, il était fatigué de tout. J'aime ça et je suis doué.
- La chorale ne va pas t'amener dans une des meilleures universités, Blaine.
Blaine resta silencieux parce qu'il n'avait pas vraiment de réponse à cela.
- Et Quinn ?
Quinn. Pourquoi devaient-ils toujours amener Quinn là dedans ?
- Et bien quoi ? Grogna à moitié Blaine.
- Et bien, vous deux semblez bien vous entendre. Dit son père. Si et quand tu l'épouseras, elle aura besoin que tu t'occupes d'elle et de ta famille, quand le temps viendra.
- Papa, je n'aime même pas Quinn.
- Tu n'as pas à l'aimer, Blaine. Elle est juste la meilleure solution pour toi. Lui dit son père et Blaine leva les sourcils. Tu penses que j'aime ta mère ?
Blaine se mit en colère. Il ne s'était jamais confronter à son père, mais maintenant il se leva de sa place et se pencha par-dessus la table.
- C'est exactement pour ça qu'elle est comme elle est ! Dit Blaine en élevant la voix. C'est ta faute ! Je ne veux pas finir comme toi !
Le père de Blaine se leva aussi. Il était plus grand que Blaine, la plupart des gens l'était, et il avait l'air très en colère. Le corps de Blaine tremblait de colère et de frustration. Il serra les poings et il pouvait nettement sentir ses ongles s'enfoncer dans les paumes de ses mains.
- Tu veux savoir ce que j'ai aussi entendu de la mère de Noah Puckerman aujourd'hui ?
Blaine savait ce qu'il allait dire. Il savait qu'il avait entendu les rumeurs (quoique vraies) sur lui et Kurt que Karofsky avaient répandues avant leur arrangement.
- Je peux deviner. Dit Blaine en soupirant, ne se souciant plus de ce que son père pensait.
S'il voulait le réduire en bouillie, alors qu'il le fasse. Au moins, il ne mourrait pas lâche, ou du moins pas dans ce respect.
- Peut être, alors j'aimerai que tu m'éclaires. Dit-il en croisant les bras. D'où viennent ces rumeurs, Blaine ? Elles poussent juste dans le sol ?
- Elles viennent de David Karofsky qui est un putain de connard. Dit Blaine et les yeux de son père se remplirent de mauvaises intentions.
Il se rapprochait de l'ébullition et si Blaine avait eu du bon sens, il se serait excusé et serait sortit d'ici, mais il n'en avait pas.
- Langage ! Cria son père. David Karofsky vient d'une bonne famille.
- Et alors ? Dit Blaine. Quelle est la définition d'une bonne famille de toute façon ? L'argent ? Ne jamais être à la maison ? Etre abusif sur ta femme et ton fils ? Parce que tu as l'air de connaître celle là sur le bout des doigts, n'est-ce pas, pa-
Blaine s'arrêta parce que son père l'avait poussé fort contre le mur. Blaine voulait le repousser. Il était sur qu'il pouvait le maîtriser, mais il y avait quelque chose dans le fait de frapper un parent qui ne lui semblait mal, donc il ne le fit pas. Il essaya de le retenir, mais cela ne marcha pas.
- Alors David a juste inventé ces histoires sur toi, n'est-ce pas ? Demanda son père, les dents serrées, tandis qu'il maintenait Blaine fermement contre le mur. Il a juste décidé qu'il dirait au monde que tu avais des relations avec ce pédé ? Juste pour s'amuser ?
Blaine essaya de se dégager, mais son père le repoussa fort et son dos heurta le mur, envoyant un frisson de douleur tout en lui. Il détestait son père, il le détestait pour ce qu'il faisait à sa mère, il le détestait pour ce qu'il lui faisait, il le détestait pour traiter Kurt de pédé.
- Karofsky a fait ça parce que j'ai rejoint la chorale, c'est tout ! Dit Blaine, ses côtes lui faisant mal.
- J'espère. Dit son père, la voix basse et coupante. Blaine sentit son estomac tomber. Tu dois rester fidèle à Quinn pour-
- Comme tu as été si fidèle à maman ? Cracha Blaine. Il n'allait plus supporter cela. Il ne pouvait pas. Ne pense pas que je ne sais pas.
- Ce ne sont pas tes affaires. Dit le père de Blaine en le poussant contre le bureau.
Blaine perdit son appui et retomba sur la table en faisant tout tomber. Tant mieux, pensa-t-il. Son père détestait le désordre.
- Et si j'étais gay ? Dit Blaine, son cœur battant sauvagement. Il n'avait jamais dit ces mots à voix haute auparavant. Que pourrais-tu faire ? Rien.
- Je vais te montrer ce que je peux faire !
Blaine ne répondit pas parce que le poing de son père heurta son visage et Blaine retomba sur le bureau. Cela le lança instantanément et il sentit ses yeux se fermer un petit peu. Puis il le frappa à nouveau, encore et encore, et Blaine sut qu'il allait s'évanouir à cause de tous chocs de sa tête contre la table dure en bois. La dernière chose à laquelle il pensa fut qu'il ne pourrait pas envoyer de message à Kurt pour lui dire comme cela s'était passé. Puis le monde devint noir et les ténèbres le consumèrent, ils le sucèrent jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien, même plus de douleur.
Ne me tuez pas s'il vous plait, je ne fais que traduire cette histoire :p D'ailleurs, si vous voulez faire passer un message à l'auteur pour lui donner votre avis sur Sideways, dites-le moi et je lui transférerai le message.
A la semaine prochaine ! :)
