Alors pour vos beaux yeux, un petit June/Io dans ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira ^^
Pour ce qui s'est passé lors de l'anniv de Milo... Je suis sûre que vous avez tou(te)s des idées très intéressantes... Je vous laisse imaginer !
leia26 : Hyoga avait juste envie de ne PAS finir congeler par l'un des deux camps... faut le comprendre, c'est pas top d'être un glaçon...
-Café ?
Aiolia poussa sa tasse vide pour que June la remplisse. Le tout sans lever le nez de son papier. Marine et Shaina terminaient leurs propres dossiers en se dopant au thé et au café. L'aigle aidait son amie à organiser les entrainements. Simple à première vue, il fallait néanmoins jongler entre les apprentis, les chevaliers de différents grades, les spectres, les marinas, les réparations… Et le nombre d'arènes n'était pas illimité et leur taille non extensible.
-Qui veut du café ?
-Propose-en à Io, s'amusa la japonaise. Il travaille à côté.
Le chilien détestait la paperasse, le plus souvent, Lola s'en occupait pour lui. Lola la très (trop) jolie fille avec des formes très agréables qui faisait se retourner tous les garçons sur son passage. Lola la seconde d'Io avec l'écaille dite jumelle de celle du général, celle de Charybde. Lola si prompt à faire la bise à Io ou à le toucher. Si June avait manqué d'en être jalouse, elle était ravie de savoir que l'hispanique pulpeuse était juste l'une des sœurs du chilien. Pas une potentielle rivale.
-Je vais voir s'il a besoin de quelque chose.
-Bien sûr, ricana Shaina. On va éviter de te déranger et faire la sourde oreille face aux bruits étranges que vous allez faire.
Le Caméléon l'ignora superbement et se dépêcha d'aller dans le bureau réservé aux marinas juste à côté.
-Io tu veux du café ?
Il souleva un paquet de bonbons au miel déjà bien entamé.
-C'est gentil mais je carbure déjà au sucre.
-Au sucre ?
-On se motive comme on peut. Au début c'est un dossier fait, un bonbon. Ensuite, c'est la moitié du dossier un bonbon. Etc. A la fin, c'est prendre le dossier, l'ouvrir un bonbon. Je déteste la paperasse.
June vint poser sa carafe sur le bureau. La pile de dossier n'était peut être pas très grande mais pour Scylla c'était l'enfer.
-C'est pour te motiver que tu mets tout ce bazar ?
Il avait même les petites photos de sa famille. Trop mignon ! Enfin, chaque général avait des photos de ses proches sur son bureau. Baian en avait d'Amaryllis et de Shaina, Isaak de Katia…
Minute, pourquoi la même femme, en robe de mariée était-elle sur deux photos avec deux hommes différents ? Un témoin ?
-Ca c'est ma mère avec mon père le jour de leur mariage, expliqua le général en suivant son regard et en prenant la plus vieille photo puis il prit la seconde. Et là, c'est avec mon beau-père Pedro.
-Tes parents sont divorcés ?
Elle regretta immédiatement sa question.
-Non, mon père a disparu en mer. Il était officier dans la marine.
-Io je suis désolée…
-Ce n'est pas ta faute. Tu ne savais pas. Tu sais, ça ne me gêne pas d'en parler. Je devais avoir deux ans quand il a disparu, je ne m'en souviens pas vraiment. Et puis, Pedro a toujours été là pour moi.
-Alors ça veut dire que certains comme Vicente sont tes…
-Demi-frères et sœurs ? Je n'aime pas ce terme. Ce sont mes frères et sœurs. Tout court. Quoi ? Je t'ai mise mal à l'aise ?
-Non… Enfin c'est qu'en te voyant avec Vicente, on ne dirait pas… Je veux dire…
Minute, si Lola, la deuxième dans la famille avait vingt ans, que Io en avait quatre de plus, que son père avait disparu quand il avait deux ans… Ca voulait dire… Il était le seul enfant du premier mariage de sa mère ? !
-C'est vraiment mon frère. C'est ma tribu quoi.
Il attrapa la plus grande photo. Celle avec quinze personnes.
-Tient regarde, on s'est amusés à faire une photo, tous dans la tenue de travail ou d'école. Là c'est ma mère, Pedro, Lola, Paula, Pia, Elena, Claudio, Matteo, Vicente, José, Daniella, Carla, Camilla et le dernier, Gabriel.
-Il y a des jumeaux ?
-Même pas ! Il éclata de rire. Là je dis, respect !
Il l'attrapa par la hanche et elle se retrouva sur ses genoux. Io était très doué pour avoir des contacts physiques avec les gens. Le profiteur !
-Bon assez parlé de moi. J'ai raté quelque chose d'important ? Pendant que je devais finir ces dossiers ?
-Heu… Non… Ah si ! Katia a viré Isaak du temple et lui a interdit de revenir tant qu'il ne se serait pas réconcilié ou au moins expliqué avec Camus. Et il pouvait s'excuser en Madapun…
-Mapudungún. C'est une langue des indigènes qui habitaient au Chili avant que les espagnols ne débarquent. Une blague entre les généraux.
-Tu le parles ?
-Un peu. C'est une vieille voisine que mon père aidait qui nous l'a apprit. On l'appelle Kümelay (Ki/è-mé-lay).
-Comment ?
-En gros, ça se traduit par « c'est pas bon ». Ou Papay. Vieille femme. Elle affirme qu'on a tous un accent merdique. Sauf Lola et moi. Il parait qu'on parle comme mon père, avec un accent charmant.
-Tu sais dire je t'aime ?
-Attends… Iñche poyeyu. (I-gne-ché po-yé-you)
C'était trop mignon. Même si elle doutait pouvoir le répéter. Les langues et elle… Quoi qu'elle avait apprit quelques mots avec Lola et Io. Oui, non, salut et Junio (Lola écorchait trop son nom en anglais pour que ce soit volontaire). Pourtant, tout le monde la charriait pour qu'elle apprenne l'espagnol. Merci…
-June ! Fit Shaina en passant la tête par la porte. On y va ! A demain ! Ne faites rien de ce que je ne ferais pas !
-Y'a pas grand-chose que tu ne fais pas Shaina ! Pointa le Général. Surtout quand on te dit « non » pas vrai ?
-Baian a craché le morceau ?
-On s'est mit à quatre pour le cuisiner, niveau égalité on repassera hein ?
-J'avoue… Allez à demain Io !
-De quoi elle parlait ? Demanda June quand son amie fut repartie.
Le chilien joua avec une mèche blonde avant de répondre :
-En fait, Baian voulait attendre avant de… disons consommer avec Shaina. Bornée comme elle est, elle a attendu qu'Amaryllis aille dormir chez Katia pour attendre Baian chez lui en petite tenue et lui sauter dessus.
-Pauvre Baian. Vous êtes méchant avec lui.
-Il a l'habitude. Il nous balance ses bouquins de médecine dessus. Les bouquins bien épais. Ceux que tu déplaces un à un tellement c'est lourd. Mine de rien il est doué pour viser. Surtout les cibles en mouvement.
-Tu vas faire ton petit malheureux ?
-Si tu me consoles, je veux bien.
Le tout avec la petite auréole au-dessus de la tête. Il n'en ratait pas une celui-là.
-Je vais y aller.
-Tu veux que je te raccompagne ?
-Et me border ? se moqua gentiment June.
-Suffit de demander ! Et une berceuse ?
-Io !
Oui Io n'est qu'un profiteur mais on l'aime quand même... Pour l'histoire du Mapudungún c'est vrai (enfin je sais pas si Io le parle dans le manga mais on s'en fout !) je me suis amusée à chercher la prononciation sur un site (le truc entre parenthèse après chaque terme en Mapudungún). Sinon ça vous a plu ?
