Enfin,

Note de l'auteur : Bonsoir, avant de débuter ce chapitre j'ai voulu vous annoncer certaines choses. Tout d'abord sachez que je suis absolument désolée de mes postes si long à paraître, j'espère qu'après ce chapitre le déclic se fera réellement car le plus dur à organiser sera achevé… restera le déroulement jusqu'à ma fin, qui n'est pas prévu dans les…. Dix prochains chapitres, d'après mon plan… je vais vous tyranniser encore quelques temps avec mon histoire. Puis, je vais réellement débuter la partie lourde de mon année, je vous l'accorde je ne suis qu'en première mais j'ai quand même deux bacs en fin d'année et j'aimerais le réussir avec de bonnes notes. De plus, je dois vous apprendre que ce chapitre est très « light », il n'y a pas d'apparence psychologique car j'ai préféré l'action, je commençais à me lasser de la situation, comme vous je le sais très bien, alors voici… un cadeau très chères. Au cours du prochain chapitre je répondrais à vos interrogations, propositions et hypothèse. Enfin, je dois vous signaler que …, souvenez-vous vous réellement de toutes vos connaissances de votre tendre enfance ?

Rappel : Isabella Marie Swann est arrivée depuis une semaine à Forks, elle a fait la connaissance de Jacob, Mike, Angela et co et sont allés ensemble à la plage. Autour d'un feu, Sam raconte une légende de vampires et du tabou qu'elle a engendré à La Push, petite bourgade non loin de Forks où habitent Jacob et Sam. Bella, rentrée chez elle envoie un mail à sa mère et s'endort… en pensant toujours aux visages pâles.

A vous,

Dévorez-le !A l'intention de ma Lou…


Chapitre Treizième :

La route était humide. La Chevrolet avançait prudemment vers le Sud de la bourgade de Forks. La radio chantillonnant, les phares cinglants, Bella réfléchissait tout en conduisant son devoir d'histoire qu'elle aurait dans la journée : la Première Guerre Mondiale et ses conséquences sur l'économie Américaine, pas véritablement difficile mais pointilleux comme devoir. Et puis, elle préférait la biologie. Oui, elle était une fille et les filles préfèrent autant les sciences que les matières littéraires comme les garçons. Il ne fallait pas tatillonner. La radio annonçait les informations, alors, pour poser son esprit particulièrement éveillé ces derniers temps…

« … il est 7h30, c'est le flash des infos : alors que la saison de l'automne début dans tout le pays, l'Etat de New-York déclare l'alerte orange de la canicule qu'il subit depuis quelques semaines déjà. Il est donc rappelé à la population d'économiser les ressources d'eau au possible : il est interdit de laver les voitures et d'arroser les pelouses. Des provisions d'eau sont acheminés quotidiennement, veuillez vous adressez à la préfecture de votre commue pour de plus amples informations, ainsi que le Numéro Vert :le 08 …

Elle éteignit la radio d'un geste sec tout en grognant. A quoi bon la nouvelle technologie si c'était pour annoncer de si pathétiques nouvelles ? Okay, peut-être exagérait –elle quant à sa réaction mais était-il nécessaire de lui rappeler tout les jours qu'il faisait beau partout sur le continent, partout sauf évidemment sur la côte nord ouest du pays. Etait-ce vraiment utile ? Comme pour approuver sa mauvaise foi, un rideau de pluie accueillit son entrée sur le parking.

C'était une journée comme toutes les autres. Et ce depuis une semaine.

Alors qu'elle sortait de son habitacle un parapluie arrivée au lycée…

« -Bella, comment vas-tu ?

-Angela, merci pour le parapluie. Je l'ai oublié ce matin parce que je l'avais mis à séché et… commença-t-elle à se justifier.

-Je sais Bella, je sais, souria Angela, c'est le temps d'adaptation à ce… temps… inadaptable ?

-Tu commence bien ta journée avec tes phrases cornues, dit Bella tout en avançant sur le parvis du lycée sous le parapluie d'Angela que d'ailleurs, mais c'est un nouveau parapluie, non ?

-Tu as remarqué ! Je le trouvais jolie et le mien commence à vieillir difficilement. Regarde, poursuivit-elle, la couleur… tout ca pour te dire bon courage pour le cap du mois. Je suis là si tu as besoin d'aide tu le sais. Allez souffle Bella, on a une dure journée qui nous attend. »

Celle-ci baissa la tête en signe d'acquiescement à ses paroles, autant les premières semaines furent agréables autant ces derniers jours furent particulièrement déprimant. La pluie n'y était pas la seule cause –mais y occupait pourtant une grande importance- la curiosité de ses camarades envers le jeune californienne, leur regard, leurs attention furent pour la timide, introvertie et effacée jeune fille un coup de grâce dont elle se serait bien passée. Elle n'aspirait qu'à la tranquillité, l'indifférence des autres. A croire que Dieu s'acharnait sur ses épaules frêles ses derniers temps.

Pourtant elle ne montrait aucune faiblesse à ses camarades, elle savait que ce serait encore pire si elle se geignait ou au contraire se montrait indifférente à ses intentions à sa personne. Ils ne voulaient pas être méchants avec elle, elle l'avait compris malgré sa gêne perpétuelle, mais la situation lui était inconfortable alors elle prenait son mal en patience comme sa mère lui avait enseignée, elle attendrait que la situation se lasse d'elle-même.

Toutefois, Angela l'avait comprise presque immédiatement, c'était à la fois surprenant et gênant mais elle était de bon soutient, l'aidait dans son quotidien à ce climat qu'elle savait elle-même difficile pour ceux qui n'était pas du pays. Parce que même si les touristes et nouveaux venu étaient rares, il y en avait parfois malgré tout, mais partaient rapidement soit par la faute du temps soit par la faute de la petite ville de la bourgade lointaine de Port Angeles qui n'offrait pas beaucoup de distractions à ces arrivants. Alors même si à l'arrivée de la Californienne elle n'avait pas l'intention de se mêler à ses affaires, elle avait rapidement apprécié son caractère à la fois gentil, agréable et doux et fort. Celle-ci ne semblait pas consciente de son identité très appréciable, cela avait marqué Angela qui s'était attaché à l'image de californienne à forte poitrine et petit QI.

Isabella Marie Swann était de ces personnes qui se négligeaient et pourtant cela constituait toute leur valeur. Paradoxalement.

Et ceci plut immédiatement à Angela même si elle évitait la compagnie, alors elle avait grandie par la venue de la jeune fille et espérait que cette dernière resterait malgré ses réticences qui se faisaient de plus en plus visible ses derniers temps. Ce n'était pas une réaction égoïste, non Angela ne pensait pas ainsi, mais cela lui ferait autant plaisir. Si Bella décidait de partir, elle la regretterait c'était certain.

Elles se dirigèrent ensemble à leur premier cours de la journée puis la matinée passa, avec ses hauts et ses bas. En cours d'histoire, elle traita sa dissertation avec sérieux mais avec l'idée arrière que la biologie était tout de même plus intéressante même si l'histoire l'était aussi, différemment. Ainsi s'acheva sa matinée, terrible sur le côté mentale. La pluie frappant les baies des salles de classes, Angela et Bella la suivant tête baissée au déjeuner où elles rejoignirent leur table qui s'était formée presque indépendamment de leur volonté. Laureen et Mike était déjà assis, ils étaient les plus rapides à sortir des cours, Ben et Jessica les ayant rejoint quelques minutes plus tard, la table se compléta par leur venues.

Les discussions allèrent de bon train : les garçons commentaient le match de baseball de la veille, Jessica et Laureen parlaient shopping et les dernières restèrent silencieuses autour de leur assiette. C'était plus par réflexion que par manque de discussion. L'une ne réfléchissait à rien de précis la seconde plutôt à aider sa mère à faire le repas du soir alors que la belle famille arrivait. Ca promettait d'être vivant comme dîner (nda : non pas la nourriture oh ! Je respecte ces pauvres poulets x)).

« -Vous avez entendu la dernière rumeur ? Dit soudainement Laureen en haussant le ton pour capter l'attention générale, j'ai entendu dire par la fille de frère de l'ami du gérant de la Villa Blanche dans la forêt de Ca Weston qu'elle va accueillir de nouveaux arrivants.

-Vraiment ? Cria Jessica d'une voix stridente.

-Je te l'assure mais en y réfléchissant sérieusement, elle mima une position sérieuse, vu la taille de la Villa il y en aurait plusieurs à arriver.

-Tu sais s'il y a des jeunes ?, demanda Mike.

-Non, elle semblait particulièrement désolée de ne pas lui répondre alors et se justifia inutilement : mais je pourrais redemander. Il paraît que le poste de médecin en pédiatrie serait enfin prit. Alors c'est forcément eux !

-Une famille de médecin… continua Jessica, c'est certain ! Un poste en pédiatrie ca annonce pleins d'enfants et la maison est grande, précisa-t-elle pour appuyer sa conviction»

Alors les discussions reprirent sur un sujet tout nouveau, bientôt tout le lycée apprit la nouvelle rumeur. Les débats étaient ouverts, certains même prétendaient les avoir vu se balader aux environs de la ville mais se taisaient vite lorsque les détails se firent attendre.

C'était la libération de Bella, elle eut presque envie de sauter dans le réfectoire bondé de monde et crier « Enfin ! C'est fini ! » Mais son envie disparut aussi vite qu'elle apparut. La douche froide et la claque mentale qu'elle se fit y furent pour beaucoup. Il aurait été bête de se ré-attirer l'attention des autres alors qu'elle s'envolait planer autour des pauvres malheureux qui avait échoué dans la petite bourgade de Forks.

Elle aurait, en d'autres circonstances, eu pitié de ces gens du moins elle aurait sympathisé à leur quotidien mais elle se trouvait alors si soulagée de subir un poids en moins sur ses épaules que toutes réflexions altruistes furent mises en pause quelques temps. Elle y reviendrait, retrouverait la clé de la serrure et balayera sa conscience à l'occasion. On se sauve comme on peut dans ce bas monde.

Elle retrouva son sourire pour la journée. Ni la pluie, ni le vent, ni son parapluie oublié ne purent assombrir cette, finalement, belle journée. Tout lui parut plus gai à l'instant : les gouttes chantaient contre les fenêtres, l'humidité résolvait ses problèmes d'assèchement de sa gorge, le vert lui apparut alors comme couleur de l'espoir. C'était cynique mais… oh combien réjouissant de constater qu'elle ne serait plus jamais la proie traquée sous le regard vicieux du chasseur… Elle ne savait pas combien elle se dupait seule…

La sonnerie annonçant les cours de l'après-midi sonna dans la cafétéria, des soupires se firent, les chaises grincèrent. Tous se déplacèrent dans un cahot bruyant vers les sorties. Les camarades de la jeunes Californienne avait la tête des jours qu'on qualifierait gentiment « mi-figue, mi-raisin », la cause n'était pas loin et facilement compréhensible : une après-midi de sport. Leur gentil professeur d'éducation physique avait réussit à faire passer à la direction son projet « multi-sport » qu'il voulait tenter sur une classe du lycée en début d'année pour, au cours de l'année, développé au cours de l'année à plus large envergure pour prévoir une journée sportive au lycée répondant au attentes du ministère de l'éducation qui conseillait les professeurs de mobiliser leurs élèves sur le sport et ses vertus.

Le hasard fit que la classe « élue » à ce projet était celle d'Isabella. Elle en avait grincé des dents toute la matinée mais arrivait au gymnase non pas le sourire aux lèvres mais d'âme plus légère qu'en temps ordinaire.

Ceci fit rire doucement Angela, elle avait vu son amie réagir à la nouvelle de récents arrivants de façon curieuse pour qui ne la connaissait pas, elle avait sourit, oh oui, mais ce n'était pas pour les raisons que Jessica supposait, elle se doutait bien que Bella recherchait la paix. Bella était vraiment curieuse parfois mais elle s'en gardait de faire la remarque, évidemment.

Les heures de sport qui suivirent furent physiquement éprouvantes. Le professeur semblait si enthousiaste à l'idée de prévoir un tournoi de sport en fin d'année qu'il se surpassa dans son programme d'activités. Toutes les capacités et forces physiques furent mandées, beaucoup abandonnaient facilement certains durèrent plus longtemps par vanité alors ils rougirent rapidement, s'essoufflèrent disgrâcement, s'écroulèrent pitoyablement. C'est ce qui fit sourire Bella. C'était une belle journée de fin de torture qui s'annonçait.

D'accord, elle ne tenait pas physiquement, elle fit quelques tours de pistes en trottinant puis simula une chute. Le maître en soupira d'exaspération elle l'a fit sortir de la course. Qui se présentait alors en tête de file comme un ring. Les jeunes garçons, dont Mike qui cherchait à assouvir sa carrure d'adolescent idolâtré par les demoiselles, tentaient de courir le plus rapidement et le plus longuement possible, sous les yeux amusés de Bella, cela lui parut comme un ring :

Le maillot rouge donna un vilain coup sur le torse du maillot bleu ce qui le déstabilisa et perdit des places dans la compétition. Fort de cette misérable victoire, il continua son parcours gaiement mais ne vit pas le maillot noir qui avait surgit à sa gauche et qui le doubla facilement. Alors, le maillot rouge poussa un gémissement qui aurait pu être comparé à un furieux rugissement. Mais il est d'ordre de dire que le son ne fait pas accélérer les choses, la victoire ne lui fut plus jamais permise il en afficha un air frustré…

Elles furent aussi dures psychologiquement. Le professeur par ses exigences les plaçait en sous-fifres : les meilleurs ensemble ainsi de suite dans l'ordre hiérarchique des dispositions physique. Ce n'était pas moral ni compétitif mais s'en plaindre aurait été pareil à parler à un rhinocéros du problème du trou de la couche d'ozone. Il répondait en effet au parfait stéréotype de « tout dans les muscles, rien dans le cerveau ». C'était gênant, surtout pour les moins bien classé mais comme pour la plupart ils n'aimaient pas le sport, ils ne s'en formalisèrent pas et attendirent de rejoindre les bancs de remplacement.

C'était psychologiquement navrant et déshonorant mais ils en tirèrent parti à leur plaisir. Bella était de ceux là, elle n'aimait pas le sport, de nature maladroite et peu sportive ; elle évitait toutes compétions physiques quand elle en avait l'occasion. C'est-à-dire presque jamais.

Ces heures lui parurent malgré tout longues, même si elle parlait avec ses amies de divers sujets, surtout celui du moment : les nouveaux, sa joie du déjeunait s'amenuisait par ces longues minutes.

« -J'espère les croiser en ville ce week-end, lui dit Jessica, comme ca je pourrais leur parler et m'en faire des amis, après tout ce soir c'est le week-end ! Pas toi ? »

Curieusement elle aperçut dans son champs de vision Mike s'arrêter à cette question et la regarder d'un air impénétrable. Ses sourcils se froncèrent à cette constatation mais elle décida de se pencher à ce sujet plus tard :

« -Pas particulièrement, murmura-t-elle ».

La réaction de sa collègue ne la surprit guère, elle ouvrit autant les yeux que la bouche pour bégayer une tentative de réponse qui ne se fit pas. Pour Jessica, il s'agissait d'un évènement essentiel dans sa vie de lycéenne, elle était persuader de rencontrer des adolescents ce qui suppose des jeunes garçons fils de médecin. C'était comme lui présenter la cerise sur un gâteau de meringue : un morceau de choix qui ne se passe qu'une fois dans la vie.

Questions futiles d'adolescentes pleine d'hormones qui s'assumait, consciemment ou non, de sa futilité même.

C'était de ces personnes où toutes tentatives de discussions intelligentes du moins intéressantes étaient vaines par leurs principes de valeurs différents en leurs fondements. Bella l'avait compris très vite mais la fréquentation de ces gens n'était pas si désagréable : elle allégeait sur les questions complexes de la vie qui lui semblait alors merveilleuse où tout est réalisable même si parfois elle était franchement pesante par ces mêmes commentaires.

La pluie cessa alors que la fin des cours sonnait. Libération. Deux choses bonnes…

… qui en annonçait une moins bonne.

Alors Bella s'assombrit, elle dit au revoir à ses amis distraitement et surveillait les tentatives d'approches de Mike exaspérantes. Elle s'était aperçut ses derniers jours de l'intérêt particulier que l'adolescent lui portait, elle n'aimait pas vraiment ca. Les adolescentes du lycée se damneraient à le fréquenter pourtant elle ne le trouver pas si « extraordinaire ».

Pendant qu'elle mit le contact de sa voiture et se dirigeait vers la sortie elle réfléchissait à ce sujet. Elle avait besoin de quelque chose pour se remplir l'esprit. Allumer la radio lui parut ridicule : si c'était pour entendre les préventions du Ministère sur l'eau dans les Etats de l'Est alors autant tout de suite se blesser la tête sur le champignon du volant. Elle ria de cette idée. Pois se morigéna : elle devenait folle pour fuir cette réalité qui l'obsédait vicieusement depuis toujours autant que le sujet de la case « vampire » depuis son pique-nique à la Push.

Aux grands maux, les grands remèdes. Forte de ce dicton elle s'attarda alors sur la case « Mike ». Il fallait mettre le warning à cette fenêtre, elle voyait cette approche du mauvais œil. Il était connu dans le lycée, louée pour ses prouesses physiques et son physique de Dieu (nda : je rappelle aux hystériques qui se reconnaitrons : toujours pas de Edward, ce n'est pas sa description xD) elle n'était qu'une fille fade, sans valeurs physiques ni morales, sans atouts et sans paroles. Rien de bien envieux et de séduisant. Alors il se moquait d'elle, consciemment ou non, ou bien il était dans la mauvaise pente de sa vie affectueuse.

Elle ne désirait personnellement aucun de ces deux cas. Il restait une connaissance tout de même.

Elle se gara enfin sur le parking du lieu temps… détesté ?! Ses façades blanches et l'odeur du dissolvant dans l'entrée marquait tout ces lieux publics dans le pays, sur la planète. Elle s'y était déjà rendue une quinzaine de jours auparavant, le docteur avait souhaité une rencontre tout les quinze jours pas « mesure de sécurité, il serait regrettable de négligé son passé en pensant que tout ira mieux durant sa vie ». Ce médecin avait été… particulièrement agréable et optimiste avec Bella. Mais ce n'était pas comme ci elle avait le choix.

Personne dans ses connaissances à Forks, hormis Charlie évidemment, n'était au courant de son passé médicinale, de ses épreuves antibiotiques, de son passé en bulle de princesse dont elle gardait un vague souvenir…

Elle franchit alors l'entrée et passa devant l'accueil où deux secrétaires tapotaient sur leur ordinateur sans lui prêter une attention particulière. Timide, elle préféra se renseigner aux panneaux d'affichage des services de l'hôpital, aucune des secrétaires ne semblaient s'en formaliser, si elles l'avaient remarqué du moins.

Elle se dirigea alors vers le service des visites externes. L'attente de fit de courte durée dans la salle d'attente, elle revit donc rapidement l'homme moustachu d'il y avait quinze jours. La rencontre fut comme toutes celles entre patient et docteur peu riches en sentiments mais beaucoup de formalités autant orales qu'administratives. Quelques tests de santé plus loin, des résultats de santé de la précédente rencontre eurent raison de son état de santé stable mais le vieil homme prescrivait une troisième rencontre quinze jours plus tard avec de nouveaux tests à passer. Elle ne put exprimer son opinion et acquiesça modestement par un signe de tête et un léger sourire.

Elle sortit du bureau dans un état second, après avoir salué le Docteur elle se dirigea machinalement vers la sortie du bâtiment. Ainsi reprenait les rendez-vous médicaux à cause d'un vieil homme peu confiant et doutant presque de sa conduite quotidienne envers sa santé. Il fallait avouer qu'elle ne mangé pas toujours équilibré, ou parfois grignotait entre les repas mais cela lui causait-il autant de problèmes ?

Il aurait pu au moins lui fournir une dispense de sport. Cela lui aurait fait digérer plus facilement la pilule du rendez-vous tout les quinze jours. Mais en affectueux médecin il considérait que le sport était primordial.

Elle ronchonna silencieusement en se jurant une millième fois de ne jamais devenir médecin plus tard en passant devant l'accueil où l'ambiance semblait avoir changé…

Les secrétaires ne semblaient plus attardées à leur travail, et fixaient silencieusement le sas d'entrée. Plusieurs personnes présentent dans le hall d'entrée regardaient fixement aussi ce même point. Ses sourcils se froncèrent, et regarda alors aussi ce qui semblait l'attraction de ses personnes et tourna la tête vers l'entrée machinalement.

C'est alors qu'elle le vit.

Un jeune homme à carrure de mannequin entré dans le sas.

Il avançait légèrement, semblait flotté dans les airs à sa démarche nonchalante.

Des cheveux ocres qui étaient éparpillés distraitement mais révélaient pourtant une structure agréable à la vue.

Des vêtements coûtants certainement chers et bien agencés.

Alors elle s'attarda à son visage :

Au teint pâle présentant aucun défaut de l'adolescence.

Des lèvres fourbes et pâles.

Des yeux… extraordinairement noirs, sauvages.

Ce jeune homme semblait sortir tout droit d'un magasine, sa démarche légère trahissait la droiture du jeune homme presque insoupçonnée.

Alors apparut à ses côtés une magnifique jeune fille à la longue chevelure blonde.

Au physique parfait.

Aux yeux de Bella il n'y avait pas de plus magnifiques créatures que ces deux personnes. Elle comprenait parfaitement la réaction des gens qui l'entourait, elle se sentait comme hypnotisée par ces deux êtres. Mais un détail lui sauta aux yeux.

L'homme la fixait de son regard noir. Son visage semblait contracté à sa vue. Il esquissa même une légère grimace.

Elle se sentit alors déstabilisée sous ce regard inquisiteur presque pénétrant et inquiétant du jeune homme.

La jeune fille à ses côtés la regarda ensuite, se figea et se tourna vers le jeune homme d'un visage… indescriptible.

Ce fut le coup de grâce pour la jeune Californienne, elle aurait voulu se trouver six pieds sous terre, ou même encore en cours de sport, et même à la limite toujours au bureau du vieux moustachu de médecin lui faisant passer des multitudes de tests.

Mais non elle était là.

En face de ces deux jeunes personnes magnifiques.

Certes, elle n'était pas jolie surtout comparée à la créature blonde mais elle ne se sentait pas si laide. Ils s'étaient tout deux arrêter à sa vue et la regardait étrangement presque dangereusement, elle n'était pas belle ! Mais ce n'en était pourtant pas une affaire d'Etat, non ?

Tout n'était pas parfait, on n'avait pas tous la chance d'être beau mais était-ce réellement important ? Elle se mit à détester soudainement cette recherche de la beauté et de ses futilités. Tout devenait superficiel dans la société, autant les bébés que les vieillards. Tout était aujourd'hui question de charisme et de physique, c'était de la ségrégation physique. C'était Pathétique.

De rage, elle réagit violemment et reprit contenance en reprenant sa marche vers la sortie, non s'en serrer la mâchoire et jeter un regard noir à ces personnes si cruelles.

En passant à leur côté, elle avait pris son parti :

Elle les haïssait.

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle,
ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation.
Il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. »
I Corinthiens 10:13


Verdict ? Je réponds aux interrogations, hypothèses et idées au prochain chapitre. J'espère ne pas vous avoir déçue même si ce n'était pas ce que vous attendiez. Je réalise que c'est different par rapport aux chapitres précedent mais j'avais envie de faire avancer les choses et le chiffre treize, malgré que je ne sois pas superstisieuse m'a plu. Je dois vous avouer que j'aurais pu le poster il y a quelques temps mais j'étais concentrée sur une nouvelle que j'ai écrite mais que je ne pourrais pas publier parce qu'elle sort des bouquins.

J'attends avec impatience vos remarques. Le prochain chapitre arrivera plus rapidement normalement car je pense avoir passé le passage le plus difficile à écrire et vu mon peu de patience… A propos du prochain chapitre : désirez-vous le point de vue du jeune homme dans le sas (vous avez compris le grand retour de notre Edward) ou la suite des évènements ?

A vous,

Mrsheadly.

PS : … qui se reconnaitra et dont l'amitié m'est chère dorénavant. J'espère par-dessus tout ne pas t'avoir déçue. A toi.