Chapitre Quatorze : Dette Acquittée

Harry commençait à prendre l'habitude d'être réveillé par une forte odeur d'alcool et de désinfectant. Son premier clignement d'yeux lui fit remarquer qu'il émergeait à une heure visiblement avancée de la nuit. Toutes les bougies étaient éteintes plongeant l'endroit dans l'obscurité la plus totale.

C'est épuisé qu'il tentait de se souvenir de ce qui l'avait à nouveau amené ici. Les images des événements d'Halloween eurent tôt fait de lui revenir avec fracas en mémoire. Harry se sentit dès lors envahit par le désespoir et la tristesse. Il avait failli, il ne s'était pas montrer digne de la mémoire de ses parents, il n'avait pas su protéger sa sœur. Il avait été faible.

Harry se montrait intransigeant vis-à-vis de lui-même, vestige d'une enfance difficile. Il avait dû avec le temps exiger toujours plus de lui pour se montrer à la hauteur. Lui qui placer au-dessus de tout le bonheur de sa sœur parfois même au détriment de sa santé, refoulant sans cesse ses émotions qui le freinaient, jusqu'à ce qu'elles ne deviennent plus qu'un vague souvenir.

Arrivé à Poudlard il s'était pensé en sécurité et avait relâché sa vigilance. Il s'était mis à essayer enfin de profiter de son adolescence du mieux qu'il pouvait. C'était une erreur qu'il payait le prix fort. Il se retrouvait seul maintenant. Désespérément seul. S'il y avait bien une chose qui l'ait fait tenir le coup toutes ces années, c'est justement le fait qu'il n'était jamais seul. Il avait une famille, il avait Amy. C'est sa gaieté qui était son moteur. Il restait à sa sœur encore tellement d'expérience à vivre, de joie à donner. Comment allait-il pouvoir survivre sans elle, sans celle qui lui donner la force de se battre jours après jours. Sans sa sœur…

Cette douloureuse réflexion fit verser les premières larmes dont Harry se souvienne. C'est dans ce flot, aussi ininterrompu que silencieux, qui coulait le long de son visage qu'il sentit brusquement une fureur noir le submerger. Il n'était pas le seul responsable de cette tragédie. Dumbledore, lui et son école « sois disant » si sûr. C'était lui qui, par son incompétence avait permis à ce stupide troll des montagnes de pénétrer dans l'école, lui qui était responsable de la mort de sa sœur.

Harry bouillonnait de rage, elle prenait l'ascendant sur lui, il ne fit aucun effort pour réguler l'afflux de colère qui monter en lui. Son lit commençait à trembler et les objets autour de lui à se soulever légèrement. Seulement ça ne dura que quelques instants. Harry était tellement épuisé que le peu de magie qu'il avait réussi à récupérer s'évanouit en quelques secondes tandis qu'il retombait inconscient.

Quand il se réveilla, cette fois, Mme Pomfresh était à son chevet. Harry n'ouvrit pas la bouche, il n'avait aucune envie de parler et il n'était pas sûr d'en avoir à nouveau envie un jour.

Mme Pomfresh ne le voyait pas de cet œil et ça ne l'empêcha pas de lui parler :

-Eh bien Monsieur Potter, presque un mois sans visite, c'est un record plaisanta-t-elle. Harry n'était vraiment pas d'humeur à rigoler et c'est le message que transmit son masque d'impassibilité lorsqu'il tourna son regard vers elle.

-Oh ? On boude Monsieur Potter, allez ce n'est pas grave vous sortirez dans quelques heures et vous serez encore privé de magie pendant quelques jours mais bon vous connaissez le tarif, je ne vous apprends rien réessaya-t-elle de plaisanter sans succès. Bon je vois que vous n'êtes pas d'humeur à la rigolade ce matin, ok j'ai compris, je vous laisse tranquille ajouta-t-elle.

-Je vais allez voir si Miss Granger a besoin de moi et je vous prierais de ne pas faire trop de bruit votre sœur dort toujours termina-t-elle de dire tandis qu'elle tournait des talons en direction d'un autre lit.

Harry cru avoir mal entendu mais dans le doute il scruta rapidement toute l'étendue de l'infirmerie le souffle cour, pour finalement s'arrêter sur le lit de sa sœur, apparemment endormi. C'est un soulagement incommensurable qui s'empara dès lors du jeune homme.

Il était passé d'une détresse abyssale à une joie colossal en l'espace de quelques secondes. .

A cet instant précis peu lui importait comment Granger s'en été sorti, où été passé sa dague, ou même ce qu'avait pu raconter Weasley à propos de cette soirée, tout ce qui comptait été que sa sœur soit vivante.

Ne réfléchissant plus Harry entreprit de se lever, si lui avait oublié ses cotes fêlées elles ne l'avaient pas oublié. Il s'avoua vaincu et se renfonça dans son lit, les yeux rivé au plafond tandis qu'il soupirait. Un soupir cathartique de toute cette tristesse et ce ressenti accumulé. Sa sœur était toujours vivante, il n'avait pas failli…

Il lui fallut encore quelques minutes pour remettre de l'ordre dans son esprit. Mme Pomfresh revint le voir pour lui faire prendre à nouveau une de ses immondes potions pour solidifier les os :

-Et ma sœur qu'est-ce qu'elle a ? Demanda-t-il avec inquiétude.

Son état d'allégresse avait été de courte durée car si un lit d'hôpital c'était infiniment mieux qu'un cercueil ça n'en rester pas moins potentiellement grave.

-Et bien votre sœur a reçu un violent coup au niveau de l'os frontal ayant entraîné une lésion de l'arcade sourcilière droite et la perte de connaissance immédiate causant la chute et un traumatisme crâniens avec hématome sous dural.

Voyant le regard incompréhensif d'Harry elle continua :

-En somme il semblerait que votre sœur ait reçu un débris au niveau du front ce qui aurait fait saigner son sourcil ce qui explique la grande quantité de sang autour d'elle. L'impact la assommer net et dans sa chute sa tête à heurté le sol créant un deuxième traumatisme et un léger hématome s'est formé sous son crane comprimant son cerveau.

Harry comprenait mieux maintenant et il ne pouvait pas dire que ce diagnostic semblait rassurant. Voyant l'inquiétude dans les yeux d'Harry elle le rassura tout de suite :

-Ne vous en faites pas, je lui ai donné une potion pour résorber l'hématome et une autre pour ressouder les os lésés de son crâne. Le baume cicatrisant a déjà fait son œuvre sur son arcade sourcilière ainsi que la potion de régénération sanguine donc ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'elle ne se réveille. Je vais la garder en observation quelque jours et elle sortira d'ici comme neuve, je vous le promets.

Harry n'était pas vraiment habitué à faire confiance aux adultes mais il avait été fréquemment témoin de la compétence dont faisait preuve l'infirmière lors de ses soins et c'est l'esprit libre qu'il se renfonça dans son lit.

Hermione était déjà réveiller quand l'infirmière entra dans la pièce, à vraie dire elle n'avait pas dormi de la nuit. Le Troll des montagnes lui ayant broyé certains os des jambes Mme Pomfresh avait été obligée d'avoir recours à des potions reconstructrices en complément et c'était autrement plus douloureux que celles servant à les ressouder. Elle put donc l'entendre maugréait quant au désordre qu'il existait autour du lit de Potter.

Potter, pourquoi est-ce toujours lui qui doit venir me porter secours ? Je ne lui ai rien demandé pensa-t-elle avec ingratitude. Non mais c'est vrai, d'abord il me fait comprendre qu'il ne me supporte pas et que ma seule présence l'irrite et ensuite il finit à l'infirmerie pour m'empêcher de me faire écrabouiller par un troll des montagnes. Qu'est-ce qu'il peut bien attendre de moi, ce n'est pas mon amitié, certainement pas mon aide non plus… Je ne comprends vraiment pas ce mec conclu-t-elle à nouveau sa réflexion concernant Harry.

Tandis qu'Harry sortait à peine de l'infirmerie avec toutes ses affaires il fut intercepté par son Maître de potions.

-Monsieur Potter veuillez me suivre dans le bureau du directeur nous aurions quelques questions à vous poser.

Harry n'omit aucune objection et suivit son professeur sans dire un mot. Seule la démarche claudicante de son professeur résonnait dans le couloir tandis qu'ils marchaient en silence. Ce fut Rogue qui le sortit de son mutisme :

-Vous avez votre baguette sur vous Potter ? Lui demanda-t-il.

-Heu, oui Professeur mais je n'ai pas le droit de faire usage de la magie jusqu'à la fin de la semaine lui répondit Harry.

Commençant à bien connaître Harry, Mme Pomfresh avait décidé de lui faire confiance cette fois-ci et de le laisser repartir avec sa baguette.

-Cela m'importe peu, passez la moi lui ordonna-t-il.

Harry s'effectua et Rogue lança un sort qui lui était inconnu, un nuage de brume apparu alors formant un troll bloqué dans son élan. Harry ne comprenait pas ce qui se passait ni pourquoi il crut lire, l'espace d'un instant, de la fierté dans les yeux de son Maître.

Rogue se reprit rapidement et effectua un mouvement de baguette complexe qui eut pour effet de faire apparaître une illusion représentant un troll des montagnes de dos. Il lança alors un très médiocrement effectué sort de lévitation en sa direction. Il n'eut d'ailleurs aucun effet mais ça ne l'empêcha pas de rendre la baguette à son propriétaire.

Harry lui lança un regard interrogateur auquel Rogue ne répondit pas, se contentant d'ajouter :

-Au fait Potter, je vous saurais gré de ne pas laisser traîner vos accessoires n' importe où, lui dit en fouillant dans la poche latérale de sa robe avant d'en sortir la dague d'Harry.

-C'est une très belle œuvre, il serait bête de l'égarer vous ne croyez pas ? Lui demanda son professeur.

-En effet Monsieur se contenta de répondre Harry avant de la remettre à sa ceinture.

Il aimait vraiment la façon d'agir de son Maître et sa discrétion. Il aurait été embarrassé d'avoir à expliquer comment il s'était procuré une arme défensive exclusivement réservée aux Aurors.

Ils arrivèrent enfin devant la statue qui pivota une fois que Severus lui indiqua le mot de passe :

-Citronnade.

Ils gravirent l'escalier en colimaçon et se retrouvèrent bientôt en compagnie des professeurs Flitwick et Chourave ainsi que de Dumbledore et … Weasley ?

Harry n'eut le temps de se poser plus de questions quant à la présence de son camarade que Dumbledore s'adressa à lui.

-Ah Monsieur Potter, content de voir que vous allez bien. Miss Granger ne devrait plus tarder ajouta-t-il.

En effet Hermione franchit la porte quelques secondes plus tard, elle avait l'air aussi stressée que fatiguée suivit du professeur McGonagall.

-Voilà notre dernière invitée s'extasia Dumbledore. Expliquez-nous donc ce qu'il s'est passé hier soir les enfants leur demanda-t-il.

Il y eut un moment de latence pendant lequel personne ne dit rien. Le raclement de gorge impatient de Severus enjoignit Hermione à entreprendre le récit des événements de la veille.

-J'ai reçu lundi matin avec le courrier un sac de caramel mou venant de mes parents et j'ai dû trop en manger hier parce qu'à l'heure du repas je ne me sentais pas bien. C'est pour ça que je me trouvais aux toilettes mentit Hermione honteuse.

-Pourquoi ne pas nous avoir expliqué cela Monsieur Weasley demanda la directrice adjoint passablement énervée.

-Euh... avec tout ce qui s'est passé hier, ça m'était sorti de la tête, répondit-il accompagnant son mensonge d'une tête penaud des plus convaincante.

Harry comprenait maintenant ce que faisait Weasley ici, il avait dû être interrogé toute la nuit. Qu'avait-il bien put dire de son intervention, avait-il vu ou ne serait que compris ce qu'Harry avait fait…

-Continuer Monsieur Weasley pour voir si vos camarades confirment votre version ajouta Dumbledore.

-Amy et moi nous sommes dits qu'il fallait la prévenir et dans l'urgence on n'a pas pensée à en informer Percy, dit-il.

-D'accord et vous Monsieur Potter que faisiez-vous la ? Demanda le directeur à l'intention d'Harry cette fois.

-J'ai vu ma sœur et Weasley partir à toute allure, j'en ai conclu qu'ils avaient sûrement un problème et je les ais suivit …

-… Sans prévenir personne vous non plus, le coupa sa directrice de maison.

-Sans prévenir personne en effet, termina Harry.

-Miss Granger poursuivez s'il vous plaît, l'enjoignit Dumbledore.

-J'ai à peine eut le temps de voir que Ron et Amy m'avait rejoint que le troll entrait à son tour dans les toilettes dévastant tout sur son passage. C'est comme ça qu'Amy fini assommée et moi avec le bras cassé, dit-elle.

-C'est à peu près ce que nous à expliquer Monsieur Weasley de manière plus brouillonne, continua McGonagall avec un regard de reproche en direction du rouquin. Maintenant expliquez-nous comment le troll a été neutralisé, continua la directrice adjointe.

-C'est Ron qui l'a assommé avec sa propre massue, à l'aide du sort de lévitation, compléta Hermione.

-Oui c'est-ce qu'il nous a dit et sa baguette la confirmé intervint le professeur Flitwick.

-Monsieur Weasley a été dans l'incapacité de nous expliquer avec précision votre rôle Monsieur Potter.

Et là ça fit « tilt » dans l'esprit d'Harry, il comprenait maintenant ou son Maître voulait en venir.

-J'ai essayé de faire la même chose que Weasley mais sans grande réussite répondit Harry feignant l'embarras.

-C'est étonnant de votre par Monsieur Potter, vous qui excellez dans l'utilisation de ce sort en classe, réagit le professeur de sortilège.

Harry ne leur laissa pas le temps de douter de sa version qu'il ajoutait :

-C'est vrai que je maîtrise ce sort mais dans l'enceinte rassurante d'une salle de classe. Quand il s'agit de vie ou de mort il est plus difficile d'effectuer un mouvement bien spécifique, accompagné de la bonne intonation de voix, dit-il tentant d'être le plus convaincant possible.

Dumbledore réfléchit quelque instant à ce qu'il venait de dire avant de conclure :

-Et bien votre baguette mettra tout le monde d'accord Monsieur Potter, vous permettez ? lui demanda-t-il tandis qu'il tendait la main vers lui.

Harry lui donna sa baguette et le professeur fit apparaître le même nuage de brume que Rogue, quelques instants auparavant. On pouvait y voir un troll de dos assez flou et un sort de lévitation bâclé. Il n'en fallut pas plus pour convaincre l'assemblée des professeurs de la véracité des propos d'Harry.

-Et pour ce qui est de vos jambes Miss Granger ? demanda Dumbledore avec curiosité.

-Quand Ron a assommé le Troll celui-ci est tombé dans ma direction et j'ai fait mon possible pour l'éviter mais ça ne fut pas suffisant, conclu-t-elle.

-D'accord, commença Dumbledore. Eh bien l'un dans l'autre vos versions se rejoignent donc je ne vois aucune raison de vous garder plus longtemps avec nous. Messieurs Weasley et Potter vous pouvez regagner vos quartiers, quand à vous Miss Granger vous retourner à l'infirmerie pour la matinée. Mme Pomfresh veut s'assurer que vous réagissiez bien à son traitement, déclara Dumbledore.

Tandis qu'Hermione acquiesçait et que les trois élèves s'apprêtaient à sortir McGonagall les en empêcha.

-Permettez les enfants, moi je vois une raison de vous garder, dit-elle.

Le cœur d'Harry s'accéléra se pensant démasqué alors que leur directrice adjointe continuait :

-Nous devons effectuer le retrait de points adéquats pour leur mépris des règles de sécurité.

-Ah Minerva, toujours la tête sur les épaules, que ferais-je sans vous ? la flatta Dumbledore. Allez-y on vous écoute.

-Tout d'abord pour le non-respect des règles les plus élémentaires de sécurité je retire 100points à la maison Gryffondor.

Cette annonce fit tressaillir Hermione et Ron alors que cela faisait apparaître un léger sourire sur les lèvres de Severus.

-Pour l'incapacité de Monsieur Potter à utiliser un sort qu'il devrait pourtant parfaitement maîtriser je retire 20 points à Gryffondor.

Hermione était à la limite de l'évanouissement lorsque McGonagall ajouta :

-Pour le courage au mépris du danger dont Messieurs Potter, Weasley et Miss Potter ont fait preuve pour venir en aide à leur camarade je rajoute 50 points par personne à Gryffondor.

Suite à cette annonce Hermione repris des couleurs et le sourire de Rogue s'évanouit aussi rapidement qu'il était apparu.

-Et je rajoute à nouveau 50 points pour le remarquable sang-froid dont a fait preuve Monsieur Weasley pour réussir à neutraliser seul, un troll des montagnes adulte ajouta Dumbledore en applaudissant bientôt rejoint par la quasi-totalité des personnes présentent.

Quand Harry passa devant son Maître pour sortir du bureau de son directeur il inclina légèrement la tête en signe de remerciement. Il lui avait évité de nombreuses questions gênantes et il lui en était redevable.

La version de l'incompétent donnée par Harry avait convaincu Ron qui ne l'avait pas vraiment vu lors de l'affrontement, sa vue se limitant au mastodonte qui lui faisait face. Il était fier de lui d'avoir réussi là où le grand Harry Potter avait échoué, rare avait été les fois depuis le début de l'année où il avait réussi à prendre le dessus sur lui. Sa ruse concertée avec Hermione et maintenant ça, Ron était plus que ravi du chemin que prenait les choses. Quand il allait raconter ça aux autres, alors là ils n'allaient pas en revenir, battre un troll de montagnes adulte, en n'étant qu'au premier trimestre de sa première années, waouh il allait les épater pensa-t-il.

Harry du à nouveau reconnaître le don de narration de Weasley cette matinée-là, il réussissait vraiment à faire revivre l'affrontement enfin l'affrontement arrangé à sa sauce encore une fois mais Harry s'inclinait, il avait un talent indéniable.

Encore une fois Neville le questionna et ne fut pas vraiment convaincu par les réponses d'Harry, il lui paraissait inconcevable qu'il échoue à lancer un simple sort de lévitation dans des conditions stressante alors que Ron y était parvenu.

Le seul élève qui vit clair dans le jeu d'Harry, hormis Hermione qui en avait été témoin, fut Draco.

Celui-ci l'avait pris à part discrètement pour le questionner :

-Alors Potter, on s'envoie des trolls des montagnes et on en laisse tout le mérite à son vieux pote Weasley ? Plaisanta-t-il.

-Il doit y avoir erreur sur la personne je pense, c'est Weasley qui c'est « envoyé » un troll donc c'est normal que les mérites lui reviennent, répondit Harry accentuant bien le grotesque de l'emploi du terme s'envoyer dans ces conditions.

-Allons donc, et tu crois que je vais gober que sous la pression tu n'as pas été capable de lancer un basique sort de lévitation ? Tu as l'air d'oublier que je t'ai vu neutraliser Granger avec un Protego et te farcir la bande à Montague sans compter que je m'entraîne au duel avec toi depuis bientôt deux mois. Alors qu'est-ce qu'il s'est vraiment passé ? Lui demanda Draco.

Harry souri, « farcir », Draco avait vraiment des expressions bien à lui. Il savait pertinemment qu'il ne servait à rien de mentir à Draco, d'un parce qu'il ne se laisserait pas embobiner et de deux parce qu'avec lui il ne craignait rien. Il décida donc de lui raconter la vérité et de ce fait de lui confier sa grande maîtrise du sort d'entrave, ce à quoi Draco répondit :

-T'aurais pas dû t'épuiser pour sauver Granger, je suis sûr qu'un bon gros troll dans sa face lui aurait remis les idées en place, rigola Draco ce qui provoqua l'hilarité d'Harry.

-Pas bête, j'y penserais la prochaine fois, plaisanta Harry.

Il savait pertinemment que la laisser tomber dans un moment pareil aurait été contraire à tous les principes et les valeurs en lesquelles il croyait mais il savait aussi que Draco blaguait en disant cela.

-Donc ça veut dire que cette semaine pas d'entraînement c'est ça demanda Draco.

-Ouais, pas de magie jusqu'à la fin de la semaine lui répondit Harry.

-Ça tombe bien, j'en avais marre de voir ta gueule de toute façon ajouta Draco tandis qu'il tournait des talons le sourire aux lèvres.

-Même pas vrai, je sais que tu m'adore Malfoy continua Harry.

-L'espoir fait vivre Potter conclu le Serpentard alors qu'il tournait à l'angle d'un couloir.

Harry appréciait vraiment leur amitié, bien qu'elle soit peu orthodoxe, elle rassemblait tout ce qu'il en attendait : la confiance mutuel, la désinvolture et la discrétion. Il n'y avait pas tous ces chichis ou l'émotionnel entre en compte, ils n'étaient pas là pour se serrer dans les bras quand tout allez mal mais plutôt pour s'offrir une échappatoire au stress et à l'anxiété de leur vie.

D'ailleurs c'était pour ces mêmes raisons que Draco n'avait pas relevé le fait qu'il ait réussi à stopper un Troll des montagnes adulte avec un sortilège qu'il n'était pas sensé connaître et encore moins maîtriser.

La journée fila bon train alors qu'Hermione se joignait aux cours de l'après-midi. Ce fut elle, cette fois-ci, qui retint Harry à la fin du cours.

Elle avait bien réfléchit à son sujet tandis qu'elle s'ennuyait à l'infirmerie. Elle devait bien reconnaître qu'en dépit de leur répulsion mutuel Harry n'avait pas hésité à lui venir en aide et de cela elle lui en était reconnaissante.

Sachant ce qu'elle avait à dire, Hermione était légèrement bloquée et le regard d'Harry l'enjoignit de commencer à parler rapidement, ce qu'elle fit.

-Pourquoi tu as mentit aux professeurs toute à l'heure ? S'il avait compris que tu leur mentais on aurait pu être sévèrement punit je te signale furent les seules mots qui réussirent à sortirent de sa bouche.

Ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait prévu de dire mais c'était si dur de remercier ce garçon envers qui elle éprouvait tant d'aversion.

-Dans ce cas-là tu n'avais cas me dénoncer, pourquoi ne pas l'avoir fait lui demanda Harry pour la mettre dans l'embarra.

-Et bien j'aurais peut-être dû lui répondit Hermione sans se démonter.

-Bon ce n'est pas que, mais j'ai autre chose à faire moi dit-il tandis qu'il entreprenait de s'en allait.

-Merci laissa-t-elle échapper dans son dos.

Harry s'arrêta et se retourna lentement, il n'était pas sûr d'avoir bien comprit ce qu'elle avait dit :

-Tu peux répéter ?

Hermione prit son courage à deux mains et ajouta :

-J'ai dit merci, merci de m'avoir sauvée hier alors que rien ne t'y obligeait. C'était très courageux de ta part et aussi très modeste d'en attribuer le mérite à Ron termina-t-elle d'un traite.

-Pas la peine de me remercier, je ne l'ai pas fait pour toi répondit Harry. Pour je ne sais quelles raison ma sœur semble attaché à toi et je ne laisserais jamais rien la rendre triste même si pour cela je dois te venir en aide… conclut-il.

-J'imagine l'effort que cela a dû être pour toi de venir me dire ça et c'est tout à ton honneur de l'avoir fait mais un conseil, ne compte plus sur moi à l'avenir termina-t-il.

Cette fois ci Harry partit pour de bon laissant Hermione derrière lui stoïque en train de réfléchir à ce qu'il lui avait dit. Étonnamment se fut un sourire qui apparut sur ses lèvres, cette relation houleuse qu'elle entretenait avec Potter donner du piment à sa vie, certes des fois ça piquait mais au moins ça avait du goût. C'était tellement différent de tout ce qu'elle avait connu jusqu'alors.

Ok Potter, c'est de bonne guerre, mais la roue tourne et tôt ou tard les rôles seront inversé et ce sera toi qui me sera redevable ça je peux te le promettre pensa-t-elle.

La rencontre Gryffondors-Serpentards allez avoir lieu dans à peine plus d'une semaine et la tension se ressentait déjà dans toute l'école. Les échauffourées étaient devenue monnaie courante dans les couloirs et à part Harry aucun Gryffondors ni aucun Serpentards ne prenaient plus le risque de se promener seul dans les couloirs.

Harry c'était entendu avec Draco pour que celui-ci l'envoie une nouvelle fois à l'infirmerie mais pour rien de bien sérieux cette fois. Il semblerait qu'à l'approche des matchs, des genres d'avis de recherches à l'effigie des joueurs de l'équipe de Quidditch adverse soit exposé dans la salle commune de Serpentards. Selon les dires de Draco, il proposait une récompense pour tous membres de l'équipe hospitalisé pendant la semaine précédente la rencontre. Le prix ? Une place dans la tribune d'honneur des Serpentards.

C'était plus pour conforter la place de leader de Draco qu'ils avaient conçu leur plan que pour la récompense mais le résultat était là : Harry encore une fois hospitalisé. Il n'avait pas eu à concocter un plan vraiment ingénieux vu qu'Harry n'avait pas le droit de se servir de la magie donc cela n'avait pas vraiment posé de problème.

En représailles de cette agression deux quatrièmes années de Serpentard durent passer l'après-midi à l'infirmerie pour se faire enlever des furoncles du visage.

C'est dans ce climat plutôt malsain que les élèves de Poudlard passèrent leurs journées.

Ce repas du lundi matin sorti toute fois de l'ordinaire. Un « Pop » retentissant fendit l'air de la grande salle pendant le repas du midi.

Le problème avec la hiérarchie des Serpentards c'est que chaque élève a sa place et à cause de cela il était très facile de faire des blagues ciblées. Ce que purent admirer toutes les personnes présentent. En effet, tous les membres de l'équipe de Serpentards montèrent, contre leur gré, sur leur table. Ils étaient soudainement affublés d'un joli uniforme de pompom girls rouge et or très saillant. Ils ne réussir pas à empêcher leur corps de réaliser une remarquable chorégraphie tout en remuant leurs mains momentanément transformées en pompons. Ajouter à cela le petit chant de motivation qui accompagnait les mouvements, c'était du grand art Harry ne pouvait le nier.

-Les Gryffondors sont les meilleurs, les Serpentards ne leur font pas peur.

-Ils vont nous mettre une bonne raclée, car ils ont la meilleure équipe de tout le lycée.

-Blague signée Weasley terminèrent ils de hurler en cœur tandis que Fred et Georges montaient sur leur table pour saluer leur public sous une salve d'applaudissement.

Le professeur McGonagall entra dans une fureur noir, elle commençait vraiment à en avoir marre de ces deux garçons et tandis qu'elle allait les sanctionner avec une rare sévérité elle se rappela qu'ils n'avaient pas l'ombre d'une chance sans eux pour le match contre Serpentards. Ça avait été un tel supplice de voir son collègue le professeur Rogue se pavaner sourire aux lèvres avec la coupe l'année dernière qu'elle fit exceptionnellement preuve de modération. Enfin question de point de vue car ils prirent quand même un mois supplémentaire de colle mais ils pouvaient toujours participer à la rencontre.

Heureusement les jumeaux s'en moquaient, pour eux cela valait largement le coup, car au fil des blagues et des retenues ils écrivaient leur légende…

C'est donc dans la bonne humeur que la maison Gryffondor retourna en cours cette après-midi-là.

La vie de Ron c'était encore amélioré depuis qu'il avait ajouté la victoire sur un troll à son CV de héros. Son ego atteignait des sommets encore inégalé et Harry supportait de plus en plus mal les regards admiratif que lui lançait sa sœur. Pensant qu'elle lui devait la vie Amy ne cessait de le remercier et Ron aimait ça aux plus hauts points. Il avait maintenant un petit groupe de fan qui le suivait partout et Harry et Neville n'eurent pas de mal à s'éclipser de plus en plus fréquemment jusqu'à ce qu'on ne remarque plus leur absence. Ils recommencèrent à traîner en duo comme avant. Apparemment Granger avait pardonné à Weasley son manque de tact car elle recommençait à rigoler avec lui. En somme, tout souriait à Ronald Weasley.

Harry s'en fichait pas mal tant que Weasley et sa bande n'attiraient pas de problème à sa sœur et puis elle était plus en sécurité entouré de monde qu'avec lui. Bien que Draco modère un peu les ardeurs de ses condisciples il restait la cible préféré des petits sorts lancés en traître. Rien de bien méchant, enfin pas de quoi rester plus d'un quart d'heure à l'infirmerie du moins.

La fin du mois marquait une première grande réussite personnelle pour Harry. Il était venu à bout de sa première vraie potion, à savoir la potion d'appartenance, dont la préparation lui avait pris plus d'un mois. C'était une potion de sang permettant de rendre insaisissable tout objet trempé dedans et illisible tout livres. Il en imprégna d'ailleurs immédiatement tous ses journaux intime auxquels il se confiait jours après jours et qui l'aidait à tenir le coup dans ses moments de doute.

Cette potion ne restant active que quelques heure après avoir atteint son terme Harry y fit plongea une flopée de livre encore neuf pour ses écrits à venir, ainsi que sa dague et son bloc note. On n'était jamais assez prudent et vu qu'il avait été assez distrait pour le laisser dans sa salle de potion aussi bien protéger soit elle c'était un risque qu'il ne voulait plus courir.

Le jour du match arriva bien vite et ce matin-là Harry se réveilla avec… la pression. C'était un sentiment qu'Harry n'avait que très peu ressenti dans sa vie et celui-ci prenait par conséquent le pas sur lui. Il réussissait à se calmer tant qu'il gardait à l'esprit que ce n'était qu'un match de Quidditch, de lui ne dépendait aucune vie, juste quelques orgueils et quelques points. C'est dans cette optique qu'il se rendit à son match en fin de matinée avec un Neville encourageant à ses côtés.

Une fois dans les vestiaires le climat n'était plus à l'excitation et l'effervescence comme c'était le cas dans le château, mais plutôt à la concentration. Personne ne parler, tous penser à leur rôle et à ce qu'ils allaient devoir faire. Ils sortirent s'échauffer tandis que les premiers supporters prenaient places dans les gradins. Harry ne brilla pas à l'échauffement et Fred et Georges le remarquèrent :

-Allez mec ne t'inquiète pas… commença Fred.

-Si tu leur montre ne serais ce que la moitié de ce que tu nous as montré jusque-là… continua George.

-Alors on en fera qu'une bouchée de ses Serpentards… ajouta Fred.

-Aussi vrai qu'on est des Weasley terminèrent t ils en cœur redonnant le sourire à Harry avec leur numéro.

Lire la confiance dans les yeux de ses coéquipiers força Harry à reprendre le dessus sur ses émotions, il n'allait tout de même pas décevoir les gens qui comptaient sur lui.

C'est plus serein qu'Harry rentra au vestiaire pour entendre le discours de motivation de Dubois.

-Bon les amis je ne vous apprends rien, ce match est très important si ce n'est le plus important de l'année. Certain vous dirons que l'important dans la vie c'est de participer, ces gens-là non pas leur place dans mon équipe s'emporta-t-il. Moi ce que je veux c'est des gagnants, je veux que vous rentriez sur ce terrain avec l'envie de vaincre. Compter sur les Serpentards pour ne pas vous faire de cadeau mais on ne leur en fera pas non plus. Les poursuiveuses à vous de faire tourner le score en notre faveur le temps qu'Harry mette fin au match dit-il en commençant à hausser le ton.

-Compte sur nous capitaine crièrent-elles à l'unisson.

-Vous les jumeaux je compte sur vous pour me le protéger. C'est son premier match et ils le savent, ils vont vouloirs le déstabiliser, à vous de les en empêcher enchaîna Olivier montant encore d'un ton.

-Oui chef crièrent-ils à leur tour.

-Et toi Harry continu de nous faire rêver dit-il avant d'ajouter :

-Qui sommes-nous ?

-Gryffondor hurlèrent ils ensemble.

-Et qui va gagner ce match ? Demanda le capitaine.

-Gryffondor !

-Alors prouvez le moi termina-t-il avant de prendre la direction du stade tandis que le sifflet enjoignant les joueurs à entrer sur la pelouse retentissait.

Harry était à bloc, dans quelques minutes il allait se retrouver dans son élément. Il lui tardait de se mettre à l'œuvre, il n'était plus question d'angoisse ou de pression maintenant, il n'était plus que question de voler et ça, il savait le faire.

Une fois la porte des vestiaires passées chacun de leurs pas étaient accompagnée d'un tonnerre d'applaudissement. Le Quidditch était vraiment le sport favori des sorciers, pas de doute la dessus.

Ils décollèrent à l'unisson et atteignirent chacun la place qui était la leur. Harry dominait tout le stade de sa position ainsi que Terrence Higgs, l'attrapeur des Serpentards.

Harry prit quelques minutes pour respirer et se détendre, il était dans sa bulle, la ou les soucis n'existait plus, il n'y avait que lui, son balai et les cieux. Il se reprit bientôt et se reconcentra sur le match, il n'était pas là que pour le plaisir, il avait un rôle primordiale à jouer.

Les dix premières minutes de match Harry n'eut pas grand-chose à faire. Il scrutait le terrain de bas en haut en gardant Higgs à porter de vu. C'est bien plus compliqué de rechercher le vif avec cette foule qui hurlait et tous ces joueurs qui traversaient sans cesse son champs de vision.

Il pensa avoir vu quelque chose quand soudain son balai sursauta ? Sursauta ? Harry ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer et il n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de question que son nimbus l'entraîna dans un rodéo aérien complètement fou. Il s'agrippait tant bien que mal au manche de son balai mais ses bondissements devenaient de plus en plus violent et Harry doutait de pouvoir tenir encore bien longtemps. Il sentait sa chute aussi probable qu'imminente quand, plus rien. Son balai avait arrêtait sa folie et était revenu en son contrôle.

Harry interloqué se demandait ce qui avait bien pu arriver à son balai quand il sentit quelqu'un le frôler. En effet il semblait que Higgs soit parti en chasse du vif. Harry remit sa réflexion à plus tard, il avait un match à gagner.

Rattrapant petit à petit l'autre attrapeur grâce à la puissance de son balai Harry eut tôt fait d'apercevoir le vif d'or au loin. Il voletait à mi-hauteur vers les buts de Serpentard.

Tandis qu'Harry comblait les quelques derniers mètres lui permettant d'être à la même hauteur que Higgs, il fut violemment percuté par un cognard au niveau du pied gauche. Le craquement qui en résultat découragea Harry de regarder dans quel état était sa cheville.

Il ne s'avoua pas vaincu pour autant. La douleur il connaissait et puis il ne sollicitait pas son pied alors ça ne lui faisait pas si mal que ça. Une fois aux coudes à coudes avec Higgs se fut une véritable bagarre de coups d'épaule. Higgs prenant le dessus grâce à sa carrure un peu plus imposante. Il était attrapeur lui aussi et il avait donc leurs caractéristiques, sveltes et légers.

Voyant qu'Harry compensait ses quelques kilos en moins par une incroyable persévérance Higgs commença les coups bas. Il fendait l'air de coup de pieds tentant de percuter la fracture d'Harry.

S'il n'avait pas été aussi concentré Harry aurait pu entendre Lee Jordan le commentateur crier au scandale, vite remis à sa place par l'impassible McGonagall d'ailleurs.

Le vif d'or, faisant preuve de son grand talent d'esquive partit rapidement en direction du sol pour semer les deux attrapeurs. Ils se livraient une bataille sans merci pour passer une épaule devant l'autre et donc bénéficier des quelques centimètres qui feraient la différence.

Trente mètres, et Harry accélérait encore obligeant Higgs à prendre lui aussi de la vitesse. Rien à faire le vif était encore trop loin.

Vingt mètres, et la vitesse toujours en progression tandis que dans les gradins les supporters se turent tous.

Dix mètres, Higgs jeta un bref regard en direction d'Harry et voyant son air plus que déterminé il décrocha, estimant qu'une victoire ne méritait pas qu'il y laisse la vie.

Harry aurait bien voulu redresser son balai en se mettant debout dessus, c'était son seul moyen de redresser assez vite mais avec sa cheville en mauvaise état ce n'était même pas la peine d'y penser. Son cerveau fonctionnait à toute allure, s'il ne trouvait pas une solution dans la seconde qui suivait il allait finir en bouillie.

Neuf mètres, toujours rien et le vif continuait à descendre.

Huit mètres, Harry sortit sa baguette le plus vite possible.

Sept mètres, Dumbledore s'était levé dans les tribunes et s'apprêtait à lancer un sort pour tenter de stopper Harry dans sa chute.

Six mètres, Harry avait sa baguette en main.

Cinq mètres, Dumbledore lança un sort d'entrave sachant pertinemment qu'il ne l'atteindrait jamais à temps.

Quatre mètres, on entendit Amy briser le silence du stade par un cri déchirant avant de s'évanouir.

Trois mètres, certains spectateurs détournaient déjà le regard sachant bien ce qu'il allait se passer.

Deux mètres, tout le monde dans le stade retenait son souffle.

Un mètre, c'était fini il allait percuter le sol de plein fouet.

Ça y est, Harry était entré en collision avec le sol. On entendait de toutes parts du stade des cris d'horreur et des gens qui s'évanouissaient.

Harry Potter venait de percuter le sol à plus de 100km/h.