Coucou tout le monde! Je suis de retour avec un nouveau chapitre, un première partie du moins!

Bon je passe au niveau du bla bla habituel, je voudrais remercier Flore, une adorable lectrice, tes commentaires m'ont fait énormément plaisir! Et pour répondre à ta question, en effet, Zhalia est mon personnage préféré!

Bref j'abrège désolé, mais je vous laisse à votre lecture, vous m'en direz des nouvelles!

P.S Il va il y avoir BEAUCOUP de narrateur omniscient prochainement... C'est tout!


Chapitre 14 : Une dernière danse (première partie)

5 ans plus tôt

Hôpital de New-York

Carmen POV

Un mur blanc en face, un autre sur les côtés et un dernier juste derrière moi. Des dizaines d'infirmiers et d'infirmières autour, s'agitant, criant des mots incompréhensibles, me regardant, pour certains, avec pitié, ou autre chose peut être. Moi, j'étais là, allongée sur ce lit d'hôpital, à ne rien comprendre, à regarder partout, à suivre certains du regard, puis changer de personne, recommencer à le suivre des yeux, et encore changer de personne. Ne rien comprendre, être dans l'ignorance la plus totale, la plus énervante, la plus effrayante, mais par-dessus tout la plus choquante. On ne vous dit rien, vous êtes enceinte, mais vous devez rester dans l'ignorance, vous avez 17 ans, presque 18, vous êtes jugée trop fragile, alors on ne vous dit rien. Par contre votre petit ami de 19 ans a le droit de savoir, il est plus mature évidemment. En attendant, ce n'est pas lui qui porte un enfant. Qui supporte des contractions toutes plus douloureuses les unes des autres. Alors, on ne sait rien, on ne parle pas, on se pose des questions. On se ronge l'esprit à en perdre toute logique, on se braque, on juge, on critique, on finit par haïr. Et puis on s'arrête, on se calme. Ça marche 5 minutes. Et on recommence. Jusqu'à ce que l'on voit l'homme qu'on aime anéanti. Alors on comprend qu'il y a un truc qui ne va pas. On le voit pleurer comme jamais, plus qu'on le penser capable. Et une infirmière arrive vers vous. Le regard désolé. Ah oui, c'est souvent une femme qui vient vous avertir que vous êtes au bout de votre vie. Que tout va bientôt s'effondrer. Que ce petit monde que vous étiez en train de construire va littéralement être détruit. Elle commence par vous expliquer qu'ils ont fait le nécessaire, alors vous perdez toute forme de calme, vous n'avez qu'une envie : connaître le verdict final. Et seulement là, elle vous annonce la triste nouvelle : vous venez de perdre le bébé. Vous venez de perdre Votre bébé. Vous venez de perdre ce petit être qui grandissait tout doucement en vous. Vous venez de perdre ce petit bout de vie en vous, vous venez de perdre votre enfant. Vous comprenez, non pas sans douleur, la raison pour laquelle, l'homme que vous aimez est effondré, la raison qui fait que tout est fini. Définitivement. Alors vous craquez. Vous pleurez, vous criez, vous voulez frapper tous ces foutus médecins qui n'ont pas pu sauver votre enfant, ces foutus personnes qui ont détruit votre vie. On vous pique avec une seringue. Vous vous endormez. Et tout devient noir, si noir.

Retour à la réalité

Lieu inconnu

Narrateur omniscient

Cette petite fille, de 5 ans s'appelait Eleana, elle avait de longs cheveux ondulés auburn qui lui arrivaient à la moitié du dos, et des yeux ambre. Elle portait sur elle une petite robe blanche et des ballerines de la même couleur. Elle tenait dans sa main droite ce qui semblait être son doudou. Un petit ourson marron, plutôt en bon état. Elle fixait Lin tout d'abord, l'examinant comme l'aurait fait n'importe quel enfant plus ou moins intéressé, puis, de la même façon, Zhalia, et enfin Dante. S'attardant plus sur l'homme. Probablement parce qu'elle voyait là une ressemblance au niveau de la couleur des yeux et des cheveux. Elle semblait relativement calme. Regardait l'endroit où elle se trouvait, où les détenus étaient obligés de rester. Elle regarda ensuite la jeune femme arrivant derrière elle. Cette jeune femme à qui elle ressemblait. Celle qui l'avait élevée, celle qu'elle aimait, sa mère.

« _ Ma chérie, je te présente Dante, ton père. »

Cette simple déclaration avait eu l'effet d'une bombe chez nos détenus. Lin, visiblement choquée, n'arrivait pas à le croire, c'était trop en une journée, entre son meilleur ami, car oui Dante était son meilleur ami; son frère; celui en qui elle avait placé sa confiance, qui lui annonce qu'il a failli être papa mais que le bébé n'est jamais sorti du ventre de sa mère, et la mère de l'enfant qui dit le contraire, Lin en était perdue.

Zhalia ne comprenait rien, regardait Dante, puis la petite fille, et enfin la mère, cette sale… Et encore Dante, dans l'espoir, dans le plus fol espoir, d'y trouver une réponse, une explication, ou simplement un soutien, quelque chose qui montrait que lui aussi ne comprenait rien. Elle espérait que tout ceci était un cauchemar, qu'elle se réveillerait bientôt. Ou alors que c'était un plan de l'adversaire pour les déstabiliser, mais que rien n'était vrai, que tout n'était que mensonge. Mais elle savait au fond d'elle, que c'était la vérité, une épreuve de plus à franchir, que c'était la part d'ombre dans le passé de Dante. Qu'il ne l'avait pas mise au courant. Peut-être pour la protéger, ou simplement parce qu'il ne voulait pas en parler. Ou peut-être même que Dante n'était pas de leur côté, peut-être était-il un acteur formidable, ayant réussi à tous les mener en bateau. Toutes ces pensées, toutes plus folles les unes que les autres, la submergeait, la faisait douter, la faisait couler.

Dante était resté impassible. N'extériorisait rien. Garder tout au fond de lui. Ne comprenant pas, par quel tour de magie, une telle chose était possible. Et pourtant comment cette ressemblance avec, à la fois, Carmen et lui était possible si ce n'était pas sa fille ? Celle qu'il croyait morte, alors qu'elle était encore dans le ventre de Carmen. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Qui ? Tout résonnait dans sa tête, plus rien n'allait, les jeux étaient faits.

Aéroport Marco Paulo

Venise, Italie

L'avion à destination de Paris était là. Ses passagers embarquaient les uns après les autres. Rangée 25 à 20 pour commencer. Puis 20 à 15. Et ainsi de suite. C'est rangé 13 que nos héros étaient placés. Peu importe ceux d'avant et ceux d'après. Eux, ils attendaient. Prêts à se battre prochainement. Très prochainement. Ils sauveraient leurs amis à coup sûr. Il ne pouvait pas en être autrement de toute façon. L'un d'eux, un blond même pas âgé d'une vingtaine d'année, 18 ans tout au plus, avait contre lui une jeune fille, aux cheveux mélangés dans le brun et le blond du même âge que lui. Elle ne dormait pas, n'avait même pas les yeux fermés, ne semblait pas plus fatiguée que ça, comparé au jeune homme à côté d'eux. Un grand brun, plutôt musclé, aux environs de 25 ans. Et sur la rangée à côté se trouvaient deux jeunes adolescents, un peu moins âgés que les deux premiers, deux frères bruns, dont l'un, un peu plus maigre que l'autre. Pour en revenir au blond, il avait un sac à dos sur les genoux. Ce même sac à dos remuait de temps à autre. Alors le blond posait une main dessus, et murmurait un « chut » à peine audible, mais qui suffisait à détendre le petit titan à l'intérieur du sac. Car oui, c'était un titan que le sac contenait, ainsi qu'une bouteille d'eau et des papiers pour l'avion. L'avion n'ayant aucun souci, il pourrait décoller à l'heure prévue, et ainsi, arriver à la bonne heure.

Plusieurs heures plus tard,

Paris, France

Lok courait pour échapper à son adversaire plus fort. Ces amis se battaient avec conviction, ou du moins c'est ce qu'ils essayaient de faire croire. Les sorts fusaient de tous les côtés, et se surprenant eux-mêmes, l'équipe Huntik ne jouait plus la comédie. Ils se battaient réellement, et n'arrivaient pas à battre leurs adversaires. Vous savez c'est comme une course de karts. Vous allez déjà à votre vitesse maximale, mais vous ne dépassez personne. C'est ce qui se passait ici. Les titans allaient et venaient. Sabriel et Cassandrie (voir fin chapitre 3) pour Sophie, Baselaird et Dendras pour Lok, Freelancer pour Den, Arlequin pour Harrison et Limpio (attaque 3, défense 2, type : titan guerrier, pouvoir spéciaux : manie l'eau) pour Eric. Bien sûr Cherit aidait aussi. Vous vous souvenez du petit titan du sac à dos ? Eh bien c'est ce même titan qui était à présent sur l'épaule de Lok à lui dire qu'il était temps de se faire embarquer. C'est avec un poing dragon que Dendras retourna à son amulette. Lok laissa échapper un gémissement de douleur, et de fatigue. Il n'en pouvait plus. La lumière produite par les sorts donnait mal à la tête. Du bleu, du rouge, de l'orangé, du vert, du noir et blanc, encore du rouge, encore du bleu. Rien n'allait comme prévu. Ils se sont trop impliqués dans ce combat, ils auraient dû se laisser battre facilement. Et eux, étaient tombés dans leur propre piège.

Un pulso rayon par-là, une main venin par ici, et un Harrison à terre.

Un toucher bélier de plus et Sophie le rejoint. Suivie de près par Den, battu par un fort givre.

Ils n'étaient plus que deux. Les deux derniers à devoir tomber. Alors ils se sont laissé faire, une fois leurs titans retournés à leurs amulettes respectives. C'est à bout de force, avec un vague lame que Eric et Lok tombèrent à leurs tours. Et pour notre petit titan, il se laissa tomber sur Lok. A partir de là, aucun d'eux ne pouvait savoir où ils se retrouveraient demain. Pour eux c'était l'obscurité la plus complète.

Lieu inconnu

La petite fille fixa celui qui était vraisemblablement son père. Puis s'avança un peu des barreaux. Puis encore un peu, et encore un peu. Se retrouvant maintenant, les mains sur les barreaux, en tenant un dans chaque main. Elle n'avait pas décroché un mot, elle se contentait de regarder, l'homme qui aurait dû la bercer lors de son enfance. Puis, elle rigola, d'un rire cristallin. Un joli rire de petite fille de 5 ans. N'importe qui aurait adorait son rire. Mais dans cette situation, qui de nos trois détenus aurait pu apprécier ce rire, ce rire de petite fille venant tout renverser.

« _ Alors c'est toi mon papa ? On a la même couleur de cheveux et des yeux ! Maman, tu peux le faire sortir ?

_ Je ne peux pas ma chérie. Ton papa a fait de mauvaises choses, je ne peux…

_ Tu te fous de nous Carmen ? La seule ayant quelque chose à se reprocher c'est toi.

_ A ta place Lin, je ne ferais pas la fière, tes cours pourraient se retourner contre toi.

_ C'est quoi encore cette histoire que Dante a une fille ? Et qu'elle est de Carmen, et que Lin aurait donné des cours à Carmen ?

_ Zhalia… Je…

_ Non en fait, je m'en fiche, c'est ta vie Dante, tu fais ce que tu veux. Mais s'il y a une chose qui m'énerverait, c'est que ce soit à cause de ça qu'on est enfermés comme des animaux en cage. Lin et moi n'avons aucun rapport avec ça, alors il n'y a aucune raison qu'on soit là.

_ Qui êtes-vous madame… Zhalia ? C'est votre nom ?

_ En effet, quel intérêt pour toi de savoir qui je suis ?

_ Ma mère m'a parlé de vous. Vous êtes celle qui m'a enlevé mon père. Vous ne méritez pas de vivre. Vous m'avez pris mon père. Je vous promets de me venger, de vous torturer jusqu'à votre dernier soupir, vous souffrirez comme jamais vous ne l'auriez imaginé.

_ Pour une gamine de 5 ans tu parles bien dis donc…

_ Euh… Je… Ne vois pas de quoi vous parlez. »

Enfin, un d'eux avait compris. Peut-être, la roue pouvait-elle tourner ? Chacun son tour après tout.

« _ Je veux dire, tu es peut-être la fille de Dante, mais pour être si intelligente d'apparence et parler aussi bien à 5 ans… Aucun enfant normal n'aurait compris la situation, et aurait parlé de torture. Le jeu s'arrête là, une illusion de pacotille une nouvelle fois. »

Dante POV

C'était ça, une illusion. Et qui d'autre que Zhalia pouvait la défaire ? Bien que Lin ait compris la première, Zhalia est la seule de nous trois à maîtriser les sorts d'illusions.

Je me suis rapproché doucement et discrètement d'elle, mais elle ne m'a pas regardé, elle a tourné la tête.

« _ Zhalia, écoutes… Je sais pas quoi te dire à part que…

_ Ouais, tu pourrais commencer par me dire les grandes lignes, histoire que je sois un minimum informée.

_ Les grandes lignes ? Carmen et moi avons failli avoir un enfant, et elle est en train d'utiliser une illusion pour nous faire croire à tous que cet enfant est en vie, et ainsi tous nous déstabiliser et…

_ Et puis merde. On en parlera après, je vais la faire disparaître cette gamine. Spectre mémoire. »

Elle avait réussi à atteindre son objectif très vite, l'illusion était de faible puissance, la petite fille disparut en quelques secondes.

« _ Bien joué Lin pour la diversion !

_ Je t'en prie, c'était un jeu d'enfant !

_ Zhalia.

_ Je sais, pas la peine de me remercier.

_ Bande de misérables… »

Narrateur omniscient

S'en suivit un rire moqueur, un rire de pitié, un rire que seule Carmen comprenait.

« _ Vous êtes encore plus idiots que je pensais vous, les adolescents et Eric… Surtout Eric, il s'est jeté dans le piège tellement vite, c'était tellement simple. Vous vous pensez en position de force ? Mais laissez-moi vous apprendre que le reste de votre petit groupe de minables a été fait prisonnier, et arrive, ils seront bientôt là, dans un sal état, et vous pensez mener la partie ? Vous me faîtes doucement rire. Vous avez perdu, admettez-le. Ravalez votre fierté, la Fondation Huntik a… PERDU ! » Et elle enchaîna avec un second rire, laissant les trois détenus perplexes, choqués, réalisant que tout s'effondrait. Que seul un miracle les sauverait cette fois-ci, mais les miracles n'existent pas. Et quelle douce mélodie pour Defoe. Lui, qui a enfin battu Dante Vale et son équipe. Tout va mal pour nos héros. Les pas de la danse, dans laquelle ils sont tombés, sont de plus en plus rapides, et de plus en plus impossible à suivre…


C'est le plus long chapitre que j'ai écrit jusqu'à présent. (5 pages et plus de 2000 mots !) Et le tout du tac au tac ! En une après-midi le chapitre était écrit ! Bref, « Dernière danse » sera en deux ou trois parties, ce sera en quelque sorte l'aboutissement de cette fiction ! On arrive à la fin ! Donc comme toujours, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ! Sur-ce je vous laisse chers lecteurs, et je vous dis à la prochaine fois !

Adaliah Liah.