Salut à tous ! Me revoilà après plusieurs semaines avec le treizième chapitre. On commence à se rapprocher de la fin, il ne restera ensuite que deux chapitres et un épilogue. Cependant dès la fin de cette fanfiction, une autre verra le jour. J'ai déjà écrit certains chapitres de la suivante fanfiction mais j'attendais de finir celle-ci avant de la poster. Voilà pour les nouvelles et sinon au programme de ce chapitre : une course poursuite sous la trappe de notre cher Touffu. En espérant que vous aimerez ce chapitre.

Bonne lecture !

Tienesuenos

...Chapitre 13 : sous la trappe

Cette nuit là, je fis beaucoup de cauchemars impliquant Quirell, Touffu et ma mort de manière différente à chaque fois mais toujours horrible et douloureuse. C'est Drago qui me réveilla en me secouant avant d'aller dans la salle de bain pour un certain temps. Je me levai, m'habillai et rejoignis les autres dans la salle commune. Drago arriva peu de temps après. Aujourd'hui marquait le début des examens et je ne sais comment je fis pour tous les passer tout en ayant sans cesse peur de voir Voldemort surgir pour me tuer. Cependant à la fin de la semaine je fus forcé d'admettre que Touffu était toujours bien vivant et fidèle au poste. Il y eut bien sûr les écrits qui se déroulèrent dans la chaleur étouffante de la Grande Salle. Mais il y eut aussi un examen pratique, Flitwick nous demanda un par un de faire danser un ananas, le professeur McGonagall nous regarda transformer une souris en tabatière et nous devions fabriquer une potion d'Amnésie sous le regard acéré de Rogue. Je fus soulagé lorsque le professeur Binns nous demanda de poser nos plumes et de rouler nos parchemins puisque cela marquait la fin des examens. Hermione nous bassinait à repasser en revue toutes les réponses qu'elle avait mises dans l'examen et pour changer de sujet je proposai d'aller rendre visite à Hagrid dans l'espoir de lui soutirer des informations sur Touffu. Drago et Hermione m'accompagnèrent, les autres refusant poliment de s'y rendre. Hagrid était assis dans un fauteuil devant sa cabane. Il avait relevé ses manches et ses bas de pantalon et s'occupait à écosser des petits pois dans un grand bol.

Alors, dit-il, c'est fini, ces examens ? Vous voulez boire quelque chose ?

Nous voulons bien un thé s'il te plaît Hagrid. Dis moi as-tu déjà parlé de certaines créatures magiques avec des voyageurs dans le bar où tu vas souvent ?

Peut-être, répondit Hagrid, je crois que j'ai parlé avec un voyageur qui possédait un œuf de dragon et qui me l'a gentiment donné. Par contre je ne sais pas qui c'était, il a gardé sa cape avec son capuchon sur la tête.

En voyant notre air stupéfait, il leva les sourcils.

Ce n'est pas si étonnant que ça, dit-il. Il y a des tas de gens un peu bizarres à la Tête de Sanglier. C'est un des pubs du village. Peut-être que c'était un marchand de dragons ? Je n'ai jamais vu son visage, il garde toujours son capuchon sur la tête.

Qu'est-ce que tu lui as dit ? Demandai-je. Tu lui as parlé de Poudlard ?

C'est possible que ce soit venu dans la conversation, dit-il fronçant les sourcils pour essayer de se rappeler. Ah oui, c'est ça, il m'a demandé ce que je faisais comme travail et je lui ai dit que j'étais grade-chasse ici... Ensuite, il m'a posé des questions sur le genre de créatures dont je m'occupais et là, je lui ai dit que j'aurais bien voulu avoir un dragon... et puis... je ne me souviens plus très bien, il n'arrêtait pas de me payer à boire... Voyons... Ah oui, il a dit qu'il avait justement un œuf de dragon dans la poche et qu'on pourrait peut-être le jouer aux cartes si ça m'intéressait... Mais il voulait être sûr que je sache m'en occuper... Et je lui ai répondu qu'après Touffu, je n'aurai pas de mal à m'occuper d'un dragon...

Et il … il s'est intéressé à Touffu ? Demandai-je en essayant de garder mon calme.

On ne rencontre pas beaucoup de chien à trois têtes dans la région, alors, je lui en ai un peu parlé. Je lui ai dit que Touffu était doux comme un mouton quand on savait s'y prendre. Il suffit de lui jouer un air de musique et il s'endort.

Hagrid parut soudain horrifié.

Je n'aurai jamais dû vous dire ça ! Hé ! Où allez-vous ?

Nous nous arrêtâmes de courir qu'en arrivant dans le hall du château, qui paraissait sombre et glacé quand on venait du parc.

Cette fois, il faut aller voir Dumbledore, déclarai-je. Ce voyageur avec son capuchon était soit Quirell, soit Voldemort. Il a dû le faire boire et Hagrid lui a révélé le moyen de passer devant Touffu. J'espère au moins que Dumbledore va nous croire. Firenze nous aidera peut-être si Bane ne l'en empêche pas. Où est le bureau de Dumbledore ?

Nous regardâmes autour de nous, comme si nous espérions voir un écriteau qui nous indiquerait la bonne direction. On ne nous avait jamais dit où habitait Dumbledore et on ne connaissait personne qui avait été envoyé dans le bureau de Dumbledore.

On n'a qu'à … commença Drago mais une voix retentit soudain dans le hall.

Que faites-vous ici ?

C'était le professeur McGonagall qui traversait le hall avec une énorme pile de livres dans les bras.

On veut voir le professeur Dumbledore, dit courageusement Hermione.

Voir le professeur Dumbledore ? Répéta le professeur McGonagall, comme si elle trouvait l'idée particulièrement saugrenue. Et pourquoi donc ?

C'est une affaire secrète, répondis-je.

Ma réponse n'était pas très habile pensai-je en voyant le professeur McGonagall froncer les sourcils.

Le professeur Dumbledore est parti il y a dix minutes, répondit-elle froidement. Il a reçu un hibou urgent du ministère de la Magie et il s'est immédiatement envolé pour Londres.

Il est parti ? Demandai-je fébrilement.

Le professeur Dumbledore est un grand sorcier, Potter, il est très demandé.

Mais c'est très important, ce que nous avons à lui dire !

Vous avez quelque chose de plus important à lui dire que le ministre de la Magie, Potter ?

Écoutez, repris-je en renonçant à toute prudence. Il s'agit de la Pierre philosophale.

La pile de livres que le professeur McGonagall avait dans les bras s'effondra sur le sol, mais elle ne se baissa pas pour les ramasser.

Comment savez-vous ? … balbutia-t-elle.

Professeur, je crois, ou plutôt, je sais que quelqu'un va essayer de voler la Pierre. C'est pour ça qu'il faut que je parle au professeur Dumbledore.

Elle parut à la fois stupéfaite et méfiante.

Le professeur Dumbledore sera de retour demain, dit-elle enfin. Je ne sais pas comment vous avez fait pour connaître l'existence de la Pierre, mais soyez rassurés, personne ne peut la dérober, elle est trop bien protégée.

Mais, professeur...

Potter, je sais ce que je dis, répliqua-t-elle sèchement.

Puis elle se pencha pour ramasser ses livres.

Je suggère que vous retourniez tous les trois dehors pour profiter du soleil.

Mais nous restâmes là.

C'est cette nuit que ça va se passer, dis-je une fois sûr que le professeur McGonagall était trop loin pour nous entendre. Quirell va essayer d'ouvrir la trappe, il a tout ce qu'il faut pour y arriver et il s'est arrangé pour éloigner Dumbledore. C'est lui qui a envoyé cettte lettre. Ils vont être étonnés, au ministère de la Magie, en voyant débarquer le professeur Dumbledore.

À ce moment-là, Hermione étouffa un cri. Drago et moi fîmes volte-face. Rogue se tenait derrière nous.

Bonjour, dit-il d'une voix douce.

Nous le regardâmes avec des yeux ronds.

Vous ne devriez pas rester à l'intérieur avec un beau temps pareil, dit-il. D'ailleurs que faites-vous là ?

Nous voulions voir le professeur Dumbledore mais le professeur McGonagall nous a informé qu'il venait de partir au ministère alors nous étions sur le point de retrouner dehors puisqu'il ne reviendra pas avant demain, répondit Hermione.

Très bien, mais ne traînez pas trop dans les couloirs, Serpentard est en tête et je ne voudrai pas que cela change à cause de votre comportement. Un autre professeur aurait pu croire que vous complotiez.

Puis il s'en alla en direction de la salle des professeurs.

Voilà ce qu'on va faire, dis-je. Hermione, tu surveilleras Quirell et tu l'attendras à la sortie de la salle des profs. Si on te pose des questions tu diras que tu es inquiète à propos d'une question quelconque. Drago tu vas chercher Blaise et vous me rejoignez devant le couloir du troisième étage. Hermione en cas de problème tu nous rejoins au troisièeme étage et si nous n'y sommes pas, tu nous rejoins dans le couloir de notre salle commune, ok ?

Compris Harry, je te ramène Blaise, dit Drago en partant en direction des cachots.

Et moi je vais me poster près de la salle des profs, répondit Hermione en partant.

Quant à moi, je montais au troisième étage. Mais cette partie du plan ne fonctionna pas. À peine avais-je atteint la porte qui séparait Touffu du reste de l'école que le professeur McGonagall apparut de nouveau, et cette fois, elle perdit son calme.

Vous êtes plus difficile à éviter qu'un mauvais sort ! Tonna-t-elle. J'en ai assez de vos balivernes ! J'enlève 5 points à Serpentard et si jamais j'apprends que vous êtes revenus dans les parages, j'en enlève dix fois plus !

Je retournai alors vers ma salle commune et croisai Drago et Blaise sur le chemin. Je leur expliquai ce qui venait de se passer et nous attendîmes Hermione dans le couloir devant la salle commune. Elle arriva peu après.

Je suis désolée, Harry, gémit-elle. Quirell est sorti de la salle des profs et m'a demandé ce que je faisais là. Je lui ai dit que j'attendais Flitwick et il est allé le chercher. Quand j'ai pu repartir, je ne savais plus où était Quirell.

Bon, alors, c'est fini, dis-je.

Ils me regardèrent avec inquiétude. J'étais pâle et mes yeux flamboyaient.

Ce soir, dis-je, je vais essayer d'aller chercher la Pierre avant lui.

Tu es fou! S'exclama Drago.

Tu ne peux pas faire ça ! Dit Hermione. Après ce que McGonagall et Rogue ont dit ? Tu vas te faire renvoyer !

ET ALORS ? Explosai-je. Vous ne comprenez donc pas ? Si Quirell s'empare de la Pierre, Voldemort va revenir ! Vous n'avez jamais entendu dire comment c'était quand il a voulu prendre le pouvoir . S'il y arrive, on ne pourra plus se faire renvoyer tout simplement car Poudlard n'existera même plus ! Il va le détruire, ou le transformer en école de magie noire ! Perdre des points n'a plus aucune importance. Tu crois qu'il vous laissera tranquille, vous et vos famille si Serpentard gagne la coupe ? Si je me fais prendre avant d'avoir réussi à atteindre la Pierre, je n'aurai plus qu'à retourner chez les Dursleys et y attendre que Voldemort vienne me chercher. Ça ne fera que retarder le moment de ma mort, parce que moi, je ne me mettrai jamais du côté des force obscures ! Cette nuit, je passe par cette trappe et vous ne pourrez pas m'en empêcher ! C'est Voldemort qui a tué mes parents, il ne faut pas l'oublier.

Tu as raison, dit Hermione d'une petite voix.

Je me servirai de la cape d'innvisibilité, déclarai-je. C'est une chance que je l'ai récupérée.

Et tu crois qu'elle est assez grande pour nous couvrir tous les quatre ? Demanda Blaise.

Tous … tous les quatre ?

Tu ne crois quand même pas que l'on va te laisser y aller tout seul ?

Bien sûr que non, dit sèchement Drago. Comment veux-tu parvenir jusqu'à la Pierre sans notre aide ?

Je ferai bien d'aller voir un peu dans mes bouquins. J'y trouverai sûrement des choses utiles...

Hermione, commençai-je, je préférerai que tu ne viennnes pas avec nous. Je ne veux pas que tu sois renvoyée à cause de moi et encore moins tuée par Voldemort. Les parents de Blaise et Drago étaient des partisans de Voldemort et ce sont des Serpentard, ils pourront aisément justifier leur présence auprès de Voldemort mais toi tu es né-moldue donc tu te feras tuer directement. Et avec l'influence du père de Drago, ce dernier risque moins le renvoi. D'autant plus que ce sera risqué que tu sortes de ta salle commune à cette heure là.

Mais, Harry, tu ne peux pas me mettre de côté maintenant ?! S'indigna-t-elle.

Si et je le ferai, pour ton bien. Je suis désolée Mione mais j'ai besoin d'assurer mes arrières au cas où je mourrai. Tu pourras monter une résistance contre ce monstre.

Très bien, mais ne t'étonne pas si je te fais la tête si tu survis ! Dit-elle. Puis elle partit, énervée.

Après le dîner, nous nous assîmes tous les trois, nerveux, à l'écart dans la salle commune. Personne ne nous dérangea puisque Drago faisait son regard noir spécial qui effrayait tout le monde. Peu à peu, la salle se vida à mesure que les élèves allaient se coucher. Lorsque le dernier dut parti, je courus dans le dortoir pour aller chercher la cape d'invisibilité. En même temps, je pris la flûte que Hagrid m'avait offerte à Noël et la glissai dans ma poche. Je comptais l'utiliser pour endormir Touffu. C'était mieux que d'avoir à chanter quelque chose.

On ferait mieux de mettre la cape dès maintenant, dis-je quand je fus redescendu. Assurons-nous qu'elle nous couvre bien. Si jamais Rusard apercevait un de nos pieds traînant...

Nous avions les nerfs à vif et croyions voir dans chaque ombre la silhouette de Rusard et entendre dans le moindre souffle de vent l'arrivée de Peeves.

Parvenus devant le dernier escalier, nous aperçumes Miss Teigne tapie en haut des marches. Nous montâmes l'escalier en la contournant soigneusement. La chatte tourna vers nous ses yeux brillants comme des lampes, mais elle n'eut aucune réaction. Nous ne rencontrâmes plus personne avant d'arriver dans le couloir du troisième étage. Nous vîmes alors Peeves qui faisait des plis dans le tapis pour faire trébucher les gens.

Qui est là ? Dit-il soudain, ses petits yeux noirs rétrécis. Je sais que vous êtes là, même si je ne peux pas vous voir. Qui êtes-vous ? Gnomes, fantômes ou sales mômes ?

Il s'éleva dans les airs et nous observa.

Je devrais appeler Rusard si quelque chose d'invisible rôde aux alentours.

J'eus soudain une idée.

Peeves, dis-je d'une voix rauque, le Baron Sanglant a ses raisons d'être invisible.

Peeves fut tellement abasourdi qu'il faillit tomber. Il se rattrapa à temps et resta suspendu à trente centimètres de l'escalier.

Je suis désolé, votre sanglante excellence, Monsieur le Baronn, dit-il d'une voix onctueuse. J'ai commis une erreur, une regrettable erreur, je ne vous avais pas vu. Bien sûr, puisque vous êtes invisible. Je vous demande de pardonner sa plaisanterie à ce vieux Peeves, Monsieur le Baron.

J'ai des affaires à mener ici, dis-je de ma voix rauque. Ne reviens plus dans les parages cette nuit.

Oh mais bien sûr, Monsieur le Baron, bien entendu, dit Peeves en remontant dans les airs. J'espère que vos affaires se passeront bien, Monsieur le Baron. Je ne vous dérangerai plus.

Et il fila aileurs.

Formidable Harry, murmura Blaise.

Quelques secondes plus trad, nous nous étions avancés dans le couloir et vîmes que la porte était entrebâillée.

Et voilà, dis-je à voix basse, Quirell a déjà réussi à passer devant Touffu.

La porte ouverte semblait nous faire redouter ce qui nous attendait. Sous la cape, je me tournai vers les deux autres.

Si vous préférez ne pas aller plus loin, je ne vous en voudrai pas, dis-je. Vous pouvez garder la cape, je n'en aurai plus besoin maintenant.

Ne dis pas de bêtises ! répliqua Blaise.

Bien sûr qu'on vient avec toi, dit Drago. En plus Granger ne nous pardonnerait pas de t'avoir laissé seul pour affronter tout ça.

Je poussai la porte. Des grognements retentirent aussitôt. Les trois museaux du chien reniflaient frénétiquement dans notre direction, bien qu'il fût incapable de nous voir.

Qu'est-ce qu'il y a par terre ? Demanda Drago.

Ça ressemble à une harpe, répondit Blaise. C'est sans doute Quirell qui l'a laissée là.

Le chien doit se réveiller dès qu'on arrête de jouer, dis-je. Bon, allons-y.

Je portai la flûte à mes lèvres et commençai à en jouer. Ce n'était pas vraiment une mélodie, mais dès les premières notes, les paupières du monstre devinrent lourdes, il arrêta de grogner, ses jambes faiblirent, il trébucha puis s'effondra sur le sol, profondément endormi.

Continue à jouer, dit Blaise tandis que nous nous débarrassions de la cape et nous avancions silencieusement vers la trappe.

Lorsque nous nous approchâmes des trois têtes du chien, nous sentîmes son souffle brûlant et fétide.

On devrait arriver à soulever la trappe, dit Blaise. Drago, tu veux passer le premier ?

Non, je n'y tiens pas.

Bon, tant pis. Aide moi à soulever la trappe au moins.

Ils serrèrent les dents, enjambèrent les pattes du chien avec précaution, puis tirèrent l'anneau de la trappe qui se souleva en grinçant et s'ouvrit.

On ne voit rien, dit Drago en me regardant. C'est tout noir. Il n'y a ni échelle ni corde pour descendre, il faudra se laisser tomber.

Je jouais toujours de la flûte et fit un signe de main à Drago en tapotant ma poitrine de l'index pour leur dire que je souhaitais passer en premier.

Tu veux passer le premier ? Tu es sûr ? Je n'ai aucune idée de la profondeur. Donne la flûte à Drago sinon il va se réveiller.

Je lui tendis la flûte lorsque la musique s'arrêta, le chien se remit à grogner et à bouger, mais dès que Drago joua à nouveau, il replongea dans le sommeil. Je l'enjambai à mon tour et regardai à travers l'ouverture. On ne voyait pas le fond. Je me glissai dans le trou et me suspendis par le bout des doigts au bord de la trappe.

S'il m'arrive quelque chose, dis-je à Blaise, n'essayez pas de me suivre. Allez chercher Hedwige dans la volière et envoyez-là avec un message à Dumbledore. D'accord ?

D'accord, dit Blaise.

À tout de suite … J'espère.

Et je me laissai tomber. Je sentais l'air humide me siffler aux oreilles tandis que je tombais, tombais, tombais... Puis soudain, avec un bruit sourd, j'atterris sur quelque chose de mou. Je me redressai et regardai autour de moi. Mes yeux n'étaient pas encore habitués à l'obscurité, mais j'avais l'impression d'être assis sur une sorte de plante.

C'est O.K. ! criai-je en direction de la trappe qui dessinait au-dessus de ma tête un carré lumineux de la taille d'un timbre-poste. On peut sauter, c'est mou ici !

Blaise fut le premier à suivre. Il tomba de tout son long à côté de moi.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Demanda-t-il.

Je ne sais pas, une espèce de plante, je crois. Elle a dû être placée là pour amortir la chute. Viens, Drago !

La flûte qu'on entendait faiblement s'interrompit. Le chien aboya bruyamment, mais Drago avait déjà sauté et il atterrit de l'autre côté de moi.

On doit être à des kilomètres sous le château, dit-il.

Une chance qu'il y ait cette plante, fit remarquer Blaise.

Une chance ? Hurla Drago. Regardez-vous, tous les deux !

Il se leva d'un bond et parvint péniblement à se réfugier contre une paroi humide. Péniblement, car dès l'instant où il avait atterri, les vrilles de la plante, longues comme des tentacules, avaient commencé à s'enrouler autour de ses chevilles. Quant à Blaise et moi, des sortes de lianes nous avaient déjà ligoté les jambes sans que nous nous en rendions compte. Drago avait réussi à se libérer avant que la plante n'ait eu le temps de l'immobiliser. Il nous regarda avec horreur nous débattre pour essayer de nous libérer, mais plus nous tirions sur les tentacules, plus l'emprise du monstre végétal se resserrait autour de nous.

Ne bougez plus ! Nous ordonna Drago. Je connais cette plante, c'est un Filet du Diable !

Je suis ravi de le savoir, ça nous aide beaucoup ! Lança Blaise d'un ton narquois enn essayant d'empêcher la plante de s'enrouler autour de son cou.

Silence ! J'essaye de me rappeler comment il faut faire pour s'en débarrasser, dit Drago.

Alors, dépêche-toi, je ne veux pas mourir étouffer par cette plante, fis-je.

Elle aime l'humidité et l'obscurité...

Dans ce cas, allume un feu, dis-je, à moitué étouffé.

Dargo sortit sa baguette, l'agita, marmonna quelque chose et un jet de flammes bleues jaillit en direction de la plante. En quelques instants, nous sentîmes la plante desserrer son étreinte tandis qu'elle se recroquevillait sous l'effet de la chaleur et de la lumière. Nous retrouvâmes alors notre liberté de mouvement.

Une chance que tu écoutes toujours en classe, Drago, dis-je en le rejoignant près du mur, le visage ruisselant de sueur. Allons par là, ajoutai-je en indiquant le seul passage que nous avions devant nous.

Nous nous engageâmes alors dans ce passage qui s'enfonçait sous la terre, où l'on n'entendait que le doux ruissellement de gouttes d'eau sur les murs. « Comme à Gringotts », pensai-je. Avec un haut-le-coeur, je me souvins des dragons qui étaient censés garder la salle des coffres dans la banque des sorciers. Et si nous nous retrouvions face à un dragon adulte ? Nous parcourûmes ainsi quelques dizaines de mètres.

Tu entends ? Chuchota Blaise.

J'écoutai. Venant d'un peu plus loin, nous entendions un bruissement confus auquel se mêlaient quelques tintements.

On dirait des bruits d'ailes, remarquai-je.

Il y a de la lumière là-bas, nous informa Drago. Je vois quelque chose bouger.

Parvenus à l'extrémité du passage, nous découvrîmes une salle brillament éclairée, avec un haut plafond en forme d'arche. L'endroit était envahi de petits oiseaux étincelants qui voletaient sans cesse tout autour de la pièce. Dans le mur d'en face, il y avait une grande porte en bois.

Tu crois qu'ils vont nous attaquer si on traverse la salle ? Demanda Blaise.

Sans doute, dis-je. Ils n'ont pas l'air très méchant, mais s'ils nous foncent dessus en même temps... On va bien voir … Je vais courir.

Je pris une grande inspiration, me protégeai la tête avec les bras et m'élançai à travers la salle. Je m'attendais à sentir des dizaines de becs très pointus me piquer de la tête aux pieds, mais il ne se passa rien du tout et j'arrivai devant la porte sans avoir subi la moindre attaque. Je tirai la poignée. La porte était vérouillée. Les deux autres vinrent à ma rescousse, mais leurs efforts pour ouvrir la porte restèrent vain. Elle refusa de bouger, même après une demi dizaine d'Alohomora.

Et maintenant ? Dit Blaise.

Ces oiseaux ne sont pas là pour faire joli, fit remarquer Drago.

Nous observâmes les oiseaux qui brillaient au-dessus de nos têtes. Qui brillaient...

Ce ne sont pas des oiseaux ! M'écriai-je. Ce sont des clés ! Des clés volantes. Regardez bien. Ce qui veut dire...

Je jetai un coup d'oeil autour de moi pendant que les deux autres observaient le vol des clés.

Oui ! Là ! Des balais ! M'exclamai-je. Il faut attraper la clé qui ouvre la porte.

Mais il y en a des centaines !

Blaise examina la serrure.

Il faut une grosse clé à l'ancienne, probablement en argent, comme la poignée.

Nous prîmes chacun un balai et décollâmes en direction du nuage de clés. Nous essayâmes d'en saisir plusieurs, mais les clés magiques filaient, plongeaient, zigzaguaient avec une telle rapidité qu'il était presque impossible d'en attraper une. Ce n'était pourtant pas pour rien que j'étais le plus jeune attrapeur depuis 1 siècle. J'avais un don pour repérer des choses que les autres ne voyaient pas. Après avoir parcouru pendant quelques instants ce tourbillon de plumes aux couleurs d'arc-en-ciel, je remarquai une grosse clé d'argent qui avait une aile tordue, comme si quelqu'un l'avait déjà attrapée et brutalement introduite dans la serrure.

C'est celle-ci ! Criai-je aux deux autres. La grosse, là, avec les ailes bleues. Les plumes ssont toutes froissées d'un côté.

Blaise fila dans la direction que j'indiquai, mais, emporté par son élan, il s'écrasa contre le plafond et faillit tomber de son balai.

Il faut la cerner, criai-je, sans quitter des yeux la clé à l'aile blessée. Blaise, tu restes au-dessus, Drago, tu te mets en dessous pour l'empêcher de descendre, et moi, j'essaierai de l'attraper. Attention …. PARTEZ !

Blaise plongea, Drago remonta en chandelle, et la clé les évita tous les deux, mais je fonçai dessus. La clé filait vers le mur. Je me penchai en avant et dans un craquement sinistre, je réussis à la plaquer contre la pierre avec la paume de la main. Blaise et Drago poussèrent une exclamation de joie qui résonna dans toute la salle. Nous nous dépêchâmes d'atterrir et nous courûmes vers la porte. Je serrai dans ma main la clé qui se débattait. Je l'enfonçai dans la serrure et tournai. Il y eut un déclic puis la clé s'envola à nouveau, les ailes en piteux état. J'ouvris la porte et entrai dans une salle plongée dans une obscurité si intense que l'on n'y voyait plus rien. Mais une fois la porte franchie, une lumière éclatante jaillit soudainement en nous révélant un spectacle étonnant.

Nous nous trouvions au bord d'un échiquier géant, derrière nous les pièces noires qui étaient plus grandes que nous et semblaient avoir été sculptées dans de la pierre. En face de nous, de l'autre côté de la salle, se tenaient les pièces blanches. Je fus parcouru d'un frisson. Les pièces blanches, imposantes, n'avaient pas de visage.

Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? Demandai-je.

C'est évident non ? Dit Blaise. Il va falloir jouer une partie d'échecs pour arriver de l'autre côté.

Derrière les pièces, nous apercevions une autre porte.

Nous sommes obligés de nous transformer nous-mêmes en pièces d'échecs dit Blaise.

Il s'avança alors vers un cavalier noir et posa la main sur le cheval. Aussitôt, la pierre s'anima. Le cheval frappa l'échiquier de ses sabots et le cavalier tourna vers Blaise sa tête coiffée d'un casque.

Il faut … euh …. que nous nous joignons à vous pour passer de l'autre côté ? Demanda Blaise.

Le cavalier noir approuva d'un signe de tête. Blaise se tourna alors vers nous.

Il faut bien réfléchir, dit-il. On va devoir prendre la place de trois pièces noires.

Nous restâmes silencieux, attendant que Blaise ait pris unne décision. Après tout il était le meilleur d'entre nous et moi le moins bon.

Ne vous vexez pas tous les deux, dit-il enfin, mais vous êtes moins bon que moi aux échecs.

On ne se vexe pas, lui répondis-je. Dis-nous simplement ce que l'on doit faire.

Toi, Harry, tu prends la place de ce fou et toi, Drago tu te mets là sur la case de la tour.

Et toi ?

Moi, je prends la place du cavalier, dit Blaise.

Les pièces noires avaient entendu car à cet instant, un cavalier, un fou et une tour quittèrent l'échiquier, laissant trois cases vides que Blaise, Drago et moi occupâmes.

Les blancs jouent toujours en premier, dit Blaise en scrutant l'autre extrémité de l'échiquier. Regardez …

Un pion blanc venait d'avancer de deux cases.

Blaise commença donc à donner ses ordres aux pièces noires et elles se déplacèrent sans bruit là où il les envoyait. Je me demandais ce qui se passerait si nous venions à perdre car même si j'avais confiance en Blaise, je savais que le professeur à l'origine de cette épreuve avait tout fait pour que personne ne passe.

Harry, déplace toi de quatre cases en diagonale vers la droite.

Notre premier choc fut de voir le camp adverse nous prendre notre autre cavalier. La reine blanche l'assomma en le jetant à bas de sa monture et le traîna au bord de l'échiquier où il resta immobile, face contre terre.

C'était nécessaire, dit Blaise d'un ton décidé. Maintenant, tu vas pouvoir prendre ce fou Drago. Vas-y.

Chaque fois qu'elles perdaient un de leurs hommes, les pièces blanches se montraient plus dures et sans pitié et bientôt, il y eut une rangée de pièces noires alignées le long du mur. Deux fois, Blaise s'aperçut juste à temps que nous étions en danger. Il s'arrangeait pour prendre autant de pièces blanches que nous en avions perdu de noires.

On y est presque, murmura-t-il. Voyons, réfléchissons...

La reine blanche tourna sa tête sans visage vers Blaise.

Oui, dit Blaise à voix basse, c'est le seul moyen... Je dois me faire prendre...

NON ! Nous nous écriâmes.

C'est le jeu, répliqua Blaise. Il faut savoir faire des sacrifices ! Je vais jouer mon coup et elle me prendra, ce qui te permettra de faire échec et mat Harry.

Mais...

Tu veux arrêter Quirell ou pas ?

Blaise...

Si tu ne te dépêches pas, il va s'emparer de la Pierre !

Il n'y avait rien d'autre à faire.

Prêt ? Demanda Blaise, l'air résigné. J'y vais... et ne traînez pas ici quand vous aurez gagné.

Il s'avança. La reine blanche abattit alors son bras de pierre sur sa tête. Blaise s'effondra et la reine le traîna jusqu'au bord de l'échiquier. En le voyant assommé, Drago cria mais ne bougea pas de sa case. En tremblant, je fis ce qu'il m'avait demandé avant de jouer et me déplaçai de trois cases vers la gauche. Aussitôt, le roi blanc ôta sa couronne et la jeta à mes pieds. Nous avions gagné, mais à quel prix ? Les pièces blanches s'écartèrent en s'inclinant, dégageant l'accès à la porte du fond. Après avoir jeté un dernier regard désolé à Blaise, Drago et moi pénétrâmes dans la pièce suivante.

Tu crois qu'il … commença Drago.

Je ne pense pas, il n'est pas blessé Drago, assurai-je tentant de me convaincre moi-même. Qu'est-ce qui nous attend maintenant, à ton avis ? Le filet du Diable était le maléfice de Chourave. C'est sans doute Flitwick qui a ensorcelé les clés. McGonagall a donné vie aux pièces d'écheecs. Il nous reste donc à affronter les sortilèges de Quirell et de Rogue...

Nous étions devant une nouvelle porte.

On y va ? Murmurai-je.

D'accord.

Je poussai la porte. Aussitôt, une répugnante odeur nous frappa les narines et nous dûmes relever les pans de nos robes pour nous couvrir le nez. Nous vîmes alors, allongé sur le sol, un immense troll encore plus grand que celui auquel nous nous étions attaqués. Il était évanoui, avec une grosse bosse sanglante sur le front.

Heureusement que nous n'avons pas eu à nous battre contre celui-ci, murmurai-je.

Nous enjambâmes avec précaution l'une de ses jambes massives qui nous barrait le passage et nous hâtâmes de gagner la porte suivante. Lorsque j'ouvris la porte, nous nous attendions au pire, mais nous ne vîmes rien d'effrayant. Il y avait simplement une table sur laquelle étaient alignées sept bouteilles de différentes formes.

Ça, c'est le maléfice de Rogue. Mais je ne sais pas ce qu'il faut faire.

Une fois le seuil de la porte franchi, de grandes flammes jaillirent derrière nous. Mais ce n'était pas un feu ordinaire, celui-ci était violet. Au même moment, d'autres flammes, noires cette fois, s'élevèrent dans l'encadrement de la porte du fond. Nous étions pris au piège.

Regarde ! Dit Drago en prenant un rouleau de parchemin posé à côté des bouteilles.

Je m'approchai et lut par-dessus son épaule :

Devant est le danger, le salut est derrière.

Deux sauront parmi nous conduire à la lumière,

L'une d'entre les sept en avant te protège

Et une autre en arrière abolira le piège,

Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie

Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,

Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,

Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices.

Le premier : si rusé que soit leur perfidie,

Les poisons sont à gauches des deux vins d'ortie.

Le second : différentes à chaque extrémité,

Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.

La troisième : elles sont de tailles inégales,

Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.

Quatre enfin : les deuxièmes, à gauche comme à droite,

Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.

Drago poussa un profond soupir et je fus stupéfait de voir qu'il souriait.

Remarquable ! Dit-il. Ce n'est pas de la magie, c'est de la logique. Une énigme. Il y a beaucoup de grands sorciers qui n'ont aucune logique, ils n'arriveraient jamais à trouver la solution.

Et nous non plus...

Bien sûr que si. Tout ce dont nous avons besoin est écrit sur ce papier. Il y a sept bouteilles, trois contiennent du poison, deux du vin, l'une d'ellles permet de franchir sans mal les flammes noires et une autre permet de retourner sur nos pas en traversant les flammes violettes.

Mais comment savoir laquelle boire ?

Laisse-moi réfléchir.

Drago relut le papier plusieurs fois. Puis il examina attentivement les bouteilles en marmonnant pour lui-même. Enfin, il poussa un cri de victoire.

Ca y est, j'ai trouvé, dit-il. C'est la plus petit bouteille qui nous permettra de franchir les flammes noires et d'arriver jusqu'à la Pierre.

Je regardai la minuscule bouteille.

Il y a tout juste une gorgée, là-dedans, dis-je, ce n'est pas assez pour nous deux.

Nous échangeâmes un regard.

Quelle est celle qui permet de franchie les flammes violettes ?

Drago montra une bouteille ronde, à droite de la rangée.

Alors, bois celle-là, dis-je. Retourne auprès de Blaise, allez prendre des balais dans la salle des clés volantes et utlisez-les pour sortir par la trappe. Touffu n'aura pas le temps de vous mordre. Filez donc à la volière et envoyez un message à Dumbledore avec Hedwige pour lui dire qu'on a besoin de lui. J'arriverai peut-être à retenir Quirell pendant un moment mais je ne suis pas de taille à l'affronter.

Et qu'est ce qui se passera si jamais Tu-sais-qui est avec lui ?

J'ai eu de la chance une fois, dis-je en montrant ma cicatrice. Pourquoi pas deux ?

Drago pâlit et me prit dans ses bras. Il m'encouragea et me fis promettre de rester envie. Je le remerciais d'avoir été mon ami et de m'avoir guidé dans le monde sorcier et lui demandais de ne jamais m'oublié s'il m'arrivait quelque chose.

Drago, nous devons y aller, Quirell a peut-être déjà trouvé la Pierre. Bois le premier.

Drago but une longue gorgée au goulot de la bouteille ronde et fut parcouru d'un frisson.

Ce n'est pas du poison ? Demandai-je d'une voix angoissée.

Non, mais on dirait de la glace.

Dépêche-toi, vas-y avant que les effets ne disparaissent.

Bonne chance … Sois prudent...

VAS-Y !

Drago fit volte-face et marcha droit vers les flammes violettes.

Je respirai profondément, prit la petite bouteille et me tournai vers les flammes noires.

J'arrive ! Dis-je.

Et je vidai la bouteille d'un trait. J'eus alors l'impression d'avoir plongé dans un bain glacé. Je reposai la bouteille, contractai mes muscles et m'avançai à travers le feu. Les flammes noires me léchèrent le corps, mais je ne sentis aucune chaleur. Pendant quelques instants, je ne vis plus que la couleur noire du feu magique, puis je me retrouvai de l'autre côté, dans la dernière salle.

Quelqu'un était déjà là et c'était bien Quirell.

...

Et voilà la fin de ce treizième chapitre. Je voulais juste vous présenter mes excuses pour l'énorme retard de ce chapitre. Mais j'espère que la longueur de ce chapitre vous permettra de me pardonner ce retard. ;)

Tienesuenos