ATTENTION : j'ai posté deux chapitres et... **blasée, lance sa feuille de discours** Ouais c'est la FIN !
Bonnes lecture ! **grand sourire**
La brune n'avait rien voulu entendre alors sa sœur avait pris les devants. Elle avait chargé Chloé de faire un accro chez Emma afin de lui donner un faire-part de mariage. La famille partait dans la journée afin d'avoir quelques jours d'avances pour régler les derniers détails.
La Shérif ouvrit à cette inconnue qu'elle avait pourtant déjà croisée.
- « Vous êtes qui ?
- Ta marraine la bonne fée » répondit-elle avec aplomb.
Elle entra sans autre forme de préambule. Il fallut quelques instants à Emma pour se souvenir où elle avait eu le plaisir de la rencontrer. Chloé utilisa le faire-part afin de taper sur le museau de la chienne qui lui grognait dessus avec un peu trop d'assurance à son goût.
- « On va faire simple, commença la comédienne. Tu l'aimes. Je le sais, Zelena le sait. Ton fils, sa fille le sait. Y a qu'elle qui le sait pas !
- Mais enfin qu'est-ce que...
- Voici l'invitation au mariage. Regina part là, maintenant, tout de suite. Ou tu la choppes à l'aéroport, ou alors tu te pointes à l'église.
- Mais je peux pas...
- Si tu peux, coupa-t-elle encore. Quand on y croit, tout est possible. »
Emma était partagée entre suivre son instinct et écouter sa raison. Finalement, elle appela son père afin qu'il vienne garder Henry. Elle ordonna à son fils de rester tranquille le temps que son grand-père arrive. Elle monta dans sa voiture et se permit, pour une fois, d'utiliser la sirène pour une fin personnelle. L'amie de Regina était sur le siège passager et semblait très amusée par la situation.
- « Je peux savoir en quoi cette situation est tripante ?, demanda la Shérif alors que la sirène hurlait.
- La scène de l'aéroport est un classique, l'informa Chloé.
- C'est pour ça qu'on me prévient au dernier moment ?
- Exact et aussi parce qu'il n'y a que dans l'urgence qu'on se donne vraiment.
- Putain j'arrive pas à croire ce que je m'apprête à faire... »
Emma bondit de la voiture et courut à toutes jambes vers le bâtiment. Les réacteurs d'avions ronronnaient et on voyait certains de ces imposants oiseaux de métal s'élancer vers le ciel. Les futurs passagers et touristes affluaient de toutes parts.
Elle se rua à l'accueil. Elle chercha sur le panneau d'affichage, le vol en direction de Londres. Elle traversa tout le hall, passa les vigiles et lorsqu'elle essaya d'accéder au dit avion, on la refoula. Elle se débattit mais en vain. Elle n'avait pas le droit d'y aller sans ticket. Elle expliqua sa situation mais aucun des employés ne montra sa compassion. Après tout, ils ne faisaient que leur travail. Elle brandit son insigne de Shérif et évoqua un trafic de stupéfiants. Elle ôta de son chemin le dernier gringalet qui lui faisait barrage.
Et c'est avec toute la peine du monde qu'Emma vit l'avion quitter le sol et s'envoler vers le ciel, emmenant avec lui peut-être, la femme qu'elle aimait.
Regina avait enfilé sa robe blanche. Ce n'était là que pour la répétition mais l'émotion était déjà là. Lucie reconnaissait que sa mère était magnifique mais elle maintenait qu'elle faisait une erreur.
Cora avait choisi la robe. Le tissu blanc tombait avec volupté, donnant à la future mariée des airs de meringue ou de nuage immaculé. Un bustier tout aussi blanc maintenait son buste et sa poitrine. Sa peau au teint légèrement halé était rehaussé par le blanc de la tenue. Ses cheveux ébènes avaient été attachés en un chignon haut et sophistiqué. Sa beauté aurait été à son paroxysme si la robe n'avait pas été incrustée de petits diamants que Cora jugeait « absolument nécessaire pour une pareille occasion » et si une traine à la longueur démesurée n'avait pas été comme greffée à la robe.
Et pendant que certains se préparaient à fêter cet heureux événement, d'autres se battaient. Emma se battait corps et âme pour se libérer et avoir deux jours de libres pour se rendre à Locksley. Elle avait finalement trouvé un arrangement avec son collègue Graham qui réglerait pour elle, toutes les démarches afin qu'elle puisse partir à temps.
Une fois assise dans l'avion, elle lâcha un profond soupir. C'était la dernière des dernières chances. Après, elle n'aurait plus rien à se reprocher. La décision ne dépendrait pas d'elle mais de Regina.
La chapelle était absolument magnifique. La bâtiment était gothique, décoré avec goût de mille et un ornements et fresques. Le plafond en croisées d'ogives permettait la présence d'immenses vitraux colorés.
Le soleil si lumineux de dehors, berçait le monde de ses rayons. Sa lumière filtrait à travers les vitraux et baignait toute l'église de couleurs chatoyantes. Ceci ne faisait qu'ajouter du charme au monument religieux.
Zelena était au premier rang et s'agitait nerveusement. Elle ne cessait de se demander si Emma avait finalement réussi à parler à sa sœur. Et si elle n'était pas encore arrivée ? Si après tout, elle avait choisi d'abandonner ? Les questions se formulaient sans cesse dans son esprit. Elle réinventait des explications afin d'en trouver une plausible. Cora affichait un sourire suffisant et Zelena s'en inquiétait.
Regina mettait ses boucles d'oreilles. Elles étaient imposantes, incrustés de pierres précieuses et horriblement tape à l'oeil. Elles étaient longues et léchaient presque ses épaules. Elle leva les yeux et regarda son père dans le reflet du miroir.
Elle se leva. Elle lissa sa robe blanche d'un geste distrait.
Henry Senior décida à son tour de raisonner sa fille. Il avait essayé de lui laisser un peu de répit entre Cora qui la poussait sans cesse dans ce mariage insensé et Zelena et Lucie qui essayaient fermement de l'en dissuader.
« Tu es magnifique. »
Regina sourit à ce compliment et lui souffla un remerciement. Cependant son sourire restait quelque peu crispé.
« Tu le serais plus encore avec un vrai sourire. »
Regina baissa les yeux. Son père poursuivit :
« Ta mère ne changeras plus. En fait, elle a toujours été ainsi, même du temps où je l'ai rencontrée... J'ai appris à l'aimer et à vivre avec cette facette d'elle... aussi déplaisante celui puisse être parfois. J'ai fait ce choix, je l'ai choisie même si je sais qu'elle me quittera dans l'instant si elle rencontre quelqu'un qu'elle estime meilleur que moi... Mais toi... toi ma chérie, tu n'as pas choisi ta mère mais tu peux encore choisir ta vie. »
Regina releva les yeux vers son père et ce dernier sentit bien que la phrase était douloureuse et lui écorchait la bouche :
« Il est trop tard à présent. »
La musique de l'orgue raisonna dans l'église. Les portes s'ouvrirent et tous découvrirent la mariée au bras de son père. Le choeur chanta doucement. La mariée s'avança au rythme de la musique. Elle approchait de l'autel, du marié, du serment de fidélité et d'amour, de sa nouvelle vie.
La blonde avait demandé à trois reprises si c'était la bonne église. Elle avait harcelé trois pauvres riverains pour s'en assurer. Elle avait vérifié trois fois la date du faire-part. Elle avait redemandé si il y avait bien un mariage aujourd'hui.
Kathryn était avocate et lui avait affirmé qu'elle pouvait faire tomber le mariage en prétendant à un mariage blanc ou à une défaillance mentale de l'un des conjoints. La Shérif était prête à tout pour repousser ce mariage ne serait-ce qu'une journée. Elle voulait seulement lui parler, se laisser la chance d'espérer. Après elle partirait si la situation l'exigeait.
Elle rajusta son pull noir où figurait le cygne couronné. Elle remit le col de sa veste rouge et elle poussa les lourdes portes de l'église qui s'ouvrir dans un grincement. Tous se retournèrent. La musique jazz remplaçait les habituels chants religieux.
La blonde vit la mariée et son cœur manqua un battement. Elle était magnifique avec ces cheveux ébènes en chignon. Sa peau noire était recouverte d'une robe de mariée d'un vert pâle. Ce n'était pas Regina. Ce n'était le bon mariage. Ce n'était pas bonne église. Les espoirs se fanèrent plus vite que la fleur la plus éphémère.
« Et merde. »
Cora se pencha vers sa fille ainée.
« Si je savais que tu pousserais cette femme à venir ici pour empêcher ce mariage ? Si j'avais, en conséquence, falsifié un seul faire-part que j'aurais laissé en évidence sur la table pour que tu le prennes ? Voyons, ma chérie, bien sûr que oui. Je suis ta mère. »
Zelena resta sans voix devant la révélation de sa mère. Cora, imperturbable, reporta son attention sur sa fille qu'elle regarda, pour une fois, avec tendresse et amour. Sa fille allait se marier. Elle allait avoir un mari. Sa petite-fille aurait un père. Ils seraient riches et auraient une condition très confortable. C'était le plus beau jour de sa vie.
Emma reprit sa valise et chercha ses parents des yeux. Elle leur fit signe. Henry courut à toutes jambes vers sa mère qu'il prit dans ses bras. Il était tout sourire. Puis il réalisa que sa mère était seule. Il remarqua son air morose et brisé.
« Je suis désolée, Gamin. J'ai fait tout ce que j'ai pu ».
Mais elle savait que ce n'était pas vrai. Elle aurait du casser les deux jambes de Robin pour l'empêcher d'aller à l'autel. Elle esquissa un sourire en imaginant ce cul-de-jatte rouler vers Regina. Puis elle le perdit aussitôt en réalisant qu'à l'heure actuelle, elle devait profiter de son voyage de noces.
La mère d'Henry était assise sur une chaise, accompagnée de ses parents et de son frère. Il avait tous les yeux rivés sur la scène pour voir Henry. C'était le spectacle de fin d'année. Tous dans la salle reconnaissait l'air ô combien reconnaissable de l'apprenti sorcier.
Les enfants étaient vêtus de capes noirs et de cravates rouges, oranges ou bleus. Ils rejouaient à présent la scène de l'Armée de Dumbledore. Tous avaient un bout de bois auquel avait été rattachésdes fines bandes de papier blanc. La musique changea et tous les agitèrent et criant « expecto patronum » . Le son et la lumière s'accordaient avec la mise en scène des enfants. La fumée envahit la scène et une fille habillée de rose – qui jouait le rôle d'Ombrage – brisa la quiétude de ce cours de magie illégal.
Mais il manquait un élève à Poudlard. Lucie n'était pas là. Ce spectacle rappelait à Emma et Henry que des personnes manquaient ce soir et la blonde n'avait pas besoin de constater la chaise désespérément vide à ses côtés pour le savoir.
La Shérif n'arrivait plus à dormir. Ce n'était pas faute de se tuer au travail. Elle n'arrivait à trouver le sommeil que tard dans la nuit, parfois très tôt la matin. Alors elle essayait de s'endormir devant la télé.
Elle s'assit en tailleur sur le canapé. La voix qui en sortait lui disait quelque chose. C'était une pub pour une voiture. On voyait un homme conduire le véhicule ou du moins on le devinait en voyait ses mains sur le volant. La voix avait un accent.
« Conduire cette voiture est une chose très simple. Il suffit de savoir la prendre et elle exécute. C'est comme avec une femme. Vous la caressez et elle va se mouvoir. Vous appuyez sur les boutons et la voiture roule. »
Emma s'approcha de l'écran. Non. Ce n'était pas possible. Pas lui. Le visage de Robin apparut à l'écran, charmeur, fier... imbu de sa personne. Plus il parlait plus Emma était en colère.
« C'est comme avec Regina. Si vous savez vous y prendre, vous aurez tout ce que vous voulez d'elle. »
Le poing d'Emma s'écrasa dans la télévision. Elle le frappa à plusieurs reprises jusqu'à ce que Robin soit réduit au silence. Elle n'avait pas mal à la main. Elle n'avait aucune blessure, ne ressentait aucune douleur. Puis elle se sentit nauséeuse. Son ventre gronda douloureusement. Elle apposa sa main dessus en espérant atténuer ce qu'elle ressentait. Elle vit avec horreur son ventre grandit à vue d'oeil jusqu'à devenir gros et rond. Un ventre de femme enceinte.
« Oh putain j'ai fait un déni de grossesse ! » réalisa-t-elle avec horreur.
Elle sentit le petit être qu'elle avait abrité se mouvoir. Elle le sentit bouger. Elle posa ses deux mains sur son ventre en espérant le faire cesser.
« Je suis enceinte de qui ? » se demanda-t-elle tout haut. Elle regardait son ventre comme s'il était en capacité de lui répondre.
« Oh putain je suis enceinte de Regina ! »
Elle prit un instant. « Mais comment c'est possible ? » se demanda-t-elle.
Et elle se réveilla en sursaut dans son canapé. Elle plaqua avec force ses mains sur son ventre et soupira de soulagement en réalisant qu'il était normal. Son ventre était plat. Elle regarda sa montre et vit qu'il était plus de trois heures du matin. La salle à manger était plongée dans le noir. A la télévision, point de pub exécrable avec Robin, simplement un documentaire animalier.
La chienne d'Emma approcha, visiblement inquiète de l'agitation soudaine de sa maitresse. Elle remuait doucement la queue. Emma lui caressa la tête pour la rassurer.
« Je commence à devenir folle. Je vais me coucher ».
Elle se leva pour étendre la télévision.
« Ils n'ont qu'un seul partenaire au cours de leur vie. Il est possible qu'ils meurent d'un cœur brisé. Les cygnes sont des anim... »
Et Emma réduit la télévision au silence.
Emma s'inquiétait. Ils avaient changé de Maire. Pourtant son mandat n'était pas encore fini. Elle songea au pire mais internet se révéla être un pauvre allié. Elle ne trouva aucun article, ni sur son mariage, ni sur ses noces, ni sur son travail en tant que Maire. Aucune photo.
Elle chercha la liste des crashs d'avions et fut soulagée cette fois de ne rien trouver. Elle prit son visage entre ses mains et contempla l'écran comme s'il allait finir par avouer où se trouvait la brune.
Regina avait démissionné c'est du moins ce que disait le dernier document signé de sa main. La Shérif essaya de trouver des indices mais le fait est que déterminer la présence de quelqu'un par sa signature est aussi efficace que lire l'avenir dans des feuilles de thé.
Emma faisait tourner son stylo entre ses doigts. Le mariage avait été précipité peut-être que Robin espérait en tirer quelque chose en particulier ? De l'argent. Le sang de la blonde se glaça dans ses veines.
Elle essaya de chasser l'hypothèse pourtant plus que crédible qui venait de se formuler dans son esprit. Robin avait très bien pu faire signer une assurance vie à Regina, la tuer juste après le mariage. Elle visualisait le sombre crétin barbu creuser un trou dans le sol... un corps inanimé dans un grand sac gisant à ses côtés attendant sa dernière sépulture...
Elle secoua vivement la tête pour en chasser ces images. Regina n'aurait jamais signé un tel papier. C'était une femme intelligente, érudit... Elle n'aurait jamais souscrit une telle assurance... Emma émit d'autres hypothèses mais le fait est qu'une chose ne changeait jamais :
Regina et Lucie avaient disparu.
La blonde avait déposé son fils à l'école tôt ce matin pour la rentrée. Tous deux affichaient une mine déconfite. Ils n'avaient que peu parlé ce matin. Emma était déçue de n'avoir pu lui parler avant son mariage. Après avoir traversé la moitié du globe, se tromper d'église était une honte. L'erreur était d'autant plus difficile à accepter que l'adresse avait été changée sur cet unique fichu faire-part. Et à présent c'était comme si Regina n'existait plus et c'était insupportable.
Emma était chez elle. Henry avait voulu faire sa rentrée seul. Il rentrait au collège, il était grand. Elle buvait son chocolat à petites gorgées, laissant la tasse réchauffée ses mains désespérément glacées. Elle regardait la télé sans vraiment prendre conscience de ce qui s'y déroulait. Elsa s'était débrouillé pour revenir et lui tenir compagnie quelque jours. Et la blonde platine était déterminée à apporter un peu de joie au monde d'Emma qui semblait gelé.
- « Tu te rappelles de ma tante Ingrid ?
- Comment l'oublier ? Un peu folle mais sympa. Comment elle va ?
- Je suis passée dans sa boutique cet été. Sa boutique marche plutôt bien... Il faut dire qu'elle a plus de trous dans ses stocks » lui déclara Elsa taquine.
On sonna à sa porte. La blonde se leva tout en répondant à Elsa :
« Tu dis ça juuuste parce qu'on lui piquait un pot ou deux quand elle avait le dos tourné.. Oh tu te rappelles aussi de Kristoff ? Il venait toujours à la boutique l'été pour demander des nouvelles d'Anna.
Il était tellement déçu quand on lui disait qu'elle était pas là..., se souvint-elle avec amusement. Mais maintenant ils sont mariés. Il a dû faire de sacrées économies sur les glaces. »
On sonna de nouveau. Emma souffla en pensant que c'était ses parents qui revenaient. Cela faisait plusieurs jours qu'ils la harcelaient pour la faire sortir. Elle tendit la main vers la poignée et se ravisa. C'était peut-être Neal après tout. Elle ne l'avait pas vu depuis un bout de temps. Il lui avait dit prendre des vacances avec sa nouvelle petite amie. Il s'était peut-être ravisé pour tenter encore de la séduire ?
On sonna pour la troisième fois. Emma ouvrit la porte d'un coup. Qui que ce fut, c'était forcément une personne qu'elle ne désirait pas voir.
Son souffle se coupa dans sa poitrine. Regina la regardait sans sourciller. Elle tenait un sac en plastique assez imposant dans ses bras. Elle dégagea une main et poussa doucement la porte d'entrée. Emma la laissa faire. Que faisait-elle ici ?
« Tu sais que tous les restaurants japonais sont fermés avant 11h ? Aucun n'est ouvert. Ils ne sont pas encore livrés ni rien. C'est aberrant, souffla Regina. Du coup j'ai fait réveiller le chef que j'avais embauché avant les vacances. Il a d'abord été réticent mais je lui ai graissé la patte et il s'est exécuté. »
Regina posa le paquet sur la table de la cuisine et commença à tout déballer. Emma vit brochettes, sushis, makis, sashimis s'étaler sur sa table. Elle ne comprenait pas ce que la brune lui disait. C'était surréaliste. Emma ouvrait la bouche, complètement hébétée.
« Je ne savais pas ce que tu aimais alors j'ai tout pris. Il y a même des gyosas. C'est délicieux. Tu devrais essayer. »
Elsa risqua un œil par-dessus le canapé. Regina prit conscience de sa présence.
« Qu'est-ce qu'elle fait ici ? », demanda-t-elle sèchement en désignant Elsa d'un petit signe de tête.
Cette dernière quitta le canapé et leva les mains en signe de reddition.
« Stop !, ordonna-t-elle d'un ton sans appel. Je ne veux rien avoir à faire avec vous deux. Attendez deux secondes. »
Elle se faufila près de la porte d'entrée, attrapa son manteau au passage et sortit.
Elsa soupira. Elle n'avait pas vraiment envie de se trouver une fois de plus face à une Regina furieuse. Elle décida d'aller prendre un café. Elle traversa la rue et vit deux femmes qui regardaient la tour d'immeuble avec insistance .
- « A ton avis, c'est lequel ?
- Celui auquel Regina suspendra la culotte d'Emma en signe de victoire ! »
Les deux femmes rirent et Elsa détailla leurs apparences. La première avait une chevelure dorée retenu en un haut chignon. La deuxième avait de longs cheveux roux qui ondulait ses épaules et des yeux d'un vert intense. Son visage n'était pas sans rappeler celui de Regina.
« Excusez-moi mais qui êtes-vous ? »
Zelena se tourna vers la voix et reconnut presque à regret la blonde qu'elle avait vu au cours du match de hand quelques mois plus tôt.
« Vous êtes la nouvelle petite-amie d'Emma ? »
Elsa songea que cette femme devait avoir un tempérament plutôt direct. Elle répondit en riant que non et les deux femmes semblèrent rassurées. Elles s'adoucirent aussitôt. Elsa découvrit l'identité des deux inconnues et se présenta à son tour.
- « Vous pourriez me raconter le début de cette histoire ? Emma s'est montrée évasive...
- Bien sûr, confirma vivement Chloé.
- Et nous comptons sur vous pour nous raconter ce qui s'est passé cet été. »
Emma était en colère. Elle était chez elle et Regina arrivait de nulle part après deux mois d'absence comme une fleur et se permettait de lui faire la morale.
« J'amène qui je veux ici, c'est chez moi. »
Regina se sentait stupide. Elle avait été naïve de croire que tout finirait bien. Elle osa néanmoins poser la question lui brulait les lèvres. La brune s'arrêta un instant et se retourna vers Emma. Elle avait à présent un air grave, loin du ton léger d'elle avait pu prendre auparavant. Elle se racla la gorge et agita nerveusement ses mains.
« Tu couches avec elle ? » demanda-t-elle plutôt sèchement.
Elle vit Emma la fixer avec de grands yeux. Elle pinça les lèvres aussi fort qu'elle le pouvait mais c'était plus fort qu'elle. Elle rit, un rire franc qui raisonna dans toute la pièce. Parce qu'elle n'avait jamais envisagé Elsa de cette façon. Parce qu'elle se rendait compte que Regina était jalouse.
« Je connais Elsa du temps où je portais encore des couches. On est proche mais c'est une bonne amie et une sœur. Et on ne couche pas avec sa sœur. »
Les épaules de Regina se relâchèrent et elle respira plus aisément.
« Pourquoi es-tu venue ? » demanda Emma de but en blanc.
Elle espérait tant de cette réponse. Ne savant que faire de ses mains elle s'approcha d'une chaise et les posa sur le dossier. Elle déglutit et reporta son regard sur la brune. Regina, gênée et les jambes légèrement fébriles et tremblantes, osa plonger son regard dans celui d'Emma.
« Je suis venue... pour toi, avoua-t-elle.
Et le type que tu devais épouser ?, interrogea la blonde.
Je n'ai pas pu... »
La musique emplissait le cœur de la bâtisse. Les lumières colorées et chatoyantes dansaient sur sol et plafond. Regina s'avançait, tenant la main de son père. Tous ces gens la regardaient. Sa mère la regardait enfin avec fierté. Et paradoxalement c'est quand Regina sentait son cœur se serrer que sa mère semblait exulter. Elle avait toujours tout fait pour plaire à sa mère. Mais à présent, elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus. Zelena avait raison. Elle devait songer à son bonheur et non au leur.
Arrivée devant l'autel, tous s'assirent. Le prêtre prit la parole et Regina se permit de l'interrompre. Elle se répandit en excuse auprès de Robin, de Roland et de l'assistance. Elle avait la voix tremblante mais son discours ne laissait plus de place au doute. Elle lâcha la main de Robin.
Elle trouva sa fille dans l'assistance, au premier rang. Lucie lui offrit un sourire sincère. Elle savait ce que pensait sa mère. Son cœur débordait de joie. Elle se leva et la rejoignit. Mère et fille sortirent de l'église sous les yeux de l'assistance ébahie.
Regina courut aussi vite que ses talons le lui permirent. Sa traine se déchira et s'étendit sur le sol de l'église. Les pinces de son chignon s'envolèrent et la chevelure ébène s'affranchit de cette coiffure étriquée.
Certains murmuraient déjà d'excitation quand à ce départ, d'autres colportaient déjà des rumeurs. Cora hurlait de rage, de honte. Zelena criait et encourageait sa sœur tandis que leur père arborait un sourire fier et heureux.
Pour une fois, Regina n'en avait cure. Elle ne songeait qu'à son propre bonheur. Il n'était pas ici alors elle allait le chercher.
Henry avait cru la voir dans la cour de récréation. C'était impossible elle était partie en Angleterre, pour toujours sans doute. Pourtant cette chevelure rousse qu'il voyait de dos, c'était Lucie. Ca se pouvait être que Lucie.
Il l'appela et la fille se retourna. Il découvrit le visage de sa sœur. Il laissa tomber son sac et courut la prendre dans ses bras. Lucie remarqua qu'il avait beaucoup grandi cet été. Elle était toujours la plus grande mais il la rattrapait.
- « Comment tu es revenue ?, demanda-t-il.
- Par avion, nigaud.
- Mais comment c'est possible ? Et le mariage ? Pourquoi tu reviens que maintenant? »
Quand Lucie lui expliqua la situation, il éclata d'un rire franc. Il était admiratif et tout simplement heureux. Ils savaient depuis le début que Lucie était sa sœur. Les liens du cœur sont plus forts que les liens du sang. Rien ne pouvait les séparer, ni le destin, ni la vie, ni même leurs mères.
Pour prouver la véracité de son propos, la brune montra à Emma sa main gauche dépourvue d'anneau et sourit timidement
Elle expliqua doucement et avec une certaines réserve la situation. Elle expliqua les raisons de son mariage et la blonde lui fit judicieusement remarquer que ses arguments étaient absurdes. Elle eut un sourire crispé : elle savait qu'Emma avait raison. Il avait fallut que Regina soit acculé au pied du mur pour oser prendre le contrôle de sa vie.
- « Donc après avoir planté l'autre crétin tu as pris des vacances ?
- J'avais besoin d'être seule, juste avec Lucie pour repenser à tout ça. »
Regina raconta qu'elle avait visité quelques pays d'Europe avec sa fille. Elle mentionna un musée dans un pays d'Europe où les œuvres splendides qu'il recelait seraient susceptible de l'intéresser. Regina déclara qu'elle pourrait apprécier les peintures à sa juste valeur étant donné son goût prononcé et sa grande connaissance de l'art. Mais à cet instant la blonde n'en avait cure. Elle n'écoutait plus. Elle était absorbée par l'oeuvre qui se déroulait devant ses yeux. D'une meilleure impression qu'un tableau de Turner, plus éblouissant qu'un Renoir et plus grandiose que toutes les peintures historiques et titanesques. Regina était dans la cuisine, elle parlait et cela semblait désespérément et délicieusement normal. C'était là une véritable œuvre d'art vivante, sans tache, parfait. Et elle en faisait partie.
Cependant après avoir arpenté les différents pays, Regina avait ressenti le besoin de rentrer ici, à Boston, chez elle. Un léger silence s'installa.
Emma s'approcha lascivement de la brune. Cette dernière recula et buta contre la table. La blonde s'amusa de sa gêne. Elle se pencha vers elle, amenuisant la distance qui les séparait encore. Regina pencha doucement la tête sur le côté. Emma approcha ses lèvres au plus près des siennes. Elle sourit puis se recula vivement, non sans avoir saisi une boite de sushis. La brune était décontenancée par cet éloignement soudain et papillonna des yeux.
- « Quelle délicate attention que de m'avoir apporté des sushis. Depuis le temps que j'en avais envie..., déclara Emma, fière de son effet.
- Ravie de voir l'importance qu'ont les repas à tes yeux. »
Regina croisa les bras et fixa la blonde. Emma ne perdit pas son petit sourire.
- « Quand je pense que j'ai renoncé à une condition confortable pour toi...
- Je suis Shérif, contra la blonde.
- C'était un homme avec un domaine important.
- J'ai un appartement de 75m².
- Il était si beau..., s'amusa la brune.
- Je suis plus sexy !
- Il avait un fils adorable...
- Henry est sûrement mieux.
- Et Lucie l'adore...
- Je t'ai aussi sauvée la vie » lui rappela la blonde en agitant son index sous son nez.
Regina lui donna un coup de coude, visiblement embarrassée à l'évocation de ce souvenir. Emma laissa finalement la boîte qu'elle avait dans les mains. Elle était célibataire et Regina n'était pas mariée.
Elle s'approcha de nouveau de la brune dont le regard ne cilla pas. Elle enroula doucement ses bras autour de la fine taille de la brune et la hissa sur la table. Emma caressa doucement ses jambes dénudées que sa jupe sombre ne pouvait entièrement dissimuler. Regina prit le visage d'Emma entre ses mains et l'embrassa avec passion. Elle lui donna une multitude de baisers soit autant de jour soù Emma lui avait manqué. Elle souriait entre chaque baiser qui devinrent de plus en plus appuyés. Emma avait les yeux fermés et s'abandonnait.
Les cœurs battirent à un rythme plus effrénés, sous les effets des émotions qui les enivraient. D'abord chaotiques, ils semblèrent s'harmoniser et battre avec une force étourdissante.
Leurs mains tremblaient, encore hésitantes. Les cœurs s'échauffaient. Leurs respirations se faisaient plus lentes et plus profondes afin de contenir l'émotion de leurs corps. Regina attira Emma au plus près d'elle, entre ses cuisses. Elle rompit leur baiser et ôta les boutons de sa chemise. La blonde suivait lentement la lente course des doigts de Regina. La brune nota que la respiration d'Emma s'emballait au fur et à mesure de son effeuillage. Elle fit descendre le tissu, dévoilant lentement ses épaules et offrant son corps à la femme qui lui faisait face.
Emma remarqua le soutien-gorge ouvragé bien qu'il ait conservé une certaine simplicité. Il voilait la poitrine de Regina d'un tissu noir dont la transparence laissait entrevoir plus qu'il ne laissait le loisir d'imaginer les perles qui se trouvaient camouflées derrière. Emma sentit ses joues s'empourprer mais elle s'osa esquisser aucun mouvement. Regina lui prit les mains. Elle embrassa les doigts fins de la blondes, déposa un baiser sur le peau fine au creux de ses poignets. Elle les guida ensuite vers son corps. Elle ôta le dernier obstacle qui emprisonnait sa poitrine et Emma commença ses douces caresses.
La brune lui ôta son pull fin. Emma ne comprit pas pourquoi elle souriait en découvrant son débardeur blanc. Regina l'incita à poursuivre son effeuillage.
La brune l'attira au plus près d'elle afin que son corps épouse le sien. Elle poussa la longue chevelure blonde et embrassa la peau diaphane du cou qui s'offrait à elle. Emma sentait le souffle de Regina devenir rauque et chatouiller son cou. Elle essayait de découvrir le corps de Regina mais cette dernière repoussait les tentatives délicates d'Emma. Elle voulait la découvrir avant de s'offrir.
Les doigts de la brune parcoururent le ventre plat d'Emma et trouvèrent la boucle de la ceinture. Elle poursuivait ses baisers en descendant vers la poitrine ronde de la blonde. La ceinture glissa lentement sur le sol dans un bruit métallique.
Le cœur d'Emma battait la chamade, elle sentait son corps vibrer tout entier sous le désir qui l'habitait.
Elle prit le visage de Regina entre ses mains, dégagea son visage des mèches brunes qui l'empêchait de la contempler pleinement.
Son désir fiévreux rendait se respiration plus chaotique. Elle plaqua ses lèvres contre celles de la brune dans un geste maladroit mais preuve d'un désir assuré. Lorsque leurs lèvres se séparaient c'était à regret pour quérir de l'air, mieux aspirer leurs soupirs et s'approprier le désir de l'autre. Emma colla sa poitrine encore non affranchie de l'étau de tissu pour sentir le cœur de la brune battre contre le sien. Regina comprit sous ses baisers fougueux sa demande implicite et commença déboutonner d'un geste peu assuré le pantalon d'Emma.
Elsa vit un homme s'approcher et entrer dans l'immeuble. Le reconnaissant, elle voulut l'interpeller et l'empêcher d'aller de monter dans l'appartement mais Zelena l'en dissuada en posant une main sur son bras :
- « Laisse. Ca va être drôle.
- Tu sais qu'elle va vous tuer si elle l'apprend ?, lui fit remarquer la comédienne.
- Si elle l'apprend, un jour. »
Zelena rit de sa propre blague, rejointe par l'amie de sa sœur. Elsa esquissa un discret sourire : elle n'était pas certaine qu'Emma apprécie cet humour.
- « Donc, on va où ?, demanda Chloé.
- Je connais quelqu'un qui sera plus qu'heureuse d'écouter ces ragots. Je vais vous emmener au Granny's », les informa Elsa.
La porte de l'appartement claqua. Les yeux de Regina et d'Emma s'écarquillèrent d'épouvante. La blonde vit volte-face et fit rempart de son corps afin de dissimuler les seins nus de Regina aux yeux de l'intru.
« La caniparc est fermé, je suis rentré plus tôt. »
Regina se saisit de sa chemise et la plaqua sur Emma qui l'enfila en hâte. La brune boutonna la chemise aussi bien que ses mains paniquées le lui permettaient. La blonde ramena son débardeur blanc à ses pieds et lui tendit la boule de tissu par dessus son épaule. Regina s'en empara avec un empressement certain et l'enfila.
« Emma, ta braguette », souffla la brune.
Cette dernière remonta la fermeture éclair et essaya de paraître naturelle.
David posa la laisse sur le meuble qui se tenait à côté de l'entrée. Il arriva dans l'appartement et la chienne le devança, ayant senti Regina. L'animal jappa joyeusement et la brune essaya d'empêcher la bête baveuse de répandre sa salive sur ses jambes dénudées.
David regarda les deux femmes. Les cheveux en batailles, les joues écarlates.
Emma avait une chemise blanche. Rien d'anormal en soi si ce n'est qu'elle était à l'envers : les boutons se trouvaient dans son dos. Regina croisait les bras sur sa poitrine et le débardeur blanc qui la couvrait qui n'était visiblement pas à elle. Les coutures du vêtements étaient visiblement et l'étiquette blanche du vêtement dépassait du col.
David nota le soutien-gorge noir qui gisait sur le col, vêtement indignement abandonné par sa propriétaire. La brune suivit son regard et elle devint plus rouge encore. La chienne commença à s'en approcher et Emma s'en saisit et le fourra péniblement dans la poche de son jean. Son père la regarda et elle vira au rouge cramoisi. Regina se passa la langue sur les lèvres avant de baisser les yeux et de se mordiller la lèvre inférieure. Il ne valait pas que son esprit poursuivre son cheminement empreint de luxure. Il ne valait pas qu'elle songe à quel point Emma était désirable.
« C'est bizarre que le caniparc soit fermé » tenta Emma avec naturel.
Mais sa respiration encore saccadée ne trompait personne. Regina remit une mèche brune derrière son oreille et essaya de paraître naturel malgré ses joues qui ne cessaient de s'empourprer.
Un lourd silence s'installa. Tellement pesant que David finit par éclater de rire. Les deux femmes rirent faiblement, terriblement gênées.
« Je suppose que Regina sera avec nous pour Thanksgiving cette année ? », demanda-t-il.
Dire que tout devint plus facile serait mentir.
Le frère d'Emma accueillit Regina avec bonheur et joie.
Zelena fit valoir son rôle dans cette histoire et sous le regard surpris de leurs mères, Henry et Lucie avouèrent leurs rôles afin de récupérer, à juste titre, les lauriers que la tante de Lucie essayait de leurs subtiliser.
Cora fit ouvertement part de son désaccord et blâma sa fille de lui faire un tel affront après s'être évaporée pendant deux mois. Mary Margaret, à la grande surprise de Regina, prit sa défense.
David observa sa femme prendre la défense de la petite-amie de leur fille et il était heureux de constater qu'elle abandonnait (enfin) l'idée de voir Emma se remettre un jour avec Neal.
Henry Senior fit signe au père d'Emma de laisser leurs femmes. La bataille cesserait bien lorsque l'une d'elle aurait lâché les armes ou aurait rendue l'âme.
Elsa argua qu'elle avait raison et qu'on abandonnait jamais vraiment quelqu'un que l'on aime sincèrement.
Et Ruby râla après Emma pour l'avoir ainsi tenu à l'écart de ce qu'elle appelait « l'histoire du siècle ».
Chloé s'enquérit de la date du mariage mais Regina répondit qu'il était trop tôt pour aborder ce genre de questions.
Emma n'avait pas besoin d'un papier ni d'une bague pour savoir. Elles s'étaient retrouvées malgré tout ce qui aurait dû les séparer. Elles savaient toutes deux, et nous le savons tous, que cet amour durera toujours.
L'histoire n'est pas réglée comme du papier à musique son écriture est sinueuse. Nous l'écrivons selon notre humeur mais surtout selon notre cœur et c'est là qu'en réside toute sa valeur.
Notes :
La scène de l'aéroport est inspirée du film Saving Face qui est un film absolument magnifique.
A la toute fin, il y a une référence à la chanson « Deux enfants » du film Robin des Bois de Disney. Une façon de tirer une dernière flèche sur Robin.
La fin a été réécrite plusieurs fois. Je l'aime moyennement mais j'arrive pas à en trouver une bien. C'est toujours Regina qui retrouve Emma mais j'ai eu du mal à me décider.
Beaucoup de personnages sont beaucoup plus présents que dans le premier jet : Robin, Zelena, Elsa et même Graham. Le caractère de Lucie est devenu plus prononcé au fur et à mesure.
J'ai essayé de ne pas diaboliser Robin. Je l'aimais bien, c'était un brave type - en théorie. Et après, je l'ai détesté. Cordialement. De toute mon âme. Merci à la saison 4 pour ce massacre historique.
Le cauchemar d'Emma c'est le mien (en gros). Oui, la série a ruiné ma vie.
L'église en question qui m'a servie de modèle est la Sainte Chapelle, à Paris dite « La chapelle de lumière ». C'est un bâtiment absolument magnifique.
Je tiens à te remercier, toi, grand(e) lecteur-trice, qui a fait de cette petite histoire un truc digne d'attention. Je l'ai vraiment abandonnée et j'ai vraiment songé à tout bonnement l'effacer alors si tu l'as lue, c'est déjà beau. Si tu as aimé c'est encore mieux :D Merci à toi, follower, Guest ou lecteur-trice silencieux-se. Vraiment.
J'attends votre verdict !
Je me suis lancée dans l'écriture de la suite d'une « Potion Givrée ». Pas sûre que ça motive les foules mais je m'éclate (et cette fois j'écris dans l'ordre...). A bientôt et merci à vous !
