Titre: Drop the Dagger, Romeo
Auteure: Tch0upi
Fandom: Naruto
Pairing: Naru&Sasu
Genre: Angst&Romance
Disclamer: Aucun personnage ne m'appartient.
Rating: M.
Réponses aux reviews:
Boomerang: Eh bien oui ce serait une idée pour lui, mais va-t-il le faire ? Tu auras toutes les réponses sous peu:)
Dirty girl 7364: Hey oui le lemon! :) Je suis contente que tu l'aie aimé! Merci à toi!
Loulyss: En réalité, c'est normal que tu aies trouvé que le moment était venu trop vite. C'est un peu volontaire, en fait... Chacun d'entre eux était dans un moment de faiblesse donc.. voilà. Merci en tout cas! Voici la suite :)
TLIOM: Merci beaucoup! Je suis contente que ça t'ait plu, je suis toujours un peu maladroite avec mes lemons.. Enfin, même si ce n'est pas mon premier.. Eh non, le danger est juste au coin du mur! Merci de ton review, voici la suite! Bonne lecture.
sasunaru-doujins: Salut ! Wow, merci pour tes supers reviews! Les lire m'a donné le sourire! Cette fic, en fait, arrive à sa fin. Mais t'inquiète, toutes les choses en suspens vont avoir une conclusion! Merci à toi en tout cas, et bonne lecture!
Coco-Cha: Salut ! Je suis tellement contente que ma fic t'ai conquise! Ce sont de très beaux compliments et j'en suis très touchée, merci. Comme je l'ai dit un peu plus haut, en effet tu as tout compris: Le sexe est arrivé trop tôt. Ils étaient tous les deux en état de faiblesse et n'ont pas pu résister.. Pour tes questions, elles sont très intéressantes et j'espère que la suite des choses te plaira, répondra à tes attentes surtout. Je pense que le chapitre 14 répond à au moins une de tes questions. Alors merci beaucoup à toi et bonne lecture !
Koalamanga: Salut ! Tout est triste dans cette fiction, en effet.. et désolée pour ça! Je pense que j'ai un faible pour les histoires sombres. Quoique il faudrait un jour que j'écrive une fic sombre du genre mais avec Naruto comme victime. Bref ! Pour ta question, eh bien j'ai utilisé cette expression "petit merdeux" parce que Naruto l'a déjà pensé au début de la fic, quand Sasuke était à ses yeux juste un petit con qui lui manquait de respect.. et enfin, il a eu cette même pensée parce que Sasuke lui faisait envie et ne se cachait pas pour l'encourager à céder. J'espère que tu as compris! ^^" Sinon, oui, ce chapitre annonce beaucoup de rebondissements, il est court par contre.. Mais voilà. Merci a toi ! Mes examens se sont bien passés, du moins, je crois... Reste à savoir mon résultat ... Ah la la... Vos encouragements me gardent mon moral ! Donc voilà la suite ! Bonne lecture. :)
Camimica: Ouaip, ils l'ont enfin fait. :) Merci de ton review, en espérant que la suite te plaise! Bonne lecture!
Drop the Dagger, Romeo
Chapitre XIV.
And as you showed me your scars
I only held you closer
And as the light in you went dark
I saw you turn to shadow
— Apocalyptica
Naruto poussa un soupir de soulagement lorsqu'il se pencha et constata que Sasuke s'était endormi. Doucement, il mit la couverture sur son corps et posa une troisième fois ses lèvres sur le haut de son front, à la lisière de ses cheveux.
Il ignorait ce qui s'était passé. Enfin, à part l'évident : ils avaient fait l'amour. Car oui, ils avaient fait l'amour — ou du moins, c'était ce que Naruto avait ressenti. Bien qu'il eût cru que s'ils en venaient là un jour, ce serait plutôt bestial et purement physique, étonnamment, la tendresse s'était immiscée dans leur relation et leurs caresses avaient été… douces, senties, échangées. Ou peut-être était-ce le grand sentimental en lui qui s'imaginait des choses…
Toujours est-il que Naruto ne comprenait pas ce qui venait de se passer avec Sasuke. Il s'était levé pour aller chercher des serviettes à la salle de bain afin de nettoyer un peu leurs deux corps, et Sasuke s'était mis à paniquer. Naruto avait paniqué lui-même en le voyant dans un tel état de détresse. Il n'arrivait plus à respirer, il suffoquait…
Avait-ce été aussi horrible pour lui? Il se doutait que Sasuke ne devait pas raffoler de contact humain, avec un tel passé… Il avait été battu par différentes personnes et sur de longues années. Il avait été victime de tentative de meurtre par un petit ami — qui avait, si on se fiait à la tendance, sûrement dû lever la main sur lui aussi à un moment ou un autre. Sans parler de ses… expériences de prostitué. Certains de ses clients s'étaient peut-être montrés violents avec lui sous la couette. Après tout, un prostitué sans abri n'aspirait pas vraiment le respect de la part d'hommes qui achetaient leurs services, aussi tordu et malsain cela pouvait-il paraître.
Naruto se rhabilla rapidement puis, s'assurant que Sasuke était encore profondément endormi, se détourna et descendit jusqu'à la cuisine. Alors qu'il se dirigeait vers le frigo pour se servir un verre de lait, il s'arrêta contre le comptoir où il s'appuya.
Merde, songea-t-il en serrant les poings. Il aurait dû y penser avant de céder à la tentation. Avec un passé pareil, le sexe ne devait pas être un terrain d'amusement pour Sasuke. Et pourtant, le jeune homme avait été celui à l'attirer dans ses bras, à tisser cette immense toile d'araignée dans laquelle Naruto s'était emmêlé les ailes. Son attitude, ses regards sous-entendus. Sasuke l'avait complètement excité, depuis le début. Pourquoi ?
Puis cette longue cicatrice qui lui barrait le bas du ventre… Lorsque Naruto l'avait aperçue, son sang s'était glacé dans ses veines. Nom d'un chien, une cicatrice comme ça ! Ça ne pouvait qu'être l'oeuvre d'un poignard très imposant, et sans merci. Son connard de petit ami avait essayé de l'étrangler. Se pourrait-il qu'il lui ait fait ça aussi ?
Naruto était curieux. Horrifié. Inquiet. Fasciné. Indéniablement attiré. Il savait que Sasuke nageait dans des ténèbres profondes, et qu'essayer de briser ses murs ne ferait que le faire tomber lui aussi dans son gouffre, mais il ressentait l'envie — plus forte que tout le reste — de le secourir. De l'aider. De le faire sourire.
Le faire sourire…
Il avait souri, l'espace d'un instant, durant leurs ébats tout à l'heure. Mais ça avait été si bref que Naruto n'était pas sûr de l'avoir juste imaginé. Et désormais il donnerait n'importe quoi pour le revoir.
Il soupira de nouveau. Il alla vers le frigo et se servit ce fameux verre de lait tant désiré. Une fois sa soif rassasiée, il lança un regard vers les corrections qu'il avait délaissées sur la table la venue de Sakura.
En les observant un moment et en se remémorant sa femme, Naruto fit rejouer les événements en accéléré : d'abord elle le trompait, ensuite ils se séparaient, puis il tombait tête la première dans les bras de Sasuke, un jeune homme de 21 ans que la vie n'avait pas gâté. Un jeune homme extrêmement brillant, mais extrêmement brisé aussi.
Naruto passa devant la table, décidant de terminer ses corrections plus tard. Il monta à l'étage. En entrant dans la chambre, il vit que Sasuke n'avait pas bougé. Il s'avança et se pencha afin de s'assurer que sa respiration était normale — et présente. Il avait si peur de revivre un jour cet instant de pure terreur lorsqu'il l'avait cru mort sur le lit. Mais Sasuke était bien vivant. Et il dormait. Naruto le contempla encore un peu, essayant par la même occasion de comprendre ses propres sentiments. S'il ne ressentait absolument rien pour lui, alors il l'aurait déjà renvoyé de chez lui au moment où il avait touché à de la drogue de nouveau. Un homme normal et sensé l'aurait jeté dehors sans préavis. Et c'était sans parler de ses façons de manquer de respect à sa femme — bon, il s'était avéré que sa femme n'avait mérité aucunement ce respect, mais tout de même — et de lui faire des avances.
Donc, Naruto devait avoir un minimum de sentiments (et un manque flagrant de principes et de bon sens). Mais quel genre de sentiments? De la tendresse? Oui. De l'affection? Bien sûr. De l'envie ? Du désir ? Absolument. Logiquement, après l'avoir baisé, si ce n'était que ça, il aurait dû retrouver ses esprits et briser tous leurs liens, puisqu'ils n'avaient rien en commun. Tout les séparait.
Sauf que Naruto ne voulait pas que du sexe. Alors il y avait forcément autre chose…
Il savait qu'il tournait autour du pot, mais c'était improbable que l'on puisse déjà parler de quelque chose comme… l'amour, n'est-ce pas? Tandis que ses yeux refaisaient le contour de son visage, ses traits fins, détendus pendant le sommeil, Naruto sentait son coeur battre la chamade à la simple évocation du mot. C'était sûrement son esprit envoûté par l'orgasme qui le faisait halluciner comme ça.
Lentement, Naruto releva la couverture, descendant ses yeux vers le bas de son corps. D'une main, il alla frôler la cicatrice… La chose qui devrait éloigner n'importe qui. Sasuke n'avait pas une vie toute rose et innocente. Il ne baignait pas dans l'insouciance. N'importe qui devrait ressentir de la peur devant lui. La peur de s'engager avec une personne comme lui. Avec une personne instable, physiquement et mentalement blessée. Une personne qui vivait dans le danger. Une personne que la vie entière menaçait à chaque moment. Oui. Naruto devrait prendre ses jambes à son cou et s'éloigner. Partir. Courir très loin. S'enfuir avant qu'un autre poignard transperce le corps de « Roméo » ou bien le sien. Avant qu'il ne se retrouve au milieu d'une tragédie ou avant que Sasuke finisse dans un lit de satin et que Naruto en souffre.
Mais tout ce qu'il avait envie de faire, c'était remonter la couverture sur son corps nu, le couvrir, embrasser sa peau et poser sa joue sur son ventre. Qu'est-ce qu'on t'a fait, Sasuke ?
Sentant la fatigue l'envahir à son tour, Naruto décida d'aller prendre une douche d'abord. Après avoir réfléchi longuement, sans trouver d'issu à ses sentiments, Naruto ne vêtit ensuite qu'un caleçon et un short. Il s'étendit sur son lit et soupira, passant un bras autour du jeune homme. Le sommeil l'emporta bien vite sur son esprit lourd de questionnements…
20h45
Sasuke ouvrit les yeux après ce qui lui sembla une éternité. Il ressentit aussitôt la chaleur autour de lui, comme un cocon douillet dans lequel il était blotti. Il tourna la tête légèrement, juste assez pour remarquer le bras mou et lourd de l'homme passé autour de lui, le retenant contre un corps solide et réconfortant. Sasuke cligna plusieurs fois des yeux avant de se rendre compte que ce n'était pas un rêve.
Lentement, il se redressa, essayant de ne pas réveiller Naruto qui ronflait tout doucement. Il passa ses jambes à l'extérieur des couvertures, frissonnant aussitôt du changement de température, et se pencha afin de récupérer ses vêtements. Il s'habilla sans plus de cérémonie, fixant un point bien précis devant lui, sans expression au visage.
Quand il fut habillé, il s'empressa de quitter la chambre, mais s'arrêta net avant de franchir le cadre de porte. Il pivota et retourna vers le lit à pas de souris, où la couverture qu'il avait dégagée en se relevant ne recouvrait plus que la moitié du corps du blond. Avec des gestes maladroits mais délicats, Sasuke la replaça par dessus Naruto tout en le regardant quelques secondes de plus. Quelque chose le démangea dans sa poitrine, une espèce de serrement, et il ne savait pas si c'était agréable ou désagréable. C'était juste là, juste présent dans sa cage thoracique. En inspirant un bon coup, il lâcha des yeux le visage doux et ensommeillé de celui qui avait été son premier vrai amant, et se retourna pour finalement quitter la chambre.
Dans le corridor, Sasuke accéléra le pas. Il descendit l'escalier comme un voleur tout en essayant toujours de faire le moins de bruit possible. Arrivé au hall, il s'enveloppa dans son manteau, mit ses chaussures et ouvrit la porte sur l'air glacial de cette nuit de novembre. Il espérait ne pas être trop en retard. Il espérait que Tenten soit chez elle en ce moment, bien au chaud dans son lit, ou en train de faire ses devoirs, ou avec son petit ami à profiter d'une bonne soirée douillette devant un film ou peu importe.
Mais dans sa vie l'espérance n'avait jamais porté ses fruits.
— Le voilà !
Sasuke frissonna au son de la voix. Il s'approcha du grand rouquin tout en serrant les poings au fond de ses poches, douloureusement conscient qu'elles étaient vides. Complètement vides.
Sasori le regarda avec un sourire, se dégageant du mur sur lequel il était appuyé en l'attendant. Sasuke connaissait cet endroit, il connaissait ce lieu de rendez-vous. Après tout, il avait passé tant de temps ici. Tant de nuits froides à prier pour qu'un de ses clients préfèrent le baiser dans une chambre d'hôtel chaude ou bien dans sa voiture à la limite. Tant d'autres nuits dans une chaleur étouffante, à espérer que le monde entier lui foute la paix. À espérer que les flammes finissent par le consumer une bonne fois pour toutes.
— Roméo, fit Sasori en franchissant les derniers pas vers lui.
Le ciel était noir ce soir-là. Terriblement noir. Pas un nuage à l'horizon, pas de trace de la lune pour éclairer son chemin. Mais Sasuke savait ce qui l'attendait. Et il était prêt. Il n'avait pas besoin de lumière pour lui dicter la direction. C'était sa faute après tout.
— Alors t'es venu ?
— Tu ne m'as pas vraiment laissé le choix.
— Tu as mon argent ?
Sasori avait des traits d'enfant, un visage jeune. Sasuke avait toujours trouvé qu'il ressemblait à une poupée de porcelaine. Froide, le regard presque livide comme une marionnette, un jouet sans vie. Et pourtant, cet enfoiré foutait la chaire de poule.
— Non, finit-il par dire.
Sasori secoua lentement la tête, feignant d'être déçu.
— Oh Roméo. Tu sais, je m'étais habitué à te voir sans bleus et sans ecchymoses. Ta nouvelle vie t'allait très bien. C'est dommage.
— Je m'en fiche que tu me tabasses. Tu peux bien me faire ce que tu veux. Mais laisses mon amie tranquille.
— Ton amie ? s'étonna Sasori.
Sasuke fronça les sourcils devant la réaction de Sasori. Il ne fallut qu'un moment pour qu'il se remémore de ses propres propos. Sasuke serra les poings.
— Oh ! Cette petite brunette qui était avec toi. Ouais, je me souviens maintenant.
Ses paroles n'avaient été qu'un acte de sa comédie. Et Sasuke, sur scène, n'était qu'un de ses pantins.
— Écoute, comme je suis un bon gars, j'ai quelque chose à te proposer.
Sasuke lâcha un rire ironique, sans joie. Sasori s'avança vers lui jusqu'à ce qu'ils ne soient plus qu'à quelques centimètres.
— Une façon rapide de trouver l'argent que tu me dois.
L'homme le contourna lentement. Sasuke écouta ses mots en sentant d'horribles frissons lui remonter l'échine.
— Une façon que tu connais très bien. Juste une nuit pourrait suffire à rassembler le montant. Si tu es un bon garçon. Ce sera facile, tu étais le meilleur. Le plus aimé.
Sasuke tourna la tête, écoutant les pas de Sasori le contourner jusqu'à ce qu'il soit de nouveau face à lui. Il garda la tête baissée, ses mèches noires cachant son expression. Sasori se plaça devant lui, croisant les bras sur son torse.
— Qu'est-ce que t'en dis ? s'exclama-t-il.
Il y avait un sourire sur son visage. Juste au ton de sa voix, Sasuke pouvait le deviner. Mais il continua de fixer obstinément le sol. L'asphalte froid sur lequel il s'était tant agenouillé. Sur lequel on l'avait si souvent poussé, plaqué, retenu. Cette surface tranchante qui, lorsqu'on le traînait dessus, écorchait sa peau et déchirait ses vêtements.
Il avait souvenir de mains dans ses cheveux, qui les tiraient. Il avait en mémoire ces mêmes grosses mains qui forçaient son visage contre des sexes écoeurants. Ces mains qui maniaient son corps comme s'il était un jouet.
— Tu es doué. Tu t'y connais, continua Sasori.
Mais il ne l'écoutait plus.
— Tu me dois de l'argent. Et tu veux protéger ton amie. Roméo, c'est la solution. Je peux même tout de suite t'arranger un rendez-vous. Un homme, une femme même, si tu préfères. La soirée est jeune.
Il avait en tête cet homme.
Et il était si beau…
Ses mains à lui. Douces…
Naruto prit un peignoir accroché au mur, puis revint vers lui.
Il déplia le peignoir et le passa autour de ses épaules, tout en gardant ses yeux bien haut. Sasuke baissa les siens tandis que Naruto l'enveloppait dans le vêtement précautionneusement, avec des doigts tendres et des gestes doux.
— Cesse d'agir comme si tu étais encore là-bas dans cette ruelle. Tu es plus qu'un corps à offrir.
Sasuke sentit de nouveau son coeur se serrer.
Je suis encore ici, Naruto.
— Tu l'as dit toi-même, Roméo.
Sasuke leva les yeux à ce moment-là et croisa ceux de Sasori.
— On ne quitte jamais vraiment cet endroit.
Tout à coup, tandis que chaque image de leurs ébats avait semblé disparaître dans un brouillard opaque, tout lui revint en mémoire. Ce fut comme si son âme venait de se réinstaller dans son corps, dans l'enveloppe froide qu'il était. Ce fut chaud, apaisant, agréable. Sasuke, même alors qu'il regardait Sasori, ne vit que Naruto et ses yeux bleus. Ses yeux bleus gentils et aimants. Ses bras qui l'entouraient. Sasuke revit passer chaque caresse, sentit chaque toucher de ses mains sur son corps. Il sentit sous ses propres doigts la texture de la peau dorée. Il sentit les formes de ses muscles sous ses paumes.
Tu es plus qu'un corps à offrir.
— Alors ? demanda Sasori.
Sasuke le fixa longtemps. Revenant sur terre, le jeune homme redressa le menton un peu plus haut, sortit ses mains de ses poches et se tint bien droit devant Sasori.
— Va en enfer.
Les minutes qui suivirent furent empreintes d'un silence menaçant, sournois. Sasori demeura immobile jusqu'à ce qu'un rire lui sorte par la bouche. À nouveau, il ressemblait à une statue froide et inarticulée.
Il s'approcha encore, si près, que lorsqu'il se pencha vers lui, ses mèches rouges frôlèrent sa joue.
— On y est déjà, chéri.
— Tu crois que j'ai peur ? grogna Sasuke.
Sasori recula quelque peu.
— Oh, Roméo, je crois que tu es terrifié.
— Je ne le suis pas.
Sasori éclata de rire.
— Je n'ai pas peur de mourir, ajouta Sasuke.
— Bien sûr que non ! s'esclaffa Sasori instinctivement.
Son rire résonna dans la ruelle, puis il tendit la main, qu'il glissa sous son menton. Sasuke se tendit, ignorant ce qui le retenait de lui placer une droite bien sentie sur la mâchoire. Quelque chose le tenait en laisse. Quelque chose, dans les yeux meurtriers face à lui…
La vérité.
— Non. Tu as peur de vivre.
À SUIVRE...
