Helloooo!
Bon bon bon. Par où commencer? Je sais, j'ai encore abusé, et j'en suis désolée. Sans entrer dans les détails, j'ai eu pas mal de problèmes personnels, qui m'ont empêchée d'écrire et de m'occuper de MPETP. Mais bon, maintenant c'est plus calme et j'ai à nouveau envie d'écrire, donc sans plus de commentaires.
Bonne lecture :)
Chapitre 14: Sympathiser avec un babouin, sauver une truite de la noyade, et prendre une limace pour un con: vive les cours de potions.
Au moment où je m'éloigne vers la table de James, qui me fait un grand sourire de con et un signe pour que je m'assois à côté de lui, au cas où je n'aurais pas vu qu'il ne restait qu'une seule et unique place, Evan me pince très ostentatoirement les fesses avec un gros clin d'œil.
Comme de juste, tout le monde l'a vu au fond de la classe. Il rit discrètement, en attendant la réaction qui ne tarde pas à venir. D'abord je sursaute violemment, puis je me retourne pour le fusiller du regard, et enfin je vois que c'était pour me foutre un peu la honte, donc je me frappe le front de la main. L'effronté rit avant de se poser délicatement à côté d'une fille que je ne connais pas, et moi... j'ai l'air un peu conne, en toute simplicité.
Je m'assois et balance mon sac super tendrement par terre. Ironie. A peine ai-je posé le cul sur cette chaise désagréable et inconfortable que Potter ouvre la bouche.
-Mais tu foutais quoi ?
-Je me suis perdue entre le couloir et la porte. C'était horrible.
Il me regarde avec une tête de… bah de mec qui ne comprend pas quoi.
M'est avis qu'on dit une tête d'incompréhension.
Y'a de ça oui.
-On a fait exactement ce qu'il a dit. Il m'a accompagnée aux toilettes. Tu sais les ragnagnas, et autres règles des filles.
Le plus drôle, c'est que je ne les ai pas. Alors dans un sens, je ne sais pas.
Tu n'as pas tes règles ?
Je te l'ai dejà dit, mais non. Je crois que le système déconne à cause de la lycanthropie. En d'autres termes je suis stérile.
Mais c'est horrible !
Tu trouves ?
OUI !
Ah.
-Arrête de te foutre de ma gueule, me dit-il. Tu détestes que quelqu'un te voit dans une situation…compromettante. Alors ton fiancé qui t'accompagne aux toilettes parce que t'as une tâche au cul, tu vois je n'y crois pas.
Mais il n'est pas débile ce gars. C'est marrant je ne pensais pas comme ça. Enfin je veux dire, vu qu'il passe son temps à dire conneries sur conneries, et qu'il a globalement une tête de con, comment peut-on se douter que sous cette montagne capillaire sauvage et indomptée, il y a…un cerveau ?
Je te ferais remarquer que c'est l'un des meilleurs élèves de Gryffondor.
Tout le monde triche.
Si par tout le monde, tu entends toi et ton ego, alors oui, tout le monde triche.
-Sous tes airs de grands attardés, tu sais quand même utiliser ton cerveau, je réponds.
-Très drôle.
-Je te jure que ce n'est pas évident. Quand on te voit draguer effrontément et sans aucun tact Lily, on peut se poser des questions sur tes capacités…
-Oui bon ça va. C'est vrai que je ne suis pas très doué avec Lily. Pourtant je fais des efforts, mais je ne sais pas ce qui… Héééé ! Tu essaies de détourner le sujet !
Et ça aurait presque marché ! Quel dommage…
Tu le prends vraiment pour un idiot !
En partie oui.
-Chut! (petit coup d'œil vers le prof qui ne prête pas la moindre attention à nous, les bouffons du dernier rang. Merci Lily, qui a cette capacité de capter l'attention de cette limace en surcharge pondérale.) Je te rappelle qu'on est en cours ! Bien sûr que j'essaie de détourner le sujet. Tu veux vraiment savoir ce que je faisais avec Rosier ? Après tout tu t'en fous, c'est pas ton pote.
Il jette un petit coup d'œil devant lui. Si tu veux mec.
-Ouiii ! Je veux absolument tout savoir.
Putain. Manquerait plus qu'il fasse des petits gestes de la main et on croirait qu'il est gay.
-Commère ! je chuchote, ce qui provoque son rire plutôt étouffé. (Bah oui on ne va pas se faire repérer pour si peu). Tu sais, si tu n'étais pas sur Lily, je penserais sérieusement que tu es gay. Tu me diras, l'un n'empêche pas l'autre, Lily est un peu bonhomme quand elle... Bref. Tu voulais savoir ce que je faisais avec Evan.
-Attends laisse-moi deviner. Tu faisais les plans de table du mariage. Alors tu mets Bellatrix à gauche ou à droite de sa sœur ?
-Haha ! Très drôle. Je pensais plutôt la mettre à côté de toi. Et Lily à côté de Rogue.
J'ai dû le dire un peu trop fort parce qu'il se retourne pour me toiser.
Tout de suite, James se tend et est prêt à lui lancer toutes sortes de conneries à la gueule. Il devrait vraiment faire des exercices de respiration. Tant de haine, c'est si mauvais pour les chakras.
Venant de toi c'est assez comique.
Je suis toujours comique enfin. Je pose ma main sur son bras pour détendre la pile à cheveux.
-Tranquille James, je m'en occupe.
Par de simples gestes, et un plus grossier que les autres c'est un peu vrai, je le somme de se retourner. Et il obéit ! PERSONNE NE ME RESISTE ! MOUHAHAHA !
Complètement frappée, j'ai la confirmation.
Il n'avait qu'à pas se retourner.
Tu l'as cherché.
Oui un peu. Mais on s'en fiche.
-Je me demande pourquoi tu le détestes autant.
-C'est un sale chiffon de gras. Il me dégoûte.
-Ecoute. Sachant que tu fais partie…
-Miss Malfoy ! Vous vous êtes déjà assez faite remarquer comme ça. Je vous prie de ne pas déranger Mr Potter, et ainsi, de fermer votre bouche.
Fermer ma bouche ? Il a pas trouvé mieux pour donner l'illusion d'être « cool et extra branché » ?
-C'est ça.
Mais tais-toi !
Je ne vois pas pourquoi je la fermerais, sachant que c'est James qui a commencé.
-Je vous demande pardon ?
-Ne l'écoutez pas professeur. Nous allons nous taire. Je lui demandais juste où elle avait mis l'aconit.
Slug fait sa tête de limace boulimique. Attention alerte réflexion.
-Soit. Continuez plus discrètement.
-Pas de soucis, monsieur Slug…Aïe ! Horn !
Ce Aïe, c'est parce que je viens de recevoir un coup très douloureux dans les côtes.
-C'est…professeur.
-Naturellement professeur, clame James d'un ton enjoué à peine forcé. Puis il rajoute tout bas : Tu veux pas fermer ta gueule un peu ? Je nous sauve a mise là.
-Nia nia nia. C'est bon je me tais.
Slug retourne à ses ingrédients et nous laisse discuter en paix.
-Donc ! reprend le malotru, qu'avez-vous fait ?
Je soupire, puis me penche vers lui.
-Eh bien… Disons que, avant d'être interrompus par le début du cours, nous commencions à consommer le mariage futur.
James ouvre très grand la bouche et je vois Remus se tendre devant moi. Oups, je l'ai peut-être dit trop fort. Mais en même temps, je ne vois pas pourquoi ça suscite une telle réaction chez mon camarade poilu, on n'est plus en 1550 que diable. Parbleu. Calembourgs et flagorneries.
T'as fini ?
Je pensais que ça te ferait plaisir d'entendre des mots familiers…
-T'es…t'es sérieuse ?
-Bien sûr que oui.
Il va te prendre pour une malade mentale.
Je ne vois pas pourquoi. J'ai des relations avec mon fiancé, c'est normal.
-T'es sûre que c'est une bonne idée ?
-Je fais ce que je veux James. Ce n'est quand même pas un crime.
-Mouais. Bon faisons cette potion débile. Qui sait ça pourrait être marrant. Tous les Serpentards tombant dans un profond sommeil. Et oh ! Quel dommaaaaage ! Ils étaient en train de manger donc leur têtes tombent dans leur assiette.
Je vois son sourire sadique et il commence à frotter ses mains de contentement, puis à s'activer pour faire la potion. Il est mignon ce gamin.
Prise en flagrant délit !
De quoi tu parles ?
Tu aimes bien James Potter, le babouin décérébré.
Oui bon ça va. C'est vrai que c'est un mec super sympa. Il est drôle, et mis à part quand Lily est là, il est plutôt de bonne compagnie. En plus si je ne fais pas d'effort avec lui, il va se dresser contre moi, et je vais vraiment finir par désespérer.
Tu vois quand tu veux.
Ne considère pas ça comme une victoire pour me sociabiliser.
Je ne tire jamais de conclusions. Tout du moins jamais avec toi.
Ouais ouais, c'est ce qu'on… Tiens, qu'est ce qu'il prépare l'autre devant ? Je me concentre pour écouter ce qu'ils disent. Bah oui, la lycanthropie ça aide.
-Ne fais pas ça Sirius. Ca ne sert à rien.
-Allez Lunard, ça va te détendre. Vu que tu ne tentes rien, et que ça te pourrit la vie, moi je te soulage.
Je fronce les sourcils. Mais de quoi il parle ? (je trouve le "je te soulage" vachement douteux. Oh tu es vraiment perverse! Hé! Qui c'est qui vient de relever l'allusion? Alors moumoute.)Il semblerait qu'il veuille répondre à ma question, puisqu'il passe directement à l'action. Je le vois, presque au ralenti, prendre sa racine d'asphodèle, et la balancer droit sur Evan…Qui se la prend en plein dans la tête. MAIS QUEL CON! âge mental foetus là.
Non mais ça n'a pas l'air comme ça, mais la racine d'asphodèle, c'est plus dur que la carapace de Crabe de , et ça prouve que c'est MON fiancé, il reste digne dans la douleur et ne fait qu'un petit « ouh » extrêmement sexy.
Tu es ridicule.
Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Black, espèce de connard, peut-on entendre sortir de sa bouche ô combien sexy, avec un petit grognement animalement attractif. Hmmm… s'il grogne comme ça au lit, ça doit être…
HAAA ! Mes yeux, mes yeux ! Ca brûle !
Hein ? Quoi ? Moi ça va pourtant.
Pas d'images de ce genre s'il te plait !
Oh ça va. Je fais encore ce que je veux dans ma tête ! En plus t'es vraiment là pour le plaisir de me casser les coudes, parce que tu n'as pas d'yeux.
Te casser les « coudes » ?
Oui alors j'ai remarqué il y a peu de temps la proximité linguistique de coudes et couilles, et j'ai trouvé ça génial !
Je vais sans doute regretter d'avoir posé cette question, mais… pourquoi ?
Attends là, tu me déçois ! Tu ne vois pas les expressions cocasses que ça peut faire germer ? Le classique « tu me casses les coudes bien sûr », mais aussi un « accouilloir », « sors tes coudes », de « l'huile de couille », au « couille à couille », se « mettre le doigt dans l'œil jusqu'aux couilles », un « coude dans le pâté », ne « met pas tes couilles sur la table », « t'as pas les coud…
Oui je crois que j'ai saisi l'idée.
Non mais c'est trop bon pour ne pas partager.
Tu devrais plutôt être attentive à ce qui se passe.
T'as pas tort mon coude. Black met sa main devant sa bouche, faussement navré.
-Oups, il m'a échappé des mains.
-Je vais te…
-Que se passe-t-il encore ? demande Slug, passablement énervé.
Ah. Là il est dans la merde. Ca va être épique.
-Rien de bien méchant professeur. Répond Evan. Je constatais juste une fois de plus la stupidité de Black.
Ouuuuuh, ça pique. Slug soupire. Roh ça va, c'est pas comme si on te demandait d'engager un combat contre Voldemorve.
-Qu'a-t-il encore fait ?
-Il m'a juste jeté son asphodèle à la tête. Comme c'est drôle. Il a un humour à toute épreuve ce Gryffy.
Les Serpentard se marrent. Ca ne m'étonne pas. Ils ont un sens de l'humour aussi affuté que celui de Rusard quand il est bourré.
Tu as déjà vu Rusard ivre?
Non. Mais j'ai une imagination débordante pour ce genre de choses. Ce qui me fait penser qu'il serait drôle d'essayer.
Sans moi.
Oh arrête on pourrait s'en payer une bonne tranche.
-Monsieur Black, les accusations de Monsieur Rosier sont-elles vraies ?
-Absolument pas, répond celui-ci avec un grand sourire, qui fait réagir quelques filles (vous savez, gloussement, rougeurs et « t'as vu il m'a regardée ! » « tellement, t'as un ticket c'est sûr !» des deux voisines autistes de mon sexe. Oh ça me fait honte de me dire que nous faisons parties de la même classe sociale.). Pourquoi ferais-je ceci ? ce n'est pas mon genre.
-C'est complètement ton genre, les actions gamines et irréfléchies.
-Messieurs messieurs ! il n'y a qu'un seul moyen de le vérifier. Monsieur Black, où est votre racine d'asphodèle ?
Black ouvre de grands yeux, et là je peux voir la panique pure dans ses yeux. Que c'est jouissif. Comme un petit oiseau en cage qui voit que son maître a prévu un poulet à la broche le soir même. Black fait un poulet teeeeeeeeeeeerrible.
Hum hum..
C'est bon j'arrête.
Bon bon bon. Comment il va s'en sortir ?
Il ne pourra pas s'en sortir.
Exactement ! c'est ça le plus drôle. Même si je suis sûre qu'il peut encore ajouter un peu de panache. J'ai beau ne pas l'aimer du tout, je reconnais qu'il a un certain sens du pestacle.
Tu devrais faire un geste.
Qu'est ce que tu veux que je fasse ? Ce prof ne m'aime pas, alors à part le sucer…
Oh Amy ! tu ne pourrais pas être un peu distinguée parfois ?
Bien sûr que non ! Comme si j'allais le faire pour de vrai. Oh je n'ose pas imaginer la chose gélatineuse qui se cache sous la robe. Pleine de bourrelets, de… Ok je vais vomir. Bon, je veux bien faire un petit geste. Si comme ça, il me fout un peu la paix et que j'oublie ce à quoi je viens de penser.
-Professeur Slug…(le reste !)... Horn. A vrai dire, c'est moi qui aie la racine de Sirius. Elle était tombée et je l'ai ramassée quand vous êtes intervenu. Je suis désolée de ne pas m'être manifestée avant.
J'ai une de ces maitrises en léchage de bottes. C'est tout à fait prodigieux.
Slug affiche un sourire radieux. Le petit Black n'est pas coupable ! Il me doit une fière chandelle maintenant. J'adore quand les personnes me doivent quelque chose. Un sentiment de puissaaaaaaaaance !
Amy. Tu recommences.
Oui oui, ça va. Nul besoin d'être rabat-joie.
Toujours est-il que Slug est très content que son petit chouchou soit mis hors de cause. Avec un peu de chance, il ne va pas se rendre compte que je n'ai plus de raçine.S'il vous plaît Seigneur des Loups-garous, soyez de mon côté !
Le Seigneur des loups-garous n'existe pas.
Et pourquoi pas ?
-C'est très bien, c'est très bien. Tout est arrangé ! (il fait quelques pas avant se s'arrêter. Génial. Tu as raison Conscience. Il n'existe pas, ou sinon c'est vraiment un con. C'est tout ce que j'ai à dire.)Mais, une minute. Où est votre racine Miss Malfoy ?
…De tout manière j'allais l'avoir cette heure de colle.
-Eh bien… La mienne a fait un petit chemin jusqu'à la tête de Rosier pour finalement arriver par terre. Rien de bien grave, n'est ce pas Evan ?
-Absolument pas. C'est oublié.
Slug commence à trembler bizarrement, puis à devenir tout rouge, et même un peu violet.
CA VA EXPLOOOOSER ! A COUVERT !
-Non ! Trop c'est trop ! J'en ai plus qu'assez de ce comportement Miss Malfoy. Je vous avais prévenue. Vous resterez une fois par semaine en retenue, et ce jusqu'à nouvel ordre. (je m'attendais à pire.)
Mais… mais… mais. J'ai une AUTRE heure de colle ? Géééééééééénial ! Manquait plus que ça parce que j'avais déjà teeeeeellement de temps libre que je ne savais plus qu'en faire. Black je te hais de tout mon cœur.
Donc tu avoues que tu en as un.
Sans commentaire SIR.
D'ailleurs en parlant du loup… enfin plutôt du chien (je sais c'est facile), il se retourne vers moi, et me regarde très bizarrement. Peu m'importe maintenant que j'ai fait ma BA et que j'en ai payé le prix fort. L'heure veindra où je demanderai une récompense à la hauteur de mon sacrifice. Je soupire effrontément et me lève pour aller chercher mon asphodèle débile, un air insolent sur le visage.
-Qu'il en soit ainsi.
-Ce comportement ne vous apportera rien.
-A pars des heures de colle, vous voulez dire ?
Slug ne relève pas, même si je sens qu'il a une furieuse envie de me baffer. Oui bon ça va, ce n'est qu'un peu d'ironie. Ce prof manque sérieusement d'humour.
Tu vas finir par te mettre dans de beaux draps si tu continues.
Je m'en fiche. Ce n'est pas cet opportuniste du dernier degré qui va me briser les ovaires. Ou les coudes.
Je récupère ma racine, et au moment où je veux retourner à ma place, Evan me rattrape et m'attire à lui, alors que la limace est déjà retournée à son activité d'admiration de Lily. (pathétiquement pédophile)
-Tu dois certainement avoir une bonne raison de le couvrir. Mais peu importe. Je n'ai pas oublié ce que j'avais en tête tout à l'heure. On continuera plus tard.
-Soit. J'attends cela avec impatience.
Je tourne la tête pour l'observer un peu, quand je suis happée par une sorte d'aura extra puissante.
Mais c'est qui cette fille… je veux dire cette déesse à côté de Rosier ? je ne l'avais jamais vu suit mon regard et sourit légèrement.
-Ah. Laisse-moi te présenter Alia. Alia Morrison. Une amie proche.
Alia se tourne vers moi et me sourit.
-Salut, ça va ?
-Salut, je réponds sèchement.(je me tourne vers Evan) Proche comment ?
-Proche comme « je n'ai pas de comptes à te rendre, je te l'ai déjà dit. ». Satisfaite ?
Je le regarde avec mépris.
Tu le prends comme ça ? Soit.
-Va te faire foutre.
Une fois de plus, je tente de m'esquiver, mais il me retient.
-Proche comme « je n'ai pas de relation avec elle ». C'est mieux ainsi?
Je lui fais un grand sourire et lui passe une main dans les cheveux.
-Très.
Il sourit aussi, puis baisse sa main jusqu'à mes fesses et les caresse discrè peu plus et je vais croire qu'il est obsédé par mon noble postérieur.
Je le crois déjà.
Oui mais toi tu es un rabat-joie notoire.
Je pars m'assoir à ma place, et nous continuons la potion. Même si je suis morose, et que Black passe son temps à me jeter des coups d'œil étranges, je passe du bon temps avec James, et on s'éclate bien, malgré les regards courroucés et totalement inefficaces du point de vue du maintien de l'ordre que nous lance Slugy l'abruti. On a même développé un petit check perso. Finalement, ce cours n'est pas si catastrophique que ça, si on enlève le fait que je sois collée pour le restant de mes semaines ici,que cette matière est tout à fait chiante. Et qu'Evan se tape certainement l'une des plus bonnes bombes que la terre ait porté bien sûr. (Hmmm… ma vie est un enfer.)
Et pour la première fois depuis mon entrée à Poudlard, j'ai fait une potion ! Incroyable non ?
Je n'imaginais pas ton niveau aussi bas.
Je n'imaginais pas ton discours aussi rébarbatif. Tu vois, tout le monde est surpris. En plus ce n'est pas que je suis nulle, en soi je pourrais avoir des bonne notes, c'et juste que la matière ne m'intéresse pas des masses (voire pas du tout), du coup la plupart du temps je laisse Lily faire pour moi. Alors chut.
La cloche va bientôt sonner. James et moi avons eu le temps de finir la potion, prévoir notre plan « masque à la purée pour les serpy », et en prélever juste la bonne dose sans que le prof s'en aperçoive.
-Naturellement, je dois en référer à Patmol. Me dit-il en admirant la fiole qu'il a dans les mains.
C'est vrai que la couleur de ce truc est plutôt cool. Elle change tout le temps. Tu m'étonnes qu'un simplet soit hypnotisé…
-Naturellement. Après tout c'est ton idée, tu fais ce que tu veux.
-Mouais, mais je préfère le faire avec vous deux. (huum. Sortie de son contexte, cette phrase prête à confusion…Eh bien ne le sors PAS de son contexte !)
-Ecoute, ne demande pas l'impossible. Black et moi, on ne s'entend pas. Et faire tous les efforts du monde ne changera rien du tout.
D'ailleurs, Black a légèrement tourné la tête, signe qu'il écoute attentivement ce qu'on dit. Eh bah j'espère que tu as bien compris les mots que je viens de prononcer tête de bite.
La sonnerie cloche enfin.
T'es fatiguée toi.
Un peu. Mais je crois avoir des raisons de l'être. Bref. On range vite fait nos affaires et je vais porter la potion à Slug. Il me demande de patienter pour que j'ai une discussion avec lui. J'ai la tete d'une personne qu'on fait patienter? Quand je pose la potion sur son bureau, il la regarde suspicieusement. Oh ça va je n'ai pas craché dedans juste pour la capoter !
-Elle m'a l'air plus que satisfaisante. Vous voyez quand vous voulez, que vous êtes capable du meilleur. Pourquoi avoir ce comportement ?
Je le regarde et hausse un sourcil. J'ai une terrible envie de ne pas répondre. Lorsque tous les élève sont sortis, il reprend la parole.
-Vous pouvez vous confiez à moi, si vous le désirez. Je sais que vous avez une vie compliquée, et il est normal que vos peurs et vos doutes se répercutent sur votre comportement. Je suis là pour vous Miss Malfoy.
C'est très gentil de sa part.
C'est complètement débile. Et franchement, un poil pédophile. Je ne peux m'empêcher un petit rire nerveux.
-Ecoutez-moi bien, professeur. Je n'ai absolument pas besoin qu'un adulte un peu trop curieux fourre son nez dans mes affaires. Et c'est vraiment…idiot de votre part de penser que je fais une réaction pseudo-rebelle face à ma situation familiale. Vous ne m'avez jamais prêté d'attention auparavant. Pourquoi le faire maintenant ? Je n'ai pas besoin de vous, et cela j'espère que c'est bien clair, et vous n'avez pas besoin de moi, n'ayant aucun intérêt pour votre club. A présent, pourriez-vous me donnez ce satané papier de retenue, je vous prie ?
Un léger tic soulève un coin de ses lèvres. Il est vexé.
Tu ne prends pas de gants. C'est logique.
Ce sale fouineur m'exaspère au plus haut point pour ma défense. Pendant qu'il écrit le papier, il souffle :
-Vous devriez prendre beaucoup plus exemple sur votre amie Miss Evans.
Je devrais dors et déjà m'acheter une paire de gants qui tient la route pour cet hiver. Mais je ne le fais pas. Comme quoi, beaucoup de choses restent insatisfaites pendant un bout de temps.
Aucun rapport.
Si je vois un rapport c'est qu'il y a un prends le papier, lui fait un sourire insolent, puis en me retournant :
-C'est ça c'est ça. Bon allez, j'y vais moi ! Et sans rancune Slug !
Oups. C'est sorti tout seul.
NON MAIS CE N'EST PAS POSSIBLE ! Tu le fais exprès ou quoi ?
Un peu oui. Quand je sors de la salle je l'entends fulminer :
-PROFESSEUR SLUGHORN !
-SI VOUS LE DITES !
Quelle susceptibilité hors du commun.
Tu ne pourrais pas t'arrêter deux minutes ?
Bien sûr que non.
Et voilààààà ! En espérant que le chapitre vous ai plus, je vous dis à la semaine prochaine pour :
Note à moi-même : un remerciement cache souvent une pauvre requête.
