Bonjour à tous,

Après cette longue attentes, voici enfin le chapitre 12 de ma fic.

Mais avant, j'aimerais adresser un remerciement particulier à Galswinthe, l'auteur de ma centième review.

Voila, ceci dit, je vous souhaite une bonne lecture.


Le docteur, la danseuse et le vampire

Chapitre 12 :

POV Erwan :

Notre plan est en place. Alice va me transformer. Nous avons eu de longue discussions, sur comment procéder. Ma priorité absolue, c'est de ne pas mettre en danger Stella. Mais avec le statut de nouveau-né, je risque d'être incontrôlable.

Alice assure qu'il n'y aucun risque, qu'elle m'a vu me contrôler et que je ne ferai aucun mal à ma chérie. Et Bella pense que j'ai été suffisamment briefé pour parvenir à contrôler mes instincts dès mon réveil après la transformation. Elle m'a raconté que dans son cas, elle a gardé le contrôle. Elle m'a également parlé de la morphine lorsque Stella n'était pas là. J'avais choisi de m'en servir. Elle ne m'apporterait aucun réconfort, mais Stella ne verrait pas ma souffrance.

-Te sens-tu prêt ? Demande Stella qui vient d'enter dans la pièce.

-Oui.

-Alors je vais chercher Alice et Carlisle, dit-elle en ressortant brièvement.

Tous trois reviennent promptement. Carlisle porte un plateau sur lequel sont disposés plusieurs seringues et flacons.

-Je vais t'anesthésier et t'injecter la morphine. Puis Alice commencera par t'injecter son venin directement dans ton cœur et dans les membres afin d'accélérer le processus, explique Carlisle. Tu es prêt ?

-Non pas tout à fait.

Alors Alice s'agenouille et attrape la main de Stella. D'un même geste, elle sort un écrin en velours.

-Je devrais être à la place d'Alice mais je ne peux le faire et je te demande de me pardonner pour ça Stella. Il est une chose que je dois faire avant que change à nouveau notre vie.

Elle retient sa respiration, à la fois terrifiée et ravie par les mots qu'elle sait que je vais prononcer.

-Stella Kristin, accepterais-tu de devenir ma femme et la mère de notre enfant, pour le restant de l'éternité ?

Alice ouvre l'écrin et Stella ne peut retenir une exclamation. J'ai choisi une fine bague en or blanc, surmontée d'une petite améthyste finement taillée. (N.A. http :/ www . lemanegeabijoux . com/fileadmin/produits/31305648A . jpg enlevez les espaces)

Alice a vainement tenté de me convaincre qu'elle était trop petite. Qu'il fallait une pierre beaucoup plus grosse. Que je n'ai pas à m'inquiéter du coût. Mais je sais que c'est la bonne. Stella n'aime pas les bijoux trop imposants. Cette bague lui ira parfaitement et je ne me suis pas trompé.

Des larmes commencent à couler sur les joues de ma chérie tandis qu'elle s'efforce d'articuler :

-Oui, je le veux.

Alice glisse la bague à son doigt, et après l'avoir contemplé un instant, ma fiancée se tourne vers moi les yeux remplis de reconnaissance et dépose un baiser sur mes lèvres.

-Ils sont tellement mignons, ne peut se retenir de commenter Alice.

Carlisle sourit, attendri par la scène.

-Laissons leur un moment, dit-il en tirant Alice.

-Non, le retient ma fiancée. Je veux me marier, alors allons-y. Si tu es prêt ? ajoute-t-elle en me coulant un regard amoureux.

-Je le suis, répondis-je avec le même regard.

-Très bien, conclut le médecin.

Il s'approche, puis saisissant une première seringue, m'injecte l'anesthésiant. Je me sens partir dans les limbes.

-Je t'aime, dis-je avant d'être emporté.

POV Stella :

-Moi aussi, lui répondis-je.

Mais il est déjà parti.

-À ton tour, déclare Carlisle à l'intention d'Alice.

Elle s'approche et saisit l'imposante seringue métallique qu'il lui tend. Je détourne les yeux lorsqu'elle plante l'énorme aiguille dans sa poitrine pour en injecter le contenu. À peine ceci fait, elle rend la seringue à son père puis entreprend de mordre méticuleusement les jambes de mon fiancé. Puis elle répète le même cycle avec chaque bras, injectant un peu de venin à chaque morsure. Pour enfin terminer par une morsure de chaque coté du cou. Sa macabre besogne accomplie, elle se relève et essuie une goutte de sang sur ses lèvres.

-Désolée, il faut que j'aille chasser tout de suite, s'excuse-t-elle en s'enfuyant précipitamment

Ce qu'elle vient de faire a été une véritable torture. À chaque morsure, elle a du se retenir de ne pas vider Erwan de son sang sous peine de le tuer.

-Il n'y a plus qu'à attendre, déclare Carlisle.

Ces instants sont sans doute les plus longs de ma vie. Je ne sais combien de temps cela dure. Erwan, mon fiancé, semble endormi, immobile sur ce lit. Mon regard ce porte alors sur la bague. Elle est fantastique, je ne sais comment il a fait, mais je suis heureuse.

Soudain Alice est de retour.

-Stella, je suis désolée, il faut que tu quittes la pièce, dit-elle. Je vais rester avec lui.

Comme un automate, je sors. Carlisle m'a expliqué que je ne pourrais être présente à son réveil, il m'attaquerait immédiatement. Bella et Edward me conduisent dans leur cottage. L'endroit est splendide. Edward a accepté de rester à mes cotés pour m'informer en temps réel de l'avancée de la transformation d'Erwan. Il tente de me distraire un peu, mais toutes mes pensées sont tournées vers mon fiancé et on pourrait croire que je suis un zombie amorphe face à ma passivité.

POV Erwan :

J'ai conscience de dormir. C'est étrange. Je ne suis pas en train de rêver, j'en suis sûr. Je sens comme une gêne dans mon cœur, mais je ne sais d'où elle vient.

Arg ! Douleur ! Mort ! C'est atroce je ne comprends pas.

J'ai mal, c'est insensé. J'ai mal dans toute la poitrine, comme si mon cœur, mes poumons et tous mes organes avaient pris feu. Mais je ne peux rien faire.

Arg ! Nouveau foyer, le feu s'attaque à ma tête. Seul reste épargné mes membres devenus insensibles. Alors j'essaye vainement de me concentrer dessus pour occulter la douleur.

Arg ! Je sens mes bras. Eux aussi se mettent à brûler. Le feu s'étend, il gagne mes coudes, puis mes mains et enfin mes doigts.

Arg ! Mes jambes maintenant. Comme pour mes bras.

C'est horrible. Je veux mourir, seul la mort pourra me sauver.

Non c'est faux, je n'ai pas le droit. Penser à Stella. Penser à Stella. Penser à ma fiancée.

Je m'accroche à ce mantra. Ma fiancée, ses yeux, ses cheveux, sa bouche, son nez, son corps. Notre futur enfant. Je dois vivre pour tenir mes promesses.

Ces pensées font refluer la douleur. Non pas refluer, accepter. La brûlure demeure mais je l'accepte.

Je me laisse brûler, inutile de résister.

Viens Feu ! Brûle-moi ! Brûle tout mon corps car jamais tu n'atteindras mon âme.

Bouger, je peux bouger. Mes jambes et mes bras, à nouveau.

Mais c'est inutile je le sais. Je peux le faire mais je ne dois pas. Pas encore.

Je sens à nouveau mon cœur, il ralentit. Vers la mort ? Je l'ignore.

J'entends. Des bruits, des mouvements, si faibles.

Le temps passe, j'ignore à quelle vitesse.

Je distingue des voix lointaines.

Je commence à reconnaître des pas.

Les Cullen, je suis chez eux.

Je sens qu'Alice me veille en permanence.

Soudain, aussi vite qu'elle est apparue, la douleur repart.

Elle abandonne mes pieds, mes jambes puis mes mains et mes bras. Non c'est faux, elle se concentre en mon centre, dans mon cœur. Il bat frénétiquement alors que tout mon corps est froid.

Soif. J'ai soif, j'ai la gorge tellement sèche.

La brûlure abandonne, elle perd du terrain, ne se concentrant plus que sur mon cœur.

ARG! Douleur terrible, plus forte encore que toute les précédentes.

Et le néant. Mon cœur ne bat plus. La douleur a totalement disparu.

Tous les Cullen sont la sauf Edward, je le sens. C'est fini je le sais.

J'ouvre les yeux et découvre un nouveau monde. Tous est si clair, si précis. Jamais je n'ai saisi autant de détails. Tous mes sens sont devenus un millier de fois plus performants.

Sept paires d'yeux dorés me fixent. Je me lève doucement, et pourtant si vite.

-Où est ma fiancée ?

Je ne reconnais pas ma voix, elle est si douce, carrément envoûtante.

-En sécurité avec Edward, répond Alice. Il faut que tu te nourrisses avant de la voir.

Un souvenir trouble m'envahit, elle est humaine et je ne le suis plus. Mon esprit est si clair. Je n'ai pas respiré depuis mon réveil. Mais si je veux à nouveau parler, il faut que je prenne de l'air. Je suis sûr que je vais sentir l'odeur de Stella. Elle est sûrement encore présente dans la pièce. Je suis rassuré qu'ils soient tous là. Ils pourront me retenir si je n'arrive à me contrôler.

J'inspire doucement, et je la sens. Mon esprit l'isole automatiquement, ignorant l'odeur des autres vampires. Elle sent si bon, une odeur enivrante de miel des bois. Ma gorge me brûle, et un goût inconnu me monte à la bouche. C'est sûrement le venin.

Je dois rejeter la soif.

-Emmenez moi chasser, dis-je. Tout de suite, avant que l'odeur résiduelle de Stella ne me submerge.

-Viens, m'invite Alice, en quittant la pièce.

Elle est partie à vitesse vampirique, mais je n'ai aucun mal à la suivre. Je pourrais même la devancer. Jasper a emboîté notre pas, pour veiller sur sa chérie. Nous sommes déjà loin de la Villa, pourtant j'entends distinctement Carlisle s'extasié :

-Il est comme toi Bella, il se maîtrise déjà. Ça confirmerait l'hypothèse qu'un nouveau-né peut être conditionné à se contrôler avant sa naissance.

Je ne peux suivre la suite, alors je me concentre sur ma course. Je ressens chaque muscle, comme jamais. Mes pieds touchent le sol avec une précision supérieure au millimètre, alors je tente une expérience. Bondissant, je m'accroche à une branche, puis dans le même élan, je me jette d'un arbre à l'autre, suivant Alice en dessous de moi. Un rire m'échappe alors, c'est fantastique comme sensation.

-Alice, l'appelais-je.

Sans s'arrêter, elle lève les yeux vers moi.

-Merci.

Elle sourit, et saute me rejoindre en hauteur en riant elle aussi, tandis que Jasper rigole par terre.

-De vrais gamins, se moque-t-il.

POV Stella :

Je m'inquiète. Ça fait deux jours que la transformation a commencé, et mon fiancé n'est toujours pas réveillé.

Je suis surprise qu'Edward arrive encore à me supporter. Il doit devenir fou à force d'entendre mes inquiétudes.

-Ne t'inquiète pas pour moi, dit-il alors sachant que ça ne me rassurera pas.

Et je continue à m'inquiéter, jusqu'à ce qu'il me délivre soudain :

-Ça y'est, il s'est réveillé.

-Comment va-t-il ?

-Aussi bien qu'un vampire nouveau-né, répond-t-il. Alice et Jasper vont l'accompagner chasser.

-Ça veut dire qu'il peut de nouveau marcher et bouger.

-Oui, confirme-t-il. Le venin a soigné toutes ses lésions.

Je soupire de soulagement. Je savais que la transformation le soignerait mais une part de moi avait tout de même peur que ça ne fonctionne pas.

POV Erwan :

Alice s'arrête soudain. Nous avons couru septante-huit minutes et douze secondes exactement. J'aurais pu courir encore le quadruple sans être fatigué.

-On est assez loin, déclare-t-elle.

Instinctivement, j'ouvre mes sens au maximum. Je ne sais pas vraiment ce que je cherche. Mais je laisse mon odorat saisir pleinement les odeurs de la forêt, tandis que mes oreilles surveillent le moindre bruit.

Je sens l'odeur d'un écureuil qui se cache non loin. J'entends également les battements rapides de son petit cœur. Il est à exactement dix-sept mètres sur ma droite.

Soudain le vent porte les effluves d'un plus gros animal, sûrement un élan.

-Je sens quelque chose, dis-je.

-Moi aussi, je le sens, confirme Alice. Suis ton instinct et tout ira bien.

-D'accord.

Je ferme les yeux, humant l'air à nouveau, déterminant la distance qui me sépare de l'animal, et d'un bond je m'élance.

Je l'atteins rapidement, et ne lui laisse aucune chance, plongeant mes dents dans son cou. Son sang est mauvais, mais il calme la soif qui commence à me submerger.

Une fois vidé, je me redresse. Alice et Jasper m'observent.

-Désolé, je ne vous ai rien laissé.

-Bois à ta soif, rigole Jasper. Ne t'inquiète pas pour nous.

J'ai encore soif, moins qu'avant mais je veux boire un maximum pour me préparer à voir ma fiancée. Alors, à nouveau je cherche une piste, que je ne tarde pas à trouver. Au nord, une harde de cerfs, est en train de se désaltérer près d'un ruisseau.

Ils ne peuvent éviter l'attaque de trois vampires, et se retrouvent rapidement vidés de leur sang.

-J'ai assez bu, déclarais-je. Je veux voir Stella.

Jasper jette un regard légèrement inquiet à Alice.

-Ne t'inquiète pas, le rassure-t-elle, tout ira bien. Suis-moi, ajoute-t-elle en s'élançant.

Rapidement, elle nous conduit à un superbe cottage. En approchant, je sens l'odeur de ma fiancée, elle sent si bon. Je peux entendre son cœur battre.

-Ils arrivent, lui dit Edward d'une voix légèrement anxieuse.

-Tout ira bien, affirme-t-elle.

J'entends sa respiration calme, elle n'a absolument pas peur. Je m'approche doucement, prenant mon temps pour discipliner la bête qui veut bondir sur cette proie si attirante.

Finalement, j'atteins la porte. Je l'ouvre et une vague de parfum m'atteint. La bête grogne en moi, le venin me monte à la bouche. Je me fige. Je dois les repousser avant d'avancer.

Alice retient Jasper qui hésite à me saisir pour m'éloigner de ma fiancée. Il ressent la bataille qui m'habite, et redoute que la bête la remporte.

Mais c'est peine perdue. Malgré tout ses grognements, je la repousse dans un coin de ma tête, enfermée dans une prison. Mon amour pour Stella est plus fort.

Je reprends ma route, et entre. Avançant dans la maison, je trouve Edward et Stella qui m'attendent.

Mon dieu, qu'elle est belle.

Je redécouvre ma fiancée avec mes nouveaux yeux de vampire. C'est comme si je rencontrais une autre personne. Pourtant je le sais, elle n'a pas changé.

-Mon chéri, salue-t-elle, en s'avançant pour toucher mon bras.

J'ai un mouvement de recul, alors qu'Edward la retient.

-Stella, répondis-je. Pas trop vite.

Je veux la serrer dans mes bras et l'embrasser, mais je dois être prudent, même si ça me torture. Je pourrais la briser en la serrant trop fort, ou pire la tuer en perdant le contrôle de la bête qui est en moi.

-Je comprends, dit-elle avec une pointe de regret.

-Bientôt, affirmais-je. Mais pas encore aujourd'hui.

-Je t'aime, Erwan et j'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra.

POV Rosalie :

Colère. Fureur. Jalousie. Voilà ce qui résume mon état d'esprit actuel. Je suis heureuse pour Erwan, il a retrouvé sa mobilité, mais je ne peux me retenir d'en vouloir à sa fiancée. En plus d'être splendide, elle va devenir mère. J'en ai rêvé mais jamais plus ce ne sera possible pour moi, alors je suis jalouse, et j'ai honte de l'être.

-Carlisle, l'appelais-je doucement.

Il arrive promptement.

-Oui, Rosalie.

-J'ai besoin de te parler, seul à seul, expliquais-je.

Il m'entraîne dans son bureau. L'espace d'un instant, je contemple la pièce avant de me lancer si bas qu'il est le seul à pouvoir entendre :

-Je vais partir.

-Pourquoi ? demande-t-il calmement.

-Je ne peux supporter de voir venir un autre enfant au monde, alors que j'en suis privée.

-Je comprends, répond-t-il simplement.

-Tu ne feras donc rien pour me retenir ? Demandais-je, irritée par sa passivité.

-C'est ton choix. Tu es ma fille, je t'aime et j'ai confiance en toi, explique-t-il. Si tu juges que tu dois partir alors je ne te retiendrais pas. Mais je voudrais te poser une seule question.

Il laisse passer une seconde.

-Et Emmett ?

Je me fige, réalisant qu'Emmett est heureux ici. Il me suivra si je pars mais ça le rendra malheureux. Carlisle vient de m'envoyer en pleine figure la seule chose qui peut me retenir et il le sait. Il ne l'a pas fait méchamment, au contraire, il l'a fait avec une infinie gentillesse. Ce vampire est un saint. S'il savait comme je l'envie.

-Comment je dois faire ? M'écroulais-je. Comment je peux regarder Stella devenir ce que je rêve d'être ?

-Je ne sais pas, se désole-t-il. J'aimerais avoir une réponse mais je n'en n'ai point. Je ne pense pas que t'enfuir soit une solution, poursuit-il. Peut-être devrais-tu parlé avec Stella, elle comprendrait pourquoi tu es si distante.

Il marque un temps, avant de conclure.

-Quel que soit ton choix, nous t'aimons.

Je ne suis pas sûre d'avoir avancé. J'espèrerais qu'il s'opposerait vivement à mon départ, mais il s'est contenté de me laisser le choix.

Je ne veux pas partir. Moi aussi je les aime. Même Bella que j'ai tant envié. J'ai pu accepter Nessie parce qu'elle était pas "préméditée", mais cet enfant.

Ils y ont droit. Pourquoi pas ? Qui suis-je pour vouloir leur malheur ?

Forte de cette idée, je me résigne. Je vais rester, et accepter cet enfant à venir.

-Carlisle, si je reste, crois-tu que Stella me laisserait jouer un rôle dans la vie de son enfant ? Demandais-je, hésitante.

J'ai peur de sa réponse. Je ne me suis pas montrée gentille avec elle et son fiancé, à peine aimable.

-Si tu lui parles, répond-il avec un sourire. J'en suis persuadé.

-Merci, Carlisle.

Rapidement, je me rends au cottage d'Edward et Bella. Stella y réside le temps qu'Erwan soit assez fort pour l'approcher plus longuement.

Je frappe à la porte, et Stella m'ouvre.

-Bonjour Rosalie.

J'ai été froide avec cette fille et pourtant elle m'accueille chaleureusement.

-Bonjour Stella, j'aimerais te parler si tu veux bien ?

-Bien sûr. Entre, dit-elle en s'effaçant pour me laisser passer.

Elle me désigne le salon et s'installe, m'invitant à faire de même.

-Je suis venue m'excuser pour mon comportement, commençais-je. J'ai été froide et distante car je suis jalouse.

-Jalouse, s'étonne-t-elle. Mais de quoi ?

-Tu sais, avant de devenir ce que je suis, j'avais tout pour moi. La beauté, un mari, une famille. La seule chose qui me manquait et que je voulais c'est des enfants. Mais avant que j'aie cette chance, j'ai été violée.

Stella a un haussement de cœur.

-Je suis désolée, s'excuse-t-elle.

-Tu n'y peux rien, continuais-je. Mes violeurs, m'ont laissé pour morte. C'est là que Carlisle est arrivé. Il a tenté de me sauver, mais j'étais condamnée. Alors il m'a transformé.

Mes souvenirs du viol, sont flous, presque complètement évaporés. En revanche ceux qui suivent la transformation sont d'une précision terrifiante.

-Je me suis vengée. Ils sont morts. Tous et en souffrant. Mais jamais je n'aurais d'enfant.

Je marque un temps.

-Cette réalité me hantera tous le long de mon existence. C'est pour ça que je suis jalouse. Je t'en voulais parce que tu va avoir droit à ce que je n'aurais jamais. Mais je n'ai pas le droit de te faire payer ce dont tu n'es pas responsable, alors je suis venue m'excuser.

J'hésite un instant avant de terminer timidement.

-Et te demander une faveur. Je ne serai jamais mère, mais si tu veux bien, j'aimerais jouer un rôle dans la vie de votre enfant à Erwan et toi.

Stella réfléchit un instant, qui me sembla une éternité.

-Tu accepterais de devenir sa marraine ?

Je mets une seconde à réaliser sa demande. Elle me pardonne mes erreurs. Elle me donne même un rôle dans la vie de son enfant. Je la prends dans mes bras, un peu trop vite peut-être vu sa surprise, mais je suis incapable d'exprimer autrement ma joie.

-Merci Stella.


Voila j'espère que ce chapitre vous aura plu. Le chapitre 13 ne devrais pas arrivé avant 3 semaines car je vais partir en vacances.

Alors pour patienter, permettez moi de vous recommander très vivement, les fictions de Droski (lien dans mes auteurs favoris)

N'oubliez pas de me laissez votre avis. C'est grâce à lui que je peut progresser.