Bon, finalement j'ai décidé de censurer mon chapitre, trop peur de choquer. Désolée, mais bon je sais que vous ne m'en voudrez pas hein !

Si ? Vous m'en voulez ? Ah mince... Bon allez, je vous le mets quand même entièrement alors. Alors pour les plus jeunes (au moins pour les moins de 16 ans), je vous demande sincèrement de ne pas lire à partir du mot qui est en gras( "Ce") jusqu'aux trois petites étoiles. Pour les autres, bah profitez lol. J'espère ne pas vous décevoir, je ne suis pas une experte pour ce genre d'écriture XD

Avant de vous laisser, merci à Drinou pour la pub qu'elle me fait !!!! =D Bonne lecture ! Hey, je viens de voir que je venais de dépasser les 200 reviews ! Soit deux fois plus que pour le POV de Bella au même moment puisque j'avais fait le lemon à l'occasion de la 100° ! La classe, merci beaucoup !


Céline : Je sais, je suis merveilleusement subtile dans mes personnages XD Bon allez, tu n'auras plus de raison véritable de détester Jacob à partir de maintenant lol.

Dawn : Pourquoi es-tu impatiente de lire ce chapitre ? Etrange comme impatience, vraiment..........

bosoleil1979 : Et oui tu l'avais oublié, une petite dispute c'est sympa aussi lol. Mais bon je pense que tu vas aimer davantage celui-là pour des raisons inexpliquées.

Patricia : Mais pourquoi tout le monde a hâte de lire le lemon ? Pffff ah ce monde dépravé..... XD

bébé23 : Drinou est adorable lol. Merci beaucoup pour ta review, je suis vraiment très contente que tu aies aimé l'histoire. A bientôt !


Chapitre 12. Union parfaite

***

Quand je vis la Saxo au loin, je poussai un soupir de soulagement. Bien que j'aie eu Bella au téléphone je n'étais pas complètement tranquille. Elle m'accueillit avec un grand sourire et je grimpai alors dans la voiture. Apparemment ça s'était effectivement bien passé mais on n'en parla pas. Je ne voulais de toute façon pas m'encombrer l'esprit avec ce Black.

La maison était vraiment vide. Le souvenir de ma mère s'évaporait un peu plus chaque jour. Peu à peu elle me laissait. Je savais que ça allait s'aggraver cette impression de vide. J'étais cependant prêt à l'affronter. Je n'aurais jamais pensé pouvoir y arriver aussi vite et aussi « facilement ».

J'appréhendais toutefois la réaction de Bella face à ma berceuse. Je lui demandai alors de m'accorder un moment où je filai dans ma chambre. Il me fallait me reprendre car j'étais de nouveau sur le point de m'enfuir à toutes jambes. C'est bête, elle doit aimer le piano et je suis certain qu'elle appréciera au moins pour la forme ma berceuse, mais j'étais malgré tout très anxieux. Je pris alors une grande inspiration et redescendis.

Elle était en train de fixer ma table de salon et avait un air amusé.

- Je peux savoir ce qui te fait rire comme ça alors que tu regardes ma table ?

Son amusement était communicatif. Je ne pouvais m'empêcher de sourire en la regardant.

- Je pensais que ta table avait de la chance de rester vivante. Dans mon rêve tu avais deux frères et les tables ne faisaient jamais très longtemps car ils adoraient se bagarrer pour rire. Désolée, c'est loufoque mais de temps en temps j'ai des flashs qui me reviennent, n'y fais pas attention. Tu voulais faire quelque chose de spécial Edward ?

Encore cette famille… Elément de plus, j'avais deux frères. Mais ce n'est encore pas le moment de collecter les indices.

- Oui. Déjà je voulais te dire que j'avais réussi à confronter Jackson avec l'aide de Kellan. Il devrait aller voir Ashley. Je ne les comprends pas tous les deux, ils sont tellement harmonieux mais ont trop peur que l'autre le rejette. C'est mignon.

- Oui, ces deux là ce sont des âmes sœurs si tu veux mon avis. Alors il va aller la voir ?

- Et il va lui demander pour le bal. Mais ce n'est pas pour ça que j'ai voulu venir. Hier, ils m'ont poussé à faire quelque chose que je pensais ne pas pouvoir faire avant longtemps, mais j'ai été transporté. Et s'ils m'y ont poussé, c'est en fait grâce à toi que j'ai réussi à le faire.

Elle affichait un air sincèrement curieux. La connaissant elle devait être en train de faire ses propres hypothèses. Mais au regard de son expression dubitative et de ses grimaces je ne pense pas qu'elle était proche de la vérité.

- Tu m'en dis plus ?

- Non, mais je vais te montrer et te faire entendre.

Et là il se passa ce que j'avais rêvé toute ma vie depuis que j'avais commencé le piano. Je pris place sur mon banc, devant mon piano à queue blanc comme un grand musicien quand il entrait en scène pour un récital. Mais au lieu de commencer à jouer, je fis un signe à Bella pour qu'elle vienne s'assoir à côté de moi.

Pour la première fois de ma vie je n'allais pas jouer pour cette femme imaginaire qui viendrait spécialement pour m'écouter moi. Celle que je pensais qui n'existait pas et qui resterait un rêve. Mais finalement elle existe bien. Bella vint s'assoir à côté de moi. Sa présence n'était pas imaginaire, pas fantomatique mais bien réelle. Elle ne vient pas écouter quelqu'un d'autre mais bien moi. Et moi j'allais jouer pour elle. Uniquement que pour elle. Et j'espérais bien jouer à jamais pour cet ange.

Pour me délier les doigts et me mettre en confiance je commençai à jouer Clair de Lune. J'avais peur de croiser le regard de Bella et surtout je voulais vivre ce morceau entièrement, donc je fermai mes yeux. C'était comme si c'était la première fois que je le jouais. Même comme si c'était la première fois que je l'entendais. Si je le vivais entièrement, peut-être pourra-t-elle aussi le faire. Avec sa sensibilité naturelle, cela ne devrait pas être trop difficile.

Alors je me laissai emporter par la musique. Ce morceau est très sensoriel et il entraine tout votre être, du moment que vous acceptez de vous laisser faire. Peu à peu les notes s'écoulaient et j'arrivai finalement à la fin du morceau.

J'hésitai pendant quelques secondes. J'avais rouvert les yeux et aperçu que Bella avait fermé les siens. Un sourire s'était dessiné sur son visage. Oui, elle avait vécu elle aussi ce morceau. Et je savais qu'elle ferait tout pour vivre aussi ma berceuse. Je refermai alors les yeux et plaçai mes doigts sur les touches.

Je commençai alors à jouer timidement le morceau pour me laisser ensuite subjuguer par lui. Je me rappelais de Bella. Elle avait placé sa tête sur ma poitrine et sa main était sur mon ventre. Dès qu'elle bougeait mon corps s'enflammait car chaque mouvement s'apparentait à une caresse. Elle avait été tellement paisible. Mon bonheur était arrivé au summum quand elle avait murmuré mon prénom. Une première fois puis une seconde. Comme le jour de la mort de ma mère quand elle s'était endormie dans ma chambre. Je l'avais observée dormir bien qu'elle ne l'avait jamais su. Mais j'arrivais malgré moi à son agitation. Je n'étais pas certain de vouloir jouer cette partie du morceau finalement. Pourquoi faut-il à chaque fois que l'on se réveille ? Finalement, la réalité que nous vivons en ce moment peut s'apparenter à un merveilleux rêve. Je suis certain qu'il peut durer, pour peu qu'on le veuille. Et je le voulais. Pourtant, je continuais de jouer mon morceau jusqu'au bout. J'en écrirai un jour plus beau, qui se finit bien, pour lui montrer à quel point elle a réussi à me changer.

Je finis alors le morceau et ouvris mes yeux pour voir sa réaction. Ceux de Bella étaient toujours clos. Mais je vis une joue humide. Elle avait pleuré. Pourquoi ? De tristesse parce que le morceau se terminait ainsi ? Oui, il faudra que j'en réécrive une où cette fois-ci les dernières notes seraient du bonheur.

Elle ouvrit finalement ses paupières et me fixa immédiatement. Je fus subjugué par son regard. Tant d'émotions. De l'amour, de la joie, aussi de la peine. Comme je l'avais pensé elle avait vécu le morceau. Je me perdais littéralement dans ses prunelles chocolat. J'avais aussi besoin de contact physique. J'approchai alors ma main pour essuyer des larmes qui avaient coulé sur sa joue de porcelaine. Je m'enquis ensuite de ce qu'elle en avait pensé.

- Est-ce que ça te plait ?

Elle me regarda avec des grands yeux ronds. Je ne voyais vraiment pas pourquoi et je dois avouer que sur le coup ça m'inquiéta.

- Ne sois pas stupide Edward. Ce morceau est… Ce qu'il m'a fait ressentir va au-delà de toute logique et de tout mot. Il est merveilleux, et encore ce qualificatif est faible.

Je fus automatiquement soulagé. Alors elle avait vraiment aimé ma berceuse. J'avais eu raison de me faire un peu confiance et de la lui avoir jouée.

- Je l'ai écrit pour toi. Tu me l'as inspiré la première nuit où nous avons dormi ensemble.

Un sourire se dessina sur son visage.

- Tu sais Edward, quand j'ai fermé les yeux j'ai vécu ce morceau. Et ce que j'ai vu, c'était toi en train de dormir. Tu as réussi à faire parvenir tout ce que tu ressentais d'une manière telle que les mots ne sont pas suffisants pour le décrire. Merci.

Elle commença alors à m'embrasser tendrement. Ses lèvres douces épousaient parfaitement les miennes. Mais son baiser se fut plus pressant ensuite. Plus passionné. Elle se rapprocha de moi et passa ses mains dans mes cheveux. Je pense qu'elle ignorait que c'est un endroit particulièrement sensible pour moi. Ce simple contact me procura des milliers de frissons tous plus intenses les uns que les autres. Elle se rapprocha encore de moi. Je sentais que j'allais déraper. Si seulement elle savait l'effet qu'elle me faisait !

Je rompis alors le baiser avant de craquer. Encore une minute et j'allais lui faire l'amour sur le piano. Pour tenter de calmer mes ardeurs j'appuyai mon front contre le sien. Nos yeux s'étaient refermés et je profitai de ce moment de bien-être total. Juste Bella et moi. Seuls au monde. Elle releva ensuite sa tête et je vis une expression indécise. Il y avait même une lueur de peur. Elle me demanda alors en chuchotant d'échanger de place avec moi.

Je fus plus qu'étonné. Savait-elle jouer du piano ? Si oui elle ne m'en avait jamais parlé. Je m'exécutai en retenant mes questions. Je voyais l'anxiété se dessiner sur le visage de Bella, comme si elle redoutait ce qu'elle était sur le point de faire. Elle posa ses doigts sur le piano et commença à jouer. A ma grande surprise elle jouait vraiment très bien. Je fermai alors mes yeux.

Je me retrouvai emporté dans un univers paradisiaque. Peut-être une île. En tous cas il faisait doux. Au loin des petites vagues venaient se briser sur la plage de sable fin. Nous n'étions pas en plein jour. Non, c'était la nuit. Je pouvais même imaginer la pleine lune. Je me trouvais dans l'eau. Elle était chaude et apaisait mon corps. J'entendis quelqu'un d'autre arriver derrière moi. J'imaginais alors que c'était Bella. Je me retournai pour la voir. Elle était nue et je ressentais une vague de désir m'envahir. La musique n'était que sensualité. Je me voyais alors l'embrasser. Presser son corps contre le mien. Mon souffle était coupé, je n'arrivais plus à respirer. Je me voyais passer ma main derrière sa nuque pour qu'elle se rapproche encore davantage. Je sentais ses boucles soyeuses sous mes doigts. Sa poitrine était plaquée contre mon torse. Les notes témoignaient alors une unicité. Comme si nous ne faisions alors plus qu'un. Comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, la plus normale et surtout la plus indestructible. De nouveau les notes s'accélérèrent. Comme si le désir venait de se décupler. Mon rythme cardiaque suivit le tempo. Je peinais à rester lucide. Les deux êtres, les deux amants, commencèrent alors à faire l'amour. J'étais certain de ce que la musique désirait témoigner. Ils ne firent qu'un, pas l'esprit, par le cœur et par le corps. Je ne faisais qu'un avec Bella. Puis la musique ralentit. Se fit plus douce. La fin de l'étreinte. La plénitude totale. Rien d'autre que du bonheur.

C'est sur ce bien-être que la musique prit fin. Je continuais à respirer difficilement. Il fallait que je me contrôle absolument. Elle n'a donc aucune idée de l'effet qu'elle me fait ? Du pouvoir qu'elle a sur moi ?

- Edward ? Il y a un problème ?

Trouves quelque chose à dire Edward. Vite.

- Tu ne m'avais pas dit que tu jouais du piano.

- Je ne le faisais pas. C'est encore un des grands mystères de mon rêve, tu m'avais appris et je t'avais composé ce morceau avec beaucoup de mal. J'avais peur de ne pas pouvoir le ressortir mais il faut croire que ça m'a affecté beaucoup plus que ce que je pensais. Mais tu es certain que ça va Edward ?

Il valait mieux que je ne lui dise pas la vérité. Je serais passé pour un vrai pervers. En même temps, je me demande si je ne le suis pas…

- Oui Bella, c'est juste que…

Et là je la regardai. Je ne voulais pas le faire car je savais que j'allais me trahir mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Comme si ma vie en dépendait. Je n'aurais pas dû. Au fond de moi j'espérais trouver un peu d'apaisement à mon désir, mais elle semblait ressentir la même chose. Vu le morceau j'aurais dû m'en douter.

Ce dont je ne m'attendais pas c'était qu'elle se jette littéralement sur moi. Ses lèvres rencontrèrent les miennes avec fougue. Toute ma volonté partit alors en fumée. Depuis plusieurs jours je tentais de me contenir mais là je n'y arrivais plus. Elle m'avait complètement embrasé. Automatiquement notre baiser fut approfondi. Ni elle ni moi ne l'avions prémédité, ça c'était fait comme ça.

Elle fit reculer le banc pour se mettre face à moi, à califourchon. J'étais persuadé qu'elle pouvait sentir mon désir mais je n'arrivais même plus à être gêné. Ça aurait été un crime d'ailleurs d'être indifférent en pareil moment. Je rompis alors le baiser pour m'attarder d'abord sur son menton et effectuer une descente le long de son cou. Sa peau était indécemment douce. C'était une invitation au plaisir. Elle m'encouragea davantage en jetant sa tête en arrière. Ses cheveux longs détachés la rendaient encore plus désirable. Elle était même l'incarnation du désir. Je brûlais, je me consumais.

Mais j'avais besoin d'avoir encore plus de contacts. Mes mains allaient et venaient sur son dos et je sentais ses frissons qui la prenaient selon mes mouvements. Elle se recula soudainement, me laissant d'abord perplexe. Elle me regarda ensuite, avec un désir encore décuplé et prit ma main. Je me laissais guider sans me poser de questions. Je n'arrivais même plus à penser. Quand je vis que nous étions arrivés devant ma chambre, j'eus un élan de raison. Je m'arrêtai alors. S'il y a une chose que je ne voulais pas, c'était la forcer, la brusquer. C'était si soudain ! Pendant ces quelques secondes où j'arrivais à réfléchir il fallait que je lui fasse comprendre que je pouvais attendre si elle le désirait.

- Bella… Tu es sure que c'est ce que tu veux ?

Elle ne me répondit pas mais me fit un sourire encore plus sensuel. Dieu, quelles sont ses limites à la sensualité ? Ne suis-je pas en train de rêver car de telles sensations ne peuvent être possibles !

Pourtant, si et c'est sans limite. Les doigts fins de Bella vinrent à la rencontre de ma chemise. Ils caressèrent un peu mon torse puis s'attelèrent à détacher très lentement chacun des boutons. Chaque mouvement m'embrasait davantage bien que je croyais déjà être entièrement incendié. Je poussai ma tête en arrière et fermai mes yeux. Chaque sensation en était encore décuplée.

Elle ouvrit ensuite ma chemise déboutonnée. Ses doigts caressèrent mon torse. Je savais que j'étais musclé. Quand j'avais besoin de me défouler je faisais régulièrement de la musculation. Ce n'était pas pour avoir des muscles à l'origine mais la conséquence était finalement ici bien pratique.

Je la sentis s'approcher de moi et poser délicatement ses lèvres sur ma peau. Elle embrassa mon torse en laissant parfois s'attarder sa langue. Je ne pus retenir un grognement de plaisir. Si j'avais encore quelques barrières pour tenter de ralentir les choses elles furent toutes définitivement abattues.

Les doigts fins de Bella remontèrent ensuite le long de mon torse pour arriver à mes épaules. Je sentais ses ongles me caresser, renforçant ainsi l'aspect sensuel. Je sentis finalement ma chemise glisser le long de mes bras et de mon dos, me révélant ainsi entièrement torse nu. Je ramenai alors ma tête et croisai le regard de Bella. Elle se mordit la lèvre inconsciemment, invitation aux miennes. Alors je l'embrassai. Passionnément. Avidement. Mes mains cherchèrent sa peau. Elles vinrent se placer à nouveau dans son dos, mais cette fois-ci elles allèrent en plus sous son tee-shirt. Alors que je m'étais fait la réflexion le matin même qu'il lui allait merveilleusement bien, il venait de devenir en cet instant mon ennemi. Je l'agrippai et le fit passer au dessus de la tête de Bella, ce qui m'obligea l'espace de deux secondes à me séparer de ses lèvres.

Mes mains se posèrent à nouveau sur son dos que je recommençais à caresser. Je la sentais frissonner à chaque mouvement, ce qui avait pour effet de me donner envie de continuer encore et toujours. Elle se recula en direction de mon lit. Je suivis le mouvement, refusant de la quitter. Nous nous allongeâmes ensuite sur le lit. Je pris alors une bonne minute pour la détailler. Mes yeux partirent de ses pieds pour remonter le long de ses jambes parfaites. Puis son ventre plat et sa poitrine encore recouverte de son soutien-gorge. Sa poitrine semblait vraiment parfaite. Ni trop, ni pas assez. Puis je continuai l'ascension pour arriver au cou et enfin à son merveilleux visage. Elle semblait avoir le même désir que moi, mais aussi le bonheur de partager ce moment avec moi. Degré de sa beauté et de sa sensualité sur une échelle de un à dix ? DIX !

Mes lèvres vinrent à nouveau à la rencontre des siennes. Elles glissèrent ensuite sur sa mâchoire, son cou, sa poitrine encore recouverte son ventre. Elle effectuait déjà des mouvements de bassin incontrôlés. Mes doigts allèrent ensuite détacher le bouton de son pantalon et le firent glisser. Elle était dorénavant en sous-vêtements. Un cadeau qui n'attendait que d'être ouvert. La récompense suprême après tant de malheurs. La fin des pleurs, le bonheur incomparable.

Bella ne me laissa pas le temps à lui donner encore plus de plaisir. Elle s'attacha à me retirer mon propre pantalon. Je me laissai faire car le porter était devenu plus qu'inconfortable. Elle vit ainsi que mon boxer avait un peu de mal à résister face à la pression qu'il subissait. Je pensais que ça la ferait rougir mais elle arbora un air satisfait. Aurait-elle vraiment eu des doutes sur l'état dans lequel elle me mettait à chaque fois ?

Je fis unir nos lèvres une fois encore et la pris dans mes bras pour me retrouver sur elle. Je faisais attention à ne pas l'écraser et elle écarta ses jambes pour que je puisse me mettre entre elles. Cette position ne fit que m'exciter encore davantage, excitation renforcée par les mouvements de ses hanches. Sa main alla à la rencontre de mon boxer. Je compris immédiatement qu'elle voulait me le retirer. Une fois de plus je la laissai faire, d'autant plus que j'avais pitié pour lui qui tentait tant bien que mal de résister pour ne pas craquer.

Ce qui se passa par la suite n'était pas prévu, pour ma part en tous cas. J'avais eu dans l'intention de nous mettre à égalité et de lui retirer ses derniers sous-vêtements. Elle ne m'en laissa pas le temps car elle s'empara dans mon sexe et commença dans mouvements de va-et-vient. Bon Dieu ! Je ne savais même plus comme je m'appelais et ce que je faisais là. Un grognement s'échappa à nouveau. Elle nous fit tourner. Je fus incapable de résister à quoi que ce soit.

Elle continuait les mouvements de sa main et commença en même temps à embrasser chaque parcelle de mon corps. Elle resta un peu plus longtemps sur mes mamelons, descendit et fit le contour de mon nombril. Je pensais qu'elle allait s'arrêter là. Enfin, penser est un bien grand mot, mais l'idée était là. Pourtant elle n'en fit rien. Elle continua de descendre et lécha mon sexe tout en poursuivant les mouvements avant de le prendre entièrement en bouche. Elle m'entrainait complètement au septième ciel. Avant d'éclater dans sa bouche je la saisis par les épaules et l'embrassai très avidement. Tout mon corps était un volcan en ébullition.

Cette fois-ci, il était hors de question qu'elle ne me laisse pas faire. C'était mon tour de l'emmener sur les sommets du plaisir. Sa position assise me permit de dégrafer son soutien-gorge. Sa poitrine fut ainsi libérée et aussitôt une de mes mains vint caresser cette perfection.

Je rompis le baiser afin d'embrasser un des seins. Ma langue joua avec le mamelon durci sous les gémissements de Bella. Je fis alors de même de l'autre côté et je voyais régulièrement le bassin de ma déesse s'archer.

Je descendis ensuite peu à peu vers son intimité. Je retirai le dernier vêtement qui la recouvrait et laissait apparaitre un corps de Vénus. Mes lèvres et ma langue vinrent caresser son jardin secret alors que les cris de Bella raisonnaient de plus en plus dans la pièce. Le nectar qui en sortit était merveilleux. Je fis pénétrer un doigt en elle, et devant sa réaction un deuxième vint s'ajouter. Je la voyais peiner à respirer et son visage n'avait jamais été aussi rouge. Des gouttes de transpiration perlaient sur son front et humidifiaient ses cheveux.

- Edward, je te veux en moi. Maintenant.

La voix de Bella avait été cassée, saccadée. Elle avait eu beaucoup de mal à prononcer ces mots, indices de l'intensité de son plaisir. J'espérais sincèrement lui avait rendu celui qu'elle m'avait procuré, voire encore plus. Je pris le préservatif dans mon tiroir. J'aurais plus tard une pensée pour ma mère qui avait insisté, « au cas où » alors que je ne voyais vraiment pas quand je pourrais en avoir besoin. Je l'enfilai puis remontai vers ma Bella.

Une fois de plus un baiser reprit alors qu'elle se frottait contre moi, m'appelant de tout son corps. Mais je voulais la voir. Je voulais voir son plaisir dans ses yeux et voir ses désirs. Car je gardais en tête que j'étais novice. Je brisai le baiser et figeai mon regard dans le sien. Je la pénétrai alors.

Je sentis une première résistance, preuve de sa virginité. Elle eut une grimace mais qui fut très vite estompée par son plaisir. De mon côté, je pensais avoir déjà atteint le summum, mais non, les sensations pouvaient encore aller plus loin.

Je commençai alors les mouvements de va-et-vient. Lentement d'abord puis de plus en plus vite. Nos regards ne s'étaient pas dessoudés. Le plaisir se fit de plus en plus intense alors que nos corps bougeaient à l'unisson. Désormais rien ni personne ne pourra affirmer le contraire. Nous sommes définitivement faits l'un pour l'autre. Même nos corps s'emboitent comme s'ils avaient fait partie d'un tout originellement.

Ses yeux se fermèrent alors qu'elle hurlait mon nom, signe de son orgasme l'ayant amené au septième ciel. Quelques secondes je criai le sien en déversant ma jouissance. Nous respirions tous les deux très difficilement. Comme si pendant tout ce temps l'oxygène n'avait été que secondaire. Oui, finalement il l'avait été. Je me retirai d'elle en l'embrassant cette fois-ci tendrement. Elle était devenue en l'espace de quelques jours mon ange-gardien, mon amour, mon âme. Elle est désormais mon amante. A jamais.

***

Rentrer m'obligea à faire des efforts surhumains. Il me fallait me séparer des bras de Bella, couper les contacts physiques et ne pas l'embrasser. Mais Charlie allait pas tarder à rentrer et il fallait faire à manger. Nous décidâmes de ne prendre une douche que là-bas, au cas où Charlie rentrerait. Le plus dur fut de la prendre séparés. Alors que j'entendais l'eau couler je m'imaginais le corps nu de Bella et l'eau qui épousait ses formes. Plus d'une fois je manquai d'aller la rejoindre, mais la peur que Charlie nous surprenne me fit me contenir.

Quand Charlie rentra, nous étions tous les deux douchés et le repas était prêt. Je crus qu'il allait soupçonner quelque chose quand il vit que nous n'avions pas encore mangé, mais Bella réussit à répondre comme si de rien n'était. Finalement, elle savait mentir quand elle voulait !

- Papa, on pouvait attendre. On a travaillé et de toute façon nous n'avions pas tellement faim tout à l'heure. Quand on a vu l'heure on s'est dit qu'au point où nous en étions on pouvait t'attendre ! Comme ça tu n'as pas eu à manger seul.

- C'est sympa. Au fait, j'ai appris aujourd'hui que Jacob était retourné au lycée de la Push, tu le savais ?

Tiens ? Nous n'avions pas parlé de Black, mais là j'étais quand même très surpris par cette nouvelle. Il ne reviendra donc pas à notre lycée… Comment ça se fait ?

- Oui, je l'ai appris tout à l'heure. En fait j'ai été le voir, je m'inquiétais du fait qu'il n'était pas au lycée.

- Je sais j'ai eu Billy. Il était très content de te voir, mais très surpris surtout. Il parait que tu as une très bonne influence sur Jacob. C'est bien.

- Bella arrive toujours à faire ressortir le meilleur des autres.

Bella redevint une pivoine. C'était si adorable ! Mais j'avais dit ça sans réfléchir car je n'avais même pas besoin de formuler au mieux ce genre de compliments. Je venais d'en avoir une preuve de ce que j'avançais. Pour Black, si effectivement il veut devenir un mec bien à cause de Bella, il y arrivera. Je ne l'aime pas, mais elle m'a montré plus d'une fois qu'elle capable de miracles. Charlie me sourit d'un air entendu. Il partageait mon avis, mais il devait certainement être heureux que je l'aie vu moi aussi.

Nous allâmes nous coucher juste après le repas à cause de l'heure déjà tardive. Le shérif s'endormit immédiatement, et je dois admettre que c'était un grand avantage. En effet, à peine une minute plus tard Bella vint me rejoindre. Elle termina ainsi de la manière la plus parfaite notre étreinte de tout à l'heure en s'endormant dans mes bras. Je n'avais jamais été aussi heureux qu'en cet instant.