Note de l'auteur : Environ 1 an après, je reviens avec un chapitre bonus. C'est juste un plaisir que je me fait et vous fait en réponse à tous ces si chers réalistes qui trouvent qu'une fin de merde est bien meilleure qu'un happy end. Et bin moi j'y crois, j'ai foi en ceux-ci donc je l'écris! Bonne lecture à qui saurai apprécier ^^
Disclaimer : rien de rien, je ne possède que les mots~!
Quelques minutes encore passées comme ça, Molly n'y croyait pas. Elle l'avait tellement désiré, ce moment, ce sentiment, cette réponse ! Ils étaient l'un contre l'autre, leurs mains glissant pour laisser leurs doigts s'entrelacer. Sherlock se sentait comme réparé. Il avait accepté comme un fait et une évidence le fait qu'il était un être brisé, il ne se posait pas de questions à ce sujet. Il avait grandit et avait été élevé au sein d'une famille qui estimait l'amour comme étant la tare de l'existence, dans ce cas, comment comprendre que l'on en a besoin quand même ? Il ne l'avait jamais su, jamais voulu. Et aujourd'hui, il découvrait complètement cette donnée. L'affect est nécessaire à son existence.
Reculant très légèrement, ne lâchant pas ses mains, il la regarda à nouveau comme cette énigme, cette incompréhension totale de la vie. Pour une fois, il ne contrôlait pas tout, mais cette fois, il sentait que c'était un risque qui en valait la peine, il était prêt à le prendre. Comme il avait monté le plan pour détruire la toile de Moriarty, mettant sa vie et celle de ses proches en jeu pendant trois ans, c'était cette fois son être entier qu'il acceptait de remettre en jeu. Il la voyait comme ce qu'elle était, une jeune femme ordinaire, normale et pourtant, elle avait atteint dans son estime un degré que John lui-même ne frôlerait sans doute pas de toute sa vie durant. C'était là une constatation qu'il se garderait bien de partager cela dit.
Le reste de la journée se passa, comme un rêve pour Molly, contrairement à Sherlock qui faisait bien attention de tout vivre sur l'instant, de bien tout prendre en compte. Ni Ivy, ni John et encore moins Greg ne les dérangèrent, puisque un, ils tenaient à leur vie, deux, c'était trop miraculeux pour oser l'interrompre et trois, ils s'étaient retrouvés pour passer l'après-midi au bar et au parc à bavasser et ne s'ennuyaient donc pas. Greg faisant par la même occasion enfin connaissance de la fameuse Ivy, amie de Molly… et qui ne le laissa pas du tout indifférent. Ses cheveux roux splendides le laissaient admiratif, lui rappelant une actrice qu'il avait vue dans une série sur un voyageur dans le temps quelques jours plus tôt.
Ivy quand à elle ne manqua pas de remarquer le regard qu'il lui lançait mais ce n'était pas pour lui déplaire alors elle ne chercha pas à le décourager. John faillit repartir à un moment à cause de l'ambiance un peu trop propice à un couple mais deux personnes arrivèrent pour saluer le dit-Greg qui cassa un peu l'ambiance, l'une d'entre elle particulièrement arriva joyeusement vers lui, c'était la française revenue dans son service depuis peu : Caroline.
Brune, yeux bleus-vert captivants, cheveux longs et ondulés, elle rivalisait de beauté avec Ivy et cette fois, ce fut John qui fut happée par cette jeune femme. L'autre personne était une amie à elle, petite blonde appelée Mary, yeux noisette-chocolats et de belles joues rieuses, elle était cependant moins grande mais pas moins souriante. Greg fit les présentations et déglaça ainsi l'ambiance. John aurait pu remarquer le soupir de soulagement d'Ivy mais il se contenta de dire :
« Je ne vous avais jamais croisée au bureau ! »
Ce à quoi Caroline répondit qu'elle était revenue depuis peu et avait passé son temps aux archives pour une affaire à boucler. La jolie Mary ne tapa dans l'œil de personne sur l'instant et personne n'attira son attention mais de toute façon peu lui importait, elle était de nature sympathique et le reste de la journée fut fort agréable et on ne vit pas le temps passer. A tel point que le groupe se donna rendez-vous pour se revoir le lendemain puisque c'était Dimanche, c'était possible.
Sherlock et Molly à partir de là, apprirent à se connaître mieux, à envisager une nouvelle façon de vivre… Ce n'était pas chose aisée et le tempérament de feu de Molly comme de Sherlock entrait souvent en collision, mais cela n'empêchait pas à leur bonheur, bien au contraire. Ils en devinrent complices comme personne et il ne fut pas surprenant qu'ils finirent pas emménager ensemble, ou plutôt que Molly prenne la place de John au 221b. John pour sa part, continua à être l'acolyte de Sherlock mais avait de son côté aussi trouvé chaussure à son pied et il en était fort satisfait.
Loin de l'univers froid de l'enfance de Sherlock et de John, pour une fois, l'histoire prenait enfin une bonne tournure et la discorde qui régnait dans leur vie, s'en trouva fortement diminuée, presque apaisée…
(happy) END
